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Poésie en prose
SoulStalkerNow : Aube éphémère
 Publié le 30/03/18  -  6 commentaires  -  1427 caractères  -  116 lectures    Autres textes du même auteur

Alcools, flash-backs, écriture automatique et remords... Même de simples mots peuvent détruire le monde... Personne n'a jamais gagné au jeu de la vie.


Aube éphémère



Les mains dans l'encre, les pieds dans l'eau, la tête en l'air, je marche et je me noie. La lumière est bleue, les néons sont rouges, j'ai les idées noires. Vivre est pénible, mourir est devenu ennuyeux, les formes bougent, parlent, crient même, m'invitent à explorer jusqu'aux confins de la perception et du monde connu. Je refuse. Les zébrures du ciel sont comme un tableau horrifique, ça ne peut pas être le paradis là-haut, et les anges couleur vermeil sont des rebelles que portent des nuages millénaires... là-bas, une étoile solitaire part à la dérive, elle est porteuse d'une malédiction, frappée du sceau de l’infamie... Ses longues et machinales ondulations fascinent les marchands et les voyageurs des galaxies étrangères. On dit qu'elle chante les jours de pluie, et qu'elle a la couleur des glaces polaires... et pourtant, ce sont les cœurs qu'elle fait fondre. Il y a longtemps, un jour, j'ai ri et j'ai pleuré. Pourquoi ? Je n'en sais rien, ça a souvent été comme ça... J'ai cassé les cordes de ma guitare, fait vriller les carcasses des supernovas et celles des nébuleuses comme de vulgaires toupies sur l'échiquier de ma colère. J'ai poignardé le Soleil parce qu'il avait tué ma mère. Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec la Faucheuse, mais avant, je veux être prof. Les résultats des tests sont formels : je souffre du mal de vivre, mais c'est peut-être la seule maladie dont je n'aie pas envie de guérir.


 
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   bipol   
30/3/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément
bonjour...

je ne sais pas de quoi vous souffrez

mais je ressens souvent la même chose

votre texte m'a fait entrer

dans les ténèbres

j'hésite entre deux notes

j'espère que celle-ci va vous donner le sourire

   papipoete   
30/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour SoulStalerNow
je ne pense pas que l'on cherchera à usurper votre pseudonyme !
Cela ne brille pas dans l'âme du héros, qui se laisse aller à la dérive et fait de la voix lactée la responsable de tous ses maux ... à part sa maladie dont il ne veut pas parler !
NB cette étoile là-bas qui chante les jours de pluie ( j'aurais nuancé, car la pluie peut être source au Sahel d'un si grand bonheur ! ) et le soleil poignardé, qui tua la mère du héros ... il reste la lune que rien ne semble accabler, mais elle est sans-doute en sursis !
à la 6e ligne " ça / a " est dur à lire .
Un poignant S.O.S. lancé mais plutôt un boumerang qui reviendra vers l'homme en détresse !

   PIZZICATO   
30/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" je souffre du mal de vivre " certes, il n'était pas nécessaire de le préciser.
Cet état d'âme est bien rendu par des images adéquates.
"Les mains dans l'encre, les pieds dans l'eau, la tête en l'air, je marche et je me noie "

" Il y a longtemps, un jour, j'ai ri et j'ai pleuré. Pourquoi ? Je n'en sais rien, ça a souvent été comme ça " passage intéressant.

" J'ai poignardé le Soleil parce qu'il avait tué ma mère. "

   Lulu   
30/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

L'emploi du pronom "je" ne me dérange pas dans l'ensemble. Il est l'expression d'une confidence... Cela dit, j'en ai trouvé peut-être un de trop, c'est le second de la première phrase. J'aurais mieux vu "je marche et me noie" pour que le pronom ne soit pas répété inutilement.

J'ai lu et écouté, en quelque sorte, ce texte qui parle et dit quelque chose du narrateur. J'ai trouvé belles certaines tournures, notamment ce passage :
" J'ai cassé les cordes de ma guitare, fait vriller les carcasses des supernovas et celles des nébuleuses comme de vulgaires toupies sur l'échiquier de ma colère."
J'ai, en effet, aimé ce passage des cordes cassées de la guitare à l'infiniment grand pour dire le sentiment. On navigue alors entre les planètes, "j'ai poignardé le Soleil" et ce qui peut faire nos vies sur Terre "il a tué ma mère", ou "... avant, je veux être prof".

J'ai bien aimé cette étincelle de vie qui demeure chez le narrateur au travers d'une opposition : "j'ai rendez-vous avec la Faucheuse, mais avant, je veux devenir prof". Même si la suite du texte évoque une souffrance "je souffre du mal de vivre", il y a cet espoir d'un monde meilleur au travers d'une potentielle activité d'enseignement.

Ce que je regrette, peut-être, dans ce texte, c'est la juxtaposition des phrases. J'aurais peut-être été plus sensible à un texte plus aéré dans sa présentation. Mais cette dite présentation va peut-être de pair avec cette intention de dire le "mal de vivre" évoqué.

Bonne continuation, Soul...

   Queribus   
31/3/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai beaucoup apprécié ce texte; toutefois je pense qu'une présentation plus aérée, sous forme de versets ou de vers libres par exemple aurait facilité la lecture des très belles images poétiques qu'il contient.

Le contenu très spleen et romantique à la façon d'un Rimbaud ou d'un Lautréamont ne manque pas d'intérêt. Je crois qu'il nécessite plusieurs lectures pour en apprécier chaque mot.

En résumé un résultat globalement positif.

Bien à vous.

   myndie   
31/3/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
On ne peut douter de la sincérité de la souffrance que vous tentez de faire passer dans ce texte très intime. On vous sent bien à l'écoute de vos voix intérieures et de votre inspiration. On sent bien le réel effort que vous faites pour faire passer vos sentiments. Malheureusement, pour moi, l'émotion passe mal.

Votre texte accumule les descriptions convenues :
«La lumière est bleue, les néons sont rouges, j'ai les idées noires. »
« Les zébrures du ciel sont comme un tableau horrifique, »

C’est dommage car tout cela me donne l'impression de me trouver face à des états d'âme, des questionnements et des tourments adolescents plutôt que devant un véritable mal de vivre.

La poésie d'un texte n'est pas uniquement liée à sa forme : la prose est poétique par ses échos sonores qui remplacent les rimes, par sa force suggestive, ses images qui font choc ou subliment la plus hideuse des réalités.

J’ai envie de vous dire que peut-être il faudrait écrire moins spontanément et prendre le temps d’aérer le poème et de l’ « habiller » de cette sublimation poétique qui lui manque un peu et le rend plus proche du court récit que du poème en prose.


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