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Poésie libre
socque : Pourtant
 Publié le 16/09/17  -  13 commentaires  -  864 caractères  -  211 lectures    Autres textes du même auteur

Cela est sale.


Pourtant



Cela se lève

mont de boue et d’immondices
– latrines miradors folie –
bave des voitures qui fauchent la foule

tête anencéphale voûté
son corps s’écaille lâche en flasque la mort
dans les rues dans le cœur des hommes
la mort des enfants disloqués

Cela est fort Cela est gros
absorbe corrompt recrache agglomère pue
ô pus abcès du monde



pourtantaaaaaaaaaaaaaaaaaCelaaaaaaaaaaaaaaaan’est pas notre unique vérité
aaaaaaaaaaaaaaaque
aaaaaaaaaaaaaaaaiaaaaaaaaaaaaaaaaapeut-être
aaaaaaaaaaaa mieux
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaavalons-nous


 
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   Ramana   
28/8/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Si le fait de vouloir faire original et contemporain peut être une option recevable, il n'en demeure pas moins que là aussi, le trop est l'ennemi du bien. A l'image des enfants fauchés par les terroristes, je subis à la lecture un effet de dislocation, peut-être est-ce le but, comme les derniers mots disloqués également.
Globalement, ce texte est pour moi trop occulte pour que l'abstraction certes étudiée qui s'en dégage puisse me faire éprouver la moindre profondeur poétique.
Quand à la question finale, je pense qu'il n'est pas utile de se demander si nous valons mieux ou moins bien car nous sommes tous , en tant qu'êtres doués de libre arbitre, autant le pire que le meilleur, selon nos conceptions d'ailleurs fluctuante de ces termes.
J'apprécie néanmoins des expressions bien trouvées style "latrines miradors", ou "bave des voitures".

   Proseuse   
31/8/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

... Pourtant ...
Un texte fort qui soulève le coeur !
Les choses sont dites et les images percutent ... Et pourtant .. heureusement que la lorgnette a deux bouts , me dis-je !
Merci pour cette lecture

   Donaldo75   
5/9/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
(Lu et commenté en EL)

Bonjour,

Ce poème est construit comme un tableau surréaliste, avec des images fortes disséminées ça et là. Le champ lexical utilisé correspond à la tonalité des symboles véhiculés dans le tableau poétique; par exemple:
"mont de boue et d’immondices"
redondance visuelle,
"latrines miradors folie"
symbolique juxtaposée
"la mort des enfants disloqués"
une référence supplémentaire aux horreurs connues dans tous les génocides où l'image permettait de témoigner a posteriori.

Dans cette construction surréaliste, il y a un message, et c'est l'objet du dernier vers, dont la mise en forme va dans le sens du surréalisme, alors que la forme littéraire est plus apaisante, par une phrase simple et finalement pleine d'espoir.

On peut aimer ce tableau poétique ou le détester. C'est comme pour les œuvres de Salvador Dali; certains les trouvent exagérées, des caricatures de peinture surréaliste, d'autres les trouvent géniales. Pour ma part, et ça va beaucoup mieux en le disant, j'ai beaucoup aimé ce poème, pour sa surcharge sur un sujet qui ne supporte pas la poésie mollassonne.

Bravo !

   papipoete   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
bonjour socque,
Cela " lâche en flasque la mort " , éclabousse de pus la rue où la vie déambule .
NB très originale façon de placarder un avis de déchéance, qui caractérise la cruauté de la " bête immonde " !
Mais " cela " me semble beaucoup trop noble pour ce tableau, et " ça " fut largement suffisant pour en parler !
La conclusion en " escaliers " est pourtant le reflet de ma pensée, et de bien d'autres êtres humains !

   Arielle   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le monstre évoqué serait, pour moi, une hydre enfermant dans l'enfer de ses bras toutes les turpitudes humaines. Secrétant la mort dans un flot de bave et d'immondices, son corps flasque et puant s'en prend avec violence aux corps disloqués des enfants, au rien d'innocence qui nous reste.
D'aujourd'hui et de toujours cette monstruosité très humaine peut-elle encore être contrebalancée par une autre vérité, une grâce timide qui germerait dans le coeur des hommes sous les abcès qu'ils ont semés ?
Des mots forts, des images sans concession.
Comme toujours tu optes pour une poésie qui secoue, qui nous arrache à notre confort de lecture, à nos gentilles élucubrations.

Je me demande pourtant si la question posée est la bonne. Qui peut juger de la valeur de nos actes à l'échelle d'une espèce condamnée à s'auto-détruire par manque de place et de ressources ?

   Robot   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je pense qu'il y a un reflet de la réalité actuelle.

Il n'y a pas abstraction mais interprétation dans ce texte.

Après le bilan sévère (mais vrai) des premières strophes, je prends la rédaction écartelée des derniers vers comme une note d'espoir en l'humanité.

   BRH_CORP   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour socque,

La poésie est là, libre de s'exprimer, et peu importe son expression, finalement, pourvu qu'elle nous touche. J'ai pourtant du mal à comprendre la nécessité d'une telle disposition, d'un tel agencement au niveau du texte (je parle de la dernière strophe, si je puis m'exprimer ainsi), mais c'est votre choix et je le respecte. Peut-être que cette disposition est faite pour mettre en évidence "la mort des enfants disloqués" (c'est-à-dire la disloquation du monde, dans un sens plus large)...

BRH_CORP

   PIZZICATO   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Ce texte met en évidence la part la plus sordide de l'Humain.
Cette réflexion : " pourtant cela n’est pas notre unique vérité, peut-être
mieux valons-nous " adoucit le côté un peu manichéen de cet écrit.

"peut-être mieux valons nous " cette construction ne me séduit pas outre mesure, mais je sais votre attrait pour ces découpes très personnelles (sourire)

   David   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour socque,

Alors j'aime beaucoup la roue finale, mais je suis resté un moment interdit devant les propos... j'ai pensé à la personnification d'un ouragan, mais c'est une déformation vu que l'actualité des Antilles ne remontent sans doute pas à la conception du poème... puis j'ai eu une autre lecture, celle de lire le texte comme un plaidoyer féministe : suivant une description phallique assez terrifiante, le phallique avec par exemple le "cela/se lève/est gros/est fort", le terrifiant avec "latrines miradors", mais l'impression vient plus des arrangements que des mots eux-mêmes. Enfin quoi qu'il en soit, l'autre vérité implicite à la fin du poème (je vais oser la reformuler en "peut-être valons nous mieux qu'une bite" pour exprimer clairement ma lecture, malgré le grotesque de ma caricature qui n'est pas directement reprise du poème bien entendu) serait peut-être exprimée par cette roue, comme un contre symbole phallique, plus féminin comme une matrice par exemple, ou un Ouroboros.

   placebo   
16/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
"tête anencéphale voûté" dans ma première lecture, je mettais anencéphale comme adjectif, mais voûté n'est pas accordé avec tête. Bref je me perds :)

J'ai eu un peu de mal avec les derniers mots, maintenant je lis une roue : pourtant cela n'est pas notre unique vérité - peut-être valons-nous mieux que cela, peut-être valons-nous mieux que cela, comme un mantra qu'on récite comme pour se persuader qu'il est vrai, comme une Foi finalement, quand on continue à croire malgré la faiblesse des preuves.

Beaucoup de mots en "l" avec l'impression de quelque chose qui coule, comme un sentiment flasque.

Merci pour le texte,
Bonne continuation,
placebo

   FABIO   
17/9/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour
Cette forme de poème n'est pas ce que je préfère mais je reconnais l'impact de certains mots.
La sonorité accroche a ma lecture peut être est ce le but recherché ?
Le sens est assez abstrait même si on ressent bien cette violence.
La fin en forme de question vient conclure un texte qui manque de développement.
Merci pour votre travail

   OiseauLyre   
19/9/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est imagé avec force. Votre poème déploie des vers puissants, en coups-de-poing.
Il y a un sentiment de débordement, de lâchage de chevaux quand la réalité devient tellement impensable par sa violence. D'où une fin désarticulée où les mots se dispersent et se résignent.
Je regrette que ce soit un peu trop court.
Merci.

   thy   
27/10/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
on ressent bien l'ambiance d'effroi et la dislocation à la fin un feu d'artifice funeste


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