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| Passant75
3/8/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
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J'ai davantage eu l'impression de parcourir une carte postale que de lire un poème. Le regard est clair et l'on reconnaît immédiatement notre époque à travers les Vélib, Uber Eats, les terrasses ou les pigeons. Quelques images sont belles, notamment ce « bleu Klein » qui ouvre le texte avec élégance. Par ailleurs, la « Partie de jambes en l’air, / Sur passage piéton » m’a étonné, mais surtout bien amusé.
En revanche, l'accumulation d'instantanés finit par prendre le pas sur l'émotion. Je suis resté spectateur de scènes de la vie plutôt que transporté par une voix poétique. La ponctuation, très (trop ?) présente, mais pas toujours à bon escient, m'a aussi semblé casser le souffle des vers. Il y a un regard et une sensibilité, mais j’ai trouvé que les images, comme les expressions, ne sont que juxtaposées comme autant de notations de promenade. Un peu comme on remplit les pages d’un carnet de voyage, parfois même dans un style télégraphique. |
| Pussicat
20/8/2026
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Petite balade parisienne si je comprends (Velibs / concorde, place de la Concorde ?) qui invite le lecteur à se poser, à se faire voyeur plus qu’acteur. Un texte photographie, instants volés, instantanés de vie.
Je retiens les trois premières strophes pour ses belles trouvailles : Les Velib se prennent, Par la main, se pistent, Comme les Indiens. Partie de jambes en l’air, Sur passage piéton, m’a fait sourire parce que le lecteur ne s’attend peut-être pas à cela, comme un détournement de sens. Et que dire de la suite : Un trottoir accueille Des amoureux perdus. Une impasse les chassent, Un boulevard s’ouvre, Devant eux. où vous offrez un à avenir, une géographie sentimentale, à ces « amoureux perdus », pour moi la plus belle strophe de ce texte, dans ce qu’elle porte et dans sa construction. C’est le plus long de tous les textes que vous avez proposé jusqu’ici, votre poésie est condensée avec force jeu sur le langage, et paradoxalement je trouve à cette concorde des longueurs que la présence de ponctuation vient conforter comme si leur abondance venait ralentir ma lecture où se mêlent éclats de poésie éblouissants (les trois premières strophes) et clichés/banalités/facilités qui font longueurs n’apportant rien au texte sinon l’alourdir ainsi : Cloués au sol, Vols annulés, Empreinte carbone, Pigeons voyageurs, Tricards dans les squares. Autre signature qui vous appartient, les jeux de mots : je suis passée à côté du jeu sur les sonorités : L’époque est bowl / les poke bowl (le plat) dont je ne perçois pas le sens caché. Je n’accroche pas à la fin de votre texte dénuée de toute poésie, de musique : Terrasses à flux tendu, Serveurs, pourboires, menus, Végé, café, latté, Journée concorde d’été. qui me fait penser à des notes écrites sur le papier d’une addition comme repères pour un texte futur. Je retiens les trois premières strophes et ses éclats poétiques éblouissants, moins emballée par la suite. A bientôt de vous lire |
| Polza
26/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Je rentre de quelques jours de vacances, je vais essayer de rattraper mon retard de poésies à commenter, mais va falloir que je sois un peu plus bref que d’habitude si je veux y arriver en un temps record !
Juste avant de partir, j’avais vu passer votre poème comme je pouvais entendre passer le Concorde entre 11 h et 11 h 30 quand il volait encore ! Mais dans votre poème, concorde fait plutôt référence à l’harmonie, la bonne entente, ou alors une journée place de la Concorde… Pour tout vous avouer, à ma première lecture, je n’avais que moyennement apprécié votre poème, je n’y trouvais guère d’élan poétique, notamment avec ses « Tricards dans les squares, Uber eats, dealers shit, etc. » Mais en le relisant à plusieurs reprises, je me suis curieusement mis à l’apprécier de plus en plus à chaque lecture… Déjà, je trouve la première strophe très élégante avec sa « journée bleu Klein, Dans un ciel serein. » Ce qui m’apparaissait comme une faiblesse et m’avait fait tiquer en premier lieu me semble à présent être la force de votre poème, c’est-à-dire des phrases légères teintées de surréalisme parfois. Dans la partie qui va de « Partie de jambes en l’air » à « Devant eux », j’ai eu l’impression de lire du Boris Vian dans l’idée, des images innovantes et percutantes… Les Velib qui se prennent par la main et qui se pistent comme des Indiens est une image très expressive, j’ai pensé au côté burlesque d’un Jacques Tati, en allant chercher loin dans ma mémoire, j’ai revu des scènes de « Jour de fête »… Pour revenir à la première strophe, je trouve qu’elle installe le décor en douceur avant que tout s’accélère crescendo jusqu’à la conclusion « Journée concorde d’été »… « L’époque est bowl » « Végé,café,latté » Je trouve que ces deux vers se font judicieusement écho, il y a une cohérence avec l’époque bowl, ça renforce l’idée d’un melting-pot où ça grouille dans tous les sens, il y a de la vie… Pour conclure, je me dis que j’ai bien fait de revenir sur votre poème et de ne pas m’être arrêté à ma première impression, car votre poème est non seulement imprégné d’une agréable fraîcheur (qui fait du bien avec ces quelques journées encore assez chaudes en ce moment), mais de surcroît, il a sa juste place dans le catalogue poétique d’Oniris je trouve, la preuve, le CE vous en a trouvé une en le publiant… |
| Cyrill
27/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
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Bjr Sarvoir.
Une lecture bien agréable pour ma part, il faut dire que la « journée bleu Klein » donne le ton. Comme une suite d’instants qui représentent Paris, notre époque avec ses us et coutumes, ses excès, ses anglicismes et j’en passe. Mais il y a un décalage dans le regard que vous portez : « Partie de jambes en l’air, Sur passage piéton ». Comme des grains de sable dans le rouage, des petites choses incongrues, un air de liberté, peut-être volé à l’habitude. Mention pour ce passage que j’ai trouvé particulièrement musical : «Les Ubers eats, Les dealers shit, Débits d’alcool, L’époque est bowl. » Merci pour le partage et au plaisir. |
| Donaldo75
5/9/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
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Une lecture qui laisse une impression de photographies urbaines.
"Sentiment passager, Souvenir diffus, D’un léger parfum, De félicité. Une journée bleu Klein, Dans un ciel serein." Puis les images poétiques prennent la mesure de ce paysage urbain. "Les Velib se prennent, Par la main, se pistent, Comme les Indiens." Et c'est ce qui rend ce poème fort, cette accumulation d'images, dispensées de manières différentes mais toujours prégnantes à la lecture. "Les Ubers eats, Les dealers shit, Débits d’alcool, L’époque est bowl." J'adore ce quatrain. Il tape fort. Du rock. Bravo ! |




