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Poésie libre
Stephane : Angles morts
 Publié le 23/06/20  -  11 commentaires  -  1199 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur


Angles morts




1

Alors je me mis à décrire la réalité des choses telles que je les voyais, non comme je les imaginais, et tout devint aussi clair et limpide qu’au commencement des temps.


2

L’être se révéla soudain dans l’art de disparaître au détour d’une rue, pour mieux réapparaître sous la lumière jaunie d’un lampadaire défait.


3

Une femme pressée laisse s’échapper l’ombre d’elle-même dans un étroit silence.


4

Dans chaque vide s’imprime le souvenir oublié d’une empreinte éphémère adossée au néant.


5

L’œil averti discerne la norme du chaos à travers les formes visibles qui la composent.


6

Tout angle a ses limites, bien qu’il se perde à l’infini dans les vastes étendues de nuances auxquelles il est soumis.


7

Nous sommes les condamnés d’une ville aux marches inhumaines faites de verre et d’acier, d’étendues de décombres et d’asphalte recouverts d’immondices ; du bouillonnement incessant d’un million de silhouettes hurlant sur les façades cendreuses de ruines informes à la fragilité de sable.


 
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   Eclaircie   
6/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,

Poème résolument moderne, qui laisse la lectrice que je suis un peu dans le "brouillard".

7 phrases, comme les 7 jours de la semaine ?
J'aime beaucoup le titre, très évocateur pour moi.
Où il est question du silence, du néant, de la réalité plus ou moins réelle.
Le dernier paragraphe situe le texte en ville. Que la ville peut présenter le meilleur et le pire, à l'œil et au cœur du citadin !

J'ai vainement cherché sur le net si ces "7 angles" faisaient référence au passé, au présent au futur, pas trouvé.
J'ai adoré la dernière phrase, merci !

Ce texte présente une force poétique indiscutable, cependant pas facile à évaluer. Et ne peut laisser indifférent(e).

Merci du partage,

Éclaircie

   hersen   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
J'aime énormément cette "démonstration" d'un parti-pris de voir "autrement".

L'idée est vraiment excellent et la forme, nette et précie, laisse cependant flotter une poésie autour de chaque item.

Il y a comme un redécouverte de ce qui est simple, de ce qui s'oublie tellement ça crève les yeux.
Et nous dit aussi que nous pouvons forcer notre vue, voir autrement.

j'ai adoré cette promenade avec des yeux neufs !

   Corto   
23/6/2020
Ce poème me laisse coi.
Pour moi il ne s'agit pas d'une forme originale mais d'un travail non abouti où l'auteur n'a pas pris la peine de présenter sa démarche de façon cohérente en un tout recevable.
L'éclatement "façon puzzle" ne me permet pas de m'imprégner des notions et images.

Je reste à l'extérieur, l'auteur comprendra donc que je ne formule pas d'appréciation.

Bonne continuation.

PS à l'auteur: Mais où sont donc les "Vestiges" d'antan ?

   Harvester   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'aime ce découpage façon "création du monde en 7 jours" même si ce n'était pas le projet de l'auteur.

Voici exposé en quelques versets ce pourquoi est faite la Poésie chantée par ses porte-plumes : créer à la manière d'un démiurge lâchant sa horde de mots et de pensées pour téléscoper le monde établi.

Merci de ce partage

   Stephane   
23/6/2020

   Angieblue   
23/6/2020
C'est de la poésie philosophique.
J'ai aimé l'impression d'évanescence qui se dégage des vers.

Mon passage préféré est le suivant:

"Dans chaque vide s’imprime le souvenir oublié d’une empreinte éphémère adossée au néant."

   solo974   
24/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour Stephane,
J'ai bien aimé la présentation sous forme de versets.
Mon passage préféré est sans conteste le suivant :
"Nous sommes les condamnés d’une ville aux marches inhumaines faites de verre et d’acier, d’étendues de décombres et d’asphalte recouverts d’immondices ; du bouillonnement incessant d’un million de silhouettes hurlant sur les façades cendreuses de ruines informes à la fragilité de sable."
Bien à vous et au plaisir de vous relire !

   Vincente   
24/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Chacun de ces angles morts semblant indépendant, je n'ai aperçu entre leurs occurrences ni corrélation, ni chronologie dans cette suite arithmétique de chiffres, titres "minima-listes" des évocations, je les prends donc comme des jets de pensées aphoristiques.

Je les considère donc séparément et si j'ai apprécié particulièrement les 3 et 4 :

" Une femme pressée laisse s’échapper l’ombre d’elle-même dans un étroit silence.

Dans chaque vide s’imprime le souvenir oublié d’une empreinte éphémère adossée au néant.
"

Certaines autres me laissent sans voix, mes oreilles n'y entendant de pertinence :
- La 1 me paraît inconséquente, limite aberrante ?… qu'est-ce qui pourrait faire que par "l'imagination décrite" " tout devint aussi clair et limpide qu’au commencement des temps. " ?
- La 6, oui très bien pour son début "Tout angle a ses limites, bien qu'il se perde à l'infini ", cette partie se suffisait à elle-même, par contre les " dans les vastes étendues de nuances auxquelles il est soumis", là je ne comprends pas, car ou bien s'avoue là une évidence, ou bien un sous-entendu fumeux, non je ne vois pas le pourquoi de cette fin. Le côté assertif de ce genre de formulation se prévaut d'apporter un éclairage, un sens, une sensation, cette fin me produit plutôt un égarement ; peut-être cela était-il voulu ?...

Voire absconse
- La 2, oui pourquoi pas, voilà un événement donc l'on perçoit le premier degré, pour le second, c'est plus incertain.
- La 5, je pourrais reprendre ce que je pensais de la deuxième partie de la 6 ; à considérer que ce que l'on entend par "œil averti" peut être une notion valable sans spécificité, c'est ou vague ou évident, peu convaincant à mon sens.
- La 7 me laisse aussi perplexe. D'abord il me semble un peu facile de s'appuyer sur une généralisation hâtive, comme jouant d'une convergence des destinées humaines et urbaines dans une sorte de raccourci sensoriel, et bien que le regard poétisant est assez intéressant, je n'arrive pas à lui trouver une "efficacité" émotionnelle.

En résumé, je dirais que je ne comprends pas cette forme d'apparence ordonnée, ordonnancée graduellement par ces nombres-titres, présentée comme un tout dont je cherche la ligne directrice, je ne vois pas d'unité de lieu, ni de pensée, ni de champ poétique ; pourquoi ce tout fait de bribes éparses ? Seul axe d'expression, peut-être, ces "Angles morts" qu'annoncent le titre, oui, mais alors pourquoi les réunir d'une part, et d'autre part de façon erratique bien que chiffrée.

   Dugenou   
26/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Stéphane,

Ces "Angles morts", me semblent autant de réflexions / schémas de pensée 'laissés pour compte' dans le cheminement d'une personne, voire, de l'humanité... autant de prises de conscience livrées ici, au lecteur, ou à l'auteur lui même, pour lui même.

La structure numérotée, comme une liste de constats, peut dérouter.

Dugenou.

   papipoete   
28/6/2020
 a aimé ce texte 
Bien
bonsoir Stephane
le thème situe la réflexion de l'auteur, en ville... là d'où je viens ; là où je mourrais de retourner ! Et les personnages qui animent ces vers, naissent dans la lumière, puis disparaissent au dos d'un réverbère. L'oeil citadin s'accoutume, blasé... Tout n'est qu'apparences, verre et acier.
NB à vous lire, j'aime la campagne autant que ma compagne ; la nature ressucitée durant deux mois, alors que la vie s'éteignait au lugubre de chambres de malades. " Angle mort ", cet espace où l'on ne voit rien, mais que l'auteur illustre pourtant... en sept strophes !

   Cristale   
2/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
L'esprit et le regard géométrique de l'auteur m'ont fascinée à la lecture de son forum qui m'a permis de cerner un peu mieux les tenants et aboutissants de ce poème.

Ses diverses visions sur la/les villes et leurs habitants sont chaque fois de réelles découvertes, un peu comme une toile que l'on retournerait pour en "décacher" le négatif.

Juste je n'ai pas aimé l'énumération...broutille de ma part et c'est ton choix.

Etonnant et original, je te félicite Stéphane de m'entraîner sur des sentiers inconnus de mon esprit terre-à-terre.

À te relire,
Cristale


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