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Poésie contemporaine
socque : Buffets à volonté
 Publié le 27/08/16  -  14 commentaires  -  9162 caractères  -  124 lectures    Autres textes du même auteur

Les Sârs dînent à l'huile.

Pierre Dac et Francis Blanche

https://www.youtube.com/watch?v=JXbn_XvPGHE

NOTA : La mise en page peut "déborder" certains écrans, pour cela je présente mes excuses.


Buffets à volonté



outesaaaaaaaaaaat aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaale morne argent de la lune aux abois
tutesaaaaaaaaaaaaaaoaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiéclaire mal cette biche arrondie.
ottesaaaaaaaaaaaaaaaaau aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahurlent les loups de la meute enhardie,
outesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarudes guerriers en pelisses de rois.
toutsaaaaaaaaaaaaaaaaaaas
outetaaaaaaaaaaaaaaaaaaeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiqu’ils sont beaux, tous, de l’émouvante proie
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiià ses chasseurs qui souples ont bondi !
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiila neige attend, rocs de sucre candi,
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiclairs diamants brodés sur de la soie, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaadaaaaaaanaaas

toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiqu’elle s’effondre à l’instant crucial.
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiile sol reçoit un nouvel animal
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiià l’agonie. on peut se mettre à table.

toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiil’astre clignote au-dessus du festin,
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiun lumignon chiche, miroir sans tain.
toutesaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiile sang luit noir dans la nuit détestable.



la guêpe fout ses œufs dans un insecte,aaaaaaaaaaaaaaaasous le soleil jouissent les saisonsaaaaaaaaaaaaaaaaiiété de guerre. un corbeau, bec noirci,
leur assurant le gîte et le couvert.aaaaaaaaaaaaaaaaaide leur pouvoir. la terre tourbillonneaaaaaaaaaaaaifouille la chair d’une humaine bien cuite.
aux alentours, le printemps tout en vertaaaaaaaaaaaade cycle en cycle, et son bonheur rayonneaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiépoux tué – violée – une fuite
explose, étale une arrogance infecte.aaaaaaaaaaaaaaaaaen accostant les cent quatre horizons.aaaaaaaaaaaaaaaaaitentée en vain. personne n’eut merci.

biologiste en pleine thèse, inspecteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaabaleines, rats, libellules, bisons,aaaaaaaaaaaaaaaun siècle après, des fous, l’esprit farci
le phénomène, et montre-toi disert.aaaaaaaaaaaaaaaaaaasont invités au festin qu’elle donne !aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaid’ignominie, ont assuré la suite
la vie invite à fleurir le désertaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiila mort partout sans malice foisonne,aaaaaaaaaaaaaaaaaaiiet les corbeaux se tapent une cuite
avec la foi d’un adepte de secte. aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaelle persiste à hanter les maisons.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaide bonne viande avec des vers aussi.

ingénieuse, elle offre à ses féauxaaaaaaaaaaaaaaaaaale monde en vrac, glorieux, puant, marque aaaaaaaaaaaiun éclaireur dans les vaisseaux se gonfle
d’indifférents miracles ou fléauxaaaaaaaaaaaaaaaaaaade son empreinte autruchon comme énarque.aaaaaaaaaaaaiide lymphe perle où déjà gronde et ronfle
car seule importe une ponte adorée !aaaaaaaaaaaaaion n’y comprend point goutte, en plus il ment.aaaaaaaaaaaaila pourriture. il montre de l’ardeur !

dans l’indécente orgie où chacun croîtaaaaaaaaaaaaigrand Pierre Dac, qui tins bon face au pire,aaaaaaaaaile grand soleil fait bouillir les cadavres
et se blottit hors d’atteinte du froid,aaaaaaaaaaaaaique valons-nous, sinon par notre rire ?aaaaaaaaaaalourds, fermentés, ils sont de riches havres
une chenille expire dévorée.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaitout est dans tout et réciproquement.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiioù se goberge une superbe horreur.



touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiil’humidité de ce charmant automne
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiifleure à plaisir les champignons mignons.
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiles écureuils font la chasse aux pignons,aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaair
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiichacun s’affaire en trottinant, fredonne. aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaié
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiic
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiile bel envol ! un coup de fusil tonne, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiitaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiii
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiila poule d’eau s’abat ; nous rechignonsaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaanaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiip
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiià l’accepter, puis nous y résignons :aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiieaaaaaaaaaaaaaaaiiir
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiimanger – tuer – même mauvaise donne.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiimaaaaaaaaaaaaiio
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiieaaaaaaaiiq
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiitendre, la pluie ourle les noisetiersaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiu
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiid’un fin vernis, amollit les sentiers.
touteaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiila terre rote un menu gaz acide.
ouaaaaaaaaaaaaaaeaat aaaaaaaaaaaaaaaaaa
oteaaaaaaaaaaaaaaau aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaidans chaque creux, ce minuscule bol
uteaaaaaaaaaaaaaao aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaade soupe brune ose hausser son col.
oueaaaaaaaaaaaaat aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiisa gouttelette abrite un fratricide.


 
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   Cristale   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne suis pas une adepte de la simplicité et des mots de tous les jours mais je ne suis pas non plus férue de complexité. Ici je vois bien des sonnets, en octosyllabes impeccables, mais la page devient vite un fouillis qui me donne le tournis.
Je n'ai donc pas pu apprécier "la poésie" de cet ouvrage malgré le grand travail artistique de l'auteur dans la mise en page.
"Tout est en tout et réciproquement", oui, je comprends bien les orgies, les chasses à cours, qui va manger qui, les cadavres, la pourriture....3ème colonne de vers : les finales de chaque vers se retrouvent entre les vers de la colonne de gauche...Je m'applique et j'insiste, ce n'est pas facile.
Quel dommage ! Mes yeux s'embrouillent à essayer de déchiffrer ce tableau.
Pourtant, je crois lire une plume aguerrie, originale, indépendante et cela résonne en moi ; le plaisir du travail bien fait, car visiblement l'auteur sait ce qu'il fait et le fait bien...à sa façon, très personnelle.
Petit bémol, je n'aime pas trop que l'on châtre systématiquement les majuscules. C'est joli une majuscule, pas forcément à chaque début de vers, mais au moins au début des phrases.
Je suis en espace lecture, il me faut noter et c'est un cruel dilemme car j'aime beaucoup et je n'aime pas cette page.
Ce qui va motiver ma notation est le manque de plaisir à la lecture, difficile à cause de la présentation de ces 5 sonnets en forme de croix, surtout le quatrième qui fait un énorme enjambement pour empiéter sur le deuxième.
Je pense, malgré mes réticences tout à fait personnelles, que cette œuvre peut prétendre à quelques succès surtout quand on maîtrise aussi bien rythme du décasyllabe.
Bonne continuation.

Edit. : je complète aujourd'hui ce commentaire écrit en espace lecture pour effectivement constater qu'il s'agissait d'un problème de mise en page. Oui, faire tenir sur la largeur d'une page 3 sonnets en décasyllabes est une sacré gageure et le problème de saut de ligne des finales du 4ème sonnet est résolu sur mon écran. Mon dilemme était d'aimer et "beaucoup" l'écriture et "pas" à cause d'une lecture malaisée.
J'ai pris le temps de relire votre, vos sonnets, et mes premières impressions concernant ce tableau poétique laissent encore mon curseur d'appréciations relativement haut. C'est trop de soin et de recherche pour dévaloriser un tel ouvrage sur une note négative.
Quoi qu'il en soit, bravo pour le travail et l'originalité ! c'est surprenant au premier abord mais cela devient superbe lorsque l'on s'imprègne de votre palette poétique, visuelle et musicale.
Au plaisir de vous relire.
Cristale

P.S.: pour ma part, il a suffit de faire ctrl - pour réduire l'affichage, ainsi les sonnets apparaissent de façon impeccable

   Ramana   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
"Tout est dans tout et réciproquement"... ça fait un peu contrepèterie belge, du style "il fait beau et chaud" (il fait chaud et beau) ! Moi, je reconnais plutôt ceci : "Le Tout est dans tout, et tout est dans le Tout", ce qui exprime d'une part l'immanence, et d'autre part la transcendance de l'absolu Principe. Sans être tout-à-fait transcendant, votre texte m'est fort agréable à lire, son rythme balance avec force, et j'admire votre facilité à jouer avec la langue (de Molière, j'entends).
De plus, vous nous servez ici une réflexion plus profonde qu'il n'y parait au premier abord, car vous nous rappelez la futilité de notre orgueil d'êtres dits supérieurs, et placez notre chair humaine sur le même plan que celle des plantes et des bêtes : en définitive, une nourriture parmi les nourritures. Cette réflexion nous conduit (volontairement j'espère de votre part) a chercher au delà de cette fatalité notre raison d'être, la nôtre et celle des animaux et des plantes qui nous sont liés dans un tout qui dépasse vraisemblablement le concept totalement réducteur d'une simple chaîne alimentaire.
Et d'ailleurs, je ne pense pas que nous ne valons que par notre rire, même s'il est "le propre de l'homme" ; le simple fait que nous soyons capables d'espérance (et de poésie) prouve qu'il existe un état en rapport avec la hauteur de cette espérance.

   MissNeko   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C est vraiment pas évident à lire mais votre poème contient des vers sublimes. Bravo !

   Anonyme   
27/8/2016
Dans la même veine qu’ « exploités jusqu’au trognon », mais malgré vos efforts pour mettre en page cet écrit, je le trouve plus désordonné.
La réalité de la nature semble vous troubler et pourtant il faut bien l’admettre, elle ne peut aller autrement.
Soyons fous, je pense que vous avez omis de citer la mouche à viande ( sarcophaga carnaria) pour nous rappeler ce que la nature a prévu pour éliminer notre carcasse le jour venu. Après laissons les vagues s’occuper de nos os et nous aurons restitué à Dame nature tout ce qu’elle nous avait prêté.
En effet nous ne sommes que bien peu de chose au milieu d’une nature que nous prétendons maîtriser.

Cordialement

   Brume   
2/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Socque

Vraiment la forme ce n'est pas possible! Ça a gêné ma lecture. Ça donne le tournis.
J'aurais apprécié le fond si les mots n'étaient pas aussi éparpillés. Pourtant j'ai fait des efforts.
J'ai l'impression que les phrases de la strophe de gauche sont la continuité des phrases de la strophe de droite mais pour cela faut sauter pardessus la strophe au centre. Et encore j'en suis pas sûr.
Et puis ces petits mots qui traînent par ci par là n'apportent rien: "Tout est dans tout et réciproquement" traduit en italique dans votre poème suffit.
J'aime bien quand les auteurs s' amusent avec la forme d'un texte à condition que cela ne porte pas préjudice au fond. Ici c'est de la poudre aux yeux, il y a trop d'informations, mon regard et ma lecture sont perturbés par tous ces artifices.
Pourtant le fond et la puissance des vers semblent intéressants et de grandes qualités, quel gâchis.

EDIT: bon ça y est je peux lire votre texte en son entier.
Et bien c'est fascinant. La mort, la vie, nourriture...Je ne trouve pas de mots. C'est beau, c'est puissant, et le calligramme ne porte pas préjudice au fond contrairement à ce que j'ai écrit au-dessus. Je précise pour les lecteurs que j'avais commencé à commenter ce poème alors que des vers étaient coupés du fait d'un écran trop petit.
Par contre le découpage des vers pour un retour à la ligne, je n'arrive pas à déceler leur signification, le rythme est haché.

   Alcirion   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Socque,

je ne suis pas très fan des calligrammes et autres fantaisies pour la forme... Mais pour tout le reste, c'est parfait. J'ai vu des focalisations différentes autour d'un même thème, dans le temps et l'espace, mais ce n'était peut-être pas ton propos.

Bravo en tout cas !

   jfmoods   
27/8/2016
Quatre champs lexicaux principaux, plus ou moins abondants, irriguent une construction poétique constituée de cinq sonnets en décasyllabes - à rimes embrassées et suivies - et de la phrase, disséminée aux quatre vents, d'un célèbre humoriste français.

- la naissance : "biche arrondie", "nouvel animal", "oeufs", "printemps", "miracles", "ponte", "croît", "ardeur"

- l'alimentation : "sucre candi", "se mettre à table", "festin" x 2, "couvert", "orgie", "fouille la chair", "bien cuite", "farci", "cuite", "viande", "champignons", "pignons", "manger", "soupe brune"

- le temps : diérèse sur "à l'instant crucial", "les saisons", "de cycle en cycle", "été", "un siècle après", "automne"

- la mort : "aux abois", "proie", "à l'agonie", "le sang luit noir", "fléaux", "expire", "dévorée", "la mort", "tué", "vers", "pourriture", "cadavres", "fermentés", "s'abat", "tuer", "fratricide"

C'est sous le haut patronage du rire (la morale de l'ensemble étant à retirer au coeur même de la structure poétique) que la poétesse développe sa réflexion sur la condition animale et humaine. Plusieurs diérèses éclairent, à leur manière, la fascination éprouvée ("diamants", "biologiste", "ingénieuse", "violée"). Un oxymore ("une superbe horreur") résume l'ambivalence du regard porté.

On ne peut s'empêcher de penser au roman de Jean Giono intitulé "Un roi sans divertissement".

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai bien cru que je n'irai pas jusqu'au bout, tant c'est laborieux et épuisant à lire, il me faudra venir relire à tête reposée, la forme disparate embrouille le fond énormément, perturbe beaucoup la lecture, les mots s'entrechoquent à vouloir chercher le pourquoi du comment, cela fait un peu désordonné.

Je pense un peu avoir perçu l'idée qui se dégage de cet écrit à la forme rocambolesque, "tortueuse" pour le lecteur, il est difficile d'accès cet écrit, mes yeux en ont perdu le nord, à zigzaguer d'un mot à l'autre.

Curieusement je n'ai pas vraiment trouvé la forme originale, elle donne une idée d'ensemble plutôt confuse, ça part un peu dans tous les sens, cela ne ressemble pas à grand chose.

Je vais peut-être prendre mon courage à demain, ou bien plus tard et revenir vous lire ...

   Anonyme   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Chapeau socque pour cet exercice de haute volée, éprouvant pour les rétines mais captivant à déchiffrer. C'est vrai que la mise en page déborde du cadre, l'imprimante est indispensable pour avoir une vue d'ensemble. À force de jouer avec les codes tu finis par bousculer les marges !
Je ne m'attarderais pas sur la signification, au risque de me planter magistralement. Je constate juste que le thème de la prédation revient souvent dans tes œuvres. Bouffé, être bouffé, cycle perpétuel qui semble te fasciner.
Mais davantage que tes obsessions, c'est ton audace qui me plaît, servie par une technique irréprochable si j'en crois les puristes.

   archibald   
27/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Chacun des cinq sonnets qui constituent ce texte est à lui seul une vraie réussite poétique. Proposés séparément, je suis sûr qu'ils auraient été mieux accueillis : le paradoxe est que leur assemblage sous cette forme graphique a pu perturber, comme quoi le mieux est souvent l'ennemi du bien (ma bonne dame).
Ce qu'il manque à ce poème, c'est bien sûr de ne pouvoir être présenté sur une vaste et belle page en vélin d'Angoulème : qu'il puisse être embrassé d'un seul regard afin que l'on goûte l'esthétisme visuel de ces sonnets en forme de croix.
Grand bravo pour ce travail considérable qui, pour ma part, se lit et se relit avec plaisir.

   Arielle   
28/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je ne vois pas quel est le problème de "débordement" auquel il est fait allusion par plusieurs lecteurs. Mon écran affiche la totalité de l'exercice dont la mise en page me parait ludique et plus agréable à suivre qu'une longue suite cinq sonnets serpentant sur la page qui aurait peut-être découragé ma lecture.
Pour le reste, à la croisée de la vie avec la mort j'ai dégusté avec un grand plaisir ce banquet magistral sur un thème qui est cher à son auteur et nous titille les papilles avec plus de saveurs qu'on n'en goûtera jamais dans les blanquettes de veau ou les hot-dogs habituels.

   Robot   
1/9/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'arrive tardivement mais j'ai voulu prendre le temps de m'imprégner à la fois du texte et de sa composition.
Je l'ai agrandi sur un format A3 (pardon pour les droits d'auteur) et là, posé sur la table, en lecture verticale, on a vraiment une perspective différente de l'écran.
Le thème de la prédation universelle n'est pas un pamphlet pro-végétarien puisque même les plantes se nourrissent de nos pourritures. "ce minuscule bol de soupe brune"
C'est une ode au cycle de la vie exposé à un certain regard mais qui n'en est pas moins réaliste.
Chaque sonnet avec leur grande qualité d'écriture dissèque le thème, le tourne sous de nombreux angles et d'un vers vertical relié au vers horizontal le lecteur plonge au cœur d'une réalité naturelle qui pourrait provoquer le dégout sans le bel ouvrage de la rédaction.

   FABIO   
5/9/2016
Désolé trop long
ca débute bien et je perds le fil.
je reviendrais peut être, pour tenter
de lire ce mini roman poétisé.

   VDV   
10/9/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Cette mise en page est pour l’âme un véritable buffet à volonté. Je vois quatre poèmes différents, tournant tous autour d’une même thématique : la dualité intérieure de l’homme, et par extension celle de l’humanité ; un combat ou une alliance entre l’homme et l’Homme, voire entre l’enfer et le Paradis.
Il me faut déceler sens et compréhension avec l’intuition, et ils sont nombreux. Chaque strophe est une réflexion sur laquelle m’arrêter, et je m’y arrête avec plaisir tant les vers m’apparaissent magnifiques et pleins de bons sens. Il est bénéfique pour « le loup sur qui les chasseurs ont bondi », pour « la chenille dévorée », pour « le fou à l’esprit farci » ou pour « le minuscule bol de soupe brune osant hausser son col», de lire ce genre de poésie. Oui, ici, c’est un peu comme dans la Bible, la Parole est vivante. L’Esprit parle à l’esprit, et celui-ci l’entend.
Malgré la luminosité de la plume, chacun des poèmes est conclu d’un vers sombre… Serait-ce dommage pour moi de ne trouver ici aucune espérance ? Peut-être aurais-je aimé que des écrits aussi inspirés parlent d’une attente, d’une évolution… Mais l’auteur a peut-être simplement voulu partager la réalité d’un monde à la fois glorieux et puant, sans poser la question du pourquoi ? D’accord, c’est fait avec tellement de beauté que je l’accepte.


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