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Poésie libre
Palrider : Plumes en couleurs
 Publié le 15/07/18  -  9 commentaires  -  1301 caractères  -  173 lectures    Autres textes du même auteur

Plongée dans l’abstrait.


Plumes en couleurs



Joconde à plumes à jeter aux iris
tags sur l’onde bio des esprits piquetés
des chapelles Fistine à encarter les cuistres
l’art, milieu d’une éponge où plus rien ne se gicle

Je présuppose, bien à le dire, j'entends j'aboie  

Mur d'angle à l'ombre verte, un autre mange ses poubelles 
turpitudes globales qu’un peu de vent efface
tomahawks dans les Vuitton en basses croûtes
nourriture périmée arrosée à la bile

Guenon siliconée garante de vertu 

Portées filandreuses de rongeurs édentés 
plis souillés comme tous plis, le soleil chauffe
la terre est plus ou moins sèche à tout accueillir 
les humbles en cimes et les connards  glabres de bistre

Ce ne fut pas long pour arriver au pire

Ravages en lèche flamme ou en eau trop poreuse
la mer scintille, les trombes d'eau ne se décrètent plus
la parure d’une fleur sauvage rappelle Jésus 
furtif, puis syntaxe en rires pouilleux biens fermés

Et pourtant l'eau vive caresse les pierres rondes

où l'orchidée sauvage se reflète au printemps
où la pomme qui roule serpente sur la mousse 
où le bonheur est à crédit et jamais remboursé
où la douceur d’un drame sonnera la vraie libération


 
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   Eclaircie   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

Je plonge avec ce narrateur et c'est magique, j'aime !

Un poème libre et très actuel, très 21ème siècle.
Par le vocabulaire, les images, les sujets évoqués.
Un poème "militant" aussi, d'un militantisme bien habillé, en ce sens que l'auteur ne martèle pas ses idées et avis mais les offre au lecteur sous forme d'images que ce dernier a la liberté d'apprécier, de décortiquer, d'approuver..ou pas.

Désolée de faire si court, mais votre poème m'intéresse globalement, pour son fond et sa forme .
Je vais juste signaler que le premier vers avec ces deux "à" si malheureusement proches ne sont pas représentatifs de la qualité de la suite.

Bravo pour "la chapelle Firstine", les "tomahawks dans les Vuitton" l"eau trop poreuse", entre autre.

Merci du partage,
Éclaircie

Édite le 15/7 :J'ai relu et ajouté un plus, je suis toujours autant sous le charme.

   MonsieurF   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un texte vif, rapide, qui m'a beaucoup plus. Surement par la force des quatre derniers vers qui sont en totale contradiction avec le reste. Leur apparente simplicité (alors qu'ils sont très profonds, je trouve) contraste avec ce monde un peu alambiqué (futile?) de l'art contemporain. Je ne sais si c'est une volonté de critique, ou au moins de mettre un peu de recul avec ce milieu, mais je le perçois ainsi. Si je me trompe, mes excuses.

Des images de qualité: "des chapelles Fistine à encarter les cuistres" "Ce ne fut pas long pour arriver au pire"

Les strophes 3 et 4 sont un peu plus faibles,, notamment le vers avec Jésus un peu évident.

Mais du bon boulot.

   papipoete   
15/7/2018
bonjour Palrider
appréciant très modérément l'art abstrait ( bien que je sache que Picasso peint " première communion " ), j'avoue que lire vos vers me demande un effort à chaque ligne, tant les subtilités d'images me déroutent !
Je ne noterai pas car je ne peux pas dire, si j'aime ou non !

   PIZZICATO   
15/7/2018
Ce n'est pas le type de poésie que j'affectionne et j'ai un peu de réticence à m'y concentrer.
Ceci étant très subjectif, je me garderai bien d'émettre une appréciation.

Par contre j'ai trouvé le dernier quatrain intéressant.

   Annick   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai supposé une critique d'une société décadente : Le faux art , les inégalités sociales, la société de consommation effrénée, le dérèglement climatique...
La dernière strophe est, en demi teinte, portée par "la douceur d'un drame". Faut-il une guerre pour se libérer ?
J'ai relevé une habile homophonie approximative : "des chapelles Fistine à encarter les cuistres".

Cette poésie ne représente pas le monde réel mais semble en souligner les fractures, les déchirures.

Bref, je n'ai sans doute rien compris mais j'ai tenté une interprétation. Mais peut-être fallait-il seulement se laisser bercer par les émotions, les couleurs, les impressions.

Cette poésie me fait l'effet d'un kaléidoscope d'une société qui va à vau l'eau...

Je note, peut-être sur un malentendu, mais j'ose. Ne serait-ce que parce que j'admire "un travail" que je ne saurai jamais faire moi-même.

Merci.

   Robot   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai d'abord lu d'un jet emporté par le rythme et les images. Puis une seconde lecture en m'arrêtant sur les vers pour en découvrir la réflexion profonde.
Je n'ai pas tout résolu et peut-être même suis-je allé au delà de la volonté première du texte. Mais ce texte complexe m'a retenu.

Quelques vers qui m'ont interpellé (positivement)
"tags sur l’onde bio des esprits piqueté
Mur d'angle à l'ombre verte, un autre mange ses poubelles
la terre est plus ou moins sèche à tout accueillir
la parure d’une fleur sauvage rappelle Jésus"

Le dernier quatrain plus concret dans ses images détonne mais agréablement.

   hersen   
15/7/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Palrider,

C'est dit et ce n'est pas dit, c'est évident et c'est sous-entendu, à l'heure qu'il est, je ne sais pas encore si je vais me refaire deux?, ou bien trois ?petites autres lectures.

bon, des évidences, des chapelles Fistine à encarter les cuistres, celle-ci, je ne suis pas sûre de m'en remettre tant elle est si bien trouvée !

Tout au long, une touche touche à tout d'amer, une plume qui chatouille la conscience, rien rien n'est jamais acquis, ni absolu;

Il y a un rythme qui embarque le lecteur, finalement, il se laisse faire et tout à coup, il se dit, éh, oh, là, c'est moi qui commande, c'est ma lecture ! alors, en transe, il réagit, non, faut que je recommence depuis le début, là, ça va trop vite.
Faudrait pas qu'on me cache des choses.
mmmhh

Un super moment de lecture, quand dérision et poésie font si bon ménage, on n'est pas loin de toucher le haut.

   Vanessa   
16/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé cette immersion dans l'art abstrait.
Un exercice difficile et vous nous offrez de la couleur et du visuel.
Et j'ai aimé la fin avec ce "Et pourtant..."
Bravo.

   Donaldo75   
17/7/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Palrider,

Le moins qu'on puisse dire, c'est que tu me surprends à chaque poésie. En plus, je t'ai découvert nouvelliste déjanté et je te retrouve poète déjanté. Au moins, il y a un dénominateur commun, le manque de jante.

Ce poème, mon vieux, il est terrible ! aurait dit un célèbre chanteur amateur de coucous.

Je ne peux pas dire que tu es avare d'images, de symboles, d'adjectifs. Au contraire, chez toi, il y a pléthore de tous ces articles indispensables en poésie. Tu ne t'économises pas (ton lecteur non plus).

"où l'orchidée sauvage se reflète au printemps
où la pomme qui roule serpente sur la mousse
où le bonheur est à crédit et jamais remboursé
où la douceur d’un drame sonnera la vraie libération"

La poésie est réelle, elle m'a plu, même si elle m'a coûté une boite d'aspirine et une révision de mon cortex cérébral.

Bravo !

Don


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