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Poésie libre
Palrider : Glaire du temps
 Publié le 17/09/17  -  13 commentaires  -  1099 caractères  -  226 lectures    Autres textes du même auteur

Instantané de ressentis, nostalgie qui s'estompe.


Glaire du temps



Âmes, puzzles anguleux de ronces poussiéreuses

Aboyer aux pyramides inaccessibles

Aimer la tour ovni de Seattle, virtuelle

Pour ce qu'il y a autour sans en respirer l'air

N'aimer que l'abandon, la mort douce en sommeil

Et crier au réveil, déchiré de renaître

Brouter la coccinelle, assommer le chameau

À coups de figues sèches, assécher le poireau

Habiter à 10 mètres, sur une autre planète

Une seule par personne, sauf pour les cons venus, ici

Où là, dans les glaires des trottoirs sinusiteux

Je consomme donc je suis, une pile comme une autre

Citron démantelé en écharpe de zest

Arriver en pépin, bref voilà ce qu'on nait

Une vie rabotée le temps c'est de l'usure

Donner une vertèbre et chute la colonne

Plier les peupliers, peuples vampirisés

Les virtuelles actions vident les bourses tristes

Les esprits congelés planchent sur leurs billets

Les actionnaires gavés bandent en dividendes


 
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   Proseuse   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,
Ha!la,la, on m' a tellement sermonnée en classe de Français que jamais on ne devait inscrire un nombre dans un texte autrement qu' en lettres, qu' à la vue de vos "10 mètres" qui plus est dans une poésie, me reviennent toutes les remontrances que j' ai pues avoir en tentant de jouer la paresse ou l' économie de mots !! :-)
Hormis cela, le poème ne m' a pas transcendée, beaucoup d' images qui souvent ne m' ont pas inspirée plus que cela, d' autres dont j' ai trouvé -les jeux de mots- pas très poétiques , enfin, je ne vous cache pas que je suis assez mitigée dans l' ensemble , mais espère toutefois bien vous relire un jour
Merci pour le partage

   Donaldo75   
8/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Je suis mitigé au sujet de ce poème.

(+)
Des formules bien vues, par exemple:
"Brouter la coccinelle, assommer le chameau
À coups de figues sèches, assécher le poireau"
Des images acérées, à l'instar de:
"Citron démantelé en écharpe de zest"
Des jeux sur la symbolique des mots, comme:
"Arriver en pépin, bref voilà ce qu'on nait"

(-)
Le rythme, ici bancal, alors que justement le tout devrait couler de source
Une surcharge lexicale, par exemple dans les vers suivants:
"Une seule par personne, sauf pour les cons venus, ici
Où là, dans les glaires des trottoirs sinusiteux"

Bref, on sent la facilité, parfois outrancière, de l'auteur sur ce thème, par des formules à l'emporte-pièce parfois. Malheureusement, la poésie n'est pas toujours au rendez-vous.

   FABIO   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour

J'ai l'impression que ce texte a été couché sur le papier trés vite.
Comme vous le signalez ce sont des ressentis donc ça reste personnel et très fermé a la lecture de chacun.
Peut être que je me trompe.
Toutefois les images sont tellement complexes qu' elles disparaissent
au fur et a mesure de ma lecture.
Une fois rendu a la fin j'en suis encore au début.
Pas pour moi merci quand même.

   Brume   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour Palrider

Je vais être brève, je n'ai rien retenu de vos vers. Et pourtant ce n'est pas faute de lire et relire. Je ne sais pas quel est le sujet.
Pas de musicalité ni de sensations ni d'atmosphère, rien qui me capte. De toute façon j'ai déjà tout oublié.

   Marie-Ange   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
A peine ai-je lu deux lignes, que déjà je me dis
"cela ne va pas le faire", et hélas mon appréhension
se confirme.

Plus j'avance dans ma lecture, plus cet écrit, ne m'apparait
un rien cohérent, et surtout compréhensible, du fait des images
qui me sont soumises :
"Brouter la coccinelle, assommer le chameau"

Pas vraiment "convaincant", ce qui me donne l'impression
d'un "four-tout" de mots proposés.

Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai pas réussi à trouver
un peu d'intérêt à votre texte.

   Louison   
17/9/2017
j'avais lu ce texte en EL mais me trouvais incapable de le commenter. Je l'ai lu et re-lu, et je ne le comprends pas. Alors parfois la poésie me soulève, me berce, m'enchante, m'envoûte même si je ne comprends pas tout. Là, rien. Les vers se suivent, mais ne s'articulent pas.

Je n'évaluerais donc pas, mais j'aimerais une piste, je suis sûre que vous aller m'aider.

Ah tout de même ce vers: Citron démantelé en écharpe de zest, me plaît bien.

Une autre fois.

   PIZZICATO   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Pas
On aime ou on n'aime pas la poésie libre. J'en ai lu de très intéressantess sur Oniris. Mais, personnellement, libre ne veut pas dire tout et n'importe quoi.
Je n'ai rien décelé dans ce texte qui puisse m'inciter à réfléchir.

<< Brouter la coccinelle, assommer le chameau à coups de figues sèches (est-ce un nouveau jeu ?) assécher le poireau, glaires des trottoirs sinusiteux (beurk) >> bon je m'arrête là.
Désolé pour cette fois.

   papipoete   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
bonsoir Palrider,
Une avalanche de lignes se succédant, dégringolant les marches d'un escalier imaginaire !
NB pourtant, au milieu de tout cela, " n'aimer que l'abandon, la mort douce en sommeil " ; mais il en fallût d'autres impressions pour aboutir à un poème, fut-il très, très libéré !

   Noran   
18/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonsoir Palrider.

Dans un premier temps, je ne peux pas dire que je n'aime pas votre texte, seulement il est brouillon.
Je comprends ça et là vos images, vous avez visité les pyramides, êtes partis faire un tour à Seattle dont l'air vous a semblé irrespirable, ect.
Mais revenons au début :

" Âmes, puzzles anguleux de ronces poussiéreuses "

Ce qui me gêne d'entrée, c'est la construction que vous faites de ce vers, que vous voulez peut être instinctif ( c'est ce que je ressens ) mais qui me semble trop construit pour l'être vraiment.

Peut être :

- Âmes, puzzles aiguisés.

Aurait suffit.

J'espère que vous voyez ce que je veux dire.
Il s'agit d'épurer si vous voulez de l'instinctif.
En ce sens, la moitié de votre texte me semble en trop, en vérité.
Car à la fois trop construit pour être véritablement de l'instantané et pas assez pour créer un sentiment de nostalgie, même estompé.

En exemple :

- " Où là, dans les glaires des trottoirs sinusiteux "

Peut être que :

- Où là, sur les trottoirs sinusiteux.

Aurait également été suffisant.

Par ailleurs.

En ce qui concerne la seconde partie, à partir de :

" Je consomme donc je suis, une pile comme une autre "

J'avoue ne pas abonder à la rupture que marque ce vers.
Pourquoi, tout à coup, une telle banalité...
Alors qu'en suivant vous prouvez votre capacité d'originalité, mais qui me semble ternie par ce qui précède.

Enfin, pour la fin, à mon sens, le poème aurait dû se terminer sur :

" Une vie rabotée le temps c'est de l'usure "

Simplement parce qu'après, vous vous éloignez du propos d'une part, je ne vois pas ce que les actionnaires ont à faire dans cette histoire, et que cela, d'autre part, manque cruellement d'un vrai regard, non pas neuf, mais puisqu'il faut crier que le monde est dégueulasse, et que tous les peuples ne sont bons qu'au livide, au moins enragé.

Voilà c'était un peu dur, j'en ai conscience.

Mais sachez Palrider, que je commente peu globalement, et que je commente les textes qui me bouleversent, évidement, mais aussi ceux dont je perçois un potentiel.

Et il y a dans votre texte beaucoup de potentiel, un énorme potentiel même dans ce regard que j'ai parfois entr'aperçu dans vos lignes.
Cependant, vous devez l'épurer.

Cordialement.
Noran

   Pouet   
18/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bjr,

J'ai pour ma part bien apprécié ce texte qui m'est apparu assez spontané, un poème écrit au fil des pensées et des images, j'aime ça, aussi parce que j'écris souvent de cette façon.

Surtout à partir de "Où là, dans les glaires des trottoirs sinusiteux" jusqu'à la fin.

On peut parler de "surréalisme ancré dans le réel", des images qui fonctionnent souvent pour dépeindre le triste tableau réaliste de notre bonne vieille société.

J'aime tout particulièrement ce vers: "Une vie rabotée le temps c'est de l'usure" et perso, je l'aurais bien vu en clôture du texte, en vers final, sans enlever reste.

Voilà, un poème qui sort un peu des sentiers battus concernant la forme et auquel j'adhère sur le fond.

Au plaisir.

   jfmoods   
19/9/2017
Le poids de ce poème de forme libre repose tout entier en son centre, sur ce vers 10 qui déborde le rythme déjà claudiquant de l'ensemble (12, 13, 14 pieds). Le rejet / contre-rejet qu'il met en lumière (jeu homophonique : "ici / Où là") avalise une cassure profonde, une perte totale des repères à l'oeuvre dans le texte. Les formes infinitives, prédominantes, dressent un constat délétère sur l'époque : celui d'une vie abrutissante, passive, dépourvue d'expansion ("aboyer", "crier", "brouter", "assommer", "assécher","plier"), dans laquelle l'humain, destitué de sa profondeur ("Âmes, puzzles anguleux de ronces poussiéreuses") se voit assimilé à un fruit vide, sans pulpe (métaphore : "Citron démantelé en écharpe de zest", présentatif et glissement homophonique : "voilà ce qu'on naît"), vassalisé par les paradis artificiels de la modernité ("pyramides inaccessibles", "la tour ovni de Seattle, virtuelle", "sans en respirer l'air", "l'abandon, la mort douce en sommeil", "déchiré de renaître"). Les verbes conjugués mettent en exergue la place proéminente de l'argent, veau d'or de notre civilisation post-moderne (slogan ironique : "Je consomme donc je suis", images du surendettement : "le temps c'est de l'usure", "Donner une vertèbre et chute la colonne", "peuples vampirisés", "vident les bourses", images de la spéculation financière : "planchent sur leurs billets", "bandent en dividendes"), puissante source d'infection de notre mode de vie (titre : "Glaire du temps", complément de lieu : "dans les glaires des trottoirs sinusiteux").

Merci pour ce partage !

   ladymuse   
7/11/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup et j'aurais aimé des images encore plus violentes. A cultiver!

En revanche je pense que les "cons naît" et "pépin, bref" détonnent. Ils viennent comme un cheveu sur la planche , dans un registre complètement différent d'un comique pas tellement drôle.

O what can ails thee knight-at-arms
Alone and palely loitering?

Êtes-vous sorti tout droit de ce poème de Keats?

   Ananas   
7/11/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour,

Un bel exercice surréaliste, des images fortes, et un fond qui tient la route, parsemé d'une belle poétique.

Personnellement, j'ai apprécié ma lecture !

Merci donc, pour le partage et au plaisir de vous relire !


Oniris Copyright © 2007-2017