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Poésie classique
pieralun : La gardienne
 Publié le 11/11/11  -  9 commentaires  -  746 caractères  -  285 lectures    Autres textes du même auteur


La gardienne



Quand le réel combat l'imprécis du sommeil,
Que l'âme se rassemble aux portes de l’éveil,
L’aube de ma raison est une aube craintive :
À tout autre que moi ma geôlière est rétive.

Je la sais là, si près, dans son simple appareil.
Elle jouit d’un charme à nul autre pareil ;
Me lassant quelquefois d’une étreinte passive,
Parfois me fascinant dans sa grâce obsessive.

Certes, de son désert, à perdre la raison
J'ai chéri le repos : trouble était la saison
Où l’amour, l’amitié, sombraient dans l’habitude.

Depuis, de mon logis elle a franchi le seuil,
De tous ceux que j’aimais elle a porté le deuil ;
Dans mon lit, chaque nuit, veille la solitude.


 
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   socque   
28/10/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ah, joli... J'aime bien la description en demi-teinte pour en arriver à la révélation finale. Une expression nette, une bonne progression, cela me plaît. J'aurai un bémol sur les rimes : elles sont amplement suffisantes, me semble-t-il, mais présentent trop souvent à mon goût des couples attendus : "sommeil"/"éveil" notamment, "passive"/"obsessive", "habitude"/"solitude"... Cela ronronne trop, pour moi. Cela dit, je reconnais qu'on est pile dans le sujet, dans la paix tristounette de l'esseulement.

   Anonyme   
29/10/2011
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Je vois que c'est un sonnet mais les rimes des deux premières strophes ne devraient-elles pas être des rimes embrassées?

``Elle jouit d’un charme à nul autre pareil`` ; ce vers ne me semble pas avoir le bon nombre de syllabes et il boite à l'hémistiche.
La répétition d'un mot ne me semble pas permis (raison) et (aube)

``Quand le réel combat l'imprécis du sommeil,``il me semble qu'il manque un verbe, le sens est ambigüe.
Mon resenti est qu'il me semble que la raison est la faculté pensante à l'intérieur de nous qui nous permet de connaître, de juger et d'agir conformément à des principes. Ici la raison est comme une personne distincte et c'est d'Alembert qui a dit: La raison finira par avoir raison et j'ajouterai du je de ce texte. La raison n'est tout de même pas la cause de tout ce qui nous arrive.
Bon! je n'ai pas accroché ni pour le fond ni pour la forme. Désolée.

   wancyrs   
6/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien
Toute la beauté du sonnet se retrouve dans ces quelques lignes ; créer le suspense et le maintenir jusqu'au dernier mot. cruelle qu'elle peut être, la solitude engendrée par la perte des êtres qu'on chérissait, des amis. Et si on sait combien il est difficile de se faire de "vrais" amis, alors on ne peut que pleurer avec ce texte les temps anciens.

   Miguel   
11/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Quoique les rimes des quatrains du sonnet doivent être embrassées, le choix de cette irrégularité : des rimes suivies, me semble ici judicieux, par la sorte d'apathie et de monotonie qu'il crée : tout à fait celles d'une suite de jours dans la solitude, où l'on a l'impression qu'il ne se passe rien.
J'aime le dépouillement de ce texte, son ton mélancolique, et cette équivoque qui n'est levée qu'à la fin. J'aime l'évocation racinienne du "simple appareil", la réminiscence malherbienne du "à nul autre pareil" (on est classique, enfin quoi !), et je n'émets de réserve que sur l'emploi de "imprécis" comme substantif : je ne le perçois pas bien. Les rimes sont convenues, certes, mais cela n'enlève rien à la qualité de l'expression ("La rime est une esclave et ne doit qu'obéir" : elle ne va pas se mettre à commander, celle-là !)
Le vers 6, critiqué, est à mon sens irréprochable dans sa
métrique.
Enfin, cette solitude au "charme à nul autre pareil" pour l'auteur me fait adresser à Pieralun cette pensée de Victor Hugo (dans "Choses vues") pour qui "La solitude est bonne aux grands esprits".
Enfin un texte clair et accessible à ma petite intelligence : j'en redemande.

   Anonyme   
11/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Salut Pieralun ! Un très bon sonnet pour décrire cette gardienne que je fréquente depuis quelque temps déjà. Une gardienne avec qui l'on se doit parfois de composer mais qu'on finit par amadouer au point de s'en faire une alliée sinon une amie. Tout ceci ressort parfaitement dans ce texte ô combien mélancolique mais pouvait-il en être autrement ? Si le sujet par définition est un peu sombre, l'écriture est belle et claire ; seul l'"imprécis" du premier vers me chagrine un peu... Peut-on l'employer comme substantif ?
Les rimes non embrassées des quatrains sont assez peu couramment utilisées tel quel mais il existe maints exemples de cette forme dans la poésie classique. Enfin tu as su nous amener au dernier vers pour nous dévoiler l'identité de cette gardienne, la solitude ici fort bien traîtée... Merci pour ce beau poème !

   brabant   
11/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pieralun,


Il a de l'allure, ce sonnet, beaucoup d'allure et de tenue. Et j'ai sursauté quand j'ai lu le dernier mot : "solitude" !... parfaitement ménagé.
Du coup je suis allé voir l'incipit, tout petit, je l'avais pas vu : "..." Hé hé, pas mal non plus.

J'aime :

- tout le premier quatrain
"... l'âme se rassemble aux portes de l'éveil,/(bien : "se rassemble")
L'aube de ma raison est une aube craintive :/(bien observé)
A tout autre que moi ma geolière est rétive."(bien : geolière rétive... aux autres)

- le second est plus délicat à saisir au premier abord ; il nécessite que j'y retourne.
"à nul autre pareil" est une tournure connotée
Pourquoi "sa grâce obsessive" me plaît-elle alors que ça crisse et siffle. J'ai appris 'obsessif'

- la deuxième partie du 1er tercet est terrible :
"... trouble était la saison
Où l'amour, l'amitié, sombraient dans l'habitude."
Ô l'homme, ô la femme qui éprouvent cela !... Que l'amour jamais ne devienne devoir !

- Enfin je relève le vers :
"De tous ceux que j'aimais elle a porté le deuil"


Implacable compagne que cette "solitude" qui a le toupet de la respectabilité ! Le titre prend tout son sens : "La gardienne"...

Bravo pour ce sonnet !

   Anonyme   
12/11/2011
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oui. Je finis le poème avec Moustaki en tête. (avec sa geôlière en allégorie de la solitude).
Je trouve le choix des rimes en "eil" osé. Je crois qu'on les connaît toutes. Alors, côté surprise... Et pour terminer sur les rimes, je trouve "raison/saison" 2pieds/2pieds et "deuil/seuil" 1pied/1pied trop proches.
Je le dis pour un sonnet. (qui exige plus d'exigences)
Sur le fond, j'ai bien aimé la juxtaposition amour/amitié. (Quelle douce équivoque !). Je me suis demandé à quel point la plénitude du vécu avait eu son importance dans l'écriture. (En tant que lecteur, j'aime à me demander à quel point l'auteur et le narrateur s'imbriquent).
Je trouve le sentiment éprouvé bien retranscrit, avec même une pointe de fatalité sur son devenir ; c'est sobre, d’un ton juste, et c'est profondément humain.
Merci.

   Charivari   
13/11/2011
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Désolé, je n'ai pas trop accroché.

Parce que lorsque ça démarre, on a l'impression d'avoir affaire à une réflexion philosophique, voire métaphysique, puis ça bascule vers le réalisme, l'étude de moeurs, mais le classique ne se prête pas bien à ce genre, et le tout me paraît emprunté. Bref, ça sonne faux, pour moi.

dommage, parce que la prosodie est bonne et le sujet était intéressant, mais le fond est selon moi en désaccord avec la forme, et le texte rate sa cible.

   Anonyme   
27/11/2011
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ma ptite Pierre d'Alun...
J'aime bien ton style, mais j'ai toujours des soucis avec certains tics que tu as... vers 3&4 2è quatrain qui s'enchainent avec un peu de dureté, certainement la faute aux sonorités qui clashent. Et j'ai ça partout... grrr... du coup au niveau rythmique ça coince en ce qui me concerne, c'est trop difficile à l'oral pour le sujet. C'est moins marqué sur les tercets, mais tout de même...
Du coup, l'émotion en pâtit toujours un peu :/

   Anonyme   
7/12/2011
Commentaire modéré


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