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Poésie contemporaine
suchni9 : Orients
 Publié le 27/12/17  -  4 commentaires  -  2567 caractères  -  58 lectures    Autres textes du même auteur

Le récit multiforme du voyage illuminé de la jeunesse ; un appel inconditionnel à la vie.


Orients



Et je suis parti chercher
Les miracles endormis
Pauvre errant abandonné
Sur les routes de la vie
Par un tendre soir d’été

Car je ne connaissais rien
De ces mondes lumineux
Ni du sinueux chemin
Qui m’a mené jusqu’à eux
Comme un filet de destin

Jeune et avide de rêves
J’ai baigné mes yeux d’étoiles
Mes pieds labourant la grève
J’ai cru voir lutter les voiles
Contre le vent qui se lève

J’ai respiré le Soleil
(Au risque d’être brûlé)
Qui parfois dans mon sommeil
Descend venir me bercer
Dans un doux frisson d’abeille

Et moi je tendais l’oreille
Attiré par la lumière
De ce grand torrent de paix

Qui sa robe de vermeil
Étendait sur cette Terre
Le temps d’un dernier baiser

Mais par je ne sais quelle Ire
Foudroyé dans mon attente
Je suis tombé dans la Nuit
Insensible et insolente
Où rampent mes souvenirs

T’ai-je trouvé, toi, la Grâce
Dans ces profondeurs malsaines
Est-ce toi qui me fis face
Dans la brume des ténèbres
Tu m’as fait bien trop de peine
Et ta mémoire funèbre

N’est qu’un languissant regret
Tu t’essouffles, ballottée
Par les vents de la fortune
Tu te noies dans l’amertume
Et tu noies ma volonté

La silhouette des dunes
Agite un bras si bien fait
Qu’en moi l’Origine exulte
Que j’oublie ce que j’étais
Me purge de ces rancunes
Et me livre à son tumulte

Éclairs tempête et orages
J’ai percé votre secret
Écarté tous vos mirages
Quitté sans foi le rivage
Et rejoint vos bords enflés

En une nuit de carnage
De lutte amère et de larmes
Encens ! J’ai rendu les armes
Et me suis laissé tomber
Contre vos mystiques barmes

Dans vos mystes enivrants
Dans vos infinies forêts
Je me suis vu frémissant
Puis le vent m’a emporté

Alors songez fille amère
À brûler les cieux mourants
À crever leur voile d’air
Tant qu’il en est encor temps

Ou les berges des saisons
Refermeront devant vous
Les murs de corne et d’ivoire
Et vous ne pourrez plus voir
Qu’illusoires floraisons
Par le prisme ardent du fou

C’est à vous que je m’adresse
Vous l’indomptable jeunesse
Vous la convulsion d’espoir

Il faut plonger dans l’ivresse
De ce monde qui s’affaisse
Autant que dure le soir


 
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   Brume   
17/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

C'est véritablement un appel à la vie.
Vos vers sont baignés de lumière, un souffle spirituel accompagne cette errance à la quête de soi. Fuir la violence pour trouver la paix.

Les éléments naturels, (le soleil, la nuit, la dune, forêt...) du Moi, de l'esprit, ouvrent le chemin de vie, une traversée qui ne peut se faire sans obstacles et sans tourments (éclairs, tempête, orages) pour enfin atteindre la paix intérieure.

Votre poème est plein de force et d'une grande profondeur. Merci pour le partage de cette belle aventure humaine.

   papipoete   
27/12/2017
bonjour suchni9
Je vous avoue franchement que la taille de votre texte me dissuade d'aller très loin dans votre cheminement !
Mon plus gros défaut qui me fut reproché, était de faire long ; aussi ai-je dû apprendre à réduire, la mort dans l'âme !
Aussi, face à vos 86 vers, je renonce à vous lire, sans vouloir vous offenser !

   PIZZICATO   
27/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
J'ai trouvé intéressantes les trois premières strophes.
Ensuite, hélas je me suis perdu dans ce dédale au langage ampoulé et me suis ennuyé.

" Descend venir me bercer
Dans un doux frisson d’abeille " je n'ai vraiment pas saisi le sens de cette image.

   Marie-Ange   
28/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
Long, franchement bien trop long ...

Je suis allé jusqu'au bout mais vous n'avez pas réussi à me captiver, je ne trouve rien de très pertinent à votre discours trop empesé.

" J’ai respiré le Soleil
(Au risque d’être brûlé) "

Comme c'est bien trop excessif et cela tout le long de ce texte, la lecture devient peu à peu ennuyeuse, rébarbative.

J'ai eu du mal avec ces phrases :

" C’est à vous que je m’adresse
Vous l’indomptable jeunesse
Vous la convulsion d’espoir "

"L'indomptable jeunesse, vous la convulsion d'espoir", comme vous si allez ... surprenant tout de même ....

" Il faut plonger dans l’ivresse
De ce monde qui s’affaisse
Autant que dure le soir "

Là, encore, vous avez le sens de la formule ... mais je suis loin
d'être convaincu ...


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