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Poésie classique
sympa : Ce nouvel An
 Publié le 16/04/19  -  11 commentaires  -  592 caractères  -  228 lectures    Autres textes du même auteur

Regrets.


Ce nouvel An



Quand sonnera l'heure cruelle
De rendre mon dernier soupir,
Serai-je un piètre souvenir
Dans la mémoire d'Isabelle ?

Sèmera-t-elle en son jardin
Quelques graines d'indifférence ?
Va-t-elle feindre la souffrance
Par une larme sans chagrin ?

Dans ce passé qui l'emprisonne
Et la condamne injustement,
Me blâme-t-elle amèrement
Sans l'espoir qu'elle me pardonne ?

Le nouvel An qu'on abordait :
Un accident, son corps inerte,
Les cris de douleur... Et la perte
De notre enfant qu'elle attendait...


 
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   Gemini   
27/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Beaucoup de choses à dire sur ce texte, et d'abord son titre que je n'explique pas en dehors d'un fait réel. Je ne vois pas comment prendre la chose autrement. Bien sûr, ce peut être une fiction (et Isabelle une facilité de rime) mais, mis à part un rajout de pathos inutile, je ne comprends pas le rôle d'un Nouvel An. Ni de l'emploi du démonstratif "Ce", remplacé par un défini dans le texte.
Ensuite l'exergue "Regrets" qui laisse penser à une culpabilité. Au vu de l'histoire, je trouve le mot faible.
Il y a d'ailleurs dans ce texte beaucoup de points à relever sur la personnalité du narrateur. De la première strophe, où il se demande si la mère (Isabelle) lui en voudra toute SA vie (à lui), qui dévoile des prédispositions à l’égoïsme. Puis je trouve que tout du long il s'inquiète beaucoup plus de lui que de ce qui s’est passé. Il me semble que si sa responsabilité est engagée dans l'accident (regrets, attente de pardon), sa compassion pourrait se tourner un peu plus sur autrui, et son attente à être pardonné me paraît bien rapide (le Nouvel An n’est pas loin). Enfin, pas un mot sur son enfant, sinon qu’ELLE l’attendait.
J’ai eu du mal à croire qu’on puisse avoir des sentiments humains aussi bâclés. C’est ce qui m’a fait pencher, au bout du compte, sur de la fiction.
Au niveau de la catégorie, en ce qui me concerne, contre l'avis de Sorgel, la rime "jardin/chagrin" n’est pas suffisante (alors qu’elles le sont sur "ment" et "dait" à la suite). Le choix de la métrique donne au monologue un effet de halètement. On ressent mieux le doute de cet homme qui s’interroge sur le devenir de son amour (au lieu de consoler son Isabelle).
Pour l’écrit, l’emploi du "on" dans le dernier quatrain casse un peu le ton. Un changement de registre malvenu qui n’a pas d’explication dans le déroulé du récit. Au-dessus, j’ai tiqué sur cette phrase : "Me blâme-t-elle amèrement sans l’espoir qu’elle me pardonne ?" Je trouve blâmer sans espoir peu convaincant.
Je pense que pour traiter un sujet aussi fort, il n’aurait pas fallu s’embarquer sur l’angle de l’amour (entre les survivants). Je pense qu'il y a une sorte de délai à respecter, durant lequel celui-ci se met entre parenthèses.

   papipoete   
29/3/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Depuis ce fameux nouvel-an, quand un accident lui prit le fruit de ses entrailles, je ne vis plus...elle ne m'aime plus.
Quand à mon tour, la mort me prendra, auras-tu quelque larme pour moi ? ce serait mon pardon, que j'espère depuis ce nouvel-an ; mais ta douleur pour bébé perdu est la plus forte, et pour moi tu ne pleureras pas !
NB pathétique du début à la fin, ce poème ne peut être inventé ; cet accident arrive chaque jour sur nos routes, au bout de notre chemin...et lorsque l'imprudence en est la responsable, la peine de haine est à perpétuité !
La 3e strophe laisse espérer à cet ex-futur père, une illusion qui ne verra jamais un coin de soleil !
je vois des vers d'un parfait " classique "
papipoète

   Anje   
30/3/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Classique
Un conducteur qui, au tournant d'une année, cause un accident entraînant "la perte de notre enfant qu'elle attendait" se demande si, à son "dernier soupir", elle lui accordera l'absolution. Son questionnement peut aviver bien des débats.
J'ai particulièrement aimé la dernière phrase placée entre des points de suspension comme pour étouffer toute la douleur qu'elle contient et que les vers précédents amènent parfaitement. Le dernier quatrain est mon préféré.
Par contre, "me blâme-t-elle amèrement sans l'espoir qu'elle me pardonne ?" me paraît être de construction hasardeuse et peu clair. J'imagine que l'auteur a rencontré là quelque difficulté. Mais la maîtrise de la prosodie estompe ce détail.
Anje en EL

   Hananke   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un texte court mais fort. Si c'est une fiction, on sent l'auteur
possédé par cet accident qui causa la perte d'un enfant attendu.
Le texte est bien amené parce qu'on ne s'attend pas du tout
à cette fin terrible.
Mais je ne pense pas qu'une femme puisse pardonner un tel acte.
Non, elle en portera les stigmates toute sa vie.
Peut-être que le début du texte pour arriver à cette conclusion
est trop centré sur le narrateur réclamant un pardon parce qu'il
se sait largement coupable.

Au final, et comme je l'ai déjà dit plus haut : un texte court mais fort.

   Vincente   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Ce poème en soi est touchant, bien écrit, mais...
Le lecteur est pris à parti puisqu'il se voit adresser les questionnements culpabilisés des trois premières strophes. Si l'on a compris que l'auteur, a priori (emploi du je), du texte est celui qui se sent "l'auteur" de l'accident, le rôle de juge de cette responsabilité s'impose au lecteur. Or rien ne lui est apporté pour comprendre, pas même pour deviner.
Tout est sujet à caution et je dois avouer avoir été perdu pour adhérer à votre texte. Comment vous dire qu'on est désolé avec vous, si on doit se contenter d'être une oreille qui reçoit ? Comment vous aider à sortir de la culpabilisation, si l'on ne sait même pas votre degré de responsabilité ? Comment vous assurer que votre femme ne peut pas vous en vouloir car l'homme a si peu "d'autonomie" dans les advenues existentielles ? Etc, etc...

Le poème aura eu cette vertu : énoncer sans faux-fuyant la charge qui vous accable, mais en l'occurrence, nous autres lecteurs nous sentons d'un piètre secours pour éclairer et apaiser cet épanchement, désolé !

   Davide   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour sympa,

Touchant !
Le narrateur, rongé par la culpabilité, se projette dans un avenir sombre, au crépuscule de sa vie, où les regrets l'enferment : "l'heure cruelle", "piètre souvenir".
Dès les premiers vers, une tonalité tragique s'installe, avec un champ lexical de la souffrance omniprésent et beaucoup de questions sans réponse...
On le comprend, cet homme ! Mais... qu'aurait-il pu faire ? Lui en veut-elle vraiment ?

Un beau contraste entre les festivités et la joie qu'évoquent naturellement "Ce nouvel an" et, si je comprends bien, ce double "accident" tragique qu'on apprend à la fin du poème :
Accident de sa bien-aimée et, pire, la perte de son enfant, de leur enfant.

Je peux me tromper, mais j'imagine assez bien un accident de voiture où le narrateur était au volant, en témoignent "ce nouvel an" (peut-être alcoolisé), sa culpabilité et le "corps inerte" de sa femme.

De belles images qui ornent sans cérémonie son tombeau intérieur et rendent compte de son enfermement sans échappatoire, comme ces "graines d'indifférence" ou cette "larme sans chagrin".

L'écriture est belle, sobre et tout, dans ce petit poème, sonne juste.
Je ressens beaucoup d'empathie pour ce narrateur...

Merci !

Davide

   PIZZICATO   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Après ma lecture, je reviens sur l'exergue " regrets ".
Considérant l'évènement, " Ce nouvel An " dramatique que le narrateur nous relate, je trouve le terme un peu faible. A mon sens, 'remords' aurait mieux convenu.

A mon avis, il ressort de ce texte que la préoccupation majeure du narrateur est qu'Isabelle" parvienne à lui pardonner. " Me blâme-t-elle amèrement
Sans l'espoir qu'elle me pardonne ? "
La hantise du drame lui-même ne semble pas le poursuivre a priori.

Indépendamment de ces considérations quant au fond, l'écriture est intéressante.

   senglar   
16/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour sympa,


Cruel ce poème (et cruel de nous le faire partager, inapproprié en quelque sorte) ! Effectivement le narrateur semble avoir beaucoup à se reprocher. Je doute que le couple tienne jusqu'à la mort de ce dernier. Et puis pourquoi mourrait-il avant Isabelle ?

En fait il n'y a pas de "nouvel an" ici mais l'année figée de l'accident sur laquelle le compteur s'est bloqué. Il y a donc un nouvel état de faits.

Pourquoi le narrateur s'illusionne-t-il encore si tant est qu'il s'illusionnât ?

Ce couple est mort... Il ne semble même pas y avoir de non-dits.

Pas sympa ça... Oh pardon :( :( :(

Dura lex...


senglar plus ou moins ébahi qu'on puise écrire des textes pareils... Que cherche l'auteur ici ?

Ceci dit c'est bien fait hein, concis itou et même d'une certaine élégance...

... le comble !

   Donaldo75   
17/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour sympa,

Que de regrets ou d'excuses inexprimées dans ce poème ! Ils donnent la tonalité à l'ensemble, ne le rendant pour autant pas trop personnel mais compréhensible par le lecteur qui peut se mettre à la place du narrateur. Le temps s'accélère et le lecteur arrive au dernier quatrain, terrible résumé de ce qui explique le drame. C'est abrupt, je l'avoue, à la première lecture. Pourtant, le puzzle se reconstitue après coup, lentement. Et le poème prend alors tout le sens nécessaire au lecteur pour en apprécier les qualités.

Merci pour le partage.

Donaldo

   Provencao   
18/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
"Quand sonnera l'heure cruelle
De rendre mon dernier soupir,
Serai-je un piètre souvenir
Dans la mémoire d'Isabelle ?"

Je n'ai pas véritablement saisi le sens donné à votre texte. D'une part le titre assez évocateur d'un moment festif et ces vers en première instance où la mémoire d'Isabelle prend toute la place...

J'aurais aimé lire cet être (vous) qui se dévoile dans ce regret, ce remords. Derrière ce drame se cache en réalité une vérité profonde, et tout ce qui nous parle fondamentalement peut se livrer, se dévoiler, quand nous sommes mis au pied du mur par les épreuves effroyables de la vie et de l'existence...

Je suis désolée, mais ce que j'ai lu, ce que j'ai vu c'est du pathos...rien de plus.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Queribus   
28/4/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

J'ai beaucoup apprécié, en premier, la perfection de l'écriture classique. J'ai quand même noté que vous faisiez souvent rimer des noms avec des noms:soupir-souvenir, jardin-chagrin, indifférence-souffrance, des adverbes entre eux: injustement-amèrement, des verbes entre eux: emprisonne-pardonne, abordait-attendait; un peu de variété aurait été la bienvenue me semble-t-il.

Le fonds, bien qu'habilement mené vers la fin, me semble un peu "touffu", voire sombrant dans le "pathos; il est vrai que le thème n'était pas du tout facile à traiter et vous vous en sortez plutôt bien. J'aurais plutôt vu le sujet traité sous de forme de chanson réaliste style Aznavour ou Duteil par exemple.

En conclusion, quand même de la belle ouvrage et un bon coup de chapeau pour la versification et le courage d'aborder un thème ardu.

Bien à vous.


Oniris Copyright © 2007-2019