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Poésie classique
sympa : Juste un regard [Sélection GL]
 Publié le 30/07/20  -  11 commentaires  -  851 caractères  -  189 lectures    Autres textes du même auteur

"L’amour non partagé est la malédiction infinie d’un cœur solitaire."
Christina Westover


Juste un regard [Sélection GL]



Des plus altières forteresses
On peut atteindre les remparts
Mais des beautés en étendards
Comment séduire les tigresses ?

Un port de reine et le frisson
Bouleverse l'esprit de l'homme,
Et le met en extase comme
Le souvenir d'une chanson.

Juste un regard, une présence
Ou des sourires aguerris
Me font oublier qu'un mépris
Est devenu l'accoutumance

L'océan d'azur de vos yeux
M’invite à découvrir votre âme,
À disparaître dans la flamme
De votre moi mystérieux

Et nager au bout de mes forces
Jusqu'à l'île de votre cœur,
Atteindre ce trésor, vainqueur,
Que vous cachez sous des écorces.

Mais un visage m'ignorant
Me fait sombrer devant la cible
De cet éden inaccessible
Qu'est votre port indifférent.


 
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   Cristale   
13/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Voici un joli poème dont la versification ne souffre d'aucune blessure, ce qui n'est pas le cas du pauvre narrateur qui, pire qu'éconduit, est carrément relégué dans les sphères d'une totale indifférence.

"Mais des beautés en étendards
Comment séduire les tigresses ?"

Les plus attirantes semblent être celles "au port de reine" qui se refusent...l'on sait que cela est inscrit dans les gènes pour des raisons purement biologiques... n'oublions pas que l'on parle de "conquête" au début des relations amoureuses, tout comme le narrateur compare son désir de conquérir la belle à "l'atteinte des remparts" "Des plus altières forteresses", mais je m'éloigne de la poésie :)

Des octosyllabes de bon aloi font de ces quatrains un agréable ensemble poétique sans difficulté de lecture.

Cristale
en E.L (peut-être reviendrai-je compléter mon com' lors de la publication)

   poldutor   
16/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour
Texte intéressant par son thème, les affres de l'amoureux méprisé et victime de l'indifférence de l'objet aimé...
J'aime bien le premier quatrain :
"Des plus altières forteresses
On peut atteindre les remparts
Mais des beautés en étendards
Comment séduire les tigresses ?"

qui exprime la difficulté de séduire une beauté altière et indifférente.

Dans le quatrième quatrain, je suis un peu gêné par le nombre de lettre "d" , 5 en quatre vers, cela alourdit un peu la lecture.
Bien que pas spécialiste, je pense que ce poème est mal classé en "classique", je vois une inhomogénéité de place de la césure ; tantôt sur la 5ème syllabe, tantôt au milieu d'un mot.
j'aime aussi le 5ème quatrain :

"Et nager au bout de mes forces
Jusqu'à l'île de votre coeur,
Atteindre ce trésor, vainqueur,
Que vous cachez sous des écorces." qui est mon préféré.
Cordialement.
poldutor en E.L

   Harvester   
16/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Je ne sais que dire de la technique mais l'octosyllabe a beaucoup de charme pour conter les déboires amoureux bien mieux — selon moi — que l'alexandrin dont je me lasse à force de lectures répétées.

Le poème n'est pas détestable mais le traitement du sujet me convainc peu. Si c'est d'un jeune homme je lui dirais "passe ton chemin elle n'est pas pour toi", si c'est d'un homme mûr je lui ferait le reproche d' une naïveté impardonnable en l'état !

Qu'importe ! En amour il faut bien des leçons avant de comprendre l'essentiel : on ne choisit jamais sa belle, c'est elle qui secrètement vous élit.

Merci de ce partage

Commenté en EL

   Lebarde   
16/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
L'indifférence de la Beauté convoitée devant les suppliques d'un amoureux transi qui ne souhaite qu'un regard qui ne viendra pas.

Sujet romantique éculé qui pourtant, pourrait encore faire recette. Mais le propos, presque fluide et plaisant dans le premier quatrain, devient très vite maladroit, alambiqué et confus et s'enlise au fur et à mesure des strophes!!
Les octosyllabes sont bien calibrés et les rimes riches, mais les rejets et la ponctuation aléatoire souvent, cassent la poésie et embrouille le lecteur que je suis.
Dommage mais je n'arrive pas à m'enflammer vraiment même si je reconnais un certain travail d'écriture.

En EL

Lebarde

   Hananke   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

J'aime bien les fluidité de ces octosyllabes qui nous racontent
qu'il faut livrer de grandes batailles pour quelques beautés hautaines.
De belles expressions :
les beautés en étendards
le souvenir d'une chanson,
et bien sûr le port indifférent.

Un joli poème qui se lit avec plaisir et sans accroches.

   Corto   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour sympa,

Rien n'est jamais gagné...
Ce poème montre le précipice qui sépare l'amoureux transi "des beautés en étendards".
L'aventure nous est contée et l'on peut se reconnaître dans ce "frisson
Bouleverse l'esprit de l'homme". Bien sûr "L'océan d'azur de vos yeux
M’invite à découvrir votre âme".

La cinquième strophe me parait un peu trop attendue.

Quant à la dernière elle nous entraîne dans la défaite vraiment trop rapidement...

La forme classique ne serait-elle pas un carcan finissant par entraver l'expression de ces élans du cœur ?

Merci de ce partage.

   papipoete   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour sympa
Que ne donnerais-je pas pour que sur moi, votre regard se penche ?
Vous êtes si belle, inaccessible, et bien des têtes dûtes faire tourner !
Mais mon moi me dit " du courage ! fonce jusqu'à cette île imprenable ! ainsi ne pourras-tu pas regretter d'avoir osé ! "
je l'ai fait, et nagé sans jamais faiblir, et sur une grève bien rude ai échoué...celle de ce " visage ignorant, et votre port ignorant " !
NB la nature fait ce qu'elle veut, et pourtant l'on voit des bizarreries ( Gainsbourg séduisant les plus belles créatures de la terre... )
la nature fait ce qu'elle peut, quand on regarde " à sa hauteur ", ne convoitant pas un diamant, alors qu'un zirconium conviendrait...
Il en est de même pour une femme, si belle que ne serait-ce qu'un sourire fut véritable baiser...
Votre poème appuie très fort sur ce port, cet océan d'azur où l'on se noie... ne pas perdre pied, tenir sous la main sa bouée de " raisonabilité " et continuer à rêver...
Mais tôt ou tard, la plus belle fleur se fane, comme le plus humble des pissenlits...
j'aime bien la seconde strophe, que certains messieurs auront à l'esprit jusqu'à la fin de leur vie...
Comme à chaque fois que je lis un " classique " sans faute, je suis jaloux... c'est si facile !

   Annick   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le premier quatrain est synonyme de puissance, de résistance contre les attaques des ennemis :
"Des plus altières forteresses
On peut atteindre les remparts"

L'étendard est un drapeau que l'on brandit en cas d'hostilité. Le vocabulaire guerrier montre un véritable combat.

Mais pire que des forteresses que l'on voudrait prendre d'assaut, il y a les fauves....inaccessibles, (les tigresses) : les femmes belles !

Le second quatrain met en exergue l'affectif, l'émoi. Le coup de foudre ?

Les autres strophes alternent plus ou moins entre le mépris de la belle pour cet homme et le désir de celui-ci pour elle. Il veut se faire chevalier aux mille prouesses pour atteindre son cœur de pierre :
"Et nager au bout de mes forces
Jusqu'à l'île de votre cœur,"

"Le port indifférent" du dernier quatrain fait écho "au port de reine" du second. La boucle est bouclée. Plus d'espoir pour cet amoureux transi.

Les trois premières strophes posent un regard omniscient sur le thème.
Dans les trois dernières, le narrateur s'adresse à la femme désirée : (pronom "vous").

Le cœur de la belle "caché sous l'écorce" est le Graal que l'homme épris ne peut atteindre.

Celui-ci me semble bien trop lucide pour être amoureux. Je pense plus à une passion dévorante où il voit la femme comme un objet mythique à posséder.

J'imagine le travail pour écrire ce poème classique de bonne facture.

   Myo   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ah l'éternelle complexité de la nature humaine qui veut que l'on soit attiré par ce qu'on ne peut atteindre.
Mais si d'aventure, on l'attrape... bien souvent la suite est désillusion.

Nous voilà, tel un papillon ébloui par la lumière qui ne voit plus le charme d'un bonheur accessible.

Un poème bien tourné ... à la forme parfaite ( comme la demoiselle ;-) )

Merci du partage

   Davide   
30/7/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour sympa,

Bien mignon, ce poème en octosyllabes, même si le rythme est parfois chancelant (au v7, par exemple, avec ce "comme", celui-là même que l'on retrouve dans "Le dormeur du val", mais qui a un but dramatique) et qu'il manque de-ci de-là des signes de ponctuation (une virgule au v4 après "port de reine" pour éviter la confusion, un point à la fin du v12 etc.).
Mais j'ai bien aimé cette métaphore de la navigation, de ce long périple jusqu'à l'île au trésor tant rêvée.

J'ai été étonné par ce "port de reine", que j'ai d'abord compris comme la prestance, le port impérial des grandes dames châtelaines. Mais le "port indifférent" de cette reine était en fait un port maritime, moins glamour ;) En fait, je trouve que les deux homonymes s'entendent aussi bien, l'un comme l'autre. C'est subtil.
En revanche, dans cette même strophe, la comparaison du "frisson" extatique face au "port de reine" avec le "souvenir d'une chanson" me paraît maladroit, car incohérent. En effet, le "souvenir d'une chanson" met rarement en "extase", et quand bien même il le ferait, je trouve incongru de comparer le saisissement amoureux (la passion) avec le souvenir d'une chanson !

Petite confusion au vers 17 : ce n'est pas "au bout de mes forces" (qui ne veut rien dire !) mais "à bout de forces" ou "jusqu'au bout de mes forces".

J'aime beaucoup le dernier quatrain, sa mélodie, puis la terrible désillusion.

   Anje   
31/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un sujet qui pourrait être lourd mais que les octosyllabes allègent. La prosodie sans faille est au service de belles images.
Que dire de ces rimes embrassées d'un couple désuni ? Rien sinon que je les déguste encore et encore. Merci Sympa.


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