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Poésie libre
nino : Intermède
 Publié le 21/05/19  -  13 commentaires  -  1112 caractères  -  164 lectures    Autres textes du même auteur

Entre deux mondes.


Intermède



Offre-moi un silence dit-elle
Une pause une respiration

Hors de ce monde frénétique furieux
Où l’unité de temps compte tant

Où nous bâtissons nos cathédrales
Même si
En Antarctique
Rongées ivres de la folie des hommes
D’autres cathédrales s’effondrent
Irrémédiablement

Offre-moi un silence dit-elle
Une pause une respiration

Hors de ce monde effrayant féroce
Et raconte-moi encore
Celui d’avant

Avant l’irruption numérique
L’orgie cathodique
Les fausses informations
Les théories du complot

Raconte-moi encore...
Les coquelicots

Comme je n’ai plus les mots
J’ai ressorti la vieille Peugeot
Une carte Michelin
Les cassettes l’autoradio
Nous allons par les départementales
De Granville à Hambye pour l’Abbaye
Ma main s’attarde sur tes genoux
Lennon chante « Yesterday »
Le temps s’est arrêté
Dans le silence j’entends ta respiration
Puis nous dormons étendus enlacés
Sur un lit de coquelicots.


 
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   FANTIN   
28/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Votre poème me rappelle une chanson: "C'est comment qu'on freine? J'voudrais descendre de là..." chantait Bashung.
Dit avec d'autres mots, le message est le même: la machine s'est emballée. On aimerait s'arrêter, "respirer" comme vous dites, inverser le mouvement avant qu'il ne soit trop tard.
Les coquelicots de toujours, simples et beaux, contrebalancent paisiblement la folie que vous dénoncez, et symbolisent parfaitement une vie saine et calme où la poésie et l'amour ont encore leur place.
On ne peut qu'adhérer et c'est mon cas.

   Corto   
30/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour la nostalgie !
On sent la complicité, le besoin de se ressourcer.

Oui "En Antarctique" des "cathédrales s’effondrent" et même sans jamais dire 'tout était mieux avant' on redoute l'avenir sur bien des plans...et pas grand chose pour se rassurer.

Bien vu toute cette description qui remonte à des temps anciens: "J’ai ressorti la vieille Peugeot Une carte Michelin Les cassettes l’autoradio..."
Puis ce tendre final "Sur un lit de coquelicots".

C'est frais et léger, tendre et bien imagé.

Bravo.

   Mokhtar   
3/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L’ex fan des sixties se paye un coup de blues. Regrette-t-il sa jeunesse, et ce monde insouciant mais irresponsable où s’initiait la fin des cathédrales de glace ?

La fin du poème a le mérite de faire rêver un peu ceux qui ont connu les années insouciantes. Mais je fais partie de ceux qui estiment que la suppression de la ponctuation ne suffit pas à faire poétique.

« l’unité de temps compte tant » ? L’expression fait plutôt penser au théâtre, ce qui n’est sûrement pas l’intention de l’auteur.
La première partie me semble trop empreinte de considérations convenues pas assez originales à mon goût, décrites plus que poétisées.

La seconde est plus enlevée, plus attrayante. Yesterday, c’était si beau. Quand chantait…McCartney.

Mokhtar, en EL

   Hananke   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Enfin une poésie dite libérée qui me parle même si son coté : c'était mieux avant, me gêne quelque peu aux entournures.
Et même si c'était Paul qui chantait Yesterday. On ne plaisante pas
avec les classiques du genre.
J'aime bien les cathédrales qui s'effondrent, les fausses informations
et la folie des téléphones portables.
Oui, un bon texte dans son ensemble et qui pour une fois me parle.

   papipoete   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour nino
j'aimerais retourner au temps où le virtuel n'existait pas ; quand les voisins ne se cachaient pas derrière une haie ; quand on se parlait de la voix ou d'un salut ; quand la mer était infranchissable devant un sanctuaire ; quand le garde-champêtre donnait des nouvelles... pas fausses ! T'en souviens-tu ? Et les Beatles chantaient dans le transistor, et toi assise derrière moi sur la mob' me tenait si fort !
NB Les touristes entrent dans Venise du haut de leur building flottant, pendant qu'en Antarctique la banquise fendue laisse passer cargos et paquebots ! Les radios, télés diffusent du vrai du faux à nous faire éclater la tête !
Mais toi, tu es toujours la même, et quand ma main sur tes genoux s'aventure, tu me dis je t'aime... sans dire un mot !
" dis, tu m'en diras encore des histoires comme celle-là ? "

   Vincente   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les coquelicots en madeleines de Proust, un emblème liant à tout jamais ces deux vieux amoureux. Poème qui joue sur l'arête de la pierre angulaire entre bienfaits du passé et méfaits du présent. C'est de ce point de vue, ici l'on dirait même ce pic de vue binaire, que l'on regrettera un regard qui aurait pu être plus nuancé. Car enfin, tout est-il si noir dans ce temps "moderne" ? En n'assignant qu'à charge, l'on comprend que l'auteur entend marquer l'omniprésence de ce qui agresse pour mieux faire saillir ce silence, sorte de retrouvailles d'eux-mêmes, qui reviendra par trois fois rappeler son impériosité.

Rythme et images réalistes argumentent dans un à-propos assez singulier, en particulier dans la dernière strophe, où le ton soudain plus enjoué semble revivre avec la passion, à peine différée, éprouvée jadis.

   PIZZICATO   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un come-back dans les sixties.
Un petit coup de nostalgie, ou bien quelques coups de griffes à l'époque actuelle ?
" En Antarctique
Rongées ivres de la folie des hommes
D’autres cathédrales s’effondrent
Irrémédiablement "

" Avant l’irruption numérique
L’orgie cathodique
Les fausses informations
Les théories du complot "

Le monde est en perpétuelle évolution - est-ce un bien ? -
Mais de tous temps l'homme a préféré le temps d'avant.
- Un film intéressant de Woody Allen sur le sujet :" Midnight in Paris " -


Mais cette nostalgie récurrente n'est-elle pas plus celle de la jeunesse plutôt que l'époque ?

" Offre-moi un silence dit-elle
Une pause une respiration " C'est bien trouvé, de même que le titre.

Une remarque hors sujet : " Yesterday ", c'est plutôt Mc Cartney...

   hersen   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est un texte tout en nostalgie, qui ne voudrait pas retourner à sa jeunesse ?

Tout était tellement mieux !
d'autant que nous préparions allègrement la débâcle de ces cathédrales de glace.
Car aujourd'hui est fait sur hier, où la mode n'était pas de se tracasser de ce qui se profilait. c'était l'insouciance.

Alors je suis un peu en porte-à-faux, je n'ai pas très envie de ressortir la vieille Peugeot qui faisait ses quinze litres au cent et fumait noir.
Mais peut-être y a-t-il dans le poème un recul de l'auteur que je n'ai pas su lire ?

Je suis donc assez mitigée sur le fond, même si j'aime assez bien la façon qu'a eu l'auteur d'utiliser le libre, les trois distiques sont une très belle respiration au milieu de tout ce qu'on voudrait oublier. C'est ce qui vaut ma flèche vers le haut.

Merci pour la lecture.

   Lebarde   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Et si c’était mieux avant? Avant « l’irruption du numérique, l’orgie cathodique »
Bien sûr tout était plus calme , on bâtissait des cathédrales, celles de glace ne fondaient pas, il y avait partout des coquelicots !
Ma petite fille , lors de nos discussions avant dodo me demande souvent : » dis papy raconte comment c’était quand tu étais petit »
Et Papy raconte en enjolivant un peu sous le regard émerveillé et étonné de la fillette.
Finalement si ce n’était pas si mieux que cela avant!

Et si nous vivions tout simplement le présent en acceptant ce qu’il nous donne de bien et de moins bien .

Voilà un poème sans prétention qui se lit bien en dépit de sa forme libre et qui permet simplement de rappeler notre jeunesse!

J'apprécie sans excès .... de nostalgie .

Lebarde

   Davide   
21/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour nino,

Je trouve un peu laborieux ce début de poème, avec, entre autres, cette "unité de temps" qui me rappelle un cours de physique en 1reS et cette métaphore poussive de la cathédrale-banquise introduite par un "même si" particulièrement désagréable à la lecture.

La fin devient tout à coup plus poétique, un parfum nostalgique des sixties vient titiller ma narine...

En fait, je trouve que cette comparaison entre les deux époques manque de nuances, et le point de vue de l'auteur(e) n'échappe pas à un certain manichéisme : "les coquelicots" d'autrefois ont laissé place aujourd'hui à un "monde effrayant féroce" !

Je trouve trop facile l'utilisation systématique du présent de vérité générale pour dépeindre un monde froid, chaotique et effréné et d'y opposer ensuite toutes les "sensations" chaleureuses d'une époque révolue.
Il est dommage que le poème ne commence à vivre qu'à travers le regard de la narratrice qui s'implique et s'éveille aux souvenirs.

Du reste, j'ai bien aimé cette répétition, qui donne tout son sens au poème :
"Offre-moi un silence dit-elle
Une pause une respiration"

Ainsi que la fin, un peu cliché peut-être, mais si pleine de tendresse :
"Dans le silence j’entends ta respiration
Puis nous dormons étendus enlacés
Sur un lit de coquelicots."

L'évocation de "Yesterday", comme une mise en abyme, est judicieuse :
"Yesterday, love was such an easy game to play
Now I need a place to hide away".

D'ailleurs, ce poème aurait bien pu s'intituler "Yesterday", n'est-ce pas ?

Merci du partage,

Davide

   Provencao   
22/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Entre deux mondes...j'ai eu des difficultés à décrypter vos vers, vos images renvoyées, à saisir immédiatement l'orchestration de votre écrit.

"Offre-moi un silence dit-elle
Une pause une respiration"

Cette perspective, cette image renvoyée m'ont semblée, en première lecture, trop correctes, trop simplistes.

Et, après plusieurs tentatives de lecture, je me suis concentrée en toute simplicité sur votre poésie et en ce que vous nous donniez à lire.

J'ai essayé de laisser la poésie prendre son envol et rencontrer la nostalgie que nous portons tous en nous....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   senglar   
22/5/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour nino,


Alors là je crois que c'est votre jeunesse que vous voulez retrouver, le temps des Sixties, votre amour débutant, le temps de Peace and Love aussi, Woodstock c'était quand ? Les coquelicots encore, c'est vrai qu'ils étaient encore là, mais les coquelicots idéalement c'était Mouloudji, c'était quinze ans avant. Je crois que nous avons tous notre génération bonheur. Bonheur non pas parce que les temps étaient cléments mais parce que nous étions jeunes, forts, beaux et plein d'espoir et que la vie s'ouvrait à nous et que d'une certaine façon nous étions insouciants.

Je gage que dans quarante ans les jeunes devenus vieux rêveront de revivre
"... l'irruption numérique
L'orgie cathodique
Les fausses informations
Les théories du complot"
et leur couple de vingt ans
tout en relativisant leur situation et se marrant bien d'avoir été si critiques.

On pourrait réécrire chaque époque avec ses plus et ses moins et la trouver noire ou rose suivant la dichotomie choisie.

Ceci dit votre poème est charmant qui renvoie à un temps où Lennon, garçon charmant par ailleurs, prenait un peu la grosse tête, se proclamant plus célèbre que le Christ. Qui croyez-vous qu'on oubliera qu'on soit athée ou croyant ? Lol

Je verrais très bien cet intermède en chanson au prisme irisé du souvenir...


senglar

   INGOA   
24/5/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Une ballade nostalgique qui ne donne au présent que des mauvaises notes. C'est un peu caricatural. L'expression : puis nous dormons étendus… Enlacés sur un lit de coquelicots ; le PP étendus me paraît très superfétatoire.


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