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Poésie libre
Rathur : Le vase
 Publié le 11/10/09  -  6 commentaires  -  980 caractères  -  127 lectures    Autres textes du même auteur

"Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?" Petite dissection onirique des mots et d'un objet.


Le vase




Le vase a son creux enceint
D’une arête délicate,
Même vide et retourné

Lit l’air, loue l’eau.

Ses stances de porcelaine
Parent le virtuel éventail
De soies mentales d’éclats,
Telles des braises ciselées

Lorgnent l’or, lardent l’art.

Doux blocage d’espace
À l’invisible sculptural,
Entrelacs toujours ouverts
Par la fibre et la sève

Lit lent, lot long.

Ponction d’argile pour un cœur
Avec fébrilité ou vigueur
De tout un silence en mesure,
Battu à la forge moelleuse

Lance large, lin lisse.

Chemin de ronde d’une rêverie
Arpenté par l’abeille oculaire
Qui fidèle à son butin d’amour,
Épouse la lande et le jardin

Lu là, lange l’ire.

Riants paysages demandés
Pétales dégoûtants de leur feu,
Du vase telle une douce torche
Halant la nocturne matière

Liment l’os, lonla.


 
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   jamesbebeart   
11/10/2009
 a trouvé ce texte 
Bien +
Séduit par ce texte certes mais pas totalement. Certaines sonorités m'ont déplu. Juste un ressenti ! J'ai apprécié grandement la démarche à la manière de Francis Ponge peut-être...

   Marquisard   
11/10/2009
 a trouvé ce texte 
Très bien
Les vases communicants faits sexes communicants ? J'en suis à la première lecture et c'est ce qui en est ressorti, bien aimé les sonorités aqueuses des entre-strophes

Bon, ben je reste sur ma première interprétation, j'aime bien c'est original, mots et sonorités sonnent bien, ralentissent la lecture ce qu'il faut pour donner une impression mollesque de fluide, bref zaime beaucoup.

   FIACRE   
11/10/2009
 a trouvé ce texte 
Très bien
J'ai pensé à Mallarmé pour les retournements de peau, les évasions lexicales, la liberté prise avec les images et leur collages habituels.
Etre dérangé me convient.

   jaimme   
11/10/2009
 a trouvé ce texte 
Bien +
Une recherche originale, surtout au niveau des "refrains". J'aime particulièrement "Lu là, lange l’ire." Mais aussi le tercet.
La musicalité est plus chaotique pour les quatrains, pour moi bien sûr.
Je ne suis pas très friand de ce type de poème, mais je salue le travail , l'art plutôt. Bravo.

   Raoul   
11/10/2009
 a trouvé ce texte 
Très bien +
;-)
La première strophe fait vraiment penser à Ponge, mais le reste s'en dégage très vite pour nous guider vers quelques ailleurs avec une ritournelle toute en labiales.
Un beau travail sur les sonorités très abouti, je trouve…
Au delà du descriptif avec ses différents traités à l'aquarelle, en étude doc., au dessin… ou en mécanique des fluides qui sont très subtilement faites, les ref. légères au "Le coup dut l'effleurer à peine"… ou à celui du "Géométriquement tien" sont très finement amenées.
Les jeux avec les sens du mot vase lui même également… ça résonne comme un léger choc sur un cristal.
Bref, je le décortique encore.
Un régal!

   colibam   
13/10/2009
 a trouvé ce texte 
Bien
Un poème étrange de prime abord mais qui, à la seconde lecture, dévoile « le chemin de ronde d'une rêverie » festonné de floutitude.

J'aime bien « les soies mentales d'éclats », « battu à la forge moelleuse » et « halant la nocturne matière ».
J'ai également apprécié les intermèdes en mode-L.

 

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