Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie contemporaine
socque : Raison d'être
 Publié le 03/01/17  -  13 commentaires  -  4100 caractères  -  150 lectures    Autres textes du même auteur

Deux hypothèses plausibles :
- elle nous dépasse ;
- y en a pas.

À lire par quatrains, de haut en bas puis de gauche à droite.


Raison d'être



les astres sont de vastes êtreS.
aaaaaleurs trajets sans aspéritÉ,
aaaaaaaaaagiles dans l’immensitÉ,
les font danser en puissants maîtreS.

aaiaaaaon ne peut les prétendre mortSaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiaaaaaaaaaaaaaaTes yeux se sont ouverts
aaaaiaaquand ils expulsent leur semencE aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiaaaaaaaaaaaaaEntre deux infinis d’absence,
aaaaaaaaaen jets d’une ardente démencE aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiaaaaaaaaaÉtincelle de conscience
aaaaaaad’où sont issus nos mièvres corpS ! aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaDans l’aveugle univers.

aaaaaaaaaaaaaaapathétiques tas de carbonE aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiaaaaaaLe cœur nourrit la flamme frêle
aaaaaaaaaaiaaaaaaaagrémenté de divers selS, aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaD’une vie aux accents
aaaaaaaaaaiaaaanous scrutons éperdus les cielS aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaMélancoliques, sans
aaaaaaaaaaaaacomme pour le paon fait la paonnE. aaaaaaaaaaaaaaaaaaBut. aigu crie un goût d’airelle.

aaaaaaaaaaaaaqu’avons-nous donc d’épastrouillanT,aaaaaaaaaaaaaaaPauperes spiritu !
aaaaaiaaaaaaaanous les vivants ? cerveaux et merdE,aaaaaiaaaaaaaProfitez de votre âme nette.
aaaaaaaaaaaaaaaaanotre avenir veut qu’on les perdEaaaaiiiaaaaaaaCelle qui doute et s’inquiète
aaaaaaaaaaaaaaaet les vrais dieux s’en vont brillanT.aaaaaiaaaaaaaaaEst souris au matou.

aaaaaaaaaiaaaaaaaaaaoie obèse, faucon, colombE,aaaaaaaaaaaaaaaaaOn la trouve déshabillée
aaaaaaaiaiaameutes de loups, troupeaux bêlantS,aaaaaaaiiaaaaaaaaaaaaDevant son agresseur
aaaaaaaaaaaaaaaaaaprès nos voyages dolentSaaaaaaaaaiaaaaaaaaaaaaaInnocent – le bonheur.
aaaaaaaaanous nous installons dans la tombE.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaElle gémit, rencoquillée.

aaaaaaaaaaaaaaaà la fin des temps le soleiLaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaCe vieux monde est à toi
aaaaaiaaaaaaaaengloutira dans sa matièrEaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaPour un temps qui te terrorise.
aaaaaaaaaaaaagéante rouge notre terrE.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaTu n’y vois que méchante bise,
aaaaaaaiaaaaaaassez violent, le réveiL.aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaCœur étreint restes coi.

aaaaaaaalors nos atomes ces reîtreS
aaayant bouclé leurs pauvres rondS
aaaade vélodrome, nous pourronS
aaaaaaredevenir de vastes êtreS.


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   papipoete   
3/1/2017
bonjour socque,
Je serais tenté de dire " comme d'habitude ", vous sortez de l'ordinaire en nous proposant de l'extraordinaire !
Une fois encore je m'incline au pied de cette pyramide que des quatrains " colossaux " assemblent au cordeau, mais comme c'est trop virtigineux pour moi, je lâche prise et laisse la place aux lecteurs " connaisseurs " qui apprécieront les nuances, et la subtilité de votre écriture .

   Anonyme   
3/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour socque. Une fois encore vous ne faites pas dans la simplicité et vous mettez la barre bien haut !

Au fil de ces quatrains on peut en effet se poser l'éternelle question concernant notre Raison d'être... Votre texte ne donne évidemment pas la réponse mais nous confronte à intervals réguliers à notre insignifiance, à notre petitesse. C'est tout au moins ainsi que je le comprends. Ca c'est pour la première lecture !
Pour ce qui est de La lecture de gauche à droite, j'ai apprécié quelques passages à leur juste valeur.

on ne peut les prétendre mort Tes yeux se sont ouverts
Quand ils expulsent leur semencE Entre deux infinis d’absence,
en jets d’une ardente démencE Étincelle de conscience
d’où sont issus nos mièvres corpS Dans l’aveugle univers.

Un peu compliqué de prime abord compte tenu de sa présentation ce texte mérite d'être étudié de près.

Bien aimé la rime spiritu/ matou !

Un travail de Titan qui ne sera jamais à ma portée !
Bravo et merci de m'avoir mené hors des sentiers battus même si j'avoue avoir trébuché de temps à autre sur un obstacle imprévu.

   Robot   
3/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
C'est un récit et une approche intéressante même si tous les quatrains ne sont pas d'une égale qualité.

Je ne saisi pas bien la relation de certains derniers vers des quatrains qui sonnent un peu comme une morale qui vient les conclure sans de véritable relation.
Par exemple une âme inquiète serait souris au matou, personnellement je vois exactement le contraire, une souris inquiète tente plutôt de lui échapper au gros chat.

Le second quatrain de droite me semble construit pour tenir la métrique 8/6/6/8 est je le trouve artificiel par rapport aux autres sans que cela ajoute un quelconque intérêt.

Mais c'est tout de même un ouvrage que j'ai globalement apprécié pour certains quatrains au vocabulaire maîtrisé et évocateurs du thème. Le 1, le 2 et le dernier de gauche ainsi que le premier de droite par exemple.

   sourdes   
3/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Socque,

Nous permettre de rentrer ainsi dans un monde multidimensionnel, fait de raison, de sentiments, de mélancolie, d’harmonisation difficile avec des réalités cosmiques qui nous échappent et nous constituent à la fois, est impressionnant. Oui, nous vivons dans des univers à plusieurs dimensions et le quotidien de la vie organisée pour survivre nous empêche d’y accéder pleinement. Avez-vous tenté l’impossible ? Oui avec votre question initiale. La raison n’est-elle pas dans la colonne des quatrains de gauche et l’être dans la colonne des quatrains de droite, le tout formant une figure rassemblant les deux pans de la question, un X, symbolisant les rayons du même nom, issus de la « géante rouge », ou bien un K, symbole d’une constante physique qui relie nos perceptions des sens aux stimuli physiques, « étincelle de conscience/dans l’aveugle univers », ou bien encore une sorte de géant déséquilibré. Dans la lecture transverse que vous nous proposez, le premier quatrain de gauche, relatif aux astres, l’infiniment grand, n’a pas de correspondance à droite, pas plus que le dernier quatrain de la colonne de gauche, relatif aux atomes, l’infiniment petit, est sans correspondance à droite. Un déséquilibre qui montre combien l’échelle de la raison est plus grande que celle de l’être. Est-ce le début de la réponse ou de la non-réponse à votre question ?

La structure de 7 quatrains à gauche et 5 quatrains à droite est organisée avec une strophe pivot, la 4ème dans le premier cas et la 3ème dans le second, donnant à chacun de ces nombres premiers, 7 et 5, un milieu entier poétique insoupçonné de l’arithmétique habituelle. Les octosyllabes systématiques à gauche viennent en appui du puissant propos cosmique, souligné par les rimes embrassées et les majuscules finales énigmatiques. A droite, une composition plus mouvementée, 6/8/8/6 ou 8/6/6/8, comme effilée, ça se sent lors de la lecture transversale, beaucoup plus émotive. Les deuxième et sixième quatrains de gauche et les premier et cinquième de droite sont, à mon sens, les plus réussis sur le fond et la forme, tant en lecture verticale qu’horizontale. Je ne reviens pas sur quelques améliorations prosodiques déjà évoquées.

Vous vous inscrivez dans la veine de ces poètes pour lesquels il y a continuité entre le cosmos et les structures mentales, la vie sentimentale. Je vous propose Jean Tardieu avec « le ciel ou l’irréalité », Yves Bonnefoy avec « le haut du monde » et enfin Jean Rousselot dans « poèmes en espoir de cause ». Ces poètes ont ramené toutes les dimensions à celle séquentielle d’un texte, votre originalité est d’avoir essayé, sur ce plan, de restituer visuellement différentes dimensions.

Enfin votre poème m’a permis de revenir au film « Melancholia » de Lars Von Trier. Merci pour ce voyage que j’ai repris à plusieurs reprises pour en goûter la qualité.

   luciole   
4/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,

Résumé de la vie humaine à l'échelle de l'univers, ce quatrain est superbe :
Tes yeux se sont ouverts
Entre deux infinis d'absence,
étincelle de conscience
Dans l'aveugle univers

D'autres me plaisent également beaucoup. Je ne comprends pas bien la construction du dernier, à droite.
Ce poème me rappelle la phrase qu'aimait à répéter mon arrière grand-mère : on est peu de chose...

Pas très optimiste mais puissant.

   leni   
5/1/2017
socque où vas-tu chercher cette façon d"écrire C'est surréaliste Je suis Ko debout Quel boulot Chapeau Leni

Je reviens car votre texte m'intrigue Et j'ai comme vous me le sggérez
lu et relu le comm de SOURDE Nous vivons dans un monde à n dimensions IL doit y avoir une continuité entre cosmos et structures mentales E=M C2 L'énergie se transforme en masse Il faut du temps pour assimiler cette équation d'Einstein Dès qu'on quitte les 3 dimensions on perd les pédales dans l'abstrait Vous flirtez avec ces idées et je vous tire une fois encore mon chapeau MERC à VOUS LENI

   LenineBosquet   
4/1/2017
Bonjour,
Hé bé, que dire hein?
On retrouve dans ce texte des thèmes qui vous sont chers, comme cette petitesse de l'humain qui n'est que "cerveau et merde" (génial), qu'il finit par perde de toutes façons. Bon vraiment je n'ai pas tout compris, voire pas grand chose, voire même rien.
Tout ce que je vois c'est que c'est beau, complexe, je vois bien qu'il y a un lien entre la forme et le fond mais franchement je m'y perds.
Cette forme en "x" m'évoque un chromosome, c'est la seule chose que j'ai vu immédiatement.
Si je vous mets un commentaire, c'est que j'attends peut-être une explication de votre part, je sens que tant de choses m'échappent... Mais vous ferez bien comme vous voudrez hein.
Quel travail !Bravo.

   Lulu   
5/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour socque,

la magie a opérée, en ce qui me concerne, mais surtout pour la première partie ; celle de gauche, que j'ai trouvée parlante, et vibrante. J'ai d'ailleurs retrouvé certaines de mes pensées dans le quatrain où vous précisez ceci :
"à la fin des temps le soleil
engloutira dans sa matière
géante rouge notre terre
assez violent le réveil"

Dans la seconde partie, je me suis sentie éloignée du texte, n'ayant pas saisi l'essentiel à la première lecture, contrairement à la première qui m'a nettement touchée. Il faut dire que c'est une autre forme d'écriture. On quitte un regard plus global pour un regard intime "Tes yeux se sont ouvert / Entre deux infinis d'absence"...

J'ai aimé la mise en page, bien que son sens m'ait échappé. J'y vois tant de choses, mais sans rapport avec le texte...

Tous mes encouragements pour la suite.

   Cristale   
6/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Socque,

Lu plusieurs fois depuis sa parution, je viens ce jour saluer à nouveau le talent de votre plume. Quel travail !
Après "buffet à volonté" et "géocroiseur" (mon préféré) vous nous offrez, dans une mise en forme hors du commun, votre regard sur l'immensité maternelle de l'univers et la nano-existence de l'être humain.

Deux quatrains qui me plaisent beaucoup, entre-autres, car ils pourraient résumer l'une de vos hypothèses sur la "raison d'être" : "Il n'y en a pas."

"pathétiques tas de carbonE
agrémenté de divers selS,
nous scrutons éperdus les cielS
comme pour le paon fait la paonnE."

"Tes yeux se sont ouverts
Entre deux infinis d’absence,
Étincelle de conscience
Dans l’aveugle univers"

Mais deux autres quatrains pourraient confirmer votre deuxième hypothèse : "Elle nous dépasse."

"oie obèse, faucon, colombE,
meutes de loups, troupeaux bêlantS,
après nos voyages dolentS
nous installons dans la tombE."

"On la trouve déshabillée
Devant son agresseur
Innocent – le bonheur.
Elle gémit, rencoquillée."

La finalité de toute existence semble être sa désintégration, la matière retournant à la Matière qui a doté l'humain d'une conscience intelligente pour le mettre au défi de la comprendre. Une grande partie d'échec en perspective. Ce point de vue n'engage que moi.

Vous l'exprimez ainsi :

"nos atomes ces reîtreS
ayant bouclé leurs pauvres rondS
vélodrome, nous pourronS
redevenir de vastes êtreS."

Je suis presque certaine que Jean-François Clervoy accepterait de vous offrir une place à ses côtés dans la navette spatiale...après avoir lu vos poèmes.

J'aime bien les majuscules en fin de vers, et plein d'autres choses mais mon commentaire serait trop long.

Merci pour ce plaisir de lecture extra-ordinaire tant par le fond que par la forme.

Cristale

   Arielle   
6/1/2017
Relisant ton poème ce matin, sa forme me saute aux yeux :
La partie gauche consacrée à l'univers prend la forme du signe "plus grand que" alors que la partie droite plus centrée sur l'humain se donne l'air du "plus petit que"...
Ce qu'il y a de bien avec tes écrits c'est qu'il y a mille façon de les appréhender, d'infimes détails se révèlent à chaque lecture et si je n'ai pas particulièrement apprécié cette "Raison d'être" j'y reviens avec plaisir, certaine qu'elle ne m'a pas révélé tous ses secrets.

   archibald   
8/1/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Mon intervention repose sur un point : l'orthographe de "restes" au dernier vers. Il doit bien y avoir une explication puisque personne ne l'a mentionné. C'est bête, mais ça me turlupine.
Sinon, j'avoue que cette disposition des quatrains, comme pour les textes précédents, m'interroge. C'est sans doute le but, mais en matière de poésie je ne me sens pas de résoudre des énigmes ou de percer des mystères. D'autres si, à en juger par certains longs commentaires. Il en faut pour tous les goûts et c'est très bien comme ça.
Cela dit, l'écriture est toujours assurée et quelques bribes d'humour ne sont pas pour me déplaire.

   matcauth   
10/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Socque,

Il y a de tout dans ce poème, et là, on peut dire que la forme est importante ! C'est peut-être mon regard de lecteur de Nouvelles qui me fait apprécier davantage ? le fait que vous soyez détachée des codes précis du poème (que vous maîtrisez évidemment) me dérange t-il moins que d'autres ? ou suis-je à côté de la plaque ?

Peu importe, puisque vous savez relativiser les choses et nos considérations face à l'immensité de l'univers. D'ailleurs, quoi de mieux que l'astrophysique pour relativiser ?

Je trouve le propos extrêmement pertinent. Et le fait de changer la manière de présenter votre texte, sous cette forme, appuie le message, la place de l'homme, l'immense arrogance dont il fait preuve en croyant occuper toute la place dans cet infinité. Vous le rappelez très bien, comme vous rappelez que nous sommes poussières d'étoiles, passées et à venir.

J'ai beaucoup aimé
" cerveaux et merdE
Profitez de votre âme nette.
notre avenir veut qu’on les perdE"
C'est très fort comme message.

Bravo pour ce poème.

   Anonyme   
15/1/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Encore une poésie ample et majestueuse comme tu sais si bien les faire. Au contraire de la précédente, la forme de celle-ci n'est pas un obstacle à la lecture. À gauche le cosmos, à droite la condition humaine. Et toujours ce petit côté trivial qui te caractérise, où tu ne peux t'empêcher parallèlement aux envolées lyriques d'introduire du terre-à-terre.
J'ai trouvé une seule note discordante. Ce vers que je trouve imprononçable et pas joli : « comme pour le paon fait la paonnE »
Je suis toujours autant réceptif quand tu abordes ces sujets car j'avais exprimé les mêmes interrogations (http://www.oniris.be/poesie/jano-hurlante-nova-4718.html). Maintenant il faudrait voir à ne pas te répéter. J'ai l'impression que tu reviens souvent sur ce thème, sans le dépasser (mais est-ce possible ?). Il y a pourtant un autre domaine fascinant qui reste celui de notre rapport au monde, la façon dont nous le percevons. Nous n'avons accès qu'à une part infime de la réalité, celle que nos sens sont capables d'aborder et notre cerveau de traiter. Il y a bien quelque chose qui résiste, permanent, de détectable dans les expériences, mais inaccessible dans sa totalité. Nous batissons dessus nos constructions mentales. Cette essence ultime de la matière mériterait que ta prose audacieuse s'y penche un jour !


Oniris Copyright © 2007-2019