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Poésie libre
socque : Pépette est une salope [Sélection GL]
 Publié le 07/08/20  -  17 commentaires  -  2445 caractères  -  280 lectures    Autres textes du même auteur

Le poisson globe blanc tacheté, 8 cm de long, crée pour attirer la femelle ces nids :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/zoologie-image-crop-circles-poisson-globe-41498/
Deux mètres de diamètre tout de même !


Pépette est une salope [Sélection GL]



t'as 'oir Pépette le boulot
floush floush floush floush bloup bloup floush
pfff je trime je trime tout ça pour que madame fasse la belle sur le sable
floush
attends je creuse le sillon là floush bloup ouais ça va l'faire
casser de la coquille croc parsemer joli
bon ben c'est pas mal tiens en v'là une je me planque qu'elle regarde tranquille

alors ça te plaît ? ah non elle se casse
quessqui t'faut de plus salope va
tiens c'est pas symétrique ici floush floush floush lààààà
pfou j'en ai marre et j'ai la dalle crevé alors t'arrives Pépette
ah l'est belle elle je bouge plus pas qu'elle me voie
ouah la nageoire ondulante arrête chérie je craque
vas-y agade bien va pile au milieu c'est pas idéal ici
pour tes zœuzœufs tu le sens le léger courant d'eau ça te titille l'oviducte ?
OK elle est prête je fonce banzaïïïïïï
j'te croche la joue bouge pas
FLOUSH FLOUSH flouuush gnaaaaah c'était bon hein
sans me vanter j'assure mes cinq secondes moi tu t'en vas déjà ?
nan mais et les œufs sérieux j'vais être tout seul à les ventiler eeeeh
SAAAALOPE ben voyons tire-toi te gêne pas quand je pense à tout ce boulot

me v'là comme un con esclave de ces sales larves floush floush floush
putain l'instinct quelle plaie dire que avant moi moi moi j'étais
euh j'étais le chef ouais le roi même j'avais de super beaux cheveux
blonds c'est ça blonds où ils sont mes cheveux merde
j'étais orange un roi orange c'était marrant The Donald qu'on m'appelait
et alors les bonnes femmes ça y allait qui quand comme où j'voulais
JAMAIS j'avais les chiards sur le dos c'est pas possible à la fin
il a raison Popo* toutes des salopes

c'est pas une raie pastenague là-bas ? oh la vache
m'en fous après tout j'me laisse bouffer et je reviens en ours polaire
la madame je la nique elle se retrouve toute seule avec les mômes à jeûner pendant des mois bien fait
quoique non d'accord je me planque avec mon pot en ce moment

ce serait moi l'ourse


____________________________________________________________________
* L'hippocampe femelle passe les œufs fécondés au père qui les abrite dans sa poche ventrale et assure la gestation complète. Toutes des salopes.


 
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   Eclaircie   
20/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,

J'adore ! Une inventivité super, un sujet hors-normes, une audace à l'avenant.
L'onomatopée est parfaite.
L'anthropomorphisme tellement bien appliqué.
C'est irrévérencieux, loin de la poésie de salon. Seulement tous les détails sont léchés, la grossièreté assumée.
Pousser le bouchon jusqu'à évoquer "The Donald" (en même temps aussi éloigné de la protection de la planète, il l'a bien cherché !)
Ne pas utiliser la moindre ponctuation (pour noyer le poisson)
Et renvoyer sur les images assez fabuleuses qui auraient très différemment inspirées toute Autre.

Merci de nous (me) bousculer dans nos conforts respectifs.

Éclaircie

   Melorane   
27/7/2020
 a aimé ce texte 
Vraiment pas
Bonjour,
Je n'ai malheureusement pas accroché à ce texte.
Les nombreuses onomatopées m'ont dérangés dans ma lecture. De plus je n'ai pas retrouvé beaucoup d'images poétiques, même si l'effet de style est réussi (on a effectivement, l'impression d'entendre la monologue d'un individu).
Si j'ai bien compris c'est ce poisson présenté dans l'exergue (au passage, je suis allée voir le lien et ses constructions dans le sable sont très impressionnantes), qui après avoir construit l'abri, s'énerve contre la femelle qui ne s'y plaît pas.
Malgré cela, je ne vois pas bien pourquoi est-ce que le mâle insulte à plusieurs reprises la femelle, alors qu'il cherche vraisemblablement à la séduire.
Je n'apprécie pas vraiment le message de ce poème, puisque dans la première strophe, alors que la femelle n'a même pas encore refusé son abri, le mâle l'appelle "Pépette" et râle sur le fait que "je trime tout ça pour que madame fasse la belle sur le sable".
Et ensuite quand elle refuse, elle se fait insulter. Cela rappelle un peu le harcèlement de rue.
Au plaisir de vous relire.
En E.L.

   Cox   
28/7/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je n'ai pas grand chose a dire sur ce poème, si ce n'est tout simplement que c'est la première fois, je pense, qu'un texte de ce site m'a fait rire de manière audible, et à plusieurs reprises.
La vie est dure pour les papas poissons globes. Son langage de loubard qui siffle les meufs dans la rue, ses tentatives désespérées d'attirer un peu d'attention féminine plantent le décor. Sa fierté de matador qui baise plus haut que son cul ne cache sa colère frustrée qu'un instant. Il s'appelle Donald? Allez pourquoi pas. Tout ça sonne assez vrai. on pourrait dire que le texte dénonce, qu'il tape là ou ça fait mal, dans cette grosse virilité qui pendouille. En vérité, peu m'importe. Mon royaume pour cette astérisque. Le poisson dans son délire m'a juste fait beaucoup rire et merci pour ça. :)

Bzzz

   Donaldo75   
29/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Autant le dire, je n’ai pas aimé ce poème Je suppose qu’il va déclencher des olas de zygomatiques chez certaines lectrices et lecteurs mais pour ma part je suis resté de marbre ; j’irais même plus loin, ça m’a gonflé. Je ne suis pourtant pas du genre à vouloir lire de la poésie bien rangée dans la prosodie, bien respectueuse des lettres et des arts, de madame et monsieur, des centaines d’années passées par des sachants à disséquer la forme. Non, c’est juste que je n’ai pas ri, que le sujet m’a gonflé, que j’ai trouvé l’ensemble puéril, du genre café-théâtre d’étudiants en dernière année d’école d’ingénieurs. J’ai probablement raté quelque chose. Un sens caché. Des images essentielles. Un truc, quoi, qui transforme les « floush floush floush floush bloup bloup floush » en de la poésie, qui donne à Pépette une autre signification que son côté nappe à carreaux sur un parking d’autoroute à regarder les camions faire le plein à la station Fina. Si je devais comparer au registre de l’humour, je suis un fan des cartoons deTex Avery et je viens de me coltiner du Benny Hill en version franchouillarde.

Je vais m’écouter un bon vieil album de trash metal pour me nettoyer les neurones ; rédiger ce commentaire et analyser ma lecture n’a pas été chose simple.

   Robot   
29/7/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Aujourd'hui TOUT est poétique... sauf la poésie.

Je ne dis pas que ce texte n'a pas des qualités mais qu'a t-il à voir avec la poésie ?

Je le vois comme une sorte de récit fantaisiste et baroque. C'est comme si on faisait passer une BD pour un tableau de Picasso ou les gammes d'une comptine pour un air d'opéra.

En lecture aveugle Je suis contraint d'évaluer.

   Lebarde   
7/8/2020
Si encore il y avait une forme quelconque de poésie avec un semblant de prosodie, des vers structurés, des rimes, une tonalité......

Non rien de tout cela pour me faire aimer ce texte dont le côté rigolard et humoristique ne m’atteint pas.

Mais je ne cracherai pas dans la soupe puisque j’ai moi même songé à proposer un sonnet régulier à base d'onomatopées ( en cours de réflexion et d’écriture) pour savoir jusqu'où il serait possible d’aller.

Donc pas d'appréciation pour confirmer que je n’aime pas trop!

Lebarde

   LenineBosquet   
7/8/2020
Le retour de Socque sur Oniris, je l'attendais, je suis servi !
J'aurais mieux vu ce texte en nouvelle par contre.
La langue est super, sert bien le propos, on est dans le tête du pélo.
Le thème est actuel, tout à fait dans le ton.
C'est un Hindou votre poisson pour croire en la réincarnation ?

   papipoete   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
bonjour socque
Quand un poisson pas plus gros qu'une ablette, se décarcasse pour séduire une belle, lui aménage un véritable temple à rendre jaloux Angkor Vat et que ces mijaurées font la fine bouche... c'est bien la peine de sortir de l'ordinaire !
NB un mélange de Bedos et ses " salooopes " et de Grand peroxydé qui s'tapait toutes les jupons qui devant lui passaient.
Ce put être comique, voire désopilant mais le monologue souvent fait " plouf " et les vers ( de désillusion ) me paraissent bien longs !
Ce put être marrant ( surtout quand le héros montre son chef-d'oeuvre, et dit " quoi, qu'est-ce qu'y a ? " )
L'idée étant bonne, je reprendrais ces lignes, en étirant moins ces tirades.

   hersen   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
floush floush floush...

Rien que ça déjà, et je rigole :)

Une fable science et vie de la nature hilarante, une écriture vive, des surprises tout du long : Je ne demande rien de plus.

Le dernier vers : à prendre comme la morale de la fable ?

Merci merci

   Perle-Hingaud   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je connaissais l'image, mais le son vaut le détour ! Tout du long, j'ai entendu la voix de Guy Bedos dans ce poisson fort peu romantique, assez bas de la surface, dirais-je.
Floush floush et bien le bonjour à vot'dame !

   Cristale   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est du socque, du pur, du vrai ! Je prends tout, rien à jeter, d'autant plus que j'ai vu un reportage qui m'avait sidérée, il y a quelques temps, montrant l'ardeur de ce poisson dans ses créations à faire pâlir les architectes.
Récit poétique plus que poésie libre, mais c'est comme on veut....
J'aime le degré outrancieux de ce monologue, un sourire amusé et admiratif accompagne mon appréciation.

   Stephane   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour socque,

Je me demande s'il était nécessaire de répéter le terme de "salope" plusieurs fois ("salope", "SAAAALOPE", "toutes des salopes") - sans parler de "la madame je la nique" - ainsi que l'intérêt d'employer la vulgarité dans la bouche de ce poisson mâle. Ca se discute, bien sûr, car je comprends que cela constitue la base même du texte, mais je n'ai pas vraiment accroché avec le traitement qui en est fait. C'est mon avis et il n'est que subjectif.

Stéphane

   Myo   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai l'impression de lire le texte d'un sketch de Jean-Marie Bigard.
Je n'ai rien contre son humour, au contraire, mais je n'associe pas vraiment ce style d'écriture à de la poésie, désolée.

Je reconnais l'originalité, les jeux de mots et le décalage et le but de l'auteur est atteint ... personne n'est indifférent à cette "provocation".

Il en faut pour tous les goûts...

   Atom   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Évidemment avec un titre aussi racoleur on ne peut que venir voir de quoi il s'agit.
Et surprise ! On parle de poissons.
Du coup je ne sais pas trop quoi penser de cette sorte de délire poétique. Je l'aurais plus vu en prose, ou en mini nouvelle à la Brautigan même si en fin de compte la forme ne me dérange pas plus que ça.
Bon après, l'idée de faire parler un poisson façon "wesh wesh" est quand même assez marrante. C'est très cartoonesque en fait comme récit.
Et puis assez instructif au final puisque autant je connaissais les oiseaux jardiniers qui font un peu pareil dans le genre, autant ces poissons et leurs espèces de crop circles m'étaient totalement inconnus.

   Annick   
7/8/2020
Je vois plus un spectacle de one-man-show qu'un poème. L'humour est grinçant, un peu à la manière de Guy Bedos.

C'est plus un texte à écouter, à interpréter qu'à lire. L'humoriste pourrait lui donner toute sa saveur.

"T'as'oir Pépette" semble vouloir dire : "tu vas voir..." . Cela me fait penser également à une chanson de Alain Souchon : "Tartagueule à la récré."

Ce qui me rassure, c'est que j'ai vu que vous pouviez vous exprimer autrement. ;-) Bravo pour les poèmes classiques en particulier.

L'onomatopée "floush" est charmante et expressive.

J'ai souri à la lecture même si ce genre de texte n'est pas ce que j'apprécie le plus en poésie, c'est le moins qu'on puisse dire.

Enfin, vous innovez et c'est une qualité inestimable.

   Hiraeth   
7/8/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel que soit le registre ou le type du texte, toute tentative de se glisser dans la peau d'un autre être relève pour moi de la poésie. Celle-là est réussie à mes yeux, drôle à souhait ; j'imagine bien la scène sous forme de dessin animé doublé par Jamel Debouzze ou un autre humoriste dans le genre.

   Bellini   
16/8/2020
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