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Poésie néo-classique
sympa : Encore un peu
 Publié le 21/12/18  -  11 commentaires  -  501 caractères  -  205 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet.


Encore un peu



Tu partiras, probablement
Ce soir ou dans un mois, peut-être,
Sans mots, sans pleurs, évidemment
Tu nourris si bien le paraître.

Il renaîtra, assurément
Le fantôme de mon mal-être,
Me hantera, sournoisement
Avec l'habileté d'un traître.

Alors, rongé de désespoir,
Je remplirai le déversoir
De ma colère, de mes larmes.

Reste avec moi bonheur furtif,
Je ne suis pas plus combatif
Qu'un griveton rendant les armes.


 
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   Anje   
28/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Néo-classique.
Un départ programmé qui laissera des traces. Je n'en suis pas sûr mais je le crois inéluctable. Alors, d'avance, je me ronge les sangs, je prépare des mouchoirs. Parce qu'on sait que, généralement, une séparation est difficile à vivre. Bref, un poème qui, bien que joliment, rabâche un thème connu sans vraiment apporter d'image nouvelle.
Je n'ai guère de remarque technique si ce n'est ce hiatus "tra-a" au cinquième vers qui mériterait correction.
Le titre me laissait espérer plus de combativité, d'espoir. La désillusion prématurée les remplace et je trouve dommage.
Anje en EL

   Gemini   
30/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
J'aime plusieurs choses dans ce sonnet. D’abord le format : un sonnet (texte court) en octos (vers courts) qui évite l’emphase qu’aurait pu apporter un texte plus long. J’aime quand on reste digne dans son malheur, sans faire de mélo ou rajouter des violons. J’aime aussi le titre qui dit la quête d’un sursis : l’affaire semble entendue : « Tu partiras, probablement », alors rien ne sert de se répandre en effusions. Cette seule demande au bonheur de rester « encore un peu » me parait tout à fait juste. Enfin, la simplicité des mots me semble être un atout majeur dans le charme de cette poésie.
Du côté des remarques, il y a ces quatre adverbes en « ment » des quatrains, cet hiatus du vers 5, et j’ai trouvé surprenant cet aveu de faiblesse du dernier tercet, où le narrateur dit ne pas vouloir se battre pour ce qu’il aime. J’ai du mal à croire que cela puisse être un argument pour sa demande.

   papipoete   
1/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
néo-classique
" Mon Dieu, mon Dieu, laissez-le moi ... encore un peu ! >> Voilà ce que j'éprouve, en lisant ce poème ; " elle ou il " va partir, pour toujours alors que le fantôme du malheur prendra sa place ...
NB je ne peux m'empêcher de mettre la musique de Piaf, sur vos vers où le héros conte son désespoir, et supplie le Ciel de lui donner la force de résister !
Le tercet final montre à quel point la survie est aussi ténue qu'un cheveux !
malgré ce hiatus ( renaîtra/assurément ) la forme semble correcte !
papipoète

   dom1   
4/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le " bonheur " n'a de cesse que de réclamer de l'énergie à ceux qui ont la prétention de vouloir le vivre.

C'est bien ce qui rend votre écrit intéressant, dans ce qu'il fait vibrer un être dont les bras baissent vers le renoncement. Dans une lente complainte morbide...

domi...

   Robot   
5/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Pas vraiment emballé, probablement en raison des quatre adverbes en "ment" à la rime dans les quatrains (déconseillé en sonnet)
Je trouve qu'il s'entendent un peu trop. Peut-être aurait-il fallu varier avec un substantif pour rompre les sonorités.

J'apprécie plus les tercets.

   Hananke   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Un sonnet octosyllabique mignonet qui ne révolutionnera pas le genre.

Je n'aime pas trop le verbe renaîtra du second quatrain car il a tendance à se confondre avec les rimes en être.
J'aurai rajouté un mot de liaison entre colère et larmes du premier tercet : De ma colère et de mes larmes.
J'aime bien le dernier tercet qui est sûrement et selon moi
le meilleur passage de ce sonnet qui manque quand même un peu de dramaturgie dans ses premières parties, c'est une séparation !

   Corto   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Échec et renoncement. Voici un poème bien triste et si peu combatif pour conquérir un bonheur.
"Le fantôme de mon mal-être" annonce comme une fatalité bien connue et répétitive.
Le final confirme la démarche générale. Dommage de s'en contenter.

La forme ramassée, concise est intéressante. Mais évidemment il nous manque comme un élan positif pour être un peu séduit.
A vous relire.

   domi   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
A la fois une supplique et une résignation, ce sonnet est poignant.
J'aime bien les adverbes qui sonnent comme ce leit-motiv de la certitude, inéluctable, que le bonheur ne peut durer ; ils sont pour moi voulus, et très expressifs.
J'aime moins la chute, inattendue (là-dessus, c'est réussi pour un sonnet), mais pour le coup un peu abrupte pour moi.
Je me demande même si ce n'est pas la rime en if qui a généré cette fin (pardon si ce n'est pas le cas) tant cela me surprend..
Peut-être parce qu'il me manque quelque chose entre le premier et le deuxième vers du second tercet... ?

   Obi178   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
A la fin de la lecture, je me suis demandé pourquoi vous attendiez que la personne parte, comme si vous espériez que cela arrive !? C'est surement dû à la lecture des deux premiers vers dans lequel le doute est trop présent ; et pèse sur le reste...

   PIZZICATO   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
" Tu partiras, probablement
Ce soir ou dans un mois, peut-être " la rupture paraît inévitable, presque programmée.

" Encore un peu ". La résignation, presque de la passivité face à cette situation.
Le narrateur se retranche dans son " mal-être " et tente de s'accommoder des derniers moments de " bonheur furtif ".

Tandis que l'autre semble aborder la situation de façon plus assumée " Sans mots, sans pleurs, évidemment
Tu nourris si bien le paraître."

Sempiternel thème de la séparation traité de façon intéressante.

   Lulu   
22/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,

Pour ma part, j'ai vraiment beaucoup aimé ce poème. La magie opère au fil des mots, bien que ce soit court, bref, juste en peu de mots…

J'ai aimé la forme du sonnet qui accentue ce temps qui file et ce bonheur fugace. Cette forme courte n'empêche pas l'émotion de surgir, de comprendre ou de voir qu'un bonheur peut être ainsi, juste une densité que l'on voudrait garder.

Les mots sont simples, mais si nuancés dans leurs propos. A cette sorte de résignation "Tu partiras, probablement" s'oppose un espoir, un côté sage, comme lucide "Il renaîtra, assurément"

L'emploi du futur semble conforter ce ton assuré, cette espèce de doute qui n'en est pas vraiment "Il renaîtra, assurément" en regard de l'expérience ou de l'observation "Le fantôme de mon mal-être, / Me hantera, sournoisement / Avec l'habileté d'un traitre."

Les adverbes sont souvent lourds, je trouve, dans les poèmes, mais ici, ils apportent les nuances nécessaires, de façon pertinente et belle.

Plus je relis ce sonnet, plus je l'apprécie. J'aime beaucoup cette façon épurée qu'il dégage.

Tous mes encouragements.


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