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Poésie contemporaine
Shovnigorath : Fantasma
 Publié le 13/03/20  -  6 commentaires  -  1059 caractères  -  144 lectures    Autres textes du même auteur

Inspirée d’une prière Navajo.


Fantasma



Dans la nuit sans soleil, parcourant les étoiles,
Je cherche la lumière au bain ensorceleur,
Dans cet obscur pastel, le rêve est intégral,
Il partage au pluriel ses étranges couleurs...

Chantilly de nuage, fantomatique arène,
La Lune, qui a rougi, avoue son embarras,
Elle chasse l’hommage, et va cacher sa gêne
Au bras de l’infini, en décroissant ses bas...

Devant moi la beauté caresse la poussière,
Et derrière mes pas elle épouse ma joie,
Au-dessus de l’était, la beauté réitère,
Et puis un ton plus bas, la beauté entre en moi...

Forêt de mandragores, buissons de camélias,
Jardin d’alexandrins, vers-parthénogenèse,
Cette nuit que j’adore révèle son éclat,
Et va, comme un câlin, se consumer de braise...

Lors que je vous conte ces mille lendemains,
S’efface l’horizon, un pied dans le matin,
Et la nuit sans soleil, telle une ombre sans toile,
Repeint son long sommeil d‘aurore boréale...


18/02/2020


 
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   Vincente   
13/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
J'ai beaucoup aimé la première strophe. Beau regard, belle expression…
Et puis voici ce "Chantilly" ; rapportée à l'image des nuages, l'association est sympathique, mais elle impose un champ lexical bien dissonant par rapport à celui des quatre premiers vers, lyriques, métaphysiques. "Chantilly de nuage", fait penser à la crème du même nom (voire au château, mais alors de façon plus étonnante), la prière Navajo est désormais bien loin… De même dans le vers suivant où "la lune qui a rougi" oriente vers le trivial en "avouant son embarras" et "va cacher sa gêne". Suit cette belle expression "Au bras de l'infini" et ce déconcertant "en décroissant ses bas" ; je n'ai pas compris l'allusion de ce dernier passage (et je ne veux pas imaginer que les "bas" sont également ceux qui habillent ses jambes, et qu'ils se baisseraient alors…?).

La troisième strophe souffre en quatre vers d'être chargé de trois fois le mot "beauté" ; terme qui, comme le mot "vie", devrait se montrer le plus discret possible en poésie tant il est chargé de sens et de convenances. Je n'ai pas compris "Au dessus de l'était..." ; serait-ce juste une coquille pour "l'étai" ou alors "l'été" avant qu'il ne "réitère la beauté" ??? Tiré par les cheveux, non ?
J'ai beaucoup aimé ce que suggère ce vers : "Devant moi la beauté caresse la poussière,"

Dans la quatrième, le dernier vers conjugue "câlin" et "braise" dans une certaine "douleur" à mon sens.
Dans la dernière, "la nuit sans soleil" semble bien redondant, alors que j'aime beaucoup "l'ombre sans toile", surtout quand survient le très beau vers final,
"Repeint son long sommeil d'aurore boréal".

Depuis "la prière Navajo", inspiratrice du poème d'après l'auteur, puis le titre "Fantasma", seules la première strophe et le dernier vers sont aboutis, en accord avec ceux-ci et arrivés à maturité dans l'écriture. Le reste ne manque pas d'inventivité, mais il faut à mon sens la réajuster. En fait, il ne manque pas grand-chose, un peu de formel repris et le poème pourra profiter de ses propres ailes.

   hersen   
13/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
C'est un poème très riche d'images et la nuit lui sied si bien !

J'aime particulièrement cette impression de foisonnement sur un sujet dont on a l'habitude de dire : tout dort.

Je lis les couleurs de la nuit.

Merci de cette jolie lecture.

   ANIMAL   
13/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Très joli poème d'ambiance. Le lecteur se retrouve au coeur de cette nuit enchantée qui lui parle de la lune et des étoiles, de couleurs et de beauté.

Mes vers préférés sont nombreux mais je retiendrai ceux-ci :

"Dans cet obscur pastel, le rêve est intégral,
Il partage au pluriel ses étranges couleurs..."

"Chantilly de nuage, fantomatique arène,"

"Et la nuit sans soleil, telle une ombre sans toile,
Repeint son long sommeil d‘aurore boréale..."

Le seul accroc est ce vers "Au-dessus de l’était, la beauté réitère," dont le sens n'apparaît pas évident. Mais la nuit garde parfois ses mystères.

J'ai beaucoup aimé cette promenade nocturne au petit goût de surnaturel.

   shlama   
14/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'ai pas saisi "au-dessus de l'était... très joli poème qui me rappelle un soir de pleine lune sur une plage du Brésil...des souvenirs de toute beauté transposés dans ces vers magnifiques. Merci pour ce voyage...

   Donaldo75   
15/3/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Shovnigorath,

J’ai trouvé ce poème très réussi ; j’aime sa tonalité douce, ses images finement choisies et dont le reflet donne encore plus de sens à l’ensemble.

« Chantilly de nuage, fantomatique arène,
La Lune, qui a rougi, avoue son embarras,
Elle chasse l’hommage, et va cacher sa gêne
Au bras de l’infini, en décroissant ses bas... »

Ce quatrain à lui seule résume la beauté de la forme, la réussite de cette poésie contemporaine aux faux airs de libre. La richesse du champ lexical des vers suivants va charger le poème d’une dimension presque fantasmagorique.

Bravo !

   Lulu   
22/3/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Shovnigorath,

Très beau poème : doux et coloré...

Certains vers m'ont ou certaines expressions m'ont vraiment touchée :
- le troisième vers : "Dans cet obscur pastel, le rêve est intégral," L'obscur pastel m'a paru très riche en matière d'évocation, et le nom "rêve dans la seconde partie du vers entre en écho fortement avec cette même évocation qu'on a en tant que lecteur, en tout cas, en ce qui me concerne en tant que lectrice.
- "Chantilly de nuage" : Superbe ! Je crois que je n'avais jamais lu ou fait ce rapprochement entre les deux termes ! Belle image et belle idée qui renforce celle du rêve.
- "Forêt de mandragores, buissons de camélias," : Là aussi, un vrai espace de rêve au cœur d'un seul vers que je trouve, de surcroît, très musical.

Parfois, certains mots ou expressions m'ont paru moins évidents :
- "fantomatique arène" : l'adjectif "fantomatique" m'a vraiment éloignée de la dimension poétique portée par le rêve "intégral". Je l'ai trouvé comme trivial, plus explicatif qu'évocateur.
- "décroissant ses bas" : Je n'ai pas saisi et ai pris le temps de lire et de relire, trouvant que c'était dommage de perdre ici en fluidité dans le déroulement de ma lecture.

Les trois derniers vers m'ont semblé très beaux ; plus que le premier vers du quatrain : "Lors que je vous conte ces mille lendemains,". En effet, j'ai eu le sentiment que le "Je" était comme de trop. S'il était présent au début, j'avais trouvé beau ce regard porté sur la lune, totalement tourné vers "la beauté" et même si la présence du locuteur demeure tout au long du poème, je la trouvais discrète avec "ma joie" ou "en moi..." car l'essentiel était surtout "La Lune" ; " l'infini" ; "la beauté" ; "Forêts de mandragores, buissons de camélias"... Ainsi, même le "J'adore" du quatrième quatrain paraissait-il discret, car porté par "la nuit" ; "son éclat" qui prédominent. De fait, il est vrai que ces mots "Lors que je vous conte" casse un mode de perception qui était jusque-là très poétique.

Enfin, le titre auquel je n'avais pas fait attention en lisant le poème me semble chouette et pertinent.

Au plaisir de vous relire !


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