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Poésie libre
Nongag : La peur
 Publié le 17/03/09  -  15 commentaires  -  2936 caractères  -  80 lectures    Autres textes du même auteur

À lire avec une voix brisée...
À lire avec un cœur lourd...


La peur



La peur
Une sueur malsaine
Un rictus - une haine

La peur
Conjure le possible
L’avenir - une île inaccessible

La peur
Une statue grimaçante
Elle épouvante - elle hante

La peur
Une minute sans seconde
Un doigt - un bouton - une bombe

La peur
Un marché d’esclaves
Une honte - une entrave

La peur
Est une marée noire
Une fissure dans l’histoire

La peur
Arrive au tout début
C’est l’aventure qu’elle tue

La peur
Mouvement perpétuel
Tourbillon - aspirateur

La peur
Du sable dans les pensées
L’abeille morte dans la fleur

La peur
A coupé les ailes
Des anges tombés sur la terre

La peur
Fait toujours la guerre
Éteint les yeux par paires

La peur
Ne nous a jamais trahis
Notre ombre est son habit

La peur
Fait battre les cœurs
L’amour est loin derrière

La peur
Distille nos faiblesses
La laissons-nous faire par paresse ?

La peur
Est un enfant mort-né
Drame ancien - avorté

La peur
Un puits sans fond
Un labyrinthe - une confusion

La peur
Un vautour en chaleur
Le cri de la peau qui meurt

La peur



Dis-toi bien misérable pourriture
Que je te donne le meilleur de ma personne
Que ma vie t’est offerte en pâture, en cadeau
Que tes écritures pèsent encore sur mon dos

Que tu m’inspires une bile acide
Que tu annihiles de force mes projets
Par la violence de tes contractions
Et l’éteignoir avec lequel tu m’assommes


Dis-toi bien misérable pourriture
Ta dominance un jour tombera
Tu cesseras d’emballer mon cœur
Dans les replis de ta veste morne

Dis-toi bien misérable pourriture…



- Oh ! -
- Quelle bataille épique -
- Les blessures sont vastes -

La rive !

- Les forces déclinent -
La rive !

Où est la rive ?…

- Le combat n’a de cesse -
Je sombre

- Armure - protège-moi -
Je m’enfonce

Un boulet sur le cœur



Maelström…
ppc'est du blancqu'il fautSpirale…
Ici aussi il faut deu blanc, poussons pousssonsTourbillon…
pousson l'angoisse en fin de ligne, pas tout à fait au bord mais pas loinnnnnAngoisse…



Quelle démence !


La peur
C’est la folie…


 
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   Lylah   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Désolée, j'ai fini cette lecture avec la sensation d'assister à un spectacle théâtral... caricatural. c'est dire si je ne suis pas entrée dans ce texte.
Pourtant quelques belles images dans la première partie avaient commencé à m'accrocher un peu malgré la trop fréquente répétition de "la peur"... :
"Une minute sans seconde/
Un doigt - un bouton - une bombe"
"Du sable dans les pensées/L’abeille morte dans la fleur"
Donc j'étais déjà un peu lassée par ces répétitions lorsque le changement de ton m'a en quelque sorte "réveillée" mais pour me plonger dans un abime de perplexité au bord du rire.
Une autre fois...

   ristretto   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
"une minute sans seconde" .. le temps paralysé de peur ..très belle image

Pour l'ensemble, trop chaotique .. une lutte, une bataille ?
même pas peur ! (:-) )
non pas réussi à la ressentir vraiment

merci , à bientôt

   Anonyme   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour nongag ! Je ne porte pas de jugement péremptoire mais, pour ma part, je pense que la première partie (les tercets) était amplement suffisante pour décrire cette peur qui se perd dans une suite un peu nébuleuse qui n'apporte rien de plus au poème. Amicalement. Alexandre

   FredericBruls   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je dois dire que j'ai préféré la première partie, où l'obsession est bien rendue et rythmée par l'anaphore "peur" et de belles images prégnantes. La deuxième partie, dans sa volonté de marquer l'effet dissociatif que la peur exerce sur l'esprit, est certes plus audacieuse par son caractère chaotique, mais j'en ai trouvé le ton un peu grandiloquent, engourdissant un peu l'émotion ressentie au début. Dommage, car l'idée est bonne.

   Anonyme   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'ai vraiment apprécié la première partie avec des images très intéressantes.
Et je pense que tu aurais pu achever ton poème justement sur cette première partie.
La suite me semble un peu trop solennelle et enlève sans doute la force des premiers vers.

   xuanvincent   
17/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Visuellement, la mise en forme du poème m'a paru curieuse * et rendre difficile sa lecture. Le poème fuirait-il, en quelque sorte, devant la peur évoquée par le poète ?

* pourtant, elle m'a semblé assez originale

De plus, le gras de la police, mis en regard d'une police en italique, aux dernières strophes ne m'a pas trop plu.

Bref, si les idées ne m'ont pas déplu (j'ai apprécié certaines images), j'aurais sans doute préféré un peu plus de simplicité dans leur formulation, surtout vers la fin du poème, ainsi que dans la mise en page du poème.

Il ne s'agit que d'un avis personnel et subjectif, d'autres personnes pourront davantage apprécier ce poème.

   Anonyme   
17/3/2009
De belles choses mais j'avoue avoir eu un peu de mal à vraiment rentrer dans ton poème.

   Anonyme   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai trouvé la forme originale et intéressante.
Au début, je n'ai pas forcément accroché au propos, à part
"La peur/Une minute sans seconde/Un doigt - un bouton - une bombe" (simple et évocateur que j'ai apprécié) et "La peur/Un vautour en chaleur/Le cri de la peau qui meurt"(très bien trouvé, peut-être mon image préférée du texte), le reste ne m'a pas transcendé par l'expression et l'inventivité.
Ensuite, j'aime mieux les quelques vers en forme d'invective qui commence par "Dis-toi bien misérable pourriture"...
Sinon pourquoi tant de haine envers la peur? Elle rythme effectivement notre existence, la peur de vivre, la peur de crever... Elle crée l'ambivalence, parfois elle nous sauve la vie, parfois elle nous empêche de vivre.
La fin, j'ai pas vraiment saisi. La guerre? Des esquilles d'alambics
rechargèrent les fusils?...

Un texte toutefois qui a le mérite de sortir des sentiers battus, pour la forme du moins.

   Lariviere   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Le thème ne m'a pas spécialement emballé...

J'ai bien aimé la distorsion de forme qui habite ton poème et donc ton esprit... C'est audacieux de tenter cette espèce de "contre temps" dans ton écrit.

Je n'ai pas été séduit pas l'espèce de rythme "locomotive" de la premiere partie de ton poème (celle en vers).

En conclusion, je trouve qu'il y a dans ce poème des surprises toujours bonnes à prendre, mais un ensemble (fond, forme) sans suffisament de relief et de singularité, parfois même un peu trop caricatural à mon gout, pour me toucher.

Au plaisir de te lire

   lotus   
18/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai bien aimé les images de la peur au début.Puis, en continuant ma lecture, je me suis perdue dans le style jusqu'à ne plus comprendre où tu voulais emmener le lecteur.

Fallait oser cette forme mais j'ai bien peur d'être restée sur la rive.

   Anonyme   
19/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
C'est assez classique dans le vers libre au début, et très beau.
Ensuite cela devient plus particulier… Et toujours aussi beau.
Comme le dit Bebertlelyonnais, on a un peu du mal a rentrer dedans.
Mais moi je crois que j'ai réussi, vers la fin.
Et j'ai trouvé ça vraiment chouette, avec en plus une mise en page… Qui fait peur.
La fin, tout de même, je veux dire le dernier vers, ne m'a pas paru à la hauteur des "rives" sublimes et terribles qui étaient juste avant…

   Anonyme   
23/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
J'ai bien aimé la mise en page et la façon dont l'auteur nous livre son texte la peur comme un écho rebondissant dans le cerveau la rive étant le salut. Très visuel effet stéréoscopique... et d'une belle audace. Quelques belles images aussi, je partage à ce propos l'avis de notrac...

Une belle occupation de l'espace et qui me pataît bien porteuse de sens...

Bien, selon moi... une belle audace, Nongag n'a pas eu peur...

   Flupke   
24/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Nongag,

Expérimental de chez expérimental. En tout cas orignal. La présentation graphique, les répétitions produisent efficacement un effet désiré, pas esthétique mais interpellant, tourbillonnant.
Certaines images sont intéressantes, d'autres déconcertantes, disons légèrement cryptiques.

Je salue néanmoins l'audace et l'accessibilité de ton poème.

   Anonyme   
13/5/2009
J'ai aimé la composition novatrice de cet écrit sur ce sentiment très humain.
Il y a là une liberté d'expression que je touve assez enthousiasmante.

   brabant   
20/3/2013
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La peur entraîne effectivement ici dans son tourbillon ; difficile de ne pas être partie prenante. J'ai bien aimé aussi la typographie de ce poème comme autant de facettes qui emportent et entortillent le lecteur qui lui-même s'affole, s'égare et palpite.


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