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Poésie néo-classique
sympa : Le meuble (souvenirs d'enfance)
 Publié le 20/07/19  -  15 commentaires  -  1051 caractères  -  192 lectures    Autres textes du même auteur

Le dimanche était, pour ma mère, son jour de "ménage de printemps".


Le meuble (souvenirs d'enfance)



Il suffit quelquefois d'un effluve éphémère
Pour me faire sombrer dans un passé lointain,
Lorsque je discernais le dimanche matin
Une perle d'émoi dans les yeux de ma mère...

Et les jours de printemps, elle aimait astiquer
Avec force et vigueur le vieux meuble sans âge,
Que lui avait légué son père en héritage,
Mais la clause était claire, il fallait le briquer !

Ses portes renfermaient mes souvenirs d'enfance :
Des albums de famille aux nappes et torchons,
La cire d'encaustique et les quelques chiffons
Dont je n'oublierai pas l'embaumante fragrance.

L'étagère du bas servait de fourre-tout :
Les poèmes divers que je devais apprendre,
Retenir et conter sans vraiment les comprendre,
Fréquentaient les couverts, les plats et le faitout.

Mais en quatre-vingt-trois, ineffaçable année,
Quelques vers affamés et le temps destructeur
Ont obligé ma mère, à son plus grand malheur,
D'en faire un aliment pour notre cheminée...


 
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   Lebarde   
19/6/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle chronique en classique de souvenirs d'enfance qui pourtant ne m'enchante guère par son propos anecdotique et simpliste.
Oserai je dire que la maman n'a pas pris grand soin du fameux meuble légué en héritage ou que la cire utilisée n'était pas de bonne qualité pour que les vers l'attaquent et qu'il finisse dans la cheminée!!

je n'ai pas vérifié la versification,d'autres plus compétents le feront, a priori correcte même si certaines rimes m'ont paru parfois à peine suffisantes.

La lecture m'a été agréable mais pas enthousiasmante, ce qui explique mon appréciation sera mitigée.

Merci pour ce partage

   poldutor   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Belle poésie toute en nostalgie. Nous avons tous au fond de la mémoire, un vieux meuble qui servait à enfouir nos trésors et dont le souvenir est ranimé par la perception d'une odeur, d'une couleur ou d'un son.
Quelques beaux vers :
"Il suffit quelquefois d'un effluve éphémère
Pour me faire sombrer dans un passé lointain,"

"Ses portes renfermaient mes souvenirs d'enfance :
Des albums de famille aux nappes et torchons,
La cire d'encaustique et les quelques chiffons"

J'aime un peu moins : " l'embaumante fragrance."

La fin de ce bahut est plutôt triste.

   papipoete   
26/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
classique
Vient à passer sous mon nez, cette odeur sans pareille, celle de la cire pour que je revois ma mère briquer le grand meuble de la maisonnée ! Il contenait un peu de tout, mais mes poèmes d'enfant surtout ! Il fit " tempête " en 1983 sous notre toit, et ces quelques vers que je devais apprendre par coeur, partirent en fumée...
NB il y a des signes, visuels, odorants qui nous ramènent loin en arrière, et fermant les yeux nous voyons notre père, notre mère vaquer à leurs occupations... mais il y avait parfois une tâche qui revenait comme refaire le matelas, ou cirer à fond le vieux meuble... et cette corvée sentait si bon...
Je revois parfaitement " notre " meuble de salle à manger, qui recelait couverts, serviettes, livres de messe et chapelets, et les boutons de manchette étincelants !
En 1983, il dut se produire un grand sinistre, pour qu'au feu partent les plus tendres souvenirs !
au 7e vers, " lui/avait " fait hiatus et interdit le " classique "
L'avant-dernier vers aurait été plus mélodieux avec " obligèrent ma mère "
papipoète

   Gabrielle   
28/6/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un très joli texte retraçant le souvenir.

Le meuble est vivant et à travers lui, la vie s'agite.

Le narrateur se souvient de son enfance et des traces qui marquèrent le temps de l'enfance.

Un plaisir de lecture.

Merci à l'auteur(e) pour ce partage rafraichissant.

   Hananke   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

J'aime bien l'histoire de ce vieux meuble transfuge des générations.
Et le début également, il suffit souvent de pas grand chose, une vision,
un parfum, une chanson pour faire renaître et refleurir un passé
que l'on croyait éteint.
Le problème, c'est qu'à force de se transmettre, d'être démonté
et remonté dans la foulée, les vieux meubles souffrent. Un jour,
l'antiquité finit son parcours à la déchetterie ou ... dans la cheminée.

Un bon texte, dommage pour le hiatus qui empêche la catégorie
peut-être supérieure.
J'aime bien l'embaumante fragrance, c'est souvent elle qui fait
remonter les souvenirs.

   Robot   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un texte empli de nostalgie qui nous fait partager la bonne odeur d'encaustique et le contenu bric à brac de ce "vieux meuble sans âge". Les quatrains 3 et 4 nous donnent une description trés réaliste et l'on ressent bien ce qui a imprégné la mémoire du narrateur.

La lecture des vers est d'une souplesse très agréable. Le découpage du récit nous conduit sans heurt à la malheureuse conclusion que rien est éternel.

Mais il reste les souvenirs !

   solane   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Merci pour cette belle lecture. Ce poème en vers classiques n'est pas s'en rappeler "Le buffet" de Rimbaud.
J'apprécie le choix des vers réguliers, et les savoureuses pointes d'humour.

   PIZZICATO   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" Il suffit quelquefois d'un effluve éphémère
Pour me faire sombrer dans un passé lointain ". Notre mémoire olfactive est très présente pour faire émerger des souvenirs ; ici, l'odeur de l'encaustique.

" Ses portes renfermaient mes souvenirs d'enfance ".

Triste destin pour " le vieux meuble sans âge " que de finir en feu de cheminée.

Une lecture plaisante.

   Davide   
23/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour sympa,

Ce texte exsude la tendresse que le narrateur/la narratrice porte au vieux meuble disparu de son enfance, témoin "vivant" de cette époque lointaine. Aujourd'hui, il suffit d'une odeur ("effluve éphémère") pour se rappeler...

Du fait qu'il détaille tout ce que l'on trouve habituellement dans "un vieux meuble sans âge", ce poème me fait penser au sonnet "Le buffet" de Rimbaud.

Cependant, quelques expressions m'ont gêné :
v.2 : le verbe "sombrer" me paraît un contresens dans l'esprit du poème, puisqu'il désigne quelque chose qui s'effondre, s'immerge ou s'enferme sur lui-même. Même la nostalgie qui brode ce poème ne justifie pas, à mon sens, l'emploi de ce mot.
v.12 : "l'embaumante fragrance" fait un peu pléonasme, les deux mots suggérant une odeur agréable. Mais ce n'est qu'un détail !
v.20 : Je trouve l'écriture de cette fin plutôt maladroite, en particulier ce "obligé (...) d'en faire", d'un emploi trop littéraire à mon goût.

En somme, j'ai bien aimé ce poème, tendre et touchant.

Merci pour la lecture,

Davide

Edit : Revenu apporter quelques corrections suite à mon erreur de compréhension.

   Cristale   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème pareil à ce vieux buffet : il nous dit tant de choses du passé dans ce présent nostalgique.
L'art de faire revivre les parents disparus en prenant soin d'un meuble légué, briquer son bois que tant d'autres mains d'aïeux ont briqué, faire resurgir les senteurs éternelles de la cire avec les mêmes gestes et contempler les vieilles reliques remplissant tiroirs et étagères que personne n'oserait jeter.

Alors le temps fait son temps, les vers de bois aussi.

Poème au regard nostalgique qu'un vilain hiatus, qui aurait mérité d'être jeté au feu, aura privé de l'étagère classique.

Merci Sympa,
Cristale

   Anje   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
C'est vraiment sympa de m'avoir rafraîchi la mémoire. Du coup, la maison respire cette embaumante fragrance de bonne vieille cire qui m'inspire.
Quelle triste fin pour ce joli meuble chargé de tant de choses et de tant d'émotions. Mais quel beau feu aussi sans doute ! J'aimerai que votre poème fasse aussi un beau crépitement d'applaudissements après avoir été envahi d'un traître vers vérolé d'un hiatus. Parce que ce n'est pas de votre faute, il s'est glissé insidieusement dans vos efforts à astiquer la rime.
Moi, j'ai craqué pour "Mais la clause était claire, il fallait le briquer !". Ca fait un clac clac bric splendide.

   TheDreamer   
20/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien
On pense évidemment au "Buffet" d'Arthur Rimbaud. Parler des objets, voici, un joli thème, comme tout ce qui touche à notre quotidien.

Un poème simple sur 5 quatrains de rimes embrassées. Bien souvent les objets traversent le temps et les âges et survivent aux hommes. Ici, le meuble finit sa vie en cendre pour chauffer le logis. Ultime don à ceux pour lesquels il fut sa vie durant presque un membre de la famille. Et je songe à ces mots de Lamartine dans son poème "Milly ou la terre natale " : "Objets inanimés, avez-vous donc une âme...".

Merci !

   Eclaircie   
21/7/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour sympa,

Un poème souvenir autour d'un meuble.
J'ai aimé que le titre n'en soit pas "le buffet", plus précis, moins original aussi.
Ce texte est bien écrit dans l'ensemble, cependant assez convenu, dans la fond et la forme. Tous les termes liés au meuble et à son entretien sont là : encaustique, chiffons, fragrance, embaumante, vers.
Pour le détail, le mot "ineffaçable" est malgracieux, même si je comprends bien que cette date est importante aux yeux du narrateur.

Globalement, j'ai aimé ma lecture sans être vraiment enthousiasmée.
Éclaircie

   cherbiacuespe   
22/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Superbe travail sur un thème finalement pas si facile à manipuler. Langage clair de même que la structure (j'adore).

Les sentiments et les souvenirs glissent plus aisément quand ils se contentent de mots simples.

Je trouve là tout ce que j'apprécie en poésie : simplicité et clarté.

   senglar   
22/7/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour sympa,


Oh les forbans qui ont travaillé dans l'ombre pendant tant d'années... pour finir dans le bûcher avec le meuble assassiné ! Sans doute est-ce l'encaustique qui, leur piquant au nez, les a fait sortir de leur trou. si je pleure sur le meuble je ne pleure pas sur ces invertébrés, introvertis qui pour avoir voulu être extra... se sont retrouvés flambés avec leur repas, cirés sur la flamme en toile de fond.

Je suis bien certain que subsiste l'effluve dont vous m'avez rappelé qu'elle était masculine, héritage paternel oblige.

Merci sympa :)

"Il suffit quelquefois d'un effluve éphémère"
La mémoire quant à elle ne l'est pas :
"Mais la clause était claire, il fallait le briquer !"
Elle est même éternelle :
"Dont je n'oublierai jamais l'embaumante fragrance."

Tiens ! ça rime avec Garance ça ! Elle non plus je ne l'oublierai jamais :)))


senglar


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