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Poésie libre
Palrider : Ses yeux noirs [Sélection GL]
 Publié le 07/09/18  -  8 commentaires  -  1105 caractères  -  112 lectures    Autres textes du même auteur

Une absence bien présente.


Ses yeux noirs [Sélection GL]



Balancer jusqu’aux cieux les hosties périmées

Glacer la libido des sirs pervers fouineurs
monter en mayonnaise les ego à la noix
caréner en terre vierge le bateau de Noé

Siphonner les sous-sols, convertir en breloques
tout ce qui faisait sens le transformer en fiotte
planifier la laideur des chairs que l'on déchire

Plumer ras les captifs des patrons sanctifiés
licencier sans motif nouvelle voie actée
carrelez les hôtels où vous serez saignés

Rejeter à la mer les amours avortés
fuir tous ces voiliers voguant en italique, allant brûler leurs ailes au ciel des tropiques
salués par ces palmes fouettant l'horizon

Flâner dans une lande au vert énergétique
cottage sous la bruine où paissent des moutons
au loin, un rayon pâle perce le lourd ciel noir

Attendre la visite de cette mystérieuse
une fille aux yeux noirs, fiévreux, envoûtante
nul ne sait d'où elle vient, du haut de cette pente

Préparer un bon feu et qu'elle hante les lieux.


 
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   Eclaircie   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Un poème au rythme quasi régulier, aux paragraphes bien découpés et presque réguliers aussi.
Le fond assez iconoclaste et engagé est savoureux, le style mêlant le savant et le plus simple.
L'utilisation des verbes à l'infinitif, peut évoquer un "impératif" mais en plus doux.

Et cette mystérieuse ? on la devine, on l'entrevoit, c'est peut-être la mort ou pas.
J'aime beaucoup le vers :
"une fille aux yeux noirs, fiévreux, envoûtante" avec les deux adjectifs, en incise, qui se rapportent l'un au sujet, l'autre au complément.

Si le poème ne présente pas toujours de rimes, il comporte des assonances, toujours bien trouvées et placées.

Merci du partage,
Éclaircie

   Vanessa   
18/8/2018
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,
Tout ce que je peux dire de ce texte c'est que le narrateur a bien des choses à faire dans l'attente de ces yeux noirs.
Le problème est que je ne comprends pas bien quoi. On a l'impression qu'il s'active pour combler le vide mais que ces actes n'ont pas de sens.

   izabouille   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
C'est intéressant cette manière de débuter par des verbes à l'infinitif, j'ai bien aimé. Ne faudrait-il pas mettre "Carreler les hôtels..." plutôt que "Carrelez les hôtels" pour unifier le texte, ou alors c'est fait exprès.
Ensuite, il y a "une fille aux yeux noirs, fiévreux, envoûtante". Si j'ai bien compris que ce sont les yeux qui sont fiévreux et la fille qui est envoûtante, ça accroche un peu cette succession de masculin/féminin.
Sinon votre poésie est pleine de mélancolie et de tristesse, c'est surtout très sombre, l'ambiance est lourde et un peu déprimante... J'ai moyennement apprécié

   MonsieurF   
23/8/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Un texte qui me laisse une impression en demi teinte. D'un côté j'ai aimé cette attente, attente d'un amour passé ou futur. Il y a de belles trouvailles: "fuir tous ces voiliers voguant en italique, allant brûler leurs ailes au ciel des tropiques
salués par ces palmes fouettant l'horizon "

ou "tout ce qui faisait sens le transformer en fiotte
planifier la laideur des chairs que l'on déchire "

mais la répétition de verbes à l'infinitif au début de chaque strophe à quelque chose d'agaçant, presque pénible.

Bref, j'aime bien, mais je n'arrive pas à me défaire de ce côté désagréable.

   JcJaZz   
7/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Les yeux noirs" comme la face sombre, obscure, noire de l'homme, ses dérives mortifères, sa perte d'altérité, son désamour de lui-même et des autres, la perte de discernement, de raison, de sens, ...
Des dérives / folies / renoncements / non sens comme des péchés capitaux (verbe à l'infinitif) puis même la mort ("fille aux yeux noirs") est sans aboutissement, sans quiétude, sans espoir car elle en est l'incarnation
J'ai beaucoup aimé les images dures vraies cinglantes presque cruelles mais qui demeurent poétiques
Merci

   hersen   
7/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
c'est un poème que je trouve assez difficile. Il me semble véhiculer beaucoup de colère, qui elle-même est souvent le paravent de la souffrance.
Mon sentiment, à la fin du poème, quand on arrive à la mort qui paraît douce, ou en tout cas confortable dans un îlot de verdure, avec ce terrible "et qu'elle hante les lieux", j'ai l'impression d'un narrateur fatigué, usé de toutes les vicissitudes de la vie, des injustices, des marche-ou-crève, et qu'en fin de compte, devant un bon feu, il se dit "tout ça pour ça ?

Ce n'est pas un poème que j'aime, au sens ou il m'est agréable de le lire, mais c'est un écrit qui interpelle par ce qu'il y a d'humain en nous. par nos interrogations, aussi.
C'est un texte dense.

merci de cette lecture.

   papipoete   
8/9/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour Palrider
le héros est fébrile, et passablement en colère ; rien sur Terre ne trouve grâce à ses yeux !
Seule importe la venue de cette " merveilleuse aux yeux noirs " .
NB sans voir exactement qui porte ce " regard noir ", il peut s'agir d'un mal qui ne fera que passer, ( le héros attend sa visite et non la venue )
Ce sera peut-être une envoyée du Diable, puisqu'il faudra préparer un feu ... pour qu'elle hante les lieux ! et se régale au passage de ces " hosties périmées " !

   Zoe-Pivers   
8/9/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Palrider

L’obsolescence programmée d'une vie embrassant moult jougs.

Les verbes d'actions sonnent comme une chic liste de choses à faire.

"carrelez les hôtels où vous serez saignés " : sacrifiez-vous sur l'autel, creusez votre tombe...

Les vers sont envoyés comme des uppercuts.

Puis changement de ton et d'ambiance : "Flâner", "cottage" on recharge les batteries, on se met au vert énergétique ;
Et pourtant ça sonne comme faux : Où paissent des " moutons "
Arrive une lueur, d'espoir ? : " au loin, un rayon pâle perce le lourd ciel noir "

Mais quand on est sur une mauvaise pente... Passant du faux à la faux, on ne fait que changer d'enfer. Quitte à choisir la mort semblerait même plus séduisante.

" Une absence bien présente " : La conscience ?

Voilà comment j'ai lu ce poème, mais je suis souvent à l'ouest (mon goût pour les couchers de soleil), aussi ai-je hâte de connaître la version de l'auteur.

J'ai beaucoup aimé la voie actée, l'image des voiliers, les uppercuts, le mystère.

Merci pour ce moment


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