Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
Noran : D'un chasseur le mal
 Publié le 04/01/17  -  5 commentaires  -  710 caractères  -  159 lectures    Autres textes du même auteur

À tout chasseur sa proie.


D'un chasseur le mal



Morne vient la couleur, renaît bel univers,
Contemplant l'instant ; j'entends : grive matinale ;
De ces bourgeons, des fleurs, malgré les froids hivers,
L'aube irrigue l'orée, l'obscurité détale.

Bien haut les nuages loin d'un monde crissant,
Où beugle et rage cette cité furieuse,
Toute rongée d'ardeur : la suée anxieuse
Des feux animés de mirages incessant.

Soudain, je te perçois ! Ma douce condamnée,
Promise à la terre dans ta robe fanée.
Pressant la gâchette, j'achève ton printemps.

Elle était rousse, belle, si seule pourtant
Riant à l'avenue : Allons au bois, mignonne.
– J'irai t'enterrer, nul ne le saura, personne.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Donaldo75   
18/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Ce poème m'a surpris, par son rythme, quelquefois volontairement haché par la ponctuation mais aussi le choix des sonorités, son découpage, sa progression.

Et pourtant, il fonctionne, avec son décalage entre la violence du second quatrain et de la vie urbaine, et la douceur du rapport au gibier. C'est dérangeant mais c'est ça la chasse: ôter une vie.

Bravo,

Donaldo

   papipoete   
22/12/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
contemporain
" l'aube irrigue l'orée, l'obscurité détale " ; loin du beuglement de la cité furieuse, le chasseur guette, à l'affût .
Soudain, la proie qu'il espère passe au bout de sa ligne de mire ; détonation, un printemps n'est plus .
Le remords face à la bête morte, emplit le tireur qui enterrera son gibier devenu sa belle, mignonne sa victime ; personne n'en saura rien ...
NB être ou ne pas être chasseur ? si, si certains ont du coeur et chavirent devant un faon orphelin .
papipoète

   Alcirion   
27/12/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
... c'est dingue le nombre de gens qui rêvent d'enterrer leur bien-aimée en espace-lecture ces temps-ci... lol !

Les images ne m'évoquent pas grand-chose à vrai dire, la ponctuation hâche le texte, il y a beaucoup de ruptures et un propos compliqué à suivre !

une autre fois peut-être !

   MissNeko   
4/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

- la forme :
Meme si le rythme me semble un peu malmené, il est original et intéressant. On le sent saccadé comme la respiration haletante de quelqu un qui attend en embuscade après avoir longtemps marché.
- les sonorités sont belles notamment dans la première strophe.
J au juste un problème avec le "renaît bel univers ". Mes yeux bloquent. J y aurais vu plutôt un impératif "renais bel univers"
- j'aime ce vers : [...] Ma douce condamnée,
Promise à la terre dans ta robe fanée.
Pressant la gâchette, j'achève ton printemps"
Très romantique comme formulation.
- le poeme est globalement fort bien écrit.

- le fond :
N étant pas fan du tout mais pas du tout de la chasse, j ai énormément de mal à partager le point de vue du narrateur.
La dernière strophe fait froid dans le dos : on pense à une biche ou une jeune fille ( meme une petite fille aux cheveux roux ). Est ce Un chasseur ou un psychopathe qui aurait traîné sa victime dans les bois? .

Autant la forme m'a beaucoup emballée autant
Le fond me plait moins. Entre un "beaucoup"
Et un "un'peu " je noterai d un bien !
Merci pour ce partage.
A vous relire.

   Noran   
3/2/2017


Oniris Copyright © 2007-2020