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Poésie classique
sympa : Rêve brisé [Sélection GL]
 Publié le 13/09/19  -  17 commentaires  -  996 caractères  -  259 lectures    Autres textes du même auteur

Mémoires d'un ancien professeur de sciences.


Rêve brisé [Sélection GL]



L'existence est si douce et cruelle à la fois :
Ce jour-là, je triais quelques feuilles jaunies,
Paperasse entassée au fil des décennies,
Lorsque je retrouvai dans une malle en bois...

Une photo perdue au fond d'un vieux cartable ;
Souvenir douloureux qu'il me faut oublier,
Le portrait émouvant d'un jeune bachelier
Souriant pour masquer la douleur qui l'accable.

Féru d'astronomie et brillant lycéen,
Bertrand s'imaginait contempler les planètes,
Résoudre le mystère intriguant des comètes :
Il comptait devenir astrophysicien.

À l'époque j'étais son maître de sciences
Et je lui prévoyais un destin fabuleux ;
Mais son ciel, embrumé de nuages houleux,
D'un éclair foudroya ses belles espérances :

Bertrand aura lutté contre ce mal mortel
Rongeant avec fureur sa jeunesse propice ;
Que reste-t-il de lui depuis cette injustice ?
Une photo fanée au silence éternel.


 
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   Lebarde   
20/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Magnifique poème classique d’une grande qualité d’écriture qui ne révèle aucune erreur de prosodie, ce que les spécialistes confirmeront sans doute.
Ça c’est pour la forme, bravo c’est sans faille!

Sur le fond, on est sur un thème banal tellement rabâché!!
Le jeune à l’intelligence exceptionnelle et à l’avenir tout tracé qui plus est, dans un domaine scientifique qui fait rêver (astronomie /astrophysique) brutalement et ça va de soi injustement stoppé dans l’ascension qui lui est promise ( et due!) par un mal incurable!!

Wouah!! On déplore, on s’attriste dans les chaumières, on s’indigne du coup du sort...,
C’est insoutenable de cruauté! Mais je n’adhère guère à ce discours!

En conclusion:
Très beau poème classique que j’aime beaucoup mais sur un sujet qui ne m'enthousiasme et même me fait sourire,
J’apprécie en conséquence , en jugeant le très bon et le banal que j’ai ressentis .

En EL
Lebarde

   cherbiacuespe   
21/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Pas très joyeux, en effet!

Écrit de façon très directe ce poème atteint son but sans coup férir, il fait mouche, imparable! On reste à la fin terriblement stupide devant ce destin anéanti. Et humble. On se met facilement à la place du conteur pour comprendre un tourment qu'on préférerait forcément oublier.

L'image de ce malheur est également saisissant par son verbe simple et efficace : "Mais son ciel embrumé de nuages houleux, D'un éclair foudroyait ses belles espérances". Et pas de pitié pour le lecteur : "Bertrand aura lutté contre ce mal mortel Rongeant avec fureur sa jeunesse propice".

Sauf peut-être quelques rimes, mais je ne suis pas assez fin connaisseur pour pouvoir en juger, une belle et bien triste poésie.

   Corto   
24/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↑
L'émotion est bien présente dans ce poème.

L'ancien professeur ressent cruellement le sort de cet étudiant qui avait tout pour un brillant avenir. La vie en a décidé autrement.

Qui n'a pas dans au fond de soi une blessure de ce genre, qui ne se ferme jamais ?

Cette cruauté de l'existence pour le jeune et ce souvenir douloureux pour l'ancien sont ici bien évoqués et le lecteur est invité à les partager.
L'auteur a choisi d'en faire un poème, mais une nouvelle aurait certainement pu être construite sur cet événement.

Merci pour cette évocation.

   Gabrielle   
24/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Une histoire douloureuse où la mémoire elle-même semble vouloir s'éteindre.

La photo se révèle être une arme oscillant vers le narrateur.

Le lecteur goûte à la douleur exprimée dans le texte et se prend d'empathie pour le maître de sciences éprouvé.

Merci pour ce partage qui sait émouvoir.

   lucilius   
25/8/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Un rêve brisé par la maladie est devenu tellement fréquent que pour l'évoquer avec émotion, il faut savoir utiliser les bons mots et doser leur poids. C'est ce qu'il manque, à mon sens, dans ce texte qui se contente de relater sans aucun relief.

   Vincendix   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour Sympa,
Un texte pas vraiment poétique mais qui se lit facilement, voilà pour la forme.
Concernant le fond, j'imagine l'émoi du professeur retrouvant la photo jaunie d'un élève qui a marqué son esprit, souvent c'est qu'il était brillant et qu'il a réussi ou alors au contraire qu'il a eu un triste destin comme c'est le cas ici. Ces vers expriment parfaitement un trouble qui atteint même la douleur (souvenir douloureux qu'il me faut oublier).
Vincent

   Hananke   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

En tant que professeurs, je pense qu'ils sont nombreux à avoir
rencontrer un jour de leur carrière une "telle injustice".
Cette histoire est bien racontée, en vers simples, sans apitoiement
démesuré où l'on sent juste le ton de la désillusion.
Dommage pour ce jeune homme.

Au final, un texte dont le cheminement est bien conduit vers sa conclusion.

   Anje   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème qui sent l'émotion vraie et qui la partage sans détour. L'histoire narrée simplement dépose le lecteur face à sa propre réflexion devant le silence éternel. C'est bien écrit. Peut-être un peu insistant sur "il aurait pu mais".

Rien ne m'a sauté à l'oreille qui trahisse une prosodie mal maîtrisée. Les alexandrins sont parfaitement menés me semble-t-il.

Triste et belle histoire bien racontée.

   papipoete   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour sympa
que ne trouve-ton au fond d'une malle, au fond d'un tiroir et là au fond d'un cartable une photo, qui redonne vie à son modèle, mort qu'il est depuis longtemps !
Et son prof qui le voyait plus tard, tutoyant les étoiles du bout de sa lunette astronomique, se souvient du brillant étudiant qu'un mal létal envoya dans une autre galaxie...
NB on pourrait en douter, mais j'ai un ami de 83 ans qui me dit se souvenir de tous ses élèves ; je le crois depuis qu'après une séparation de plus de 50 ans, il me reconnut de dos et à ma voix !
votre poème est bien sûr touchant, avec ce " souvenir douloureux qu'il vous faut oublier " !
Des vers tout simples, aux alexandrins sans faille ( hormis l'infime bémol de " as/tro/phy/si/ci/en " avec la diérèse en fin de rime, qu'il est recommandé d'éviter )
J'eus un prof de sciences en troisième, qui me donna comme punition : raconter la vie d'une goutte d'eau, en 4 pages recto/verso...La lui remettant au cours suivant, il se contenta de vérifier l'authenticité de mon écriture, et le nombre de pages... avant de déchirer le tout devant mes yeux ( et ceux des copains ) éberlués ! Comme j'aurais été content de retrouver cette dissertation au fond d'un vieux cartable...

   Annick   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
C'est un poème classique tout en simplicité. Les faits sont relatés sobrement.

Cette photo perdue au fond d'un cartable est une résurgence d'une souffrance enfouie dans la mémoire du narrateur sans doute depuis longtemps.

Celui-ci veut oublier cet épisode de sa vie de professeur et donc, comme dans un journal, il s'en tient aux faits, aux circonstances, reste en surface. Pas de grands épanchements. Car il faut bien oublier cette souffrance passée, cette injustice si cruelle. Au lecteur de comprendre derrière ces mots le tragique de la situation :

"Souvenir douloureux qu'il me faut oublier"...

J'ai aimé cette pudeur. La vie est ainsi faite. Il y a comme une résignation :

"Que reste-t-il de lui depuis cette injustice ?
Une photo fanée au silence éternel."

Il y a des souffrances parfois que l'on croit apaisées et qui pourtant resurgissent à la faveur d'une trouvaille comme une photo. Ecrire un poème permet de s'épancher, et de refermer le livre à jamais sur un épisode douloureux.

Partager sa douleur, c'est un peu s'alléger d'un poids que l'on portait tout seul.

   Lulu   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour Sympa,

J'ai eu le sentiment, en lisant ce poème, qu'il n'était vraiment pas évident de poétiser sur ce thème. Personnellement, j'ai lu ce poème comme un fait empreint de souvenirs qu'on m'aurait rapportés en prose peu poétique. Ainsi, je n'ai pas du tout été touchée par une dimension poétique que je n'ai su trouver ou ressentir.

Mais le propos en tant que tel touche, bien sûr. Il s'agit d'un rêve brisé, et qui touche d'autant plus qu'il n'est pas celui du locuteur ou de la locutrice. Ce regard porté sur autrui est beau en soi, mais je n'ai nullement senti d'effets poétiques en dehors de la forme proprement classique par rapport aux mètres, aux vers.

Le premier vers a retenti comme une fable à mes oreilles lorsque je l'a lu, mais la perspective pouvait être intéressante. Le mot "Paperasse" m'a toutefois refroidie rapidement, tant au niveau du registre de langue que de la sonorité.

Je ne me reconnais pas dans ce vers "Souvenir douloureux qu'il me faut oublier" ; même si j'en comprends le sens, me disant qu'au-delà de la douleur il y avait le souvenir de l'autre… Mais c'est là un avis tout personnel. Et de fait, j'ai préféré la suite : "Le souvenir émouvant d'un jeune bachelier".

"douloureux" et dans la même strophe "douleur" ; cela m'a semblé redondant, et me suis dit "dommage"..., comme s'il s'agissait d'une maladresse ou d'une lourdeur qui pourrait être évitée. (Ne prenez surtout pas mal cette remarque ; elle relève juste d'un ressenti qui m'est personnel).

Le vers "Féru d'astronomie et brillant lycéen" m'a semblé relevé d'un rapport journalistique, plus que d'un vers tiré d'un poème. Là encore, toujours mes impressions. J'ai préféré la suite de la strophe, même si j'émettrais une réserve pour "Il comptait devenir astrophysicien" ; vers si prosaïque pour moi.

Pour la suite, j'ai un ressenti assez proche de ce que je viens d'évoquer, mais j'ai aimé trouver le prénom "Bernard" qui humanise un peu plus le souvenir en le personnalisant.

Mais si je vois bien les efforts portés pour faire de ce poème un texte classique (les mètres, les rimes…), je suis complètement en dehors d'un sentiment poétique en définitive. Cela tient peut-être à un effort de construire un texte dans lequel on a souhaité relater un maximum de vérités, s'il n'est pas fiction, et d'avoir eu du mal à porter un regard distant, et donc, à mon sens plus doux (peut-être ?). Je ne remets pas en cause la question de l'injustice évoquée, mais simplement cet envol des mots que je n'ai pas su trouver ici pour l'exprimer.

Désolée pour cette fois, en espérant que ces mots vous apporteront quelque chose. Pour moi, cela n'a pas fonctionné, mais je ne suis qu'une parmi d'autres.

Bien cordialement.

   thierry   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour,
ça claque. J'aime cette légèreté, celle d'une photo, témoin d'une facilité aussi hasardeuse que libre.
En cela le fonds touche bien ses formes et le poème me touche tout court, par ce sentiment caché derrière une absence, celle d'un élève trop tôt disparu et des mots simples et bien balancés.
J'aime bien "Souriant pour masquer la douleur qui l'accable" et "Une photo fanée au silence éternel" qui me fait penser à "un mois d'avril, un rendez-vous"...
Merci pour cette épreuve, dessinée dans l'épure du temps qui passe.

   BernardG   
13/9/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonsoir,

Le travail sur le technique est remarquable et pourtant ce poème se lit comme un texte en prose.....Il manque, à mon sens, ces envolées lyriques qui sont le propre de la poésie.
C'est une histoire en vers qui m'a intéressé sans me toucher mais je me réjouis que d'autres aient une vision différente.

Bien à vous

   krish   
14/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Arriver à écrire sur ce sujet, bravo...
Le pouvoir de l'image, celui de figer dans le temps non seulement la matière, mais aussi les émotions.
Une séparation définitive, quelle qu'elle soit est souvent douloureuse. Ici, cette douleur semble provenir d'un futur figé dans le passé, décapité à la force de l'âge, d'une jeunesse dans l'impossibilité d'ensemencer ce futur. Pour un des jardiniers de la pensée qui consacrent leur vie à accompagner et à aider à construire celle des autres, c'est ce qu'il y a de plus triste.

   Cristale   
14/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Sympa,

Je remarque la parfaite maîtrise de la prosodie dans ces alexandrins déroulés tel un papyrus où la découverte d'une histoire qui finit en tragédie interpelle le lecteur.
Un joli travail sur des rimes variées et bien placées.

J'ai beaucoup hésité avant d'oser commenter, et relu plusieurs fois ce poème, très bien écrit, dont mon seul regret est de ne pas ressentir l'essence poétique qui me donnerait quelques frissons.
Le dire m'est pénible car mon intention n'est pas de peiner l'auteur à qui je reconnais du talent.

Au plaisir d'autres lectures,
Cristale

   Miguel   
15/9/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le professeur que je suis, et qui a perdu plusieurs élèves ou anciens élèves au cours d'une carrière qui touche à sa fin, retrouve là des émotions qui sont les siennes. Au delà de cet aspect personnel, cette interrogation sur le sens d'une vie brisée a une dimension universelle. Du talent, de grandes espérances, et l'anéantissement absurde de ce bourgeon prêt à éclore. Pourquoi ? Chagrin et révolte, dans ces cas-là. Les deux sont admirablement exprimés, avec la retenue qui sied à cette démarche. C'es beau. Une pensée pour Bertrand ; il reste de lui la belle image que vous nous en donnez. Vous êtes encore dans votre rôle de maître attentif et aimant.

   nelson   
22/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
salut.

c'est un beau poème, mais je trouve que l'auteur n'est pas allé totalement dans la profondeur pour narrer son histoire. mais ça me touche, et me fait penser à une expérience personnelle. je pense que l'auteur pouvait expliquer l'histoire avec plus de profondeur je trouve. mais le texte est quand très beau.
j'aime beaucoup l'intro du poème.


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