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Poésie classique
papipoete : L'arbre aux abeilles
 Publié le 08/02/14  -  14 commentaires  -  819 caractères  -  305 lectures    Autres textes du même auteur

Ma maison était teintée du vert d'un végétal qu'il fallut hélas lui ôter.


L'arbre aux abeilles



La vigne vierge étreint les murs
De la maison qu'elle colore
En vert, d'avril jusqu'aux blés mûrs,
Puis en pourpre quand meurt la flore.

Elle est aux yeux ravis l'écrin
D'un humble berceau de famille
Où jadis on cardait le crin
Entre deux bols de camomille.

Mais serrant si fort son corset,
La belle délabre la pierre
Qu'il faut libérer du lacet
Retors de la rude guêpière.

Tout nu semblera mon logis
Lorsque choiront feuilles et branches
Au pied de ton cep ; yeux rougis,
Je réajusterai mes manches.

Qu'un vif brasier t'emporte au ciel
Soufflé par Vulcain en sa forge !
Au mur suinte l'or de ton miel,
Au sol perle un sang de ta gorge.



Pierre


 
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   KIE   
27/1/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est du travail que d'arriver à faire aussi simple.
Je regrette l'antépénultième vers qui rompt un peu le rythme du poème. Il n'est pas dans le même registre.
La troisième strophe me plaît particulièrement.

   socque   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai bien aimé ce récit (car il y a une histoire) tout simple. La vie telle qu'elle est, menue et formidable. Chapeau pour les deux derniers vers touchants et sonores ! En revanche, le crin et la camomille arrivent là comme un cheveu sur la soupe pour moi, j'ai l'impression qu'ils sont appelés par la rime.

   Anonyme   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bonjour papipoete. Je vais commencer par ce qui fâche. La prosodie classique, sauf erreur de ma part, subit ici une entorse car l'avant-dernier vers comporte 9 syllabes ;
Au/ mur/ su/in/te/ l'or/ de/ ton /miel...

Je crois savoir que les correcteurs vous ont proposé la catégorie classique. Ils n'ont pas dû remarquer ce vers.
Pour le reste, à part quelques rimes qui semblent un poil forcées, particulièrement la camomille, je trouve bien tourné ce poème ô combien bucolique... et j'ai une préférence pour ce joli quatrain :

Mais serrant si fort son corset,
La belle délabre la pierre
Qu'il faut libérer du lacet
Retors de la rude guêpière.

Une belle métaphore, il fallait y penser.

Dans la situation catégorielle actuelle je ne peux décemment pas y mettre une appréciation mais je reviendrai à votre texte dès que l'affaire sera réglée... A plus tard

Edit : On m'informe en coulisse que suinter (selon Littré) accepte la synérèse, soit Suin/ter.


Edit 2 : OK, je me suis planté, "suin/ter" se prononce bien ainsi même chez Sorgel. C'est l'exception qui confirme la règle des mots en "uin". Je retire donc ce que j'ai dit en m'excusant platement auprès de l'auteur et des correcteurs, et me battant la coulpe je gratifie ce poème d'un TB avec un p'tit moins pour les rimes un peu forcées.

   Anonyme   
8/2/2014
Bonjour Papipoète

Ce joli poème est un bijou .
L'écriture est fluide et soutenue, la métrique impeccable, les rimes riches, l'ambiance bucolique.

"Elle est aux yeux ravis l'écrin
D'un humble berceau de famille
Où jadis on cardait le crin
Entre deux bols de camomille."

Ce délicieux quatrain nous rajeunit d'un siècle.

"Au sol perle un sang de ta gorge."

Cette 'image, apparemment dictée par la rime, est néanmoins très visuelle.

Merci Papipoète. Vous l'êtes incontestablement.

   Pimpette   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est parfait!
ça chante et ça nous ravit!...
j'aime cette leçon de simplicité qui n'est ni gnan gnan ni cul cul

"Mais serrant si fort son corset,
La belle délabre la pierre
Qu'il faut libérer du lacet
Retors de la rude guêpière."

   Anonyme   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pour très bien connaître une maison ainsi parée, et proche de la nature, je viens applaudir ce poème.
Autant le choix des mots, le rythme, le fond, tout y est en harmonie pour évoquer cette (trop) belle parure des murs.
J'aime beaucoup le titre, aussi, tant il est vrai que les abeilles adorent la vigne vierge, et reste toujours au seuil de la maison, ne s'aventurant jamais dans nos logis, trop éprises et enivrées de cette vigne.
On ne peut plus faire le traditionnel feu dans le jardin, dans ma région. Pourtant c'était des moments intenses, aussi. La fin de branches, de rameaux, de ramures, mais des cendres pour en aider d'autres à grandir.

Un poème qui m'a enchantée, merci.

   Hananke   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Papipoete

J'ai du faire de-même, il y a quelques années : la vigne vierge
est belle mais envahissante et dégrade effectivement les murs.
J'en avais écrit un petit truc également :
Un fleuve grimpe sur le mur
Entre les yeux, miroirs d’azur,
Du crépi puise le délice.
etc...

Sur le poème lui-même :

De belles images dans l'ensemble mais des vers manquant
de fluidité et quelques facilités à la rime :
famille/camomille logis/rougis.
De plus si la vigne vierge est verte au moins jusqu'en septembre
il me semble que les blés sont mûrs bien avant.

J'aime bien le quatrain du corset.

Dans l'ensemble un petit poème qui se lit avec plaisir
mais sans atteindre les sommets ... de la vigne vierge.

Bien à vous.

Hananké

   pieralun   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Papipoete,

Tu as su m'émouvoir sur les liens étroits d'une vigne vierge et d'une maison.
J'ai adoré la comparaison vigne- guêpière, corset.

Tu as su t'arracher aux classique alexandrins

Tu as su sortir des thèmes mille fois abordés, ton poème est original.

L'ensemble est fluide, rythmé, léger et extrêmement esthétique.

Que rajouter......

   senglar   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Papipoète,


C'est beau, c'est très beau... comme la majeure partie de ce que vous faites, Papipoète :)

"La vigne vierge étreint les murs"... Que n'avez-vous laissé mourir votre logis de sa passion. Oh !... Assassiner une vierge en guêpière, miel et sang mêlés ! Les larmes et le feu.
Shakespearien plus que Cornélien !
Non ?
Pour les racines vous les avez tuées.
Ben oui quoi !
Lol
Sniff
:D

brabant

   PIZZICATO   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème me plaît bien, parceque je suis résolument hostile au fait de tailler ou supprimer des arbres ou des plantes sauf contrainte absolue.
Il me plaît surtout car il exprime l'idée avec simplicité, sans grandes envolées littéraires, mais de fort belles images.
" Mais serrant si fort son corset,
La belle délabre la pierre
Qu'il faut libérer du lacet
Retors de la rude guêpière" : anthropomorphisme plaisant et original !

   Miguel   
8/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le futur de "choir" ne serait-il pas "cherront" ( ... et la bobinette - ou la chevillette- cherra). Ce petit poème plein de sensibilité parle au coeur. Les images évocatrices donnent à voir. Le regret résigné est une leçon de sagesse.

   troupi   
9/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Faire un poème, si joli de surcroît, avec un tel sujet c'est une performance, en tous cas de mon point de vue. Comme plusieurs je trouve le 3eme quatrain extrêmement bien trouvé, mais les autres sont aussi excellents. Bravo pour ce petit morceau de classique.

   Ioledane   
11/2/2014
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J’aime beaucoup la métaphore filée au long de ce poème (en particulier le corset et la guêpière), et cet hommage à la vigne vierge ancestrale, témoin d’un riche passé mais qu’il a fallu détruire.

Le troisième quatrain est particulièrement réussi, avec le corset / guêpière et l’audacieux rejet sur « Retors ».

Seul le dernier vers m’a légèrement perturbée, pour deux raisons : d’abord, l’article indéfini semble assez curieux pour accompagner le sang (mais nombre de pieds oblige) ; ensuite, le verbe perler me paraît mal approprié ici, il me semble que le sang ne sourd pas du sol, il coule dessus, ce n’est pas la même chose.

Petite remarque aussi sur le titre, il n’est pas question d’abeilles dans le texte et cela interpelle.

L’ensemble est néanmoins très bien vu et construit.

   melancolique   
15/2/2014
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

C'est un très beau texte, les images sont vraiment bien trouvée, j'adore surtout la première strophe et :

"Mais serrant si fort son corset,
La belle délabre la pierre
Qu'il faut libérer du lacet
Retors de la rude guêpière."

Un texte qui raconte toute une histoire en quelques vers, c'est bien réussi, bravo!

Au plaisir de vous relire.

   Dyonisos   
6/3/2014
Commentaire modéré


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