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Poésie classique
socque : De l'inéluctable
 Publié le 14/05/17  -  5 commentaires  -  2394 caractères  -  149 lectures    Autres textes du même auteur

https://www.youtube.com/watch?v=7rUyfaiZHVQ
"Le temps ne fait rien à l'affaire", immortelle chanson de Georges Brassens

Mais alors : si le temps ne fait rien à l'affaire, si on n'est pas con au départ, pourrait-on le demeurer, pas con ? Hein, dites ? :langue:

Eh bien, c'est là que j'ai de sérieux doutes détaillés ci-dessous.


De l'inéluctable



Georges Brassens, votre sagesse insigne
En l’occurrence attire mes soupçons.
Oui, la chanson sait faire la maligne,
De très bon cœur nous rions, la passons
De bouche en bouche, étrennons des frissons
De plaisir fat ! Quelle est cette chimère,
Ce rêve fou si tentant – oh misère –,
De nous penser, tel le puissant faucon,
Exonérés d’un sort que chacun gère ?
Un jour ou l’autre on se prouve vieux con.

Canards banals, nous verrions-nous grand cygne
Dissimulant sous des caparaçons
De préjugés un génie où s’aligne
La fine fleur de concepts polissons,
Libres, altiers ? Nous nous avilissons ;
Notre cerveau creuse la même ornière,
Muscle obstiné. Comme il se fourvoie, erre,
Concocte enfin dans un pauvre flacon
Une pensée à l’odeur délétère !
Un jour ou l’autre on se trouve vieux con.

Et ceux pour qui toute grâce rechigne
Depuis longtemps pratiquent des façons
D’une arrogance où l’âme s’égratigne.
Subtils d’esprit comme des saucissons
D’âne… Mieux qu’eux ? Pas nous qui trépassons
D’an triste en an, les jugeons. Doctrinaire
Stupidité frileuse en son suaire,
Se gobergeant indécente au balcon :
« Ce con jeunot change d’âge, peuchère,
Un jour ou l’autre il s’éveille vieux con ! »

Georges, doux prince à gouaille légère :
Le choix s’impose, avant la fonte amère
Dans le cynisme, au « rassisant » flocon
Qui s’inquiète. Allez, petit humpf-naire,
Meurs sans tarder ou bien deviens vieux con.


__________________________________________________________________
Salut à toi, dame Bêtiiiise ! Toi dont le règne est méconnu-hu
Salut à toi, dame Bêtiiiise ! Mais dis-moiii, comment fais-tu
[…]
Pour qu’il puiss’ m’arriver de croiser certains soirs
Ton regard familier au fond de MON miroir ?
Ton regard famiLIEEER au fond de mon miroir ?
Ton regard familier au fond de mon honhonhon honhonhonhonhon honhonhon honhonhon honhooooooon
MIROIIIIIR ?!

Jacques Brel, L’air de la Bêtise
(Écrit jeune.)


 
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   papipoete   
14/5/2017
bonjour socque,
De vous lire, j'ai fait la tentative, jusqu'au dernier mot ; j'ai fait des poses, lu à voix haute, mais telle Pierre de Rosette, je ne parviens pas à décoder votre message !
Mais citant Georges Brassens, je ne doute pas que les amateurs viendront vous flatter, c'est " inéluctable " !

   PIZZICATO   
14/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Réflexion intéressante.
" Ce rêve fou si tentant – oh misère –,
De nous penser, tel le puissant faucon,
Exonérés d’un sort que chacun gère ? "

Si l'on veut bien s'attarder sur le propos, l'on se rend compte que chacun trouve toujours quelqu'un à traiter de con.
Mais alors, dans ce cas, puisque celui qui est vu comme un con par un autre con qui lui même est traité comme tel, toute la planète en est peuplée hihi. " inéluctable " !

" Canards banals, nous verrions-nous grand cygne "

Cela me fait penser à la << paille et la poutre >>.

   Michel64   
14/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
On est toujours le con de quelqu'un, tôt ou/et tard. C'est vrai que Brassens paraît dire qu'on peut l'être et le rester ou ne pas l'être à jamais.
Je suis partagé sur votre poème, je le trouve un peu tarabiscoté, manquant de simplicité. Trop d'enjambements gênent un peu la lecture et certaines formulations m'ont déplu comme :

"Une pensée à l'odeur..."

"Et ceux pour qui toute grâce rechigne
Depuis longtemps pratiquent des façons
D’une arrogance où l’âme s’égratigne." J'ai eu un peu de mal.

"Le rassisant flocon qui s'inquiète" et le "humpf-naire. J'ai pas compris.

Désolé pour cette fois. Je lirai votre prochain avec attention.

Michel

   archibald   
14/5/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C’est une ballade en décasyllabes (4/ 6) à laquelle il n’y a rien à redire. Mais peut-être est-ce pour cela que ce texte ne s’appréhende pas aisément : le respect de la règle -ici draconienne- oblige à des contorsions de langage qui ne facilitent pas la fluidité de la lecture. Quoi que cela relève aussi d’un style auquel l’auteure nous a habitués.
J’ai bien compris que le “flocon rassisant” renvoie aux “neiges d’antan”, mais ce “humpf-naire”, quand même…
Pour le fond, cela m’a fait penser à ce que dit Alain : “Je plains les gens qui ont l’air intelligent : c’est une promesse que l’on ne peut pas tenir”.

   Proseuse   
16/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonsoir Soques,

Voilà un poème qui sans avoir rien d' hermétique n' est pas si simple pour autant à lire, est-ce l' allusion à Brassens qui me fait un peu regretter que que votre texte ne soit pas -guider- par une musique ? je ne sais pas ?
en tout les cas, même si il m' a peut-être manqué un peu de fluidité dans ma lecture, j' ai passé un bon moment dans ce partage
Merci


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