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Poésie contemporaine
Quidonc : Perfides Oneiroi
 Publié le 21/04/19  -  11 commentaires  -  1023 caractères  -  197 lectures    Autres textes du même auteur

Je vous l’avoue tout bas,
Ne le répétez pas,
Je suis jaloux... parfois.


Perfides Oneiroi



Hypnos déjà t’étreint, t’emporte en son arroi.(1)
Qui donc est l’Oneiroi qui te mène en voyage ? (2)

Le ciel silencieux au vertige volage,
D’illusions l’artisan, berce mon désarroi.

Les étoiles scintillent enflammant ton charroi
De roses et bleuets,… une pensée peu sage ?
Un aigle en moi glatit qui te veut mettre en cage,(3)

Ton visage ravi me plonge dans l’effroi !

Tu es si près de moi pourtant inatteignable,
Cruelle cruauté, jalousie implacable,
Je souffre de haïr ce rêve où tu sombras.

Mais un baiser ouaté sur mes lèvres se pose,
Revenant des confins une bise qui ose
Embraser mon tourment. Je roule dans tes bras !


(1) Arroi : Littéraire. Train, équipage accompagnant un grand personnage : en grand arroi.
(2) Dans la mythologie grecque, les Oneiroi sont des divinités personnifiant les rêves.
(3) Glatir : Pousser son cri, en parlant de l'aigle.


 
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   Anje   
28/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
Morphée est le fils le plus connu d'Hypnos. Merci de nous faire connaître les Oneiroi. J'aime bien ces références mythologiques. On n'entend pas souvent non plus l'aigle glatir, pas plus qu'on utilise un charroi, même près de la grande ourse. Des mots sans doute heureux de sortir un peu des cartons et un rêve heureux de quitter les antres du tourment grâce à un audacieux et réconfortant baiser de coton.
On regrettera donc de relever une irrégularité de rythme. Quelques vers de treize syllabes découlent d'une prosodie mal maîtrisée. Illusion en diérèse compte quatre ; le "e" non élidé (pensée peu sage) compte un pied de plus (pen-sé-e) ; idem pour sin-til-le qui se lie avec enflamment sur son t (sin-til-le-ten-sem-ble) ; et ouaté se dit aussi en diérèse (ou-a-té). Ainsi sont, exigeantes, les règles du Sorgel classique mais ce poème reste très joli.
A vous relire.
Anje en EL.

   Castelmore   
1/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un cinéma personnel, bien loin d’Hollywood, emporte l'être aimée !

Elle est là tout prêt... et pourtant ailleurs ... avec un autre peut-être, dans un voyage onirique qu’elle ne partage pas avec le narrateur... une pensée peu sage ?

Souffrance, jalousie.

Mais elle est de retour ... avec un baiser qui embrase !
Inutile de poser la question ...

Coupez !

Une saynète à la fois tendre, légère à la fin frivole, décrite et écrite ( j’adore les hiatus) avec une parfaite maîtrise de la prosodie

Thème, maîtrise, style... on reconnaît l’auteur... peut-être...

Merci pour le plaisir de cette lecture.

Castelmore en EL

   Corto   
3/4/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Grâce au cours de vocabulaire on finit par pénétrer dans ce poème. Mais que de détours linguistiques discutables...

Heureusement les deux dernières strophes reviennent par un langage courant nous faire partager des sentiments bien connus.

Il est difficile de s'enthousiasmer tant pour le thème que pour la forme.

A vous relire.

   Queribus   
5/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Que dire que tant de perfection et de virtuosité dans l'utilisation de notre langue: je suis admiratif mais comme nous sommes dans la catégorie "classique" qui ne tolère aucune faute et puis comme il faut bien trouver quelque chose, je me permets les quelques (toutes petites) remarques suivantes qui n'enlèvent rien à la qualité et à la beauté du texte:
-illusions fait-il trois ou quatre syllabes, auquel cas le vers ferait 13 syllabes?
-le vers 5 fait, à mon avis, 13 syllabes (scin-ti_yeu)
-pensée devrait être suivi d'une voyelle,
-Tu es fait un hiatus interdit en classique (je sais bien qu'en son temps, Sacha Distel chantait avec Brigitte Bardot Tu es le soleil de ma vie mais on était en chanson, genre beaucoup plus tolérant en écriture mais avec d'autres contraintes liées à la musique et à l'interprète)
-pareil avec qui ose
-la 12 me syllabe du premier vers rime avec la sixième syllabe du 2 me vers arroi et Oneiroi, ce qui n'est pas vraiment une faute mais est à 'éviter
-même chose aux vers 7 et 8 où les sixième syllabes riment entre elles: glatit et ravi.
Vous l'aurez compris, je suis un pinailleur de la vieille école mais je préfère faire (ou essayer de faire) des remarques constructives plutôt que des compliments gratuits (et hypocrites) à l'eau de rose.

Je le redis toutefois encore, ce texte est très beau et mérite une belle appréciation (à mon humble avis.)

Bien à vous.

   papipoete   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Quidonc
Votre pseudo convient à ravir, à cette intrigue qui tourmente le héros, voyant celle qui partage sa couche, dormir certes mais parée d'un sourire... mais qui peut bien lui rendre ce repos aussi agréable ? à la limite de l'extase ? aux portes de l'orgasme !
Ouf, le sommeil quitte les traits de l'aimée, et un baiser bien réel vient clore cette torture !
NB en termes désuets mais si agréables aux yeux, à l'oreille, l'auteur nous narre cette jalousie qui l'étreint, voyant tant de bonheur sur le visage de sa mie .
Des phrases terribles, mais qui font sourire " ton visage ravi me plonge dans l'effroi ! " et la dernière strophe si tendre, à ravir le plus blasé des hommes !
Je ne commenterai point la prosodie que d'autres analysèrent fort à propos .
Un moment de nuit très vivifiant !

   Donaldo75   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Quidonc,

J'ai trouvé ce poème très réussi. Il y a un ton, une atmosphère magnifiée par l'usage de la rime qui donne à cette poésie une tonalité antique, au-delà même du thème et des références propres à la mythologie grecque. J'étais dedans, embarqué par le texte.

Bravo !

Donaldo

   PIZZICATO   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est une idée fort originale. Jaloux des rêves de celle qui dort tout près.
Qui peut bien peupler ses rêves ?
" Ton visage ravi me plonge dans l’effroi ! "

" Un aigle en moi glatit qui te veut mettre en cage "
" Cruelle cruauté, jalousie implacable,
Je souffre de haïr ce rêve où tu sombras. " A ce stade, on frôle la paranoïa (sourire).

" Mais un baiser ouaté sur mes lèvres se pose,
Revenant des confins une bise qui ose
Embraser mon tourment. " Ouf ! Tout rentre dans l'ordre.

Une lecture intéressante, nonobstant l'emphase des premiers vers.

   senglar   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Quidonc,


C'est très élégant, raffiné, racé même. Le style à lui seul rend cette jalousie très supportable. Je la vois ici comme une claie où le regard peut s'immiscer entre les roseaux coupés ; et il semble que ce soit l'aimée qui par-delà son rêve a observé son soupirant jaloux. En commettant un anachronisme et un faux sens je dirais qu'ici Desdémone a dompté son suspicieux Othello :))


senglar

   Davide   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Quidonc,

Un sonnet "brisé". Pourquoi ?

Les rimes en "roi" ne sont pas faciles en poésie, mais elles donnent une intensité solennelle lorsqu'elles sont bien utilisées.
Dans ce poème, les rimes en "roi", avec les rimes en "able" et "bras", contrastent avec la délicatesse précieuse des rimes en "age" et "ose". Choix subtil !

Un voyage contemplatif tout à fait personnel et (presque) fantastique, constellé de très beaux vers, comme celui-ci : "Je souffre de haïr ce rêve où tu sombras."
Très beau ce tercet d'ailleurs, avec ce "cruelle cruauté"...

A mon avis, il manque quelques virgules, notamment aux vers 5, 9 et 13.
L'emploi de mots rares peut parfois faire pompeux : aussi, les mots "arroi" et "charroi" ne me semblent pas du meilleur effet (et m'ont même empêché de mettre "beaucoup" en appréciation, arg !).
En revanche, "l'Oneiroi" est une belle trouvaille, notamment pour la rime à l'hémistiche que je trouve charmante.

D'ailleurs, ce beau poème d'amour et de désirs regorge de trouvailles... Un régal !

Merci à l'auteur dont j'apprécie toujours autant les publications,

Davide

   hersen   
21/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un vocabulaire très original porte le poème, je suis très fan de ces mots peu usités et des références à la mythologie grecque.

Avec bien sûr l'humour sous-jacent, la tendresse, aussi, et tout dieu qu'il est, Hypnos ne peut garder prisonnier ceux qui ont mieux à faire !

J'aime beaucoup l'observation de celle qui dort à côté du narrateur, qui lui-même imagine des rêves trop beaux dont il serait exclu.

C'est touchant;

merci de cette lecture !

   Miguel   
22/4/2019
Modéré : Commentaire trop peu argumenté.


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