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Poésie classique
sympa : Solitude [Sélection GL]
 Publié le 08/09/20  -  13 commentaires  -  1055 caractères  -  201 lectures    Autres textes du même auteur


Solitude [Sélection GL]



Du temps présent à peine éclos,
L'ivresse coule, fugitive,
Le bel instant fugue à grands flots
Tel un bateau sur une eau vive.

S'exacerbant au vent d'amour,
Au doux foyer, les pures braises
Se refroidissent chaque jour,
Voilà ta vie en parenthèses.

Comme elle est vide ta maison,
Plus de chansons et plus de joie,
Pas même l'or à l'horizon
D'un rayon rouge qui flamboie.

Tout est confus et tout est noir
Dans ton salon plein de poussière,
Où tu n'attends qu'un brin d'espoir
Pour retrouver une clairière.

Ton cœur meurtri verse des pleurs,
Tu coules dans des eaux mortelles,
Preuves patentes des malheurs,
Tes mains, jadis tellement belles.

Un visage heureux et bénit
Dont tu regardes la gravure,
Comme un oiseau quitte son nid
Il s'est enfui dans la nature.

Encore un soir loin de ses yeux,
Les volets clos par habitude,
La nuit fond sur ta solitude,
Mais que ce soir est ennuyeux !


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
24/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Classique

Je trouve l'octosyllabe mal adapté à un thème triste. Son rythme sautillant est plus favorable à la danse, au chant qu'à la plainte. Peut-être est-ce la raison pour laquelle je n'ai pas su entrer pleinement dans ce poème. A mon goût, le sujet aurait mieux épousé des vers plus longs afin d'exprimer l'ennui, la monotonie en ralentissant le rythme et obligeant l'oreille à patienter entre chaque rime.

S'il me semble avoir entendu plus de détresse, de désespoir que la solitude annoncée, je remarque que l'auteur est allé chercher quelques signes parfois discrets de cette chute dans la dépression. Les braises refroidissent (jusqu'à geler parfois), la maison vide se tait, tout est noir, la poussière s'amoncelle, les volets clos par habitude... Encore un soir loin de tes yeux, voilà le germe de cette maladie d'amour déçu.

Merci du partage.
Anje en EL

   socque   
25/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Lisant le premier quatrain j'ai cru à un poème philosophique sur la fuite du temps, mais à
Voilà ta vie en parenthèses
j'ai compris mon erreur. Plus tard la cause de la détresse du personnage interpellé se clarifie : il s'agit d'un chagrin d'amour, et non de l'emprise croissante de la vieillesse comme j'ai pu le croire avec
Tes mains, jadis tellement belles
et comme m'en détrompe
Il s'est enfui dans la nature.

Alors, je ne vous le cache pas, je suis un peu déçue par ce que je perçois comme une "trivialisation" du propos, passant du général au particulier et de l'existentiel au banal. Bon, c'est cela que vous vouliez dire, vous êtes souverain ou souveraine.

Sinon, les vers m'ont paru fluides ; j'aime bien l'octosyllabe, je crois qu'il sert bien le propos. Je trouve les rimes solides mais peu inventives. Au final, le poème me semble plutôt terne, il n'y a pas pour moi de vers ou d'expression qui ressorte, qui m'arrête et me fasse m'écrier : "Ah oui !"

   Mokhtar   
30/8/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
À mon goût, l’intérêt principal de ce poème est qu’il traite d’un thème qui a tout pour évoquer, chez l’esseulé(e), la lenteur du temps qui passe…mais qui opte pour l’écriture en octosyllabe qui, bien exploitée (c’est le cas ici) confère au texte rythme et rapidité.

J’ai toutefois quelques problèmes de compréhension, notamment pour la première strophe. Quelle est cette ivresse qui coule du temps à peine éclos ? : le souvenir ? Et le bateau qui fugue à « grands flots »sur une eau vive » ??? : Image un peu tarabiscotée.

J’aurais plutôt bien aimé la seconde strophe. Le foyer, privé du vent de l’amour, voit ses braises se refroidir. Mais ce : « exacerbant », va à contresens. Il aurait été plutôt cohérent de faire passer l’idée d’absence de vent, de privation de souffle à l’entame du quatrain.

Dans la quatrième strophe, on comprend l’envie de « clairière » (de clarté) qui est évoquée. Mais souhaiter cette clairière dans un salon est une image… osée. Il faudrait trouver une formulation incluant « comme une clairière » qui établirait une comparaison.

Cinquième strophe : L’idée des mains meurtries est bonne, mais « preuves patentes » est trop prosaïque »

Sixième strophe, le « regarder » est peu poétique. Mais surtout le passé devrait accompagner le départ.
Ex : Comme un oiseau quitta son nid et puis s’enfuit dans la nature.(et en supprimant la « , » après gravure)

Je ne détaille pas un problème d’incise strophe 6 et une coquille strophe 7 qui seront détectés par les correcteurs.

Pour la ponctuation :
J’aurais retiré la « , » après éclos (vers 1) et mis un « . » ou un « ; » après fugitive (vers 2).
Je n’aurais pas mis de « , » après foyer, mais j’aurais préféré un « : » ou un « ; » après jour (vers 7).
Le reste est ponctué a minima, ce qui aide bien à maintenir le rythme.

Après tant de critiques (amicales), je voudrais conclure en évoquant la superbe septième strophe. C’est elle qui, pour moi, sauve et élève ce poème, donnant l’envie de le voir perfectionné.

Mokhtar, en EL

   Hananke   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour

J'aime bien les octosyllabes lorsqu'ils sont fluides comme dans ce poème. Ce texte résume bien l'abandon, tout va (premier quatrain)
et d'un seul coup le vase se brise, les braises de l'amour s'éteignent
et la séparation laisse l'une des parties du couple dans la déprime.
J'aime bien cette solitude qui s'installe tout doucement pour devenir
bien vite insupportable, exprimée ici par la dernière strophe.

Au final, un mécanisme de l'abandon bien imagé qui mène
à cette solitude pleine de regrets( la vision de la photo de mariage
du quatrain 6).

   papipoete   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour sympa
Il y eut ici, sous ce toit des cris d'enfant, des chansons gaies, tant de bruit qu'on en venait à souhaiter " ils ne vont pas partir bientôt, que je retrouve un peu de calme ? "
Aujourd'hui, c'est un calme où l'on guette le plus petit bruit ; un silence de mort s'est installé, surtout depuis que tu es parti, me laissant seule à attendre... plus rien ; à trouver que chaque instant dure une éternité, que même " l'or de l'horizon " n'éclaire plus...
NB " on est content quand ils sont là, mais qu'est-ce que ça fait du bien quand ils s'en vont ! " une phrase qui doit hanter la mémoire de celle qui, désormais n'a plus pour compagnie que la SOLITUDE ! Celle qui ne lâche plus et se fait un devoir de rester, même quand le jour s'enfuit. ce temps où l'on conjugue ce " la vie est un long fleuve tranquille ", si tranquille qu'on en étouffe, ne voyant plus le présent... que les images du passé quand l'on n'était seule.
Ce jour viendra tôt ou tard sans bristol d'invitation, mais qu'il attende loin, loin...
l'avant-dernière strophe appuie là où ça fait particulièrement mal !
à la 5e strophe ( preuves patentes des malheurs/tes mains , jadis tellement belles ) cette ligne me rappelle celles de Maman, quand l'arthrose les avait rendues si moches !
De beaux vers que l'octosyllabe fait chanter, chanter tout bas comme pour ne pas faire de bruit !
PS le terme " bénit " fait débat, alors que l'on évoque du " pain béni " ( dans ce sens-là, on peut comprendre " inespéré "
" un visage heureux et béniT " évoque un geste religieux ( sûrement celui du mariage devant le prêtre ) en effet, l'on ne dit pas " baptiser avec de l'eau béniE, mais de l'eau béniTE "... mais le débat n'est pas clos !

   Lebarde   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le départ ( ou la disparition) d'un être, parent ou enfant qui animait la maison pendant un moment jugé trop court; la première strophe est là pour le rappeler avec une rare et belle intensité:

"Du temps présent à peine éclos,
L'ivresse coule, fugitive,
Le bel instant fugue à grands flots
Tel un bateau sur une eau vive."

Et puis les braises se refroidissent,
" Voilà ta vie en parenthèses ", la maladie peut être?
et vous évoquez avec pudeur la confusion, la déchéance, l'espoir qui s'envole puis la disparition pour ne laisser que solitude et tristesse sur un entourage meurtri et anéanti.

Voilà ce que j'ai perçu entre les vers d'une poésie magnifique d'une sensibilité douloureuse.

L'écriture dégage une atmosphère sombre et pesante qui traduit bien la tristesse du sujet que la prosodie en octosyllabes a priori sans reproche adoucit un peu me semble-t'il.

J'ai bien aimé et merci.

Lebarde

   Bellini   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Un narrateur nous parle et nous explique en quoi la solitude provoque le vague à l’âme. Chacun mettra une photo sur le sien, car ici on a l’impression d’une cohabitation de références. L’ivresse à grand flots fait plutôt penser à des moments de sensualité, alors que le doux foyer, les pures braises/Comme un oiseau quitte son nid, nous parlerait plutôt d’un enfant qui quitte le foyer. J’ai eu du mal à fixer trop de cibles mouvantes en même temps.
Ce qui est certain, c’est que j’attends du classique plus d’originalité dans l’évocation des sentiments, plus de hauteur singulière. Un modèle d’équilibre pourrait être votre première strophe. Que le registre soit celui du romantisme, de l’élégie, de l’épopée, voire même de la comédie, il y a une chose qui sonne toujours faux à mes oreilles, c’est le sentimentalisme creux, pardon de le dire comme ça :

- Ton cœur meurtri verse des pleurs
- Un visage heureux et bénit
- Comme un oiseau quitte son nid
- Encore un soir loin de ses yeux


Et tant d’autres…

Une expression curieuse : Voilà ta vie en parenthèses ? On peut avoir les jambes en parenthèses, mais dans le contexte, la vie est plutôt entre parenthèses.

Une autre : « Dans ton salon plein de poussière ». Un peu trivial, surtout le qualificatif plein de. On a l’impression que c’est le disparu qui faisait le ménage. L’idée est quelque peu rabaissée par cette chiffonnette ménagère.

« Un visage heureux et bénit ». Le mot béni avec un T est exclusivement réservé à des choses qui ont reçu la bénédiction d’un prêtre : pain bénit, eau bénite. Je ne pense pas que le mot ici veuille évoquer le sacrement, mais bon... A la rigueur, une photo de baptême ou une photo de mariage avec le pouce du prêtre sur le front du marié ?? Toutes les photos de souvenirs sont respectables. Dans tous les autres cas, même s’il s’agit de la bénédiction de Dieu, c’est béni(e) qui convient. Exemples : un enfant béni, un jour béni, une maison bénie…
Mais forcément, ça ne rime plus…
Bellini

   dream   
8/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ici est fait le portrait d’une vie murée dans le silence de la solitude et du chagrin, l’amour perdu de l’être aimé, la désillusion, la mélancolie aussi. Bref, tous les ingrédients du bonheur enfui et du malheur. Mon avis : on ne peut pas rester indifférent à la lecture d’une poésie aussi belle, même si j’aurais aussi, à l’instar d’autres commentateurs, préféré qu’elle fût écrite en alexandrins, afin d’accentuer davantage toute la désespérance et l’ennui de cette solitude.

Un quatrain que j’aime tout particulièrement :

« Comme elle est vide ta maison,
Plus de chansons et plus de joie,
Pas même l’or à l’horizon
D’un rayon rouge qui flamboie. »

BRAVO ! à l’auteur.

dream

   Provencao   
9/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Tout est confus et tout est noir
Dans ton salon plein de poussière,
Où tu n'attends qu'un brin d'espoir
Pour retrouver une clairière. "

J'aime beaucoup cette allégorie du bon grain et de l’ivraie, ce temps qui s'arrache, cette maison vide, qui démolit l’illusion du brin d'espoir,, de son impatience dans le rayon rouge qui flamboie.

Très bien décrite et écrite cette douloureuse acceptation de la réalité est-elle sans fin, un déchirement entre ces volets clos par habitude?

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Myo   
10/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
La solitude ... un état de fait que nous ne sommes pas tous capable d’appréhender avec aisance.
Mais cela s'apprend...

Ici, elle est synonyme de désolation, l'auteur n'est plus maître du jeu mais il se laisse malmener par des flots imaginaires ... et tourne en rond dans cette cage dont pourtant il détient la clef.

Le vers " tes mains jadis tellement belles" m'interroge.
Est-ce le temps qui a vidé la maison ? Est-ce la mort qui le sépare de celle qu'il a aimé ? Ou les enfants qui sont partis " comme l'oiseau quitte son nid" ?

Peu importe, il reste seul avec cet état d'âme lourd et des souvenirs qui ne consolent pas.

Merci du partage.
Myo

   Yannblev   
11/9/2020
Solitude ! quand tu nous tiens…

contrairement à d’autres je trouve que l’octosyllabe et son dynamisme qui prend un peu à contre-pied le thème évoqué donne une dimension particulière à ce joli texte. Avec son rythme léger et entraînant, parfois badin, il enfonce davantage le clou d’une sensation de vide et d’apathie dans un monde pourtant toujours en mouvement.

De plus ces octosyllabes sont vraiment de qualité,

Ici aussi il me semble qu’une écriture à la première personne n’aurait pas nui à l’ensemble puisqu’on ne s’y trompe pas, cette solitude évoquée l’auteur(e) l’a bien connue et/ou la connaît encore...

   Arsinor   
12/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'apprécie le monothématisme de votre poème et son homogénéité formelle ; on dirait une mélopée. Pas de première personne du singulier : bon choix. Peut-être l'amant songe-t-il à l'amante, en plaquant sa propre solitude sur la sienne supposée.

   Cristale   
13/9/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Avec un peu de retard mais mon espace-temps était un peu réduit je viens dire que j'aime la noirceur éclatante de ce canevas de solitude où les assonances des finales ouvertes et fermées en alternance font entendre de longues plaintes en écho.
Le changement de rythme, passant des rimes croisées aux rimes embrassées, du dernier quatrain casse agréablement la triste ritournelle sur ce dernier vers "Mais que ce soir est ennuyeux !"
Voilà qui est bien dit et bien écrit mais brrr....quelle souffrance !
Bravo sympa !
Le petit + pour la musicalité ^^


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