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Chansons et Slams
PIZZICATO : Je suis le Fou du Roy
 Publié le 01/11/19  -  23 commentaires  -  1953 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Mais puisque Sa Majesté rit
je peux les traîner à mes pieds.


Je suis le Fou du Roy



https://ahp.li/05a6b97d6a2b2d1ada66.mp3
Texte, musique, arrangement, chant : Yves Alba


Toutes les chandelles sont allumées
dans la grand'salle du château ;
les valets vont finir bientôt
de préparer la table immense.
Aujourd'hui, pour Sa Majesté,
il faut qu'on boive, il faut qu'on danse.
Toute la cour doit être là !
C'est l'anniversaire du Roy.

Que les dames sont jolies,
de leur belle robe parées !
Chacune d'elles a grand souci
de bien plaire à Sa Majesté.
Je porte la livrée du Roy,
un grand bonnet fait de papier,
des grelots marquent tous mes pas,
je suis ridicule à souhait.

Moi je suis le Fou du Roy, mais, je suis fou de la reine.
Quand elle est assise près de lui,
un sourire masque son ennui,
moi j'ai envie parfois... parfois.
J'ai envie de perdre la tête
au risque de perdre ma tête.
Ça ne ferait plus rire le Roy
si j'allais un peu trop près d'elle, et si j'osais...

Si ma raison s'égarait,
et si ma main soudain frôlait ses yeux,
Lui, pourrait m'accuser
du crime de lèse-majesté.

Certains beaux princes n'aiment pas
le ton de mes plaisanteries.
Celles qui font rire le Roy
ont quelque goût de calomnie.
D'autres voudraient bien me tuer,
ils redoutent ma perfidie ;
mais puisque Sa Majesté rit
je peux les traîner à mes pieds.

Moi je suis le Fou du Roy, mais, je suis fou de la reine.
Quand elle est assise près de lui,
un sourire masque son ennui,
moi je rêve parfois... parfois.

Elle se lève et vient vers moi.
Je prends sa main, et la cour nous acclame.
J'aime celle qui est, je crois,
Du royaume, la plus belle Dame.
Moi, je suis le Fou du Roy, mais je suis fou de ma reine.


 
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   papipoete   
10/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
chansons et slams
à la cour du Roy, on fête son anniversaire et tout le monde s'amuse, et rit des pitreries du " fou du Roy " sauf celui-ci qui en pince pour la reine ! Il l'aime au risque d'y laisser sa tête si le Roy vient à croiser un signe envers sa mie ; mais que ne ferait pas le fou pour que ce miracle se passe, sans risquer le billot... Il a trouvé, il ferme les yeux et la reine le prend par la main et toute la cour l'acclame !
NB on soupire avec ce fou du Roy, mais follement épris de la reine, qui ne voit qu'elle " sa main voulant frôler ses yeux " .
La fête pourrait tourner au drame, mais un songe empêchera le courroux du Dieu-Vivant, et son fou pourra continuer à aimer platoniquement !
Le chanteur s'en donne à coeur-joie pour enflammer l'ambiance, et recréer le décor de la cour au temps d'un monarque. La musique est guillerette, et le tempo suit chaque moment de belle façon !
papipoète

   Gabrielle   
13/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un texte qui marque une époque...

Mais un parallèle est à faire avec notre époque contemporaine.

Ainsi que les "Fables" de La Fontaine qui décrit une époque et qui étudie la condition humaine, ce texte ne laissera pas le lecteur sans réaction.

Bien à vous.


Gabrielle

   Corto   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette chanson rend une fort belle ambiance. Un peu dans le style du Grand orchestre du Splendid de le belle époque, avec des influences de la "Salsa du démon" réjouissantes.
Le tableau est bien rendu avec des descriptions précises et malicieuses.
On entre volontiers dans l'ambiance de fête:
"Toute la cour doit être là !
C'est l'anniversaire du Roy."

On devient vite complice "je suis ridicule à souhait.
Moi je suis le Fou du Roy, mais, je suis fou de la reine."

La version chantée rend honneur à la qualité du texte. La voix s'impose pour être joliment accompagnée par les instruments.

Bravo à l'auteur. On réclamerait presque de participer à la fête !

   Donaldo75   
20/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J’avoue avoir été surpris par cette chanson ; ce n’est pas que je sois inhabitué au chant de l’interprète dont la voix est reconnaissable entre mille mais j’ai été emporté par la musique, différente de ce que j’ai entendu par le passé. Du coup, je l’ai trouvée marrante, enivrante, digne d’un dessin animé français des années quatre-vingts comme l’était « Le roi et l’oiseau ».

Pour tout dire, je suis sur le cul.

Bravo !

   Pouet   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bjr,

une vraie belle découverte, tant dans l'interprétation que dans la musique et le texte.

C'est une histoire.

Une histoire douce-amère, réalisto-loufoque, une histoire qu'on verrait presque en fantasy ou en dessin-animé.

C'est très visuel, très incarné.

Beaucoup aimé.

Bravo.

   leni   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut AMI
Faut qu'on boive faut qu'on danse C est l'anniversaire du Roy
Moi je suis ridicule avec mon bonnet de papier

Moi je suis le Fou du Roy, mais, je suis fou de la reine.
Quand elle est assise près de lui,
un sourire masque son ennui,
moi j'ai envie parfois... parfois.


oui parfois!!!!!

Si ma raison s'égarait,
et si ma main soudain frôlait ses yeux,
Lui, pourrait m'accuser
du crime de lèse-majesté.

Et puis je prends sa main

Car Car

Moi, je suis le Fou du Roy, mais je suis fou de ma reine.

La suite on l'imagine et tant mieux pour le Fou

Et la musique et le chant De l'inédit superbe Yves tu joues avec un filet de voix et une note aigue souligne le ridicule C'est une chanson
hors du temps où tu t'amuses comme souvent
J'ai passé un moment extra Merci à toi mon Ami
Egal à toi même
Leni

   bipol   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Bonjour PIZZICATO

EXTRAORDINAIRE

Je suis bluffé par ton travail

autant par le texte que par ton enregistrent

J'ai tout de suite pensé à cinéma classique de Oury

avec ses grandes vedettes

tu es vraiment un très bon compositeur interprétée et parolier professionnel nous sommes honorés par ta présence sur ce site

Merci Yves

   emilia   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Sur le ton de la plaisanterie et le prétexte du rôle comique de « Fou du Roy » pour se donner le droit de révéler quelques vérités bien assénées en se jouant du « ridicule de son physique et du grotesque de sa tenue, dans cette cour royale où l’objectif était de plaire et de distraire l’ennui de « Sa Majesté » sans craindre ni la « calomnie », ni la « perfidie », tout en prenant quelques risques car, gare à sa tête si le Roy s’aperçoit que son Fou est épris de sa Reine… ; belle interprétation qui joue avec la voix devenant plus aigüe et pointue sur un rythme de cavalcade qui souligne l’aspect entraînant et enjoué de la scène bien jouée d’une « commedia dell’arte »… : bravo à l’artiste talentueux !

   STEPHANIE90   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bravo Pizzicato !

d'abord plutôt surprise par la musique sur la première strophe, je dois admettre que votre "ritournelle" en l'honneur du Fou du Roy tape dans le mille avec un petit coté calomnieux qui sied à ce bon Roy.
Et que ne ferions nous pas pour :
"J'aime celle qui est, je crois,
Du royaume, la plus belle Dame.
Moi, je suis le Fou du Roy, mais je suis fou de ma reine."

Un joli grain de folie, bravo, c'est clownesque à souhait... et tellement vrai. Merci,

Stéphanie

   Hananke   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir

Toute cette chanson menée grand train est basée sur
Fou du Roy et fou de la reine. On s'amuse bien à suivre l'interprétation
qui nous emporte à toute allure dans les méandres de la cours.
Beaucoup de jeux de mots émaillent ce texte et c'est ce qui me ravit.

Un bon moment d'écoute et de lecture.

   Cristale   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Comment résister à pareille chanson ?
Et quel texte ! plein de l'espièglerie mélancolique de ce pauvre Fou, fou de sa reine...
Le tableau est joliment brossé et les personnages de la cour défilent sous nos yeux.
Quant à l'arrangement musical, c'est un régal de couleurs sonores et de vivacité.
La voix n'est à aucune autre pareille avec son petit grain de sud...
Il me semble avoir lu pas loin d'ici, d'un auteur qui n'a rien d'un ours, :) que "Pizzicato était l'âme musicale d'Oniris". Un compliment largement mérité, c'est certain.
Voilà comment dire en quelques mots, tout le plaisir que j'ai ressenti en écoutant ce morceau de choix...du Roi.

Cristale
qui se ferait bien reine du Fou

(revenue corriger une faute)

   ours   
1/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Pizzicato

Bien plus qu'une chanson, c'est une histoire, une aventure que vous nous proposez. Histoire dont les symboles et rouages sont d'ailleurs aisément transposables à d'autres époques. L'arrangement que vous nous offrez est très riche et illustre parfaitement le propos. Merci pour ce bon moment d'espieglerie et de malice en musique. Un bien joli travail.

Ours

   solo974   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour PIZZICATO,
J'ai tout d'abord adoré le lien musical : il est en parfait accord avec votre poème, et constitue de ce fait un gros plus à mes yeux.
J'ai également beaucoup apprécié le caractère moqueur de certains vers :
"Aujourd'hui, pour Sa Majesté,
il faut qu'on boive, il faut qu'on danse."
"Chacune d'elles a grand souci
de bien plaire à Sa Majesté."
Ils rendent bien compte - de mon point de vue - de l'atmosphère qui régnait à la Cour...
La chute est également admirable en raison du passage de "la reine" à "ma reine".
Un grand bravo et merci pour ce partage !

   Robot   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cette chanson pour son thème m'a rappelé "Le roi a fait battre tambour" qu'interprétait Yves Montand. L'analogie s'arrête là car la musique et l'interprétation de celle-ci sont plus dynamiques.

On lit parfois que le "Fou du Roy" pouvait TOUT se permettre. Cette chanson vient mettre un bémol à cette affirmation. Il y avait des limites et tomber amoureux de la Reine était une frontière extrême.

   troupi   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le fou du roi pouvait se permettre beaucoup de choses mais il y avait des limites à ne pas franchir et c'est fort bien raconté, de manière très amusante et entraînante.
L'ensemble texte voix musique rythme embarque l'auditoire, c'est un signe de qualité incontestable.
Bravo Pizzi.

   Vincente   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
J'ai beaucoup aimé ce qui charpente toute "l'entreprise".
Il y a une belle réjouissance tout d'abord dans cette trouvaille du vers principal :
" Moi je suis le Fou du Roy, mais, je suis fou de la reine.". Toute la narration va s'articuler autour de cette idée originale, décalée, mais très touchante.

C'est bien le pivot de toute la réjouissance et pourtant il tomberait un peu à plat sans la mise en scène sonore qui va argumenter et "transcender" la bonne idée de départ.
L'entame en musique de cour médiévale, nous annonçant quelque chanson de geste ou conte traditionnel, va se révéler à double sens, car elle s'avouera très vite un masque espiègle cachant un instant l'emportement musical qui s'empare du propos. L'accompagnement et le ton du chansonnier/troubadour vont alors jusqu'à la chute grandir dans le fantasque, bien allumé, un peu à la façon d'un "Champagne" de Higelin, ou d'une "Salsa du démon" du Grand orchestre du splendid. Et c'est très réussi, une veine un brin loufoque très sympathique, pétrie d'un humour qui assure de ne pas prendre la chose trop au sérieux mais en déclarant tout de même une flamme sérieusement passionnée.

L'ensemble est vraiment très plaisant, très original et audacieux dans le traitement, et juste pour évoquer l'ambivalence de l'état d'esprit d'un fou du roi, et laissant sous-entendre que cette "situation" médiévale a ses correspondances implicites dans notre monde actuel.

   Michel64   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un beau texte servi par un magnifique arrangement que je n'avais pas encore salué. Quel travail en amont pour nous servir cette belle chanson !

Du rythme, de l'humour, des inventions... J'en redemande.
Le titre aurait pu être aussi : Fou du Roy, fou de ma Reyne.

Bravo et merci

   Davide   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour PIZZICATO,

"Moi je suis le Fou du Roy, mais, je suis fou de la reine."
Une phrase toute simple et qui m'a beaucoup amusé, tant elle compose à merveille cette petite histoire d'amour et d'humour.
Puis, lorsque "perdre la tête" / "perdre ma tête" s'invite(nt) au banquet des réjouissances, je ne peux que me réjouir de tant de fantaisie.

Le déroule narratif est exemplaire ; après une courte introduction musicale à la "Prince Ali", le décor enchanteur me rappelle celui de "Tournent les violons" de Goldman, le narrateur Fou devient vite un personnage attachant, incarnant comme il faut son rôle de serviteur. Et le refrain sera l'élément déclencheur, qu'un excédent de rêverie viendra tendrement résoudre dans le dernier couplet, initié par un "moi je rêve parfois... parfois."

La musique épouse les inflexions de la voix, laquelle suit la narration, un rythme de marche rapide, des cuivres qui font la fête, mélodie sinueuse jonglant vers l'aigu dans le refrain, limite orientaliste, confidences aux auditeurs à voix murmurée, rêveries dans un tempo plus lent, rubato, avec des accents romantiques aux cordes. Quelle richesse !

J'ai vraiment beaucoup aimé cette chanson. Moi je suis fou du Roy, de la reine, du Fou et... de PIZZICATO !

   archibald   
2/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le fou du roi qui est fou de la reine est une bonne idée qui permet un développement narratif très bien exploité ici. Mais ce qui m'impressionne, c'est l'écriture musicale. Il y a une grande variation des registres au fil de la chanson et des lignes mélodiques plus complexes qu'il n'y paraît. Et puis, ces arrangements ! Je me doute que tu ne t'es pas adjoint les services d'un orchestre philharmonique, et pourtant... Je sais qu'il existe des moyens informatiques à disposition mais tu les maîtrises à merveille. Moi qui enregistre sur mon portable quatre accords maladroits, je conçois l'immense travail de musicien qu'il y a derrière tout cela.

Admiration,

archi

   sympa   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Pizzicato,

Un très beau moment de lecture, pour commencer puis d'écoute.

Le Fou du Roy secrètement amoureux de la Reine, votre idée n'est pas banale .
L'accompagnement musical et l'interprétation démontrent beaucoup de travail et beaucoup de talent .

L'humour, bien présent dans cette chanson, est bienvenu et distrayant .
En même temps, le Fou du Roy est à l'honneur !

   Louis   
3/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une plaisante bouffonnerie, dans laquelle le fou du Roy assume totalement son rôle de « double ».

Déjà double, il se présente, en effet, comme doublement fou, fou du « Roy », et fou de la reine ; doublement double.

Le premier couplet précise le contexte dans lequel se joue le récit de ménestrel qui va nous être conté et chanté :
La scène se situe dans « la grand’salle du château ». On y a dressé « une table immense » pour un banquet, « Toute la cour doit être là », on fête « l’anniversaire du Roy ».
Le pouvoir politique se met en scène : le cercle des riches et des puissants se réunit pour une fête, une belle cérémonie.
Le fou du Roy, qui parle à la première personne, y est convié.

Accoutré de façon ridicule, « Je suis ridicule à souhait », il contraste singulièrement avec les convives luxueusement vêtus, en particulier les femmes « de leur belle robe parées ».

« Des grelots marquent tous mes pas » : il est ainsi le « timbré », «le fêlé », partie prenante de la fête. Il est l’exclu, le marginal, l’ex-centrique ; inclus pourtant au centre des lieux de pouvoir et de ses fastes, tout proche de la puissance suprême, c’est du Roy dont il est le fou.
Du Roy, l’homme au sommet de la hiérarchie sociale, il en est le double, le reflet inversé, l’homme à la condition sociale la plus basse; élévation, dignité et noblesse d’un côté, bassesse, ridicule et vilenie de l’autre.
Il est pourtant détenteur de vérité, et rappelle à chacun la sienne, sur le ton de la naïveté, dans le style comique. Ceux qui sont victimes de ses « plaisanteries » y voient des « calomnies ».

Fou du Roy, il se déclare « fou de la reine », fou au sens de la passion amoureuse. Il déplace le sens des mots, comme il déplace l’ordre des choses, et en particulier l’ordre social. Il voudrait être roi à la place du Roy, et renverser les rôles comme dans un grand carnaval. Pas seulement par des apparences et des déguisements, mais par un véritable bouleversement.

Il prépare un tel bouleversement, en jouant le rôle de révélateur. Clown et bouffon, dont il porte les marques, il indique par-là que tout est apparence, tout est comédie, un grand théâtre de dupes, où chacun se trompe et trompe les autres. Il dit cette vérité qui se tient derrière les apparences.
La scène du dernier couplet, réelle ou fantasmée, peu importe, est remarquable :
« Elle se lève et vient vers moi.
Je prends sa main, et la cour nous acclame »
Une scène parodique se joue, dans laquelle le Fou joue au Roy ; au centre de la comédie sociale, une comédie bouscule la comédie. Le fou est « comédie au second degré, la tromperie de la tromperie » comme l’écrit Michel Foucault dans l’Histoire de la folie à l’âge classique.

Il tourne le théâtre social en dérision, il désacralise le pouvoir, tend un miroir où la comédie s’apparaît à elle-même, la dénoue pour que l‘on puisse s’écrier un jour « è finita la commedia ».
Et s’il met un masque, c’est pour démasquer la comédie sociale.

Il est amoureux fou de la reine, il sait lire derrière « le sourire » qui « masque son ennui ».
Son amour s’avère un autre élément perturbateur de la sociale comédie, l’élément ici le plus important. Il veut être de la reine son roi, non par un arrangement social, mais par la force de ses sentiments. Il ne veut pas être Roy, mais placer au centre de la vie le sentiment, donner la royauté à l’authenticité des sentiments, mettre sur le trône l’humain authentique, caché derrière les masques de la comédie.

Bravo Yves pour le texte, mais aussi pour la musique bien trouvée, un air moyenâgeux au début, des accents ensuite à la façon des compositions de Nino Rota pour les films de Fellini, qui accompagnent clowns, cirques, personnages excentriques du réalisateur.

   PIZZICATO   
3/11/2019

   BlaseSaintLuc   
9/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il perd la tête ce fou du roi, très prêt de "l’Arène" il touche nos cœurs en décochant ses flèches, il va finir par rire jaune comme le nain, s'il se penche trop prés du sein.
Au cœur de la reine, il rêve, son cou, sans sa tête se lève, gare, c'est un cauchemar, chante le fou, il est trop tard pour les mots doux.
Une voix chaude vivace et rythmé, une voix du sud réchauffe le cœur du fou, les mots s'envolent dans une chanson.
Triste sire, échanson, complots sourires, grandes maisons, la vie messires sans chansons, c'est dure pour la raison.


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