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Poésie libre
Proseuse : Pantins des horloges
 Publié le 18/03/22  -  8 commentaires  -  1138 caractères  -  147 lectures    Autres textes du même auteur

… Que dire ?…


Pantins des horloges



La nuit nous tombe dessus,
Puis, sur l'œil fixe du cadran
Le jour se lève…
L'aiguille au talon de fer
Martèle en tête la lumière
Et cloute en douce la nuit
Le temps tourne en rond

Il faudrait
Casser la cadence, je pense,
Arrêter les instants
Obsessionnels…
Descendre du manège
Confisquer la manivelle
Et puis, surtout,
Rattraper le Monde
Et son humanité…

Le ciel est lourd à porter,
Mais, quand même, le jour se lève
Et les aiguilles molles du temps
Talonnent le vent
Perdent la tête au soleil
Oublient la nuit
Amnésie !

Ce matin, c'est décidé
Je fige le temps
Au dos du cadran
À bras le corps je prends
Tout mon – à présent –
Celui de respirer à fond… la Vie
Et de partir du bon pied.

… Aller voir la mer et ses beautés
Rencontrer le Monde, là, devant
Celui des gens qui sourient, qui… paressent !
De ceux qui pensent par plaisir
Et ceux qui savent encore rêver !

Allez, aujourd'hui,
Je range un peu les horloges !


 
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   Gemini   
10/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Texte frais et résolument optimiste avec quelques candeurs dans le constat : "Rattraper le Monde / Et son humanité", et les bonnes résolutions : "Celui de respirer à fond la vie", "Rencontrer le Monde des gens qui sourient".

De bonnes images sur la "manivelle du manège", "Le ciel est lourd à porter". Un bel éloge de l'otium.

Le pluriel du titre semble nous caser tous les doigts pris dans l'engrenage, mais on comprend que la critique s'adresse en fait au système de vie soumis (asservi ?) au couple temps/rentabilité. Souffler au milieu de ce tourbillon est un luxe qu'on doit savoir s'offrir, et même cultiver.

Texte pas très profond, mais à l'entrain communicatif, à proposer à tous les proches du burn-out.

   Cyrill   
11/3/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Le titre m’a plu d’emblée, je le trouve très visuel. Et la majeure partie du poème est à l’avenant, avec des images très percutantes, je retiens :

L'aiguille au talon de fer
Martèle en tête la lumière
Et cloute en douce la nuit

Et les aiguilles molles du temps
Talonnent le vent

J’ai senti également un vrai rythme dans ce poème libre, qui sert très bien le propos puisqu’il s’agit du temps, figuré par tous les objets qu’il sous-tend. Ça retombe un peu à mon goût dans les strophes 4 et 5, que je trouve plus attendues. Mais la dernière se rattrape, ce « Allez » dans lequel on sent un mouvement, venant autant du cœur que de la volonté, et qui s’ouvre sur des possibilité très engageantes.

   Donaldo75   
11/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Ce poème m’a bien plu et ce dès le titre ; je trouve que le fond n’est pas expliqué de manière tellement explicite que je me sentirais guidé par les vers, non là c’est mon cerveau qui interprète les images délivrées avec intelligence. Ensuite, le discours prend forme mais la poésie n’est pas phagocytée par un argumentaire ; le message est délivré de manière personnelle, envoyé au lecteur comme nous chuchotons pour dire un secret. Et pourtant, il y a de l’impact dans ce message, comme l’ont senti mes neurones sur les trois dernières strophes. Enfin, c'est un joli message quand même, un peu de finesse dans ce monde brutes comme disait une célèbre publicité pour du chocolat.

   papipoete   
18/3/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Proseuse
Une prose de notre onirienne, qui se fait rare, prend son temps, à croire que les minutes chez elle, comptent au moins 119 secondes ? Et lisant ce poème, on voudrait casser la manivelle de l'horloge... pour ne plus être ses pantins, qui courent le jour et perdent ce précieux temps à dormir la nuit...
NB s'il existait une touche " PAUSE ", on appuierait dessus quand ça va bien, quand les petits-enfants nous visitent, quand les fleurs resplendissent ; et une fonction " AVANCE RAPIDE ", quand le ciel est gris dans notre tête, ou bien si noir du côté de Kiev !
" ce matin, c'est décidé... " est mon passage préféré, et je me demande déjà " dis, quand reviendras-tu Proseuse ? dis, au moins le sais-tu ? "
Un poème comme un illustré sans images, que les mots remplacent avec grande délicatesse !

   Lariviere   
18/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Proseuse,

Sur le fond j'ai aimé cette personnification "malsaine" de l'horloge qui fait de nous des pantins de chairs et de sang (le titre est excellent), sorte de big brother avec cet "oeil fixe du cadran"... sachant qu'

"Il faudrait
Casser la cadence, je pense,
Arrêter les instants
Obsessionnels…
Descendre du manège
Confisquer la manivelle
Et puis, surtout,
Rattraper le Monde
Et son humanité…"

Cette strophe est vraiment belle et résume bien l'espérance humaine de ce poème de se débarrasser de la tyrannie du temps et de ses "aiguilles molles" où l'on est presque dans un tableau de Dali...

Sur la forme j'ai aimé les images citées plus haut et "l'aiguille au talon de fer" qui fait de l'horloge un monstre de rouages métallique... J'ai aimé ces vers libres et le rythme d'ensemble mais je trouve dommage que sur l'avant dernière strophe ce rythme se brise soudainement même si l'intention est de créer un appel d'air de la forme pour coller au mieux au fond :

"Aller voir la mer et ses beautés
Rencontrer le Monde, là, devant
Celui des gens qui sourient, qui… paressent !
De ceux qui pensent par plaisir
Et ceux qui savent encore rêver !"

J'ai l'impression qu'ici le poème se retrouve en roue libre et perd de son impact poétique au détriment du sens prosaïque et de l'ouverture salvatrice vers un monde sans espace temps...

Merci de la lecture et bonne continuation !

   Proseuse   
18/3/2022

   Lulu   
19/3/2022
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Proseuse,

J'ai eu un tout petit peu de mal à entrer dans le poème ; peut-être parce que "La nuit nous tombe dessus" au premier vers que déjà "Le jour se lève" au troisième vers.

Mais à la seconde strophe, je comprends mieux qu'il s'agit d'une cadence élevée qui est montrée du doigt...

Je n'ai pas trop aimé ce "je pense" qui me semble être de trop, comme un mot qu'on aurait dit dans une conversation sans effet poétique particulier.

Mais passé le début qui ne m'a pas vraiment touchée, j'ai beaucoup aimé le texte qui m'a semblé aussi plus clair à partir de "Le ciel est lourd à porter". En effet, je trouve qu'à partir de ce vers et de la strophe qu'il entame, en entre vraiment dans une manière poétique de voir le temps. C'est plus fluide, même si le côté mécanique de l'horloge pouvait avoir sa pertinence dans les premières strophes avec son "aiguille au talon de fer".

La fluidité de la seconde partie du poème m'a donc vraiment plu, parce qu'elle porte une volonté de dépassement du temps, certes, mais pas seulement. L'écriture est aussi plus simple, plus claire.

On se prend à se dire, oui... Laissons-nous porter...

Merci Proseuse et au plaisir de vous lire !

   Miguel   
20/3/2022
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'ai bien aimé les images, le talon de fer, le temps qui tourne en rond, les instants obsessionnels qu'il faut arrêter, et cette décision qui ressemble à celles des débuts d'année mais à laquelle on croit, tant elle porte de clarté.


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