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Poésie libre
Nongag : Spasmes 81 à 120
 Publié le 04/03/09  -  18 commentaires  -  7437 caractères  -  56 lectures    Autres textes du même auteur

Une autre fournée de spasmes tout chauds.

Pour les apprécier :
Prendre de petites bouchées,
Les mastiquer franchement.
Mais,
Attention à vos dents :
Certains sont croquants !
D'autres, tout doux !
Finalement, c'est comme une boîte de chocolats :
On ne les aime pas tous
Mais...
Tous on veut les goûter

En espérant qu’il n’y ait pas d’indigestion
Bonne dégustation


Spasmes 81 à 120



81

Chaque matin
Le défi est le même



82

La mort coupe la racine du temps
Rasant nos projets
Laissant un espace vide à combler
Pour le suivant



83

Deux hommes complètement saouls
Transvidant leurs bouteilles
Le gosier transformé
En trou noir



84

Le jeu
L’alcool
La drogue
Une tentative d’évasion



85

Page après page
Ligne après ligne
Mot après mot
L’écrivain maquille du papier pour s’en faire un masque



86

La haine est aussi naturelle que l’amour
La peur est aussi présente que le courage
Le mépris prend autant de place que l’estime
Ne soyons pas hypocrite



87

Dans les soubassements de l’homme
La pulsion sexuelle prend parfois tellement de place
Nous devenons un petit « big bang »
À la recherche d’un univers pour exploser



88

Ce qui peut paraître épuisant
C’est l’intransigeance infinie de l’expérience humaine
Rien n’est définitif
Nous sommes constamment en perte d’équilibre



89

J’écris depuis quelques temps ces petites capsules plus ou moins poétiques
Je laisse transpirer mes pensées et mes convictions
Résultats du tango improbable
Entre ma conscience limitée et le puits insondable de l’esprit qui m’habite



90

L’immobilité du chasseur
Déjoua l’animal
Qui reçut comme une punition
La lance meurtrière



91

Il revisita ses démons
Pour réapprendre ce qu’il avait pourtant déjà bien connu
Alors
Que reste-t-il à découvrir ?



92

L’indifférence face à soi-même
Le vide sidéral qui accompagne cette non sensation
Le tapage insupportablement silencieux
D’un vide encore à combler



93

La quête semblait terminée
Non, elle se poursuivait
La quête semblait terminée
Non, elle…



94

Dans la nuit cristalline
Regarder le doux tapis d’étoiles caressant notre regard
Sentir l’accélération fulgurante de la Terre
Qui court autour de la galaxie



95

J’ai voulu tacher de malheur
La joie que je possédais
J’ai malheureusement réussi



96

Le monde ne va pas trop vite
C’est nous qui ne sommes pas entraînés
À le suivre



97

Feu la dizaine
Feu la vingtaine
Feu la trentaine
Me reste-t-il du carburant ?



98

Tiens-toi prête
Laideur du monde !
Je dégaine, je tire et je t’abats !
Ha ! Ha ! Ce serait trop simple !



99

Je sais que ma douce est encore capable d’émerveillement
Car voyez-vous
Lorsqu’un oiseau inconnu se pose près de chez nous
Elle y voit toutes les merveilles de ce monde



100

La vieillesse est une pente affreuse
Quand on n’a pas préparé
La descente



101

Autour du lac
La lumière dessine
Le contour des nuages
Les pieds dans la flaque



102

La pluie tombe et tombe
Le temps la regarde sans bouger
La lumière glisse sans rien atteindre
Mes deux chats dorment



103

Qui a ordonné ces lettres ?
Qui a écrit ce texte ?
Quel est son message ?
Des doigts gambadent sur mon clavier



104

Quand l’éclair me frappera
Je l’accepterai



105

Être attentif
Garder les yeux grands ouverts
Saisir les capsules de chance que la vie nous envoie



106

La confiance est une maîtresse évanescente
Elle ne s’attarde jamais
Là où l’hésitation règne



107

Si la perfection est impossible
Et que pourtant chaque erreur assimilée
M’autorise une certaine amélioration
Où est la limite ?



108

Le vilain petit canard envoya chier
La volée de volatiles prétentieux
Cela lui fit du bien



109

La fourmi ouvrit un petit bar spectacle
Cela permit à la cigale
De chanter
Pour gagner sa vie



110

Le corbeau laissa tomber le fromage dans la gueule du renard
Puis il retourna dans son nid en chercher un autre
Qu’est-ce qu’on ne ferait pas
Pour quelques compliments ?



111

Après vingt années de prison
Il fut libéré
Mais tous ne voyaient dans son visage
Que les barreaux de son passé



112

L’être humain est extraordinaire
Le seul problème
Il ne sait pas s’il est extraordinairement intelligent
Ou con



113

Il faut toujours suivre les balises pour ne pas perdre le sentier
Oui mais…
Si c’est plus beau sur les côtés
Que faire ?



114

À quelle distance du feu
Fait-il ni chaud
Ni froid ?



115

L’enfant tira sur la lune avec son fusil jouet
Elle éclata et le ciel s’assombrit
Le petit en pleurs
Demanda sa maman



116

J’étais un oiseau
Je flottais sur le vent
Et pourtant j’étais assis
Devant mon ordinateur



117

Quand le tremblement de terre débuta
Le buveur, devant sa bière, leva un sourcil étonné
Mais il ne prit conscience du danger
Que quand un éclat de plâtre pulvérisa son breuvage



118

Nous refusons d’affronter nos démons
Ce sont pourtant de puissants pédagogues



119

J’entends le vent dans les branches
Je suis dans le vivant
Alors
Même les difficultés du terrain sont belles



120

Focaliser l’attention sur l’essentiel
Ce que je maîtrise
Le pourquoi de mon engagement
Et suivre le courant


 
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   Anonyme   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Ca manque de réelles surprises, ces capsules plus ou moins poétiques.
j'avais adoré la première fournée, innovatrice, inattendue, et pleine d'esprit.
La deuxième m'avait déjà moins emballée, mais il y avait des spasmes qui ne manquaient pas d'intérêt; pour cette troisième fournée, je trouve moins de finesse, ou de remarques étonnantes et savoureuses.
Les spasmes que je retiendrai, ce sont les 108, 109, 110. J'adore les animaux.
Sinon, la 85.
Cela me fera toujours quelques numéros pour jouer à l'Euromillion. Puisqu'il faut saisir les "capsules de chance"....

   Anonyme   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Beaucoup de ces "réflexions" fleurent un poil l'éventration de portes ouvertes, de déjà entendu, assez beaucoup...: 81, 84, 85,
96, 98, 106 (que Lapalisse n'aurait pas renié...), 111, 112...
Sinon j'en aime aussi quèqz'uns hein, quatre particulièrement: 90, 108, 114, 115.

Voilou, dans l'ensemble je partage assez l'opinion du premier commentateur en ce qui concerne "l'évolution" de ces spasmes.

   Anonyme   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Alors c'est vrai que c'est inégal. Certains morceaux ont une profondeur, une intensité que d'autres n'ont pas. So what ? Moi ça me touche, cette humilité, l'idée de cet oiseau au clavier, cette liberté, cette capacité à dire les choses lourdes dans un battement d'ailes de papillon. Dans un haut le coeur, les spasmes de Nongag placent haut le coeur. Rien que pour ça, pour ce langage léger, les mots qui frissonnent et frétillent, se débattent dans les vapeurs alcoolisés, ces tentatives d'évasion, heureusement il y a l'écriture, rien que pour ça et pour ce que tu as à dire, ça me change des faits divers qui envahissent la catégorie des nouvelles, ça me change des printemps fleuris qui inondent la catégorie poésie, ça te livre, est-ce que ça te délivre, moi ça me convainc, rien que pour ça, je prends tout dans ces spasmes et sans bémol ; ça sonne vrai et peu importe que ça le soit ou pas, c'est ce qui compte : ça sonne vrai, il y a la distance nécessaire pour ne pas déranger le lecteur, il y a de l'aisance et paradoxalement à ce qui est exprimé, il y a de l'air.

   Lylah   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'avais moyennement apprécié la seconde "fournée", là je me suis régalée. L'écriture est précise et le fond sous couvert de légèreté en dit beaucoup plus qu'il ne paraît. (85, 89, 92 , 93) entre autres). J'ai souri parfois aussi (108, 112)
Un bon moment de lecture et qui le plus souvent mérite bien le nom de poésie, celle que j'aime en tous cas !

   Anonyme   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cette troisième salve est un bon cru.
J'ai repéré d'excellents spasmes (les plus imagés sont les meilleurs) par ex tes deux fables revisitées, ou l'image du gamin qui tire sur la lune puis généralement les spasmes animaliers sont très bons.
certains sont un peu plus convenus (je pense notamment au 81, 84 et 100.
Les plus alambiqués style sentences philosophiques me parlent décidément pas.

   Anonyme   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
La démarche et l'opiniâtreté de tpujours se poser des questions, je suis admiratif... alors oui, passée la surprise que reste-t-il ?

Une belle sensibilité, une démarche intéressante et quelque part un truc énaurme !

Bravo encore bravo... j'adore cet auteur, même si je ne lui laisse pas toutes les traces de mes visites !

Merci pour les rencontres insomniaques

La note est globale et vaut pour tous les spasmes et le plaisir qu'ils me donnent

   Anonyme   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai fait comme tu le suggérais, une à une, par petites bouchées,
et il faut bien l'avouer... je l'ai vraiment savouré. Sans entrer dans les détails, j'y ai trouvé bien des vérités... Amicalement. Alexandre

   myrtille   
4/3/2009
J'ai loupé un tour, je ne crois pas que ça change grand chose à la lecture, j'aime pour les mêmes raisons que la dernière fois, des mots qui saisissent des instants, des réflexions. De gros coups de coeur sur certains ici, rien que le premier me donne envie de me lancer dans la lecture, j'aime beaucoup aussi l'enfant et la lune.

   widjet   
4/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Comme les précédents opus, alternance d'images banales - dans la forme ou dans l'idée (81, 84, 86, 112, 104...) avec de jolies - voire très jolies, amusantes, pertinentes, énigmatiques, taquines - fulgurances (85, 87, 95, 96, 114...)

Globalement, c'est bien vu et meilleur que le second volet, même si tout ne me parle pas.

Merci

Widjet

   lotus   
5/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y a de quoi méditer, c'est clair...donc je médite mais si j'apprécie cet instant, j'aimerais te lire dans un autre exercice poétique.

Ceci dit, mes préférées sont 96,105,108,118 et 120.

   xuanvincent   
5/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y a, me semble-t-il, comme un je ne sais quoi de haïku dans certaines de ces pensées….

Dans l’ensemble, j’ai préféré le premier volet des « Spasmes ».Toutefois, une partie d’entre eux ont davantage retenu mon attention/plu, ainsi (en
cet instant, ma réponse aurait sans doute été plus ou moins différente à un autre moment), décrits par leur chiffre :

85 (même j'aurais pensé plutôt le contraire)

89

96

100

101 (sauf le dernier vers qui m’a paru atténuer la poésie des précédents vers)

105 (mais je note la répétition du terme « capsules », dans une scène différente.

111

115

116

   Anonyme   
5/3/2009
Bon. J'ai bien aimé mais là je dis pouce.

   FredericBruls   
5/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Il y a des vers très beaux qui ont la concision mystérieuse de l'haïku. D'autres fois, la réflexion se fait trop claire, le raisonnement trop positif, ce qui perturbe le passage du courant poétique. Bien quand même.

   nico84   
7/3/2009
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Je ne suis pas plus emballé que ça. Je reléverais les remix de fables, les numéros 114, 115 et 85 ont retenu mon attention. Mais ce n'était pas aussi fulgurant que les premiers. En effet, c'est compliqué de durer dans le temps.

J'admire quand même l'effort et quelques formules :)

   Flupke   
10/3/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
A l’instar de Sei Shōnagon (Notes de chevet - Japon 10e siècle) s’esquisse derrière ces spasmes un autoportrait léger : choix, pensées, maximes et interrogations ; le moi y transparaît fugitivement plus qu’il n’y paraît et même si je ne peux souscrire à l’ensemble puisque cet autoportrait n’est pas le mien, je trouve cette esquisse agréable. Quelques coups de crayon, quelques touches enfoncées sur le clavier. Cette 3ème mouture m’a semblée meilleure que la deuxième. Bravo.

   David   
10/3/2009
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Nongag,

Le même travers, pour le premier par exemple, qu'est-ce que ça dit de plus que "la pluie du matin n'arrète pas le pélerin". En même temps ça fait un peu d'étoffe pour quelques perles, des coups d'oeils sympathiques aussi. J'ai préféré le 93, 95, 109, 110 et 114.

   Safwa   
11/3/2009
C'est vrai qu'on aime les gouter tous ces spasmes, Nongag, même si quelques uns n'ont pas le même niveau des autres qui sont pénétrants.
Le quatre-vingt-sixième est vachement frappant… Il nous dit sans hypocrisie.
Le quatre-vingt-quinzième me ressemble au point de souhaiter l'avoir conçu mais j'aurais remplacé "malheureusement" par un autre adverbe tout à fait contraire parce que cette joie, notre petite perle, ne peut jamais se manifester dans sa réelle signification sans nous rappeler la douleur.
Dire la vie avec un tel flux n'est pas si simple comme ça le parait.
Cordialement

   jaimme   
12/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
- : 82.83.84.90.93.101.110.117
=: 81.85.86.91.92.94.97.100.102.104.105.106.111.115.118.120
+: 87.88.89.96.98.99.103.107.109.112.113.114.119
et j'adore: 95 "J’ai voulu tacher de malheur
La joie que je possédais
J’ai malheureusement réussi".
108: "Le vilain petit canard envoya chier
La volée de volatiles prétentieux
Cela lui fit du bien"
116:"J’étais un oiseau
Je flottais sur le vent
Et pourtant j’étais assis
Devant mon ordinateur". Le meilleur: 95!

Une bonne fournée, non?


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