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Poésie classique
sympa : Isabelle
 Publié le 06/11/18  -  21 commentaires  -  728 caractères  -  278 lectures    Autres textes du même auteur

"Certains souvenirs se refusent à sombrer dans l'oubli, quels que soient le temps écoulé ou le sort que la vie nous ait réservé." (Haruki Murakami)


Isabelle



Après avoir cueilli sans la moindre espérance
Une gerbe de fleurs au jardin de l'amour,
Arc-en-ciel égayant mon sinistre séjour,
Je me dois désormais d'accepter l'évidence :

Je pensais adorer leur beauté, leur fragrance,
Les voir s'épanouir près de moi, chaque jour,
Mais, malgré tant d'espoirs, mon cœur de troubadour
N'a su battre aussi fort qu'en ta brève présence.

Si je ne suis pour toi qu'un lointain souvenir,
Comme on garde en mémoire un poème, une prose,
Tu m'obsèdes encor, majestueuse rose !

Peut-être que ces vers te feront revenir,
Que je pourrai revoir dans tes yeux l'étincelle
Qui m'avait embrasé, fascinante Isabelle !


 
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   papipoete   
15/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
classique
je t'avais cueilli un bouquet de fleurs magnifique, il aurait pu en sa grâce et ses fragrances, te charmer et dessiner sur tes lèvres un sourire ... pour moi ?
Il est loin ce moment, et pourtant m'obsède encor ! Ah, si tu pouvais réapparaitre et me revenir !
NB on a tous une " Isabelle " au fond du coeur, et longtemps après on repense toujours au grain de sable, qui enraya la machine à séduction ! Et on rêve qu'elle va venir ...
Des vers sobres mais subtilement choisis !
techniquement, vos alexandrins m'apparaissent parfaitement classiques
papipoète

   Gabrielle   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un poème qui rappelle les "Sonnets pour Hélène" de Ronsard.

La beauté d'Isabelle est comparée à celle d'une rose, comparaison que l'on retrouve chez Ronsard.

La destinataire du poème se veut lointaine.

La chute rappelle celle de "Secrète félicité" d'André Pieyre de Mandiargues.

Merci pour cet agréable poème et ce bel exercice.

   Anje   
22/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Classique.
L'étincelle dans les yeux d'Isabelle m'a renvoyé le vieux souvenir d'une belle chatte. Mais le sujet ici pourrait bien être une infimière. Comme dans la Ballade de Jim, d'Alain Souchon, "l'infirmière est un ange et ses yeux sont verts"... Non ? Je n'ai pas deviné ? Tant pis, il n'y avait rien à gagner qu'à se laisser porter par vos vers emplis de douceur et qui feront rêver tous les cœurs blessés. Et si elle (il) revenait ?
J'ai beaucoup aimé ce sonnet irrégulier qui ne m'inspire aucun commentaire technique sinon bravo.

   solo974   
25/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
J'aime bien votre sonnet.
L'oxymore du troisième vers ("égayant", "sinistre") est plutôt bien trouvé, selon moi.
J'ai également apprécié que le champ lexical de la fleur soit développé ("cueilli", "gerbe", "jardin", "flagrance", "rose"), car cela confère à cet hommage une unité thématique indéniable.
En revanche - mais ce n'est là que mon point de vue - j'ai trouvé dommageable que le prénom soit cité. Votre poésie perd en effet, de ce seul fait, sa valeur d'universalité.
Bien à vous.

   PIZZICATO   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Cette " majestueuse rose " - " fascinante Isabelle " - a su évincer l'admiration du narrateur envers les fleurs.

Mais il semblerait qu'elle n'ait pas perpétué cet élan qui reste un simple et " lointain souvenir ".

Une belle écriture ; une agréable lecture.

   Annick   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Ce poème est magnifique mais le seul fait de nommer la demoiselle à la fin du sonnet, de lui donner une identité, la désacralise en quelque sorte.
Elle était fleur, elle devient humaine.

Le champ lexical du jardin est un délice en lui-même : cueilli, gerbe de fleurs, au jardin d'amour, beauté, fragrance, s'épanouir, majestueuse rose.

Ce poème se lit comme un compliment, tout en délicatesse et élégance.

Un quatrain que j'aime particulièrement :

Je pensais adorer leur beauté, leur fragrance,
Les voir s'épanouir près de moi, chaque jour,
Mais, malgré tant d'espoirs, mon cœur de troubadour
N'a su battre aussi fort qu'en ta brève présence.

   Hananke   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Un joli sonnet classique sur une passion qui ne semble pas vouloir
s'éteindre.
Comme je l'avais écrit il y a déjà longtemps :

Comme la plume au vent s’évade en l’air immense
Tout s’enfuit par le feu la nuit ou le lointain
Mais de la cendre peut renaître la romance,
Une étincelle embrase un foyer mal éteint.

Car on a tous une "Isabelle" en son coeur, une de ses passions
souvent brève mais qui marque pour la vie.

J'aime bien le joli parallèle avec les fleurs.

Oui, un bel écrit.

   TheDreamer   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Sonnet en ABBA ABBA CDD CEE. Cette disposition des rimes n'entre pas dans la forme régulièrement admise pour le sonnet en France (il n'est ni marotique, ni Peletier), mais peut être tolérée dans d'autres pays. On pourrait le rapprocher de la forme du sonnet italien de style Pétrarque.

Le style adopté par l'auteur est singulier pour le temps présent. Il rappelle évidemment celui de l'amour courtois chanté par tant de poètes passés. Le thème de l'amour non partagé est ici personnifié par les fleurs et l'objet de l'amour par la rose. Rien de très original en cela.

   Absolue   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L' Isabelle en question serait sûrement ravie de recevoir ce poème simple et frais. On pourrait presque percevoir l'odeur des roses...Ça sonne juste et ça me plait!

   fernand19   
6/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
la disposition des vers n'est peut-être pas connue pour moi mais, j'apprécie beaucoup ce chant un peu à l'ancienne qui me fait penser à une isabelle, hélas, qui ne reviendra plus.

   Hiraeth   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Un poème qui n'est pas désagréable à lire, avec une belle trouvaille à mes yeux ("Si je ne suis pour toi qu'un lointain souvenir / Comme on garde en mémoire un poème, une prose").

Dommage que le reste ne soit que poncifs. "Le jardin de l'amour", les femmes-fleurs à cueillir, l'égocentrisme romantique, le dernier tercet méta-poétique, le feu de la passion... La poésie doit chercher à renouveler notre vision, non la vieillir par des tropes rebattus depuis des siècles. Ou alors il faut jouer avec ces tropes, les moquer par exemple, les rendre ambigus, chercher à partir d'eux une nouvelle symbolique qui donne à penser... Ou bien les ressusciter dans leur génie pur, revenir à leur simplicité et leur puissance originelles (mais c'est un tour de force que seuls les grands poètes peuvent accomplir).

Les mots à la rime, à l'exception d'un seul, sont des noms ; quelques variations auraient été bienvenues.

Bref, un poème qui tombera rapidement dans l'oubli malgré sa facture globalement bonne.

PS : connaissez-vous l'étymologie du mot "fascinante" qui apparaît dans le texte ? Elle vaut le détour, surtout dans ce cas présent... Si l'auteur la connaît, chapeau à lui pour avoir introduit cette subtile coquinerie.

   lucilius   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce texte est simple et plutôt bien écrit, mais il manque pour moi singulièrement d'originalité et ne se démarque pas des sempiternels sujets du "je t'aime, moi non plus" dont on s'est rassasié du moyen-âge à nos jours.
Ensuite, ce prénom, Isabelle, que je ne peux m'empêcher d'associer à la robe d'un cheval, a tellement été romancé et usité qu'il finit par lasser.
Dans la première strophe, le mot "sinistre" me paraît bien excessif et je ne vois pas ce qui rend le séjour sinistre.

"Au jardin de l'amour… mon cœur de troubadour… lointain souvenir… majestueuse rose…" que d'expressions éculées ! Soyons plus créatifs.

   Provencao   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
"Peut-être que ces vers te feront revenir,
Que je pourrai revoir dans tes yeux l'étincelle
Qui m'avait embrasé, fascinante Isabelle ! "

Quels beaux vers où vous nous transportez au sein de ce labyrinthe de la mémoire, avec cette particularité un tant soi peu difficile de trouver le fil d'Ariane nous permettant d'en sortir....
Et une fois sorti, on en apprécie d'autant plus toutes ses pensées "aux yeux l'étincelle"

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   jfmoods   
7/11/2018
Le topos de la femme-fleur ("Après avoir cueilli [...] / Une gerbe de fleurs au jardin de l'amour", "leur beauté, leur fragrance, / Les voir s'épanouir", "majestueuse rose") innerve ce sonnet à la tonalité élégiaque (superlatif : "sans la moindre espérance", adjectif qualificatif : "mon sinistre séjour", marqueur de concession : "malgré tant d'espoirs", construction adversative qui jalonne le premier tercet).

C'est au centre du poème que s'exerce le point de basculement, cette cristallisation amoureuse du locuteur (locution restrictive à visée élective : "mon cœur de troubadour / N'a su battre aussi fort qu'en ta brève présence") préparée par la modalisation du vers 4 ("Je me dois désormais d'accepter l'évidence") et entérinée par le contre-rejet des vers 13-14 (métaphore : "l'étincelle / Qui m'avait embrasé").

Cependant, à l'aune du temps écoulé (adjectif qualificatif : "un lointain souvenir", comparaison : "Comme on garde en mémoire un poème, une prose"), cette déclaration tardive rend les retrouvailles tellement désirées (verbes réduplicatifs : "te feront revenir", "je pourrai revoir") assez hypothétiques (locution adverbiale : "Peut-être").

Merci pour ce partage !

   Miguel   
7/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La recherche perpétuelle et perpétuellement déçue de ce que la vie n'offre qu'une fois, et qui laisse au coeur une nostalgie inguérissable : voilà ce que ce poème chante si joliment, en des vers pleins de grâce, mélodieux et fort bien balancés. Les topoï ne gênent pas : ils font partie du genre, et le classicisme ne se caractérise pas seulement par la forme mais aussi par le contenu. La force de ce sonnet est d'éveiller chez le lecteur la mélancolie qu'il exprime, en ramenant dans le coeur de chacun le souvenir ému d'une Isabelle particulière. Je suis un peu triste après l'avoir lu, et c'est bien le signe de son lyrisme authentique.

   Beaufond   
8/11/2018
J'aimerais beaucoup m'entretenir avec l'auteur : savoir d'où il vient, où il va ; mais le poème, tel quel, n'a pas grand-chose d'original (Poincaré a redécouvert bien des théorèmes déjà sus avant qu'on ne le conduise aux défis de son époque.), et expose criantes ses maladresses à sa comparaison à ses nombreux poèmes cousins. Je ne sais plus quel plumitif disait que le thème premier d'un littérateur devrait être l'une de ses promenades, sensuelle et idéalisée, mais je crois que c'est ce que je suggérerais à l'auteur du poème Isabelle.

   Vincendix   
8/11/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,
Les souvenirs ont parfois des airs de regrets mais il ne faut en faire une obsession et apparemment c’est le cas dans ce sonnet comme le laisse entendre le premier vers.
Peut-être qu’avec le temps, Isabelle serait devenue une rose fanée et bardée d’épines ?
Un poème bien construit, sans fioritures et agréable à lire.
Vincent

   Queribus   
9/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un sonnet qui frôle la perfection avec une très grande maitrise de la versification (je regrette toutefois un peu le manque de consonnes d'appui:espérance-évidence-fragrance-présence, amour-séjour-troubadour) (fallait bien trouver quelque chose!). Le sujet d'un être cher étant parti a été très souvent traité et il était difficile de faire quelque chose d'original: je crois que vous y êtes parvenu et puis nous avons tous une Isabelle au fond de nous.

De toute façon, le sujet me semble globalement réussi, le sonnet, malgré son aspect court, est un art particulièrement exigeant et difficile à maitriser.

PS: Aznavour avait écrit, en son temps, une chanson intitulée Isabelle.

Bien à vous.

   HTFelize   
13/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Après quelques relectures, je reviens sur ma position première, en effet, dans la première strophe la cassure qu'engendre l'arc-en-ciel entre les deux premiers vers et les deux derniers brise l'harmonie de la lecture, on se demande même que viendrait faire cet arc-en-ciel qui en principe est une image bienheureuse dans cette mélancolie passagère.

Même si l'arc-en-ciel renvoi l'image de la gerbe de fleurs (qui en général se veut pour un enterrement, on offre plus facilement une gerbe de fleurs lors de cérémonies mais c'est mon avis personnel bien sûr). J'aurai utiliser le "bouquet" qui me convient mieux.

Dans sa finalité, la lecture est agréable, mais il manque ce côté romantique du poème qui au départ pourrait nous amener à penser qu'il s'agit d'un appel pour l'amour manqué ou l'amour déception (déception dans le sens où il y a une rupture entre l'écrivain et sa muse).

C'est un bon texte, qui demande à être un peu étoffé. J'aime bien.

   Anonyme   
11/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Sonnet sans surprise, sans vers qui vous interpelle, mais tout cela se tient bien ; c'est harmonieux, cohérent, doux.
Alors on apprécie.

   JcJaZz   
12/11/2018
C'est vrai c'est pas très original
Mais c'est beau, doux et léger
Tout est fluide et coule ce qui donne une lecture très agréable
Et puis mon Isabelle s'appelle également Isabelle !
Merci


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