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Poésie libre
Palrider : Pierres de soleil
 Publié le 04/04/18  -  7 commentaires  -  1082 caractères  -  129 lectures    Autres textes du même auteur

Deux mondes parallèles très éloignés.


Pierres de soleil



Les forêts sont vertes et fleuries de toutes sortes d’excentricités ravissantes

Des volatiles de deux cents kilos rotent les excédents de fruits trop mûrs

Au sol
une masse colossale tournoie
tant et si bien
transformant les végétaux en élixir

Badigeonnant son museau
bien contente en vérité est-elle d'avoir un nez
et s’en trouve enivrée

À bien d’autres versants de là
dans d’arides plaines fumantes
vers les lacs où ploient les longues tiges

De fougueux quadrupèdes rouges
galopent vers les aurores incandescentes
leurs sabots raclent les pierres de soleil

Leurs muscles explosent sous leurs robes à facettes
dans un sillage d'esquilles minérales
ils jubilent

Ils font trembler les piliers géants
balayent les sables du désert
défient d’insolence les ciels

En ces temps les forêts sont vertes et fleuries
dans une autre galaxie
en une planète bleue
une tortue s’étouffe avec un sachet en plastique


 
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   Eccar   
4/4/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
L'idée est belle, ce parallèle entre deux mondes.
J'ai pensé un peu à Avatar, le film, génial pour sa création des décors, d'animaux fantastiques. Vous avez su, vous aussi, ravir l’œil intérieur de belles images, colorées, une flore exubérante, un bestiaire délirant.
Ce qui pour moi pèche un peu est ce parallèle justement que vous ne montrez pas suffisamment, juste un chouia à la fin, et puis ce dernier vers un peu long, même si l'idée est très bonne.
Moi j'aurais écrit:" une tortue s'éteint dans un sac en plastique"
Au plaisir de vous relire.

Eccar

edit: Hier soir, dans un documentaire, j'ai appris que d'ici 30 ans, si rien ne change, il y aura plus de matières plastiques dans les océans que de poissons.

Merci encore pour votre texte qui vient nous réveiller.

   Donaldo75   
4/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut Palrider,

Je commence par la fin pour commenter ton poème:
"En ces temps les forêts sont vertes et fleuries
dans une autre galaxie
en une planète bleue
une tortue s’étouffe avec un sachet en plastique"
C'est fort !
J'ai honte d'être un humain, sur ce coup.

Le reste du poème m'a amené, de manière subliminale, à cette conclusion. Les images sont excellentes, on dirait une planète idyllique.
"De fougueux quadrupèdes rouges
galopent vers les aurores incandescentes
leurs sabots raclent les pierres de soleil"

Bravo !

Donaldo

   papipoete   
4/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour Palrider
Je lis 3 mondes dans votre récit ; celui du Jurassique avec ses gros volatiles rotant des fruits trop mûrs ; celui de planètes virtuelles avec ses bêtes rouges sous leurs robes à facettes et celui de demain que l'on prépare à la sauce " plastique " !
NB sur la Terre, la Planète Bleue qu'on l'appelle là-bas, il reste malgré le vert des étendues de palmiers à huile abandonnées, dans les abysses marines, des tortues qui s'étouffent d'un emballage indestructible ...
Heureusement que jonquilles et forsythias nous ramènent à la raison, voilant ce cancer qui peu à peu gangrène pas si loin d'ici notre avenir !
la première partie fait sourire, quand les suivantes font rougir !

   troupi   
4/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Palrider.

C'est original ce cheminement pour nous amener à une tortue qui meurt d'une méduse en plastique.

"une masse colossale tournoie
tant et si bien
transformant les végétaux en élixir
Badigeonnant son museau
bien contente en vérité est-elle d'avoir un nez
et s’en trouve enivrée " Ouf ! j'ai eu un peu de mal avec la tournure de cette partie qui à mon avis devrait être revue pour plus de fluidité.

OK pour supprimer la ponctuation mais j'ai trouvé la découpe un peu hasardeuse ce qui rend la lecture compliquée.

"En ces temps les forêts sont vertes et fleuries
dans une autre galaxie
en une planète bleue
une tortue s’étouffe avec un sachet en plastique" Dans cette strophe si j'ai bien compris le premier vers concerne l'autre monde, je verrais donc une majuscule au début du vers suivant.

""En ces temps les forêts sont vertes et fleuries

Dans une autre galaxie
sur une planète bleue
une tortue s’étouffe avec un sachet en plastique"

Bonne idée de poème donc mais qui manque un peu de travail selon moi.

   jfmoods   
4/4/2018
Les 21 premiers vers fixent un imaginaire des origines de la vie.

À ce stade, marqué par la plénitude ("les excédents de fruits trop mûrs", "Badigeonnant son museau / bien contente en vérité est-elle d'avoir un nez / et s’en trouve enivrée"), l'épique ("Des volatiles de deux cents kilos", "une masse colossale tournoie", "Leurs muscles explosent", "Ils font trembler les piliers géants / balayent les sables du désert / défient d’insolence les ciels") et le merveilleux ("toutes sortes d’excentricités ravissantes", "fougueux quadrupèdes rouges", "les aurores incandescentes", "les pierres de soleil", "leurs robes à facettes", "un sillage d'esquilles minérales") innervent le poème, conférant une touche sublime à l'évocation.

L'anaphore du vers 22 ("les forêts sont vertes et fleuries") fait office de point de basculement entre cet univers fantasmé et notre monde contemporain ("dans une autre galaxie / en une planète bleue").

Le sublime bascule alors d'un coup dans le sordide ("une tortue s’étouffe avec un sachet en plastique").

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
5/4/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Malgré plusieurs lectures je ne suis pas arrivé à entrer dans votre écrit, vos descriptions pas toujours bien formulées m'ont tenu à distance "bien contente en vérité est-elle d'avoir un nez ".

Les images demeurent trop lointaines, seule la dernière strophe m'a paru plus abordable, et l'évocation de " cette tortue s'étouffant avec un sac en plastique très parlante.

C'est là hélas un des aspects bien sombre de notre civilisation qui se dit évoluée ...

J'en suis désolé, mais je n'ai pas été sensible à vos propos, une autre fois sans doute.

   Pouet   
6/4/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bjr,

Une planète pour les animaux et puis l'autre: la nôtre.

J'aime l'ensemble, la description baroque des animaux et particulièrement ce vers:

"leurs sabots raclent les pierres de soleil"

Un fond nécessaire pour une forme appréciable.

Juste, pour le dernier vers, j'aurais plus vu, pour se mettre du côté de la tortue et rendre plus fort le côté macrophage: "méduse", "éponge" ou "mollusque en plastique" que "sachet". Un détail toutefois.


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