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Poésie classique
sympa : Le blé en herbe
 Publié le 03/01/20  -  16 commentaires  -  832 caractères  -  324 lectures    Autres textes du même auteur

« Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "je t'aime". »

Serge Reggiani


Le blé en herbe



Si tu savais combien dans mes nuits sans sommeil
Est forte ma douleur et profonde ma peine
Quand je pense à ce jour où, près de la fontaine,
Tu posas sur mon âme un rayon de soleil.

Ta main douce et soyeuse ainsi qu'une caresse
Effleurant mon bras nu frissonnant de désir,
Et ton regard troublant qui me fit tant frémir,
Je les revois encor luire sur ta jeunesse.

Nous étions seuls, si seuls que tes vingt ans brillant
Exacerbaient sur moi l'accablement de l'âge :
Et mes rides avaient les cernes du naufrage
Du bateau de mon corps trop mûr et défaillant.

Mais l'Amour qui pourtant ne connaît pas de règles,
M'ayant dicté sa loi contre ma volonté,
Me fit fondre le cœur en ce beau jour d'été
Devant l'envoûtement de tes candeurs espiègles.


 
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   Eclaircie   
28/11/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour,

Un sujet classique, un traitement classique.
Au delà, un sujet un peu "glissant" à mes yeux, car à aucun moment, on ne sait si cette belle jeune femme/fille partage l'élan du narrateur, hormis le mot "caresse". (ok, je suis femme est assez sensible aux rapports hommes/femmes, mais j'avoue que la première image apparue a été celle d'un (vieux) satyre).
Passé cet écueil, la lecture est fluide, harmonieuse et solide.

Bonne continuation,
Éclaircie

   papipoete   
2/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
classique
je te revois comme si c'était hier ; toi me regardant, caressant mon bras nu, mais il ne fallait pas ! tu n'étais pas pour moi, toi dont la jeunesse faisait baisser mes yeux d'impudeur... Et puis, contre les règles et les loi, je succombai à toi... c'était hier, il y a cent ans !
NB ce thème éternel ne verra jamais sa source tarie, elle ne fait jaillir que paix et amour, pour toujours !
un poème à l'infinie tendresse, qui pourrait faire sourire mais le second vers laisse entendre par sa peine, que l'aimée n'est plus...
le 11e et 12e vers qui vont de paire, sont fort touchants !
la 4e strophe m'apparait la plus aboutie.
techniquement, je vois les alexandrins de ce sonnet, à la forme parfaitement " classique ".
papipoète
poète

   Lebarde   
7/12/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
L'Amour n'a pas d'âge mais il peut être déstabilisant et parfois mal vu par les consciences et par nos sociétés, quand il rapproche les rides profondes d'un visage buriné de la jeunesse insouciante et gourmande pleine "de candeurs espiègles".

Vous avez écrit là, une poème classique sans faille technique, d'une grande maturité, plein de sensibilité, de délicatesse et de pudeur que le lecteur ne peut qu'apprécier sans retenue.

Les alexandrins bien équilibrés, fluides, superbes sont sans aucun doute l'oeuvre d'un poète au sommet de son art.

Bravo, je suis comblé, merci.

En EL

Lebarde

   poldutor   
9/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Très belle poésie d'un coup de foudre entre une jeune fille et un monsieur plus mûr. Certaine jeunes femmes sont attirées par des tempes argentées, une présence tutélaire.
De beaux vers:

"Nous étions seuls, si seuls que tes vingt ans brillant
Exacerbaient sur moi l'accablement de l'âge :
Et mes rides avaient les cernes du naufrage
Du bateau de mon corps trop mûr et défaillant."

On ne sait cependant si la belle à succombé, on l'espère, car ce soupirant s'exprimant en termes si délicats, ne peut être qu'un galant homme.

Cordialement.
poldutor en E.L

   BlaseSaintLuc   
11/12/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Héloïse et Abelard,

Magnifique poème, troublant et coupable aveux,
https://youtu.be/I-0Rkz5mogw

que dire, j'aime beaucoup, les amours interdits c'est terrible,il y a aussi cette autre histoire >
https://youtu.be/t_Nzwid7axM

J'ai personnellement treize années de différence avec mon épouse ...


Thème courageux à aborder sans avoir peur des jugements

https://youtu.be/Stz8SQ_xeNk

Ne sois pas farouche quand me vient l'eau à la bouche

Avec tac et tendresse, loin des balourds agresseurs et frotteurs, les tendres ne sont que des gros mignons

https://youtu.be/iY2xkRs6Iys


Merci pour cet aveu amoureux

   Michel64   
12/12/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Heureusement l'Amour à dicté sa loi... Les vingts ans d'un côté les rides de l'autre. Le narrateur devrait pouvoir s'en remettre.

J'ai plutôt bien aimé ce texte, surtout les deux premiers quatrains, même si le troisième me parait moins inspiré avec ses "rides qui ont des cernes !" et le "naufrage du bâteau de mon corps"
Le "naufrage de mon corps" semblerait suffisant en remaniant le vers.

De même "Devant l'envoûtement..." me paraît maladroit.

Il me semble que ce poème gagnerait à être retravaillé.

Au plaisir de vous relire.

Michel64 (en EL)

   Hananke   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

Nous sommes comblés en ce début d'année avec la profusion
de très beaux poèmes classiques, n'en déplaisent à certains.

Reggiani ou Dalida, également avec son : il venait d'avoir 18 ans.

Qui n'a jamais succombé à l'appel de la jeunesse dans un sens ou
dans l'autre ?
Ce très joli poème raconte parfaitement les cheminements
du corps et de l'âme devant un tel constat.

J'aime beaucoup le 2 éme quatrain avec son premier vers
plein de promesses.

Oui, un bien joli texte en ce début d'année nouvelle et qui me fait
refleurir une gerbe de souvenirs.

   Cristale   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Joli !
Voici un poème délicieux de délicatesse, de fluidité. Des alexandrins sans faille ajoutent au romantisme du propos.

Je trouve que "que tes vingt ans brillant" fait un peu cheville pour rimer avec "défaillant". Oups, un petit coup de burin pour insérer un mot et respecter la règle de l'équivalence...et je chipoterais bien un peu sur le manque de variété du genre des mots à la rime.

Mais tout est dit simplement, poétiquement. L'amour n'a point de limite d'âge entre les hommes et les femmes adultes et consentants, alors oui, je confirme, c'est un très beau poème classique.

Bravo et merci Sympa !

Cristale

   MissNeko   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Même si le sujet n est pas original en soi, la plume légère et délicate nous transporte dès les premiers vers.
Étant une femme j imagine tout de même un vieux bonhomme
Délaissant son épouse vieillissante pour une très jeune femme qui pourrait être sa fille ( pire sa petite fille ?) Et j en ressens un peu une gêne. Mais après tout, l'amour n a pas de règles ( enfin quand même un peu !). Dommage que le sujet ne soit pas inversé : on lit beaucoup moins de poésie sur une femme d âge mûr s amourachant d un jeune homme. On l'affuble désormais d'un cougar alors que quand c est un homme on trouve ça normal ... je m'éloigne, désolée et je reviens à votre texte.
"Et les rides avaient les cernes du naufrage " j aime !

Peut être éviter deux fois "jour"? Mais je chipote!
À vous relire

   STEPHANIE90   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,

une très jolie poésie classique qui parle d'amour, avec pudeur sur un sujet encore tabou. Comme si les sentiments avaient un âge...
Peu importe que le narrateur soit un homme ou une femme ; même si c'est plus facile à assumer pour un homme. Mais je dévie là... Oup's !

Félicitation à vous d'avoir oser écrire sur cet amour "interdit" dans nos sociétés parfois conformistes.
J'aime particulièrement la première strophe et la dernière. Le renoncement d'un amour par amour est un geste que la plupart ne ferait pas, il coûte beaucoup et à vie. Il est ici parfaitement suggérer. Mais il faut peut-être avoir vécu celui-ci pour pouvoir le comprendre. Et certain ne connaitront jamais le grand amour, même pas une fois dans leur vie, alors... Doit-on passer complètement à côté du bonheur d'aimer quand c'est partagé ?
Juste parce que j'ai un peu accroché sur ma lecture à ce vers :
"Je les revois encor luire sur ta jeunesse."
Encor > utilisé par de nombreux grand poète classique, me semble aujourd'hui un peu décalé ; j'aurai préféré lire : Je les revoie encore éclairer ta jeunesse.
C'est un détail, évidement.
Il faut chérir cet amour et ne garder que les bons souvenirs.

Merci pour cette touchante lecture, au plaisir de vous relire,

Stéphanie90

   PIZZICATO   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Beaucoup de délicatesse pour imager cette retenue qu'impose la différence d'âge au rapprochement de deux êtres.

" ... tes vingt ans brillant
Exacerbaient sur moi l'accablement de l'âge "

"Mais l'Amour qui pourtant ne connaît pas de règles,"
Oui mais.. la sacro-sainte morale aux critères bien définis...

J'ai beaucoup aimé.

   LylianR   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Le titre du poème, emprunté au beau roman de Colette "Le blé en herbe", aurait mérité meilleur exergue, par exemple, un très court extrait de ce roman paru en 1923.
Autant les deux premiers quatrains et le dernier sont fluides et agréables à la lecture, autant le troisième est lourd :
"Brillant" au singulier est artificiel et ne semble être là que pour la rime.
"Les cernes du naufrage" est une image assez obscure ainsi que "le bateau de mon corps". Un champ lexical marin un peu gratuit qui devrait être retravaillé.

Un ensemble irrégulier avec de beaux passages :

Mais l'Amour qui pourtant ne connaît pas de règles,
M'ayant dicté sa loi contre ma volonté,
Me fit fondre le cœur en ce beau jour d'été
Devant l'envoûtement de tes candeurs espiègles.

   Davide   
3/1/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour sympa,

Ce poème a quelque chose de touchant, la confidence y est sincère, les images sont nues, sans fioritures, et le classicisme formel en fait un écrin parfait.

Un amour impossible ? Impossible, non pas seulement du fait de la différence d'âge, mais aussi en raison de la non-réciprocité de l'amour. En effet, rien ne dit que la jeune femme (ou le jeune homme) s'amourache du narrateur et consent à quelque intimité, si ce n'est cette simili-caresse sur le bras. Le ton y est pathétique de bout en bout, le ton du regret s'y épanche, la peine est vive, à tel point que les métaphores de la vieillesse (vers 11 et 12) semblent exagérées, carrément hyperboliques.

En fait, ces métaphores maritimes, je les ai trouvées très disgracieuses et un peu fabriquées, hors contexte : le "bateau de mon corps trop mûr" est une image qu'il m'est difficile de me représenter. De plus, si le vocabulaire assure que le vieil homme est à l'orée de la mort, sinon très vieux ("cernes du naufrage", "trop mûr", "défaillant"...), l'exergue le dément ("dix années de moins"). Dix années de moins suffiraient-elles ?
Répétitions rapprochées pas bien jolies : "du"/"du"/"de".

Dès la première strophe, touchante, on sait que la peine est indissoluble. Les souvenirs qui affleurent dans la deuxième strophe portent une admiration profonde mêlée de tristesse. Un amour de loin. C'est simple, délicat. J'aime.

En revanche, je n'ai pas aimé l'expression "Tu posas sur mon âme" (v4). Comment peut-on poser quelques chose "sur" une âme, qui plus est un rayon de soleil ? Maladroit, je trouve.

Puis j'ai été dérangé (juste un peu) par l'expression "Mais l'Amour qui pourtant" (v13). En plus du fait que "mais" et "pourtant" font redondance, je ne comprends pas le sens du "Mais" (?) ; j'y aurais mieux vu un "Et" puisqu'il y a continuité d'avec la strophe qui précède, et non opposition. Le "Mais", s'il sous-entend, à propos, la culpabilité du narrateur, ne convient pas à la narration : son amour, on le devine depuis la première strophe (voire depuis le titre et l'exergue :))

D'apparence simple, ce poème m'a tout de même posé bien des problèmes de compréhension. Dans le roman (et le film) "Le blé en herbe", la relation est "consommée", et rien ne vient contredire cette éventualité dans ce poème, car même les deux premiers vers, portant le regret, peuvent accuser le remords d'avoir cédé à la tentation (peut-être suggérant un viol ?), voire insister sur la douleur d'une rupture, d'une fin de relation. Cet éventail de possibilités, plutôt que de me réjouir, m'a sérieusement embarrassé.

   Vincendix   
4/1/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour Sympa,
Un « classique » bien construit que j’apprécie, d’autant plus je suis un peu flemmard pour fignoler mes textes afin qu’ils atteignent une telle perfection.
Le sujet est également digne d’intérêt, l’attirance que deux êtres peuvent éprouver malgré une différence notoire d’âge, une attirance qui souvent dépasse le désir charnel, c’est plus profond. J’ai connu une telle situation et à deux périodes différentes, au temps de ma jeunesse et à celle de ma vieillesse.
Vincent

   Donaldo75   
7/1/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour sympa,

J'ai trouvé ce poème bien composé, avec une tonalité certes très classique et pas forcément surprenante mais réelle. A la lecture, on sent le labeur pour peaufiner ce poème, le goût de la rédaction et le respect du lecteur. Et ce dernier point est important car le lecteur - en tout cas dans ma réalité - attend de l'auteur une oeuvre réellement travaillée, en plus d'être inspirée, et usinée à l'extrême.

Bravo !

Donaldo

   Miguel   
9/1/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quel beau texte ! Tout y est dit exactement sur le ton qu'il faut, les images sont bienvenues, et la musicalité des vers parfaite. L'amour dramatisé par l'âge, vieux thème, est ici renouvelé avec grâce. Un plaisir.


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