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Poésie contemporaine
sympa : Quand la passion s'en mêle
 Publié le 15/06/18  -  14 commentaires  -  1059 caractères  -  292 lectures    Autres textes du même auteur

Il a choisi, à ses riques et périls...


Quand la passion s'en mêle



Je vous revois, Inès, endormie sur le sable ;
Les oiseaux ce jour-là chantaient à l’unisson,
La chaleur m’étouffait, quoi de plus excusable !
Vous étiez dénudée, j’en avais des frissons.

Tandis que j’écoutais les rires des enfants,
Sous les yeux bienveillants des parents attentifs,
Mon regard se posait sur votre corps brillant
Me laissant bouche bée, perdu, dubitatif :

« Au diable la raison ! » me chuchotait la voix
Futée de la passion, un tantinet rebelle :
« Oublie l’anneau doré qui boudine ton doigt,
Et dépose un baiser sur le front de la belle ! »

Chaud lapin que je suis, mon sang ne fit qu'un tour :
Je vous ai caressé le corps et le visage,
Mais c'était sans compter sur un aller-retour,
Furtif comme l'éclair, puissant comme l'orage !

J'aurais dû réfléchir, à deux fois, quel nigaud !
Je n'avais jamais pris une telle raclée !
Je m'en suis retourné, déboussolé, penaud,
Aussi rouge qu'un coq, et la joue bien marquée !


 
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   papipoete   
28/5/2018
 a aimé ce texte 
Bien
contemporain
elle était là sur le sable, dénudée, offrant au soleil son corps alangui . Je la vis, et aussitôt tel Dominique du " Sofitel ", mon sang ne fit qu'un tour ! Malgré l'anneau de fidélité boudinant mon doigt, je songeai que la belle succomberait à mon charme ; aussi je ne m'embarrassai point de formalité, et " tranchai " dans le vif de sa peau ... la mienne alors rosit instantanément de la claque qui m'ébranla le visage !
NB je me doute un peu que l'auteur plaisante et veut ridiculiser le " chaud-lapin " qui habite le héros !
Je hais ce genre de personnage, alors que je ne suis pas le dernier à contempler une fille, une femme, mais sans esprit tordu, simplement songer que sur Terre, il y a du beau au milieu de tant de veule ! Je contemple sans désirer, et ne touche qu'avec les yeux ...
la 3e strophe est diablement écrite, sous la houlette de Lucifer !
papipoète

   Eclaircie   
6/6/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↓
Bonjour,

Je suis vraiment désolée, le poème est dans l'ensemble bien écrit, mais je ne peux adhérer au fond.
Que l'on parle de "passion" lorsque seul l'instinct sexuel guide un homme à venir agresser une femme -car je pense que le narrateur est un homme, mais ce serait une femme, ma réaction serait la même-
Que seule la"bague au doigt" le fasse hésiter dans son élan.

Être "chaud lapin" ne dispense absolument pas d'obtenir le consentement de la personne sur laquelle on pose les pattes.

Et de finir sur une magistrale claque ? Sans même l'once d'une prise de conscience que ce geste était une agression tout sauf anodine ?
Désolée, c'est "vraiment pas " pour moi.

Éclaircie

   Anje   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce poème va certainement encore vous attitrer quelques foudres... Pour ma part, je n'y ai rien trouvé d'autre que l'histoire d'un rateau, de plage bien sur, la veste n'étant pas de saison. La passion m'annonçait quelque chose de plus poétique mais avec de l'humour, on peut apprécier une construction sympa.
Bravo aux auteurs ! Narrateur courageux et giffleuse légitimement outrée...

   Marite   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Ma foi, j'ai lu cet écrit comme on lit une bande dessinée et j'ai terminé avec un éclat de rire ! Le fait que l'anecdote soit relatée en vers ne gâche rien. Est-ce vraiment de la passion ? Je pencherais plutôt pour une attraction très naturelle éveillée chez le séducteur et provoquée par la "tenue" de la belle Ines. La leçon qu'elle devrait retenir c'est qu'il ne faut pas jouer avec le feu ... Les réactions physiologiques des hommes ne sont, en aucun cas, semblables à celles de femmes et ce genre d'attraction est connu et vieux comme le monde. Tant pis si on choisit de l'ignorer ...

   Lulu   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Bonjour sympa,

Je n'ai pas du tout accroché à ce poème, du fait du propos et de quelques éléments dans la forme.

J'ai imaginé la scène telle que décrite, et me suis demandée quel âge pouvait avoir le locuteur… Davantage de précisions sur son caractère aurait pu éclairer son regard et son comportement. Le fait qu'il soit "bouche bée, perdu" m'a fort étonnée, en effet. Mais des précisions sur lui auraient pu atténuer cet étonnement… Cela dit, il a un "anneau doré qui boudine [son] doigt"... J'aurais mieux vu un ado naïf...

Je n'ai pas du tout aimé l'expression connu "chaud lapin". Je l'ai trouvée laide, de même que celle-ci, trop connue, "mon sang ne fit qu'un tour"... Je ne dis pas qu'il faille tout inventer en poésie, mais ce qui fait sa spécificité, c'est tout de même de créer. Sans chercher à être original(e), je crois qu'il importe de toucher aussi par la créativité qui nous habite au moment de l'écriture.

Cela dit, et globalement, je trouve que ce poème est bien écrit, notamment et par exemple, la troisième strophe. On sent que ce texte a été travaillé. Il y a une recherche de rimes que j'ai trouvée intéressante.

Il y a un certain rythme tout à fait plaisant, mais il est malheureusement rattrapé par des propos qui ne me touchent absolument pas.

   Hananke   
15/6/2018
Bonjour

Le sujet aurait pu être intéressant mais le traitement poétique, illustré
par l'expression chaud lapin, pèche considérablement. Dommage.
Ces quatrains, finalement, n'expriment prosaïquement qu'une tentative
avortée de séduction, dans tous les domaines d'ailleurs, aussi bien
poétique que réel.

   Coeurdeloup   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Je retiens la "chute" qui m'a fait sourire… C'est ce qu'on appelle se prendre un râteau…

   PIZZICATO   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Pas très politiquement correct mais pas exceptionnel non plus (?).
Par les temps qui courent il vaut mieux bannir ce type de ..démarche.

J'aurais vu : pulsion, plutôt que " passion ".
Je ne suis pas parvenu à trouver cette anecdote amusante.
Désolé pour cette fois.

   Pouet   
15/6/2018
Bjr,

il faut oser un texte comme celui-ci dans l'ambiance actuelle...

J'ai trouvé la forme, bien que très simple, bien rythmée et agréable à lire malgré quelques lieux communs par-ci par-là.

Concernant le fond, j'avoue ne pas savoir.

En premier lieu, je note une contradiction entre la phrase de présentation : "Il a choisi..." et la tonalité du texte nous parlant de la "passion" qui expliquerait l'action, en opposition à la raison. Il me semble que "choix" et "passion" sont légèrement incompatibles...

Ensuite, faut-il s'insurger face à l'évocation d'une "femme-objet" livrée en pâture aux instincts bassement lubriques d'un bouillant lagomorphe? Et, en ce sens, le vers:"Je vous ai caressé le corps et le visage" serait peut-être de trop, voire choquant.

Faut-il louer la sincérité de la démarche et ne pas se voiler la face quant au surgissement d'un tel émoi? D'ailleurs les femmes sont-elles diamétralement différentes des hommes à ce sujet, cela reste à prouver et pour ma part je ne le crois pas.

Faut-il en rester au côté lubrique - pardon ludique - de l'exercice?

Enfin, faut-il oublier que le narrateur n'est pas forcément l'auteur et que le "je" (comme quand je l'utilise souvent dans mes textes) n'a pas forcément valeur d'implication personnelle ni d'adhésion mais au contraire de dénonciation...

Voilà, je ne saurais trancher.

   plumette   
15/6/2018
je crois que vous auriez pu éviter la critique sur le fond de votre propos en retravaillant votre 4 ème strophe. le "chaud lapin" est beaucoup trop trivial, les caresses auraient pu être faites avec les yeux et la "passion" aurait pu s'exprimer uniquement par le chaste baiser sur le front suggéré... provoquant tout de même la raclée méritée!

parce que la forme de ce récit est assez plaisante, et l'histoire aurait pu rester "charmante" sans ce relent machiste.

Car, peut-on imaginer une femme se livrer à ce type d'attouchements non consentis sur un bel éphèbe endormi?


Plumette

   Anonyme   
15/6/2018
 a aimé ce texte 
Vraiment pas ↑
Inutile de s'attarder sur les propos de ce texte, ils parlent de même, rien que par l'utilisation de l'expression "chaud lapin" !!!!

Ici la prise de conscience est absente, seule prime "l'envie" irrépressible sans tenir compte de l'autre personne, je ne pense pas qu'il faille parler de "passion", mais plutôt de pulsion, d'instinct ... Je ne m'attarderai pas davantage sur ce comportement, hélas encore trop fréquent ... aux multiples conséquences lorsque cela dérape.

   GillesP   
16/6/2018
 a aimé ce texte 
Un peu
Ce râteau mis en vers m'a fait un peu sourire… Mais j'y ai trouvé des maladresses à la pelle (excusez-moi pour le mauvais jeu de mots):
- le mot "passion" du titre, rappelé d'ailleurs dans le poème, est, au mieux, maladroit: il ne s'agit aucunement de passion, mais de désir, de pulsion sexuelle suscitée par la vue d'un corps dévêtu.
- Le premier vers du troisième quatrain ("chaud lapin que je suis, mon sang ne fit qu'un tour) est pour moi le moins réussi: il comporte une expression triviale datée, mal accordée avec le ton léger, mais plus élégant, du reste ("chaud lapin"), suivie d'une expression toute faite, frelatée à force d'être utilisée: "mon sang ne fit qu'un tour".
- Il m'a été difficile d'imaginer cette jeune femme "dénudée", à côté des "rires des enfants". Soit, elle n'est sans doute pas complètement nue, mais en maillot de bain sur la plage. Mais je trouve que les deux atmosphères ne vont pas ensemble.
- En quoi la voix qui lui murmure "au diable la raison" est-elle "futée" et "un tantinet rebelle"? Je ne vois pas où est la rébellion là-dedans, et la suite montre que cette voix n'est pas du tout futée.
- Si le narrateur reçoit "un aller-retour", il doit avoir les deux joues bien marquées, pas une seule, non?

Cela dit, je ne comprends pas bien certains commentaires choqués par le contenu. En littérature, on part bien du principe que le narrateur n'est pas l'auteur, non? Sauf dans le cadre d'une autobiographie. Il ne s'agit donc pas ici de glorifier une attitude machiste complètement dépassée, mais d'instaurer de la légèreté à partir d'une scène sans doute inventée, et d'ailleurs peu crédible.

   Pandelle   
15/6/2018
Rien n'est tout blanc ou tout noir:
"Le chaux lapin que je suie" ( On dirait, presque du La Fontaine! Le lapin et la tortue)
J'aime bien! Ça fait fait un peu appel à l'humour mais bon, ça reste gentil, pas de quoi fouetter un chat non plus.

   Vincendix   
17/6/2018
Il faut prendre ce texte avec un peu de recul, tel qu'il est, une pure fantaisie. Le trait est grossi, évidemment et le tableau décrit n'est qu'un fantasme de "mâle". Que celui qui n'a pas eu de réelles "envies" en découvrant un joli corps ... découvert, se cache dans le sable.
Vincent


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