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Poésie néo-classique
Rudy : La Vasque d'argent
 Publié le 05/11/19  -  10 commentaires  -  850 caractères  -  179 lectures    Autres textes du même auteur

Mesdames, messieurs,
Je vous envoie ces quelques vers dans l'espoir qu'ils trouveront l’œil attentif, chirurgical et juste dont j'ai besoin. Il me faut des yeux.
Si, d'aventure, vous trouvez ce modeste sonnet trop habile en sa fonction, je vous prie de me pardonner ; je ne suis qu'un jeune lycéen à la pauvre culture, et il s'agit de mon premier poème.
Je veux progresser.
S’il vous plaît, tendez-moi la main.


La Vasque d'argent



Ce fut une Vasque au vieux corsage d'argent :
Son onde était calme et sa corolle pâmée
Reflétait tristement l'incarnat d'un camée,
Dans le jardin d'étoiles du Noir émergeant.

Mais le rayon de lune eut un soir un frisson ;
Et l’eau sombre se mut sous l’immensité brève
D’où neigea le remous sur la clarté du Rêve :
Ô mon cœur, revois-tu s’épandre le cresson ?

Ce fut une Vasque d’où ce portrait de femme
Sourdant sous d’albes nues réveilla votre flamme,
Constellée de rouge au profond de nos deux mains :

La mienne à la Vie et la vôtre à la Nuit noire,
Nous revîmes, Clara, l’azur sur nos chemins
Dans l’eau du souvenir où mon âme vint boire.

__________________________________
Texte publié avec un mot protégé par PTS



 
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   sympa   
16/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Jeune lycéen vous dites ?
Votre premier poème ?
Et bien c'est un bon début.
Quelques maladresses bien-sûr ( césures à l'hémistiche ), mais aucun souci au niveau des rimes, pas de hiatus visiblement, oui franchement, pour un début c'est prometteur.

Allez, je me lâche avec un beaucoup d'encouragements bien mérité.

SYMPA EN EL.

   Lebarde   
19/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Dans l’excipit vous nous dites être un jeune lycéen intéressé par la poésie qui proposez votre premier poème.

Et moi je vous dit chapeau, votre texte révèle un réel potentiel que vous n’aurez pas de mal à développer pour rapidement trouver une place enviable et enviée sur le site Oniris.

Je ne sais pas pourquoi je me permets de vous juger car moi aussi je ne suis qu’un débutant qui essaie de progresser. Je parle en profitant de mon âge !
Vous avez trouvé un sujet, c'est nécessaire et déjà intéressant mais attention à ne pas tomber dans une certaine confusion de l'idée et le choix des mots, en ne pensant qu'à la rime.

Sur la forme vous avez une réelle connaissance et maîtrise de la prosodie: les dodécasyllabes sont justes ( pas de ver bancal) avec des césures correctement placées, des rimes riches dans le respect strict du sonnet classique.
Vous avez écrit des alexandrins!

Pour chipoter, mais c'est bien pour chipoter, j'ai trouvé le ver 5 un peu lourd et difficile avec la succession de tonalités en U ("de lune eut un soir un frisson")
j'ai bien dit , je chipote!! Sinon tout m'a paru parfait ou presque

Non vraiment pour un premier sonnet, ( je n'y crois pas ) c'est super et je suis sûr et j'espère qu'on pourra bientôt vous relire pour le grand plaisir des lecteurs d'Oniris.

Bravo
En EL

Lebarde

   Gemini   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
L’exergue manque de galanterie ‘(pas de Mesdames, Mesdemoiselles ?) et de décontraction. Il a à la fois les airs guindés de l’amateur aguerri (sonnet trop habile), et le ton plaintif du débutant (lycéen à la pauvre culture).
Personnellement, je vote en aveugle. Je n’aime pas du tout savoir qui est derrière la plume et me passe la main dans le dos.

Ceci dit, dès le départ, je n’ai pas compris l’utilité d’un passé "Ce fut" dans une phrase courte sans complément d’action, d’autant que le lecteur ne possède pas de référence temporelle et qu'elle est suivie d'un imparfait. Peut-être pour éviter la répétition avec le "était" du second vers ? Parce que, en toute logique, on aurait dû avoir : C’était une vasque… Ainsi qu’au premier tercet.
Mais bon. On trouve (même sur ce site) des gens qui utilisent (mal à propos) le passé rien que pour se donner des airs littéraires.
Par contre, introduite par un "Mais", la suite peut être conjuguée au passé : "eut, mut, neigea, réveilla, revîmes".

Ensuite, je dois dire que j’ai trouvé l’emballage un peu trop doré. Entre cet usage, que je trouve affecté, de placer des majuscules de-ci de-là sur des mots plus que sur d’autres (Noir, Rêve, Vie, Nuit), la construction de phrases parnassiennes, belles pour être belles, mais d’où le sens perd le fil : (neigea le remous, s’épandre le cresson, portrait sourdant), et la tonalité légèrement précieuse de l’écrit (corolle pâmée, albes nues) excellents mais peu naturels, j’ai trouvé ce « premier poème » de « modeste » étudiant « à la pauvre culture » un peu trop étudié. Manquant, à mon goût, trop visiblement de spontanéité.

Le travail cependant n’est pas négligeable. Il y a peu de fautes de prosodie (les césures quand même) et on devine parfaitement une plume en devenir (s'il n'y a pas de blague potache là-dessous).

Shake-hand.

   papipoete   
5/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour Rudy
Telle une vasque où l'onde noire immobile attendait un signe, la lune se refléta en son milieu, et je crus revoir ton visage qui me souriait...
NB je résume grossièrement ce que je crois voir dans ces vers... qui me laissent dubitatif !
Je ne vous fais pas injure, mais je peine à croire qu'un lycéen à la culture " moyenne ", puisse écrire de la sorte, et un sonnet de surcroît ! Ou bien alors, vous êtes un descendant de Louise Labé ,
Bref, je trouve ce poème si délicat, au vocabulaire et façon surannés, comme écrit en 1524 ?
la seconde strophe en particulier, quand la surface de l'eau se ride, annonçant un prodige, provoque d'enivrants frissons !
au vers 4, mauvaise césure
au vers 9, idem
au vers 10, idem
mais ces 3 remarques sont " fétus de paille " au milieu de cette botte de fameux alexandrins !

   Davide   
5/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Rudy,

Le premier vers est étrange, avec ce "fut" qui ne trouve pas de justification. J'aurais préféré quelque chose du genre : "Il était une Vasque au corsage d'argent", beaucoup plus simple, en somme.

J'ai relevé un certain nombre de problèmes dans la syntaxe, des phrases bien alambiquées :
v7 : le "d'où" est franchement disgracieux et la surenchère ("sur") n'était pas nécessaire.
v9-10 : ce n'est pas du français ! ;) Toujours ce "d'où" incompréhensible. J'aurais écrit, par exemple : "Dans cette Vasque vieille, un beau portrait de femme".
v11 : le "profond" des mains ? C'est quoi ? Pourquoi ne pas avoir écrit "paume", "creux", "courbes"... ?
v13 : "Nous revîmes, Clara" : si Clara est incluse dans le nous, ce que je crois deviner, il manque la mention de l'autre, c'est-à-dire du narrateur : "Nous revîmes, Clara et moi..." ou "Nous revîmes, tous deux...".

D'une manière générale, je pense qu'il serait judicieux de faire "simple" pour éviter la grandiloquence de ce genre de tournures.

Pour ce qui est de la rythmique des vers, les alexandrins ont besoin - c'est une question de vie ou de mort pour eux, on plaisante pas avec ça ! - d'une césure à l'hémistiche, c'est-à-dire d'une découpe en 6-6 syllabes.
Prenons le vers 1 - la césure tombe entre "au" et "vieux", ce qui n'est pas recommandé, le "au" devant se trouver après la césure :
"Ce fut une Vasque au // vieux corsage d'argent"

Mêmes remarques pour ces autres vers :
"Son onde était calme et // sa corolle pâmée" (le "et" doit être après la césure, par exemple : "Sa corolle était calme // et son onde pâmée")
"Dans le jardin d'étoi // les du Noir émergeant"
"Ce fut une Vasque // d’où ce portrait de femme" (on évite le "e" non élidé à l'hémistiche ; le "e" de "VasquE" est malencontreusement accentué, ce qui n'est pas jOUli !)
"Constellée de rouge au // profond de nos deux mains"
"La mienne à la Vie et // la vôtre à la Nuit noire"

Ce poème a quelque chose de fantastique, je veux dire, une ambiance fantastique superbement dépeinte : "Vasque d'argent", "rayon de lune", "jardin d'étoiles"...

J'ai bien aimé la personnification de la vasque en début ainsi que l'image du camée, ce portrait de femme (portrait-souvenir) prenant vie dans les tercets, au carrefour du jour et de la nuit, clair-obscur mystérieux. Très inspiré ! Un beau dernier vers également.

J'espère que le "jeune lycéen" (n'est-ce pas un pléonasme ?) continuera d'apprendre et continuera d'écrire, car la sensibilité qui transparaît derrière ce sonnet, de même que l'inspiration, me plaisent beaucoup.

Allez ! Au boulot !

   krish   
6/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
J'aime beaucoup les deux dernières strophes. Après avoir posé un contexte, l'auteur peut enfin laisser s'exprimer librement ses sentiments et cette libération intérieure donne à l'écriture une forme de légèreté, de pureté attendrissantes.
Quant à la forme, je suis toujours impressionné par l'expression qui s'efforce d'appliquer des règles de métrique (même maladroitement) que j'ai le plus grand mal à respecter.
C'est génial d'avoir envie d'écrire et encore plus génial de se persuader qu'il n'y a pas d'âge pour le faire car, existerait-il un âge pour ressentir ?
Merci et bonne continuation

   Miguel   
6/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce poème, qui n'aurait pas tout à fait sa place en classique à cause de quelques libertés avec la rythmique, est tout à fait chez lui en néo, et révèle un art de la mélodie déjà bien élaboré (ou peut-être, plutôt qu'un art, une heureuse disposition naturelle chez son jeune auteur). De belles images, les unes un peu surréalistes, les autres classiques, confèrent à ce poème une diversité qui nous laisse toujours découvrir quelque chose. Entre le rêve et le souvenir, l'esprit flotte se laisse emporter dans une dimension irréelle et toute poétique. Je pense à Rimbaud, à Aloysius Bertrand, à Verlaine, à Maeterlinck ... Et j'encourage notre jeune lycéen à persévérer dans l'écriture car ce premier poème est bien prometteur ; c'est déjà une réussite.

   archibald   
6/11/2019
Etre un jeune lycéen n'est pas une excuse. Rimbaud était jeune lycéen, et lis-donc les poèmes que Victor Hugo a écrit quand il avait quinze ans...
Bon, je plaisante bien sûr.
Si tu veux un conseil : n'écoute pas les conseils. Procure-toi un traité de versification, les règles de la poésie classique se comprennent facilement. Mais surtout, lis. Lis les anciens et, si tu souhaites écrire : copie, immite, pastiche (beaucoup sur ce site en sont restés là mais je ne veux froisser personne) ... Tu feras ton miel de tout cela et, si tu as quelque talent et sensibilité -il semblerait que ce soit le cas- tu iras alors à ta façon.
Je t'encourage à lire les « Lettres à un jeune poète » de R.M. Rilke.
Un tout petit livre, mais qui vous change une vie.

   Donaldo75   
8/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Rudy,

Je ne suis pas dans le trip "commentaire composé" sur ce coup. Je pense que mon commentaire doit plus être perçu comme un encouragement car j'ai lu une poésie vraiment bien composée, agréable à la lecture et ce dès le premier quatrain. Ce que j'aime le plus, c'est sa tonalité, surtout dans les deux tercets et en particulier le dernier. A ce titre, il constitue un réel point d'orgue, ce que tout sonnet devrait comporter mais qui n'est pas si simple à réaliser sans dénaturer tout ce qui a précédé et surtout les quatrains.

C'est donc une belle réussite.

Bravo !

Donaldo

   BlaseSaintLuc   
10/11/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Je vous jalouse messire ,votre capacité à produire un néo-classique lisible et sans trop d'erreurs de style m'époustoufle .
Les débuts sont donc plus que prometteurs , mais la poétique ne tiens pas toute la distance et je ne me laisse donc pas emporté totalement par votre production, l'essence et dans la sincérité des mots , soyez plus lyrique que diable ,je vous pardonne "la nuit noire " mais quand même !

En résumé maîtrise correcte du style
Les deux premières strophes sont belles, mais le fil du sujet se corrompt
par la suite.


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