Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Chansons et Slams
PIZZICATO : Andalucía, un vieil homme te chante
 Publié le 10/05/18  -  21 commentaires  -  2168 caractères  -  322 lectures    Autres textes du même auteur

De l'homme déraciné.


Andalucía, un vieil homme te chante



Texte, musique, chant : Pizzicato Yves Alba
https://ahp.li/050f3d222520c55c09e1.mp3


Andalucía
Un homme chante dans le soir
il nous parle de toi.
Un homme chante ;
de ma fenêtre j’écoute sa voix.
Il nous dit, de sa patrie, qu’elle est si belle.
Il te dit combien il a le mal de toi.

Andalucía, près des murailles de Niebla
il coule au fil du temps,
El Río Tinto, le fleuve couleur de soleil levant. (1)
Un enfant court le long des rives rouges.
Cet homme se souvient d’où il est né.

Les fleurs sur les murs blancs des villages
parfument le cœur, caressent les yeux.
Tes forêts d’oliviers aux feuilles d’argent,
tes jardins, tes palais aux reflets d’Orient,
ta grandeur éblouit
mais oublie bien de tes enfants.
Vierge d'el Rocío,
sont-ce bien des perles, ou des larmes, sur ton beau manteau ? (2)

Andalucía
Quand la misère et puis la faim
étouffent trop le cœur,
quand on n’attend rien,
plutôt que de subir on cherche ailleurs.
Un homme, un jour, a décidé l'échange de son pays
contre un peu plus d’espoir.

Comme elle était belle sa Malagueña
aux cheveux de nuit, au regard de soie.
À Séville, les filles danseront toujours.
Il entend résonner dans son cœur trop lourd
les guitares enchantées
des gitans du Sacromonte.
Comme une sentinelle, l’Alhambra
veille sur la ville et sur la sierra.

Andalucía,
la voix s’est perdue dans la nuit, l’homme s’en est allé.
L’homme qui chante,
je sais que je ne l’oublierai jamais.
Il m’a laissé l’envie de te connaître.
Bientôt je viendrai te parler de lui…

Ce soir je m’endors dans tes bras, Granada.



(1) ''Le fleuve coloré''. Ses eaux sont rouges en raison du sol contenant du minerai de cuivre.
(2) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pèlerinage_d%27El_Rocío


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
27/4/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
difficile de commenter une oeuvre, dont chaque mot, note est étincelant !
Cet homme qui s'agenouille devant la Vierge d'el Rocio, a tant à lui dire éploré, lui parler de son enfance, de son village natal et surtout de Malaguena si belle " aux cheveux de nuit au regard de soie "
NB la chanson avec sa musique envoûtante, ré hausse la beauté du texte, et les mots me manquent pour dire mon plaisir ici !
papipoète

   leni   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour mon Ami YVES
Auteur compositeur interprète tu nous offres une petite merveille Cette
seconde version est plus douce plus tendre Elle met une fois de plus dans le mil de nos sentiments Sans excès sentimental tu chantes le sobre
Dieu que c'est beau!!!

Un homme chante ;
de ma fenêtre j’écoute sa voix.

Il te dit combien il a le mal de toi.

Cet homme se souvient d’où il est né.

Un homme, un jour, a décidé l'échange de son pays
contre un peu plus d’espoir.

Comme elle était belle sa Malagueña

Il m’a laissé l’envie de te connaître.
Bientôt je viendrai te parler de lui…

Tout est dit Je suis sous le charme celui que tu crées avec ton talent
Quelle chance j'ai que tu sois le couturier d'une quarantaine de mes textes

MERCI mon AMI LENI

   Luz   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour PIZZICATO,

C'est vraiment très beau, le texte et la musique qui vont si bien ensemble ; j'adore.
Je ne connais pas l'Andalousie, mais ce poème, cette chanson, donne envie de découvrir cette, sans doute, si belle région.

"Comme elle était belle sa Malagueña
aux cheveux de nuit, au regard de soie.
À Séville, les filles danseront toujours.
Il entend résonner dans son cœur trop lourd
les guitares enchantées
des gitans du Sacromonte."

Magnifique passage.

Merci.

Luz

   Robot   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Un texte ou la VPA respire en même temps que la composition musicale. C'est très beau.

J'aime bien la tonalité du chant.
Le texte possède de bonnes images.

"le fleuve couleur de soleil levant."
"Les fleurs sur les murs blancs des villages
parfument le cœur, caressent les yeux."

Une quatrième strophe qui offre une belle transition.

   Alexandre   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Yves... Ce vieil Andalou qui s'exprime à travers tes paroles, ta musique et surtout ton interprétation c'est plus qu'un vieil Andalou exilé qui revit sa jeunesse sur les rives du Rio Tinto, qui revoit Séville et la belle Malaguena aux regard de soie, c'est aussi le sort de tant d'autres qui un jour tentent l'aventure...

Quand la misère et puis la faim
étouffent trop le cœur,
quand on n’attend rien,
plutôt que de subir on cherche ailleurs.
Un homme, un jour, a décidé l'échange de son pays
contre un peu plus d’espoir...

Quoi qu'il en soit, et qui que soit l'immigré en question, ton vieil Andalou ne pouvait pas me laisser de marbre et c'est avec un Passionnément retrouvé au fond de ma besace que je te félicite et te remercie très sincèrement.

   bipol   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
bonjour Yves

il me semble bien l'avoir lue et écoutée ailleurs dèjà

toute ta sensibilité artistique

est dans cette magnifique chanson

les accents et la mélopée de ce sud qui t'habite

que dire de plus que j'admire ton art

un très grand bravo

   Lulu   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Pizzicato,

J'ai bien aimé ce texte qui chante une région que je n'ai jamais visitée, mais qui est fort belle dans mes représentations.

La chanson est belle, et je parle essentiellement du texte qui me parle plus que le reste. Les descriptions sont vraiment très belles. J'ai aimé, par exemple, l'image de cet "enfant [qui] court le long des rives rouges"... ou encore ces "forêts d'oliviers aux feuilles d'argent"...

J'ai aimé que vous ne chantiez pas que la beauté, mais aussi les contrastes.

J'ai beaucoup aimé ce passage, ainsi que dans le chant : "sont-ce bien des perles, ou des larmes, sur ton beau manteau ?" Peut-être est-ce la longueur du vers qui lui donne ainsi de l'ampleur dans le chant ? Je l'ai trouvé plus fluide et plus parlant que le reste.

Quant à la mélodie, à proprement parler, je la préfère à la fin. C'est comme si la dernière partie avait pris plus de liberté pour prendre en hauteur et me laisser porter.

Bonne continuation.

   Cristale   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quel talent !
Ecouter, lire, réécouter et relire encore et n'avoir plus rien à dire ni à redire sauf : c'est beau ! Merveilleusement beau !

Andalucia,
un homme
chante pour toi
et il se nomme
Yves Alba


Bravo et merci !
Cristale

   Hananke   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonsoir

Un très beau texte, une très belle musique : que demander de plus ?

Je trouve que l'ensemble ressemble au concerto d'Aranjuez de Rodrigo
très bien chanté en français par Richard Anthony.

Que dire de plus : rien, juste écouter.

   Ithaque   
10/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Hello Pizz'Yves

D'abord la standing ovation pour l'effet produit, dès l'attaque de l'intro ( création de l'atmosphère), et qui reste si gustatif jusqu'à la fin du morceau!
Cependant ce que j'apprécie le plus est le travail d'élaboration artistique que tu as dû mettre en oeuvre, patiemment, pour concocter ton opus jusqu' à la réussite.
Enfin, je t'avoue mon dépit ( bouhhh! pabôô ! hi hi ) de ne pas l'avoir chanté en duo avec toi.
Atchaou et bravo again !
Dom

   Dolybela   
14/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je suis actuellement en Andalousie, j'ai vu Grenade, Séville, les montagnes, les chants, tout et votre texte résonne profondément avec ce que j'ai sous les yeux. Je n'ai pas encore écouté la musique mais le ton renferme la grandeur de l'Andalousie et la mélancolie de l'exil. Il donne envie d'écrire, aussi, pour voyager parce que ce texte est déjà en lui un voyage, peut-être le plus beau à faire. Merci du fond du coeur pour ce poème dont j'attendais la publication avec impatience rien qu'au titre.
C'est une ode à la différence, à l'autre, à sa culture qui résonne malgré tout en nous puisque parfois dans le poème, j'ai eu l'impression que c'était vous, ce vieil homme qui chante. Beaucoup d'émotion mais délicate, amenée si finement que le coeur se laisse bouleverser. Je file écouter la version chantée.

   Eclaircie   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pizzicato,

Je suis (moi aussi) tombée sous le charme de cette très belle chanson.
Paroles et musique se marient harmonieusement.
Le thème principal, la nostalgie de la terre natale personnifiée est servi par des paroles à la fois douces et percutantes.
La toile de fond, les drames précédant cet exil complètent le tableau.

Bravo et merci pour ce partage.

   jfmoods   
11/5/2018
L'anaphore ("Un homme chante") berce la nostalgie des origines.

L'auditeur se voit propulsé dans le cocon sensuel de l'Andalousie (apostrophe : "il nous parle de toi", discours indirect : "Il nous dit, de sa patrie, qu’elle est si belle", ouïe : "j’écoute sa voix", "Comme elle était belle sa Malagueña", "Il entend résonner [...] les guitares enchantées", "la voix s’est perdue dans la nuit", vue : "le fleuve couleur de soleil levant", "le long des rives rouges", "les murs blancs des villages", "ta grandeur éblouit", "aux feuilles d’argent", "cheveux de nuit", "regard de soie", toucher : "caressent les yeux", odorat : "Les fleurs [...] parfument").

Autour du chanteur replongé dans le passé ("Un enfant court", "Cet homme se souvient d’où il est né"), personnages ("Vierge d'el Rocío", "des gitans du Sacromonte") et décors ("près des murailles de Niebla / il coule au fil du temps, / El Río Tinto", "tes jardins, tes palais aux reflets d’Orient", "Séville", "l’Alhambra", "la sierra") s'animent, s'invitent au bal du souvenir.

Le poème est baigné de l'infinie tristesse de l'exilé (entête : "De l'homme déraciné.", subordonnée indirecte : "combien il a le mal de toi", question : "sont-ce bien des perles, ou des larmes, sur ton beau manteau ?"), de celui que le sort contraire a condamné à risquer ailleurs sa chance (marqueur d'intensité : "oublie bien de tes enfants", allégorie : "Quand la misère et puis la faim étouffent trop le cœur", troc impossible : "l'échange de son pays contre un peu plus d’espoir").

Par le miracle du chant, ce monde ibérique, jusqu'alors fantasmé par l'oreille, va se muer en voeu de prospection ("Il m’a laissé l’envie de te connaître.") et, comme en écho, en soif d'intimité (allégorie : "Ce soir je m’endors dans tes bras, Granada."), de confidence (futur : "Bientôt je viendrai te parler de lui…").

Merci pour ce partage !

   Hiraeth   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je n'ai pas grand chose à ajouter aux commentaires, peut-être celui-ci sera-t-il modéré, mais je voulais juste joindre ma voix aux compliments. La dernière strophe est ma préférée. "A Séville, les filles danseront toujours" : le fait de savoir que certaines choses ne changeront pas même si l'on n'est plus là pour les voir me procure une étrange consolation...

   Cat   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
¡hola! Pizz'Yves,

Dans son commentaire, Jfmoods dit que l'anaphore ''L'Homme Qui Chante'' berce la nostalgie des origines. J'ai plutôt envie de dire, qu'elle me prend aux tripes, cette nostalgie. Dès l'intro musicale – magistrale intro qui donne tout de suite le la, jusqu'aux notes finales qui me ramènent à Granada - elle me fait fondre en plein vol, m'anéantit dans la majesté d'un sanglot.

Je n'ai pas lu, pas besoin pour comprendre à cœur, juste écouté, vibré au trio musique, voix & paroles mêlées dans une osmose parfaite. La guitare a battu le rappel de la nuit des temps et m'a ramenée en ma terre ancestrale, chaque parcelle de la mémoire de ma peau déracinée attentive à l'éveil des échos douloureusement lointains et si familiers pourtant.

Les paroles, les sons mêlés d'Orient et de musique gitane font la magie de ce chant andalou. Mes mots étrangement intimidés, ne sont pas assez grands, pas assez forts pour te le dire. Et c'est le même effet à chaque écoute, depuis que tu m'as fait découvrir cette chanson en d'autres lieux.

Juste pour le plaisir de citer, ne serait-ce qu'un peu, de ces images qui me parlent tant :
"le fleuve couleur de soleil levant."
"Les fleurs sur les murs blancs des villages
parfument le cœur, caressent les yeux."

Ta chanson remporte le franc succès qu'elle mérite. J'en suis heureuse pour toi et, tu le sais, à plus d'un titre...

Je rêve qu'on puisse un jour l'entendre sur les ondes nationales, tant elle est belle et magnifique. Elle ferait le buzz partout.

Bravo et merci, infiniment merci pour cette belle, très belle réussite que j'aime passionnément +++

Catalina
quasi malagueña :))

   emilia   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Quelle merveilleuse chanson aux couleurs de l’amour, aux accents si touchants pleins de parfums et caresses, de reflets exotiques qui enchantent et qui livrent paradoxalement au cœur de cette magnificence, la détresse humaine, le désespoir de la misère et de la faim qui poussent à l’exil… ; la nostalgie vibre sur les cordes des guitares sévillanes qui pénètrent le cœur, une âme veille en sentinelle sur son trésor à travers le chant de ce vieil homme donnant envie au lecteur comme au narrateur de mieux connaître son histoire… ; un grand bravo à vous avec tout le succès que mérite votre talent…

   virgo34   
11/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour. Je n'ai pas grand-chose à ajouter après ces commentaires élogieux bien mérités que je viens de lire. Et quand je vous aurai dit que mon grand-père maternel est né à Séville, vous comprendrez mieux mon émotion à la lecture de ce poème tout en douceur et en couleurs.
On y ressent la ferveur religieuse du peuple andalou que l'on retrouve dans les processions, surtout celles de la Semana Santa et du Rocio, et sa chaleur. J'y ai retrouvé la campagne pittoresque, cette mer d'oliviers qui a fait la réputation de la région, ces maisons aux murs blancs et ces palais mudéjars.
J'ai beaucoup aimé aussi cette musique aux accents d'Aranjuez qui convient très bien à l'ambiance flamenca du poème.
Bref, j'ai été ravie de lire ce beau poème. Merci à son auteur.

   PIZZICATO   
17/5/2018

   Louison   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Est-ce la douceur de votre voix posée sur cette musique chaleureuse ou bien la poésie de vos mots qui m'a donnée cette belle émotion ? Je ne sais pas, mais quel bonheur !

Tout a été dit déjà à propose de ce texte et je n'ajouterai rien.

Simplement dire que parfois une mélodie vous touche au coeur et que ça fait du bien.

Merci pour ce moment.

   Marie-Ange   
18/5/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Je n'ai qu'un seul mot "MAGNIFIQUE" ...

Je suis emporté par un magistral raz de marée d'émotion, dès les premiers mots, les premières notes ...

Mille bravos pour cette œuvre artistique somptueuse par son côté remarquable tant par les mots que par la composition dans son ensemble, voix et musique. L'interprétation a une tonalité forte et percutante, qui vous prend aux tripes.

Je retiendrai ces mots :

" Andalucía
Quand la misère et puis la faim
étouffent trop le cœur,
quand on n’attend rien,
plutôt que de subir on cherche ailleurs.
Un homme, un jour, a décidé l'échange de son pays
contre un peu plus d’espoir. "


Mille mercis pour ce moment d'écoute, je me suis attardé bien longuement ...

   Donaldo75   
20/5/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour PIZZICATO,

Je commente assez peu les chansons mais celle-ci est très riche en termes de poésie et d'évocation; du coup, après moult tergiversations, je me suis convaincu de te laisser ces quelques lignes.

Ces quatre vers sont à mon goût emblématiques de ce poème:
"Andalucía
Quand la misère et puis la faim
étouffent trop le cœur,
quand on n’attend rien,
plutôt que de subir on cherche ailleurs."
Il y a de la réelle poésie, une force d'évocation et de la musicalité.

Bravo !

Donaldo


Oniris Copyright © 2007-2018