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Poésie néo-classique
Siaska : Perpétuelle lâcheté
 Publié le 05/10/17  -  10 commentaires  -  760 caractères  -  204 lectures    Autres textes du même auteur

Là où commence et se termine le rêve...


Perpétuelle lâcheté



C'en est trop de vous voir mourir de moult façons
Dans mes rêves de nuit me collant des frissons
Jusqu'à m'en réveiller dans un sursaut alerte
Quand d'effroi j'aperçois l'un de vos corps inerte.

Je vous ai vus sauter d'un quelconque balcon,
Vous faire ôter les yeux par le bec d'un faucon,
Vous noyer dans les eaux de la Seine ou la Sambre
Ou vous faire égorger par un fou dans ma chambre.

Pourquoi n'ai-je jamais tenté de vous aider
Sans que vous ayez même à me le demander
Dans ce contexte né d'un tissu de mensonges ?!

Et bien qu'il ne s'agisse en tous cas que de songes,
J'aurais voulu sauver une fois mon honneur
Et votre peau avant l'alarme en ré mineur.


 
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   Provencao   
24/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je me suis laissée bercer par votre rêve de nuit, avant même de m'imprégner du sens de vos vers.

Je l'ai lu, relu et rerelu, et la lecture que vous nous présentez prend corps, nous invitant avec terreur avec ces verbes "Sauter, noyer et egorger" au tissu de vos songes.
Et la musicalité en alarme contraste a mesure que votre songe ne disparaisse enfin ....

   papipoete   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour Siaska,
Le film d'un rêve dont l'auteur est acteur, passif face à ces morts qui hantent sa nuit, contre lesquelles il n'est pas intervenu, n'étant qu'un fantôme ...
NB notre cerveau qui ne s'arrête jamais de travailler, nous en fait voir de belles, surtout à travers les cauchemars où nous sommes impuissants contre ce " chauffard qui déboule alors que s'avance un enfant ; ce doigt sur la gâchette qui bientôt va appuyer ... "
Le 2e quatrain est particulièrement démonstratif, et se relie au second tercet, où comme l'auteur je " m'en veux de n'avoir rien tenté pour sauver mon honneur, en sauvant une vie ! "
je pense que la forme " classique " n'est pas atteinte, à cause des rimes en " on " au pluriel, puis au singulier ; et d'autre part du hiatus dans le dernier vers " peau/avant " ?

   TheDreamer   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Étrange répartition des rimes en rimes suivies en AABBCCDD EEF FGG. Vous innovez !

Votre poème évoque l'impossibilité matérielle d'agir sur nos rêves pour en changer le cours.

Ce qui me saute aux yeux après la répartition des rimes, c'est la linéarité des vers. Pas de rupture de rythme. Tout file d'un trait de vers en vers. Pas d'enjambement, pas de rejet, ni de contre-rejet. Rien. C'est une réelle faiblesse de la forme. Il faut jouer avec la métrique sans quoi l'endormissement du lecteur guette et dans un "sonnet" sur le sommeil, c'est quelque peu ennuyeux.

« Dans ce contexte né d’un tissu de mensonges ?! » : ce vers ne m’accroche pas du tout et me paraît fragiliser le propos.

La chute est prévisible sachant que le sujet est en sommeil et clôt le poème sans surprise.

   PIZZICATO   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Quels que soient les scénarios de nos rêves et cauchemars, nous ne sommes que le spectateur, impuissant à intervenir.
Nous les analysons une fois éveillé, en possession de toute notre réflexion dans la réalité.
Ce sont des rêves et il nous faut les considérer comme tels.

" J'aurais voulu sauver une fois mon honneur " je trouve un peu sentencieux, de même que le titre.

   Marie-Ange   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le titre est me paraît un peu "fort".
"Perpétuelle lâcheté", n'oublions pas qu'il s'agit de rêves.
L'incidence devrait être plus nuancée, à votre encontre.

Je suis un peu mitigé, le rendu d'une atmosphère pesante
est bien présente, mais je trouve que dans le dernier tercet
il en fait un peu trop "J'aurais voulu sauver une fois
mon honneur". N'est-ce pas là un brin excessif ...
Surtout que vous faites passer "votre honneur" avant
"votre peau". Pas vraiment chevaleresque comme attitude.
Il est vrai que nous sommes dans des "songes"...

A mon goût, il manque de la ponctuation, très significatif
dans la première strophe, le rythme est bien soutenu,
il faut prendre son souffle ... Et par-ci par-là quelques
virgules n'auraient pas été de trop.

Cependant je reconnais que ce texte a un petit côté
original qui ne m'a pas déplu, malgré ces petits "défauts".

   FABIO   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un texte bien maitrisé dans la rythmique le ton et les images qui collent au thème.
Le thème c'est justement ce qui m" a moins plu mais il faut quand même de l'originalité dans l'encre de votre plume pour écrire ces lignes.

   Ioledane   
5/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je vais commencer par relever quelques maladresses, quelques points qui me gênent un peu - principalement dans le 1er quatrain :
- "moult" fait vraiment très artificiel de par sa désuétude, qui n'est plus présente ensuite (du moins pas autant)
- "me collant des frissons" : à l'opposé le verbe ici est un peu trop familier ("donnant" aurait pu convenir)
- dans ce même vers, une virgule après "mes rêves de nuit" n'aurait pas été inutile
- "d'effroi j'aperçois" etc. : la tournure est curieuse, j'attendrais plutôt "avec effroi j'aperçois" ou "plein d'effroi j'aperçois", ou alors "d'effroi je cours" ou "d'effroi je crie" ou autre, en tout cas l'expression "d'effroi" devrait logiquement amener une action en lien avec cet effroi.

Le second quatrain est très bon.
Le premier tercet est un cran en-dessous à mes yeux, moins imagé, moins imaginatif, plus plat.
La chute est bien trouvée en revanche, avec l'honneur et l'alarme en ré mineur.

Dans l'ensemble, l'idée est bonne, le récit plutôt bien mené, et j'ai bien aimé ma lecture.

   Curwwod   
6/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Mais où voulez vous en venir? C'est de l'auto analyse? Ce recit de vos activités oniriques dont on ne sait même pas l'objet est quand même d'une facture plutôt maladroite :
"Dans mes rêves de nuit me collant des frissons...Vous faire ôter les yeux par le bec d'un faucon," comme c'est léger et élégant!
Quand à la "valeur poétique et émotionnelle" de cette oeuvre, j'aimerais bien que quelqu'un m'explique où elle se manifeste dans ce pseudo sonnet.
Je suis désolé, selon ma subjectivité (puisque c'est de cela qu'il s'agit) et mes goûts littéraires, ce n'est pas bon.
N'y voyez rien de personnel mais ce texte ne m'a strictement inspiré que de l'ennui.

   Ananas   
6/10/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Bonsoir,

Je trouve votre titre assez grandiloquent comparé à la teneur du poème en soi (ou en satin peu importe).

En ce qui me concerne, votre oeuvre comporte pas mal de maladresses qui pourraient facilement être évitées.
Le premier quatrain est franchement autocentré, et les possessifs (mes/m') y sont pour beaucoup.
Le second est contemplatif, je trouve que vous manquez d'emphase quant à l'horreur des morts, c'est un choix, pas le meilleur en ce qui me concerne.
Le premier tercet, interrogatif, me semble un peu simpliste. Le contexte né d'un tissu de mensonge ne me parle en rien, et le fait de souligner qu'ils n'aient pas besoin de demander me semble pour le moins manquer de poésie.
Le dernier tercet n'a que peu de sens avant le réveil matin (dernier vers), et je pense que c'est ce qui me dérange dans votre poésie.

Le fait de rechercher à aboutir une oeuvre classique, à en respecter les contraintes de rimes peut parfois nuire au message, et je pense que c'est le cas ici.

Le sujet de la culpabilité onirique est assez intéressant, et révélateur si l'on en croit les différents interprètes en la matière. Et je trouve que votre poésie n'y rend pas vraiment honneur justement.

Si je dois sortir une expression c'est l'alarme en ré mineur qui me parle, que je visualise, que je peux m'approprier.
Le reste me laisse sur place, je n'y trouve pas de réelle poétique, je trouve que vous êtes restée fort terre à terre pour de l'onirisme, et c'est bien dommage.

Bonne continuation !

   Anomel   
6/10/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Un beau poème que vous avez-là... seraient-ce les aventures oniriques d'un Don Quichotte moderne? Il y a bien la présence de ce vocabulaire médiéval : moult, alerte, balcon, fou... l'action ? "un chevalier lâche et une demoiselle en détresse" ? (enfin peut-on vraiment parler d'action ?) même les rimes plates nous feraient croire qu'il s'agit d'un roman médiéval.

Comme un Don Quichotte, la voix du poète échoue dans sa quête (sauver la belle dame), et comme Don Quichotte replonge dans son onirique quête illusoire. Mais cette voix qui nous raconte son perpétuel échec semble aux antipodes de DQ, l'un est passif, l'autre actif ; pourtant les deux butent contre un mur.

J'aime bien la façon dont vous pouvez réactualiser un roman qui fut pastiché et parodié mille et une fois. Cette approche poétique est assez originale.


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