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| chienbrun
29/11/2009
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Il envahit ce poème, il emmène loin. Il reste à l'esprit et continu son travail longtemps. Il s'étend au delà de sa structure, continu de s'écrire après la lecture.
"La chambre humide sent la fougère très verte, Le vin rongé, la graisse d'arme, la sciure grise Du soupirail on voit comme un jardin qui pleure." Ça, c'est tout simplement magnifique. merci. |
| Lapsus
29/11/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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En peu de mots voilà une profonde évocation qui se focalise sur les objets pour s'en éloigner enfin, en travelling arrière.
Plein feux sur le coffret au contenu aussi marqué et personnel que peuvent l'être des dents de lait. Le temps a fait son œuvre et si le matériel est mort, il résonne encore de tout son passé : "En lui un amas mort et sec : Les cuirs vrillés, les verres ternis, D'yeux ayant vu, de pas ayant sonné." Comment voir une montre sans se projeter sur l'homme qui l'a portée, lui et ses moments de vie ? Vie d'adulte ou vie d'enfant, jonglant sur une, deux voire trois générations. C'est l'école de Jules Ferry qui cogne au portillon de la mémoire : "Plus rien sur cette petite cour fossile N'a à dégoiser d'histoires, À réciter ses tables, Ou à imprimer des secrets Autres que les mesures données, Puis disparues. Grand-père a vécu d'intenses voyages, Dont un où Ulysse brûlait parmi d'autres livres." Le temps a passé, a tout emporté, même l'imaginaire et les Lettres classiques. Travelling arrière : montres, coffret, chenets, placard se meurent dans un grenier avec les autres souvenirs et témoins muets soumis à la dégradation et l'entropie, peut-être même à l'envahissement végétal extérieur : "La chambre humide sent la fougère très verte, Le vin rongé, la graisse d'arme, la sciure grise Du soupirail on voit comme un jardin qui pleure." Le texte finit par une vue de l'intérieur vers l'extérieur, désolante et désolée. Belle maîtrise de l'image, très cinématographique. |
| domi
29/11/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel
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très beau
la dernière strophe me laisse sans voix; les odeurs... et le dernier vers, sublimes MERCI |
| shanne
29/11/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Bonjour,
Une montre est là pour nous donner une notion de temps, elle est personnelle Là, elle est rangée dans un coffret, elle est devenue inutile sauf pour nous replonger dans des souvenirs...un manque est là en nous, même la nature semble en souffrir "du soupirail on voit comme un jardin qui pleure" Oui, on n'ouvre pas la porte sans tressaillir un peu.. C'est émouvant, merci à vous |
| Anonyme
29/11/2009
a trouvé ce texte
Bien -
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J'ai bien aimé la comparaison avec les "dents de lait". Les trois derniers vers me plaisent bien aussi. J'ai eu un peu plus de mal avec le rythme en revanche et regrette un côté un peu trop narratif ou descriptif, sais pas trop... Pis le ton ne me parle pas trop non plus.
En tout cas l'écriture est maîtrisée. L'ensemble donne une impression de travaillé. |
| ristretto
29/11/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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ha ! ces petites boites où l'on garde dents de lait ( bien amenées dans le poème) , mèche de cheveu, ticket de spectacle ou ..peu importe .. juste des objets qui ne parlent qu'à nous
les montres, le temps qui passe et nous est compté arrêtées - muettes - très apprécié la dernière strophe vraiment superbe .. merci |
| Alexandre
29/11/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Bonsoir Rathur ! Si l'on pouvait arrêter les aiguilles, disait la chanson... J'aime bien le thème, entre découverte et nostalgie.
J'ai aussi aimé le premier quatrain et mieux encore le tercet final. Entre ces deux extrèmes, je trouve que le corps du poème n'a pas la même densité, un peu brouillon à mon goût... Comme quoi on peut faire de la poésie à partir de peu de chose... L'essai ne demande qu'à être tranformé... Amicalement. Alex |
| jaimme
29/11/2009
a trouvé ce texte
Exceptionnel -
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On a tous, je pense, quelques objets qui sont si empreints de souvenirs qu'on mourrait un plus à les perdre.
Un coffret... et l'ouvrir s'est s'attendre à changer de monde. Vers celui qui a été ou aurait pu être. Tout est ouvert. Je n'en dirai pas plu,s les commentateurs précédents ont dit le beau et le comment. On a même le choix de l'Ulysse, le sulfureux ou le rusé! Magnifique. |
| Brisemarine
30/11/2009
a trouvé ce texte
Bien
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J'aime l'approche du thème et la progression adoptée pour son traitement. Ouvrir ce coffret à montres, c'est des pans d'une vie qui surgissent dans ce qu'il y a de plus marquant: l'école, les voyages…J'ai adoré la 3ème et 4ème strophe. Un beau texte qui ne me laisse pas indifférente. Merci pour ce moment d'émotion
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| Arielle
30/11/2009
a trouvé ce texte
Bien
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Une jolie bouffée de nostalgie à l'ouverture de ce coffret qui emprisonnait les défroques d'un temps révolu qu'on caresse avec tendresse du bout des yeux.
Le dernier tercet est d'une grande beauté et très évocateur. J'aime moins la troisième strophe dont je trouve le rythme un peu incertain. Quelques hiatus aussi dans cette strophe. Je n'ai rien contre à l'occasion, ils peuvent servir le sens mais là, je les trouve un peu envahissants et il me semble qu'ils auraient pu être facilement évités. |
| Anonyme
30/11/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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On croirait que ce poème est un écho tardif à Lamartine :
"Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?" Et à Nerval : "Respecte en la matière un esprit agissant" J'ai franchement bien aimé cette... nature-morte. La séduction nous prend dès cette comparaison avec les dents de lait, et nous tient encore avec ce beau vers final, qui est un alexandrin parfait. Certaines expressions (surtout à la fin), le rythme général du poème, m'ont fait penser à du Léon-Paul Farge. |
| lotus
30/11/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Il y a des objets que nous cachons précieusement dans un tiroir, une boîte, un écrin, un mouchoir que l'on parfume...
Un de ces objets qui nous rappelle un souvenir, un être cher...et que l'on aime contempler parfois parce qu'il nous "parle", parce qu'il a une âme un peu comme les vieilles maisons. Ton texte est teinté de nostalgie et de simplicité.Les trois dernières phrases sont superbes. |
| bulle
1/12/2009
a trouvé ce texte
Bien +
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C'est comme un film qui défile, en zoom, travelling avant, arrière.. Une vie intense dans ces lignes..
Quelque arrêt sur image "Les cuirs vrillés, les verres ternis".. Et puis un final en 'odoramat'.. qui chatouille les narines, et fait sourire le regard.. J'y étais, j'y étais bien.. J'ai beaucoup apprécié.. |
| pieralun
1/12/2009
a trouvé ce texte
Très bien
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Finalement, j'aimerais bien revendiquer l'étérnité de ce coffret, ses histoires et ses secrets, l'écriture le rend confortable et le fait exister.
Changement de rythme sur les 5 derniers vers et 3 derniers magnifiques pour la chute. Peut-être une virgule ou un point après "grise"..non? |
| Kaos
2/12/2009
a trouvé ce texte
Bien -
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Certes c'est beau, c'est calme et emprunt de nostalgie, j'ai apprécié ce retour dans le passé, ces évocations de petits riens, très personnels ou pas d'ailleurs.
J'aime l'idée de la boîte à souvenir, la façon dont tu aménes les dents de lait. Mais, je reste un peu réticent devant certaines choses: "D'yeux ayant vu, de pas ayant sonné." Cette phrase, relativement importante pourtant, est très apoétique, elle manque réellement de légereté, elle casse l'ensemble. Je retrouve la même rupture dans ces deux vers: "Grand-père a vécu d'intenses voyages, Dont un où Ulysse brûlait parmi d'autres livres" qui sont eux aussi lourds, plats. Donc il y a pour moi une inégalité dans le traitement et au vu de ce qui est produit avant, je trouve dommage que tout le poéme ne soit pas au même niveau. |
| David
3/12/2009
a trouvé ce texte
Faible
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Bonjour Rathur,
J'aime bien tout ce qui éloigne le poème du récit d'une photographie, ou d'une scène vécue basée sur la vision, les trois derniers vers sont bien pour ça, encore que la venue de la pluie - c'est comme ça que j'ai compris : "Du soupirail on voit comme un jardin qui pleure." aient un côté trop directif, je n'ai pas sentis que l'objet était au centre, mais plutôt les souvenirs du narrateur que cet objet portait, elle aurait été plus vivante cette "boite à montre"si elle avait conté la venue d'un visiteur, c'est aussi un "commentaire directif" du coup, mais je pense que le thème de la mémoire est plus présent que celui de l'objet, et pour évoquer ce premier thème, le poème ne m'a guère emporté. |
| Raoul
3/12/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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C'est un plaisir! Vraiment beaucoup aimé. Tout, et surtout le fait qu'il tienne sans jamais tomber dans la nostalgie.
Grand merci M'sieur Rathur. |
| irisdenuit
15/12/2009
a trouvé ce texte
Très bien +
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Salut Rathur,
J'ai parfois du mal à commenter ce que je ressens.... Ton poème me plaît énormément, j'y sens du respect oui du respect pour le grand-père ça fait changement de l'apitoiement sur la vieillesse... J'aime beaucoup les images, je me sens partie intégrante des secrets de ce coffre (je ne sais trop si je m'exprime bien). Finalement, la référence à Ulysse m'a ramenée au temps où je fredonnais - Ulysse Laviolette est un explorateur.... la la la -. Et la fin, Oh!! j'adore l'image du jardin qui pleure et toutes ces odeurs, ces voyages. Bref, ce poème je l'aime tout plein. Merci Rathur, Iris |
| Mwa
27/3/2010
a trouvé ce texte
Très bien
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Mon dieu... Que c'est beau, tu nous transportent hors des limites... C'est tout simplement magnifique ! Un grand bravo |




