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Poésie néo-classique
TheDreamer : Ab aeterno
 Publié le 24/10/18  -  12 commentaires  -  817 caractères  -  241 lectures    Autres textes du même auteur

De toute éternité...


Ab aeterno



Pareil, identique et semblable à ce qu’il fut,
Le temps, geôlier sévère, est toujours implacable.
Dans l’heure à pas comptés, la minute impeccable
Marche soixante fois sans le moindre raffut.

L’horloge dit : « J’avance ! » en tendant vers son but.
« Tic ! » « Tac ! » fait la seconde au ton irrévocable.
« Tic ! » « Tic ! » fait la suivante en sa course immanquable
Et chaque jour qui meurt paie un même tribut !

Que faire sinon suivre, au rythme que l’on mène,
Notre sort qu’il nous porte ou bien qu’il nous malmène ?
L’horloge obstinément nous répète : « Vivez ! »

« Tout ce qui fut sera… ! » nous dit l’aiguille oblique
De sa voix grave et tendre et si mélancolique
« … Mais le temps se tarit où vous vous abreuvez ! »


 
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   izabouille   
2/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une histoire du temps, une belle définition en tout cas. J'aime beaucoup. c'est très sobre et efficace, on entend le tic et le tac, on voit les aiguilles avancer, on visualise le temps qui passe inlassablement.
Merci pour le partage

   lucilius   
7/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Hormis l'introduction par trois synonymes dans le 1er vers et la similitude de "sévère" et "implacable" dans le 2ème vers qui me paraissent maladroites, je trouve bien dépeinte cette avancée que l'éternité ne peut (en principe) pas arrêter. Sauf que…
Malgré sa logique, le constat dans la dernière strophe casse le rythme des précédentes ; un défaut d'horlogerie sans doute !

   Miguel   
9/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un poème sur la fuite du temps, thème classique s'il en est , mais le charme n'est pas forcément dans la nouveauté : il est ici dans la sensibilité, dans les images, dans le rythme des vers, évocateur de cette fuite funeste, comme le dit si bien et de manière si nouvelle, pour le coup, la chute.

   Coeurdeloup   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Le temps s'écoule, les aiguilles avancent… j'ai trouvé agréable à écouter le tic tac de l'horloge.
Fluidité des vers et simplicité des images marquent fort bien le temps qui passe.

   papipoete   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour TheDreamer
l'avance immuable du temps s'égraine depuis la clepsydre jusqu'à la dernière Rolex ; la grande aiguille court, pousse la moyenne à la vitesse de l'escargot, et la petite une fois par heure atteint le chiffre romain suivant ...
NB le clocher sonne encore de défilement du temps ... pour ceux qui n'ont pas de montre ...
Forme " néo-classique " parfaite !

   Robot   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un véritable plaisir de lecture. Ce thème du temps qui s'écoule, souvent rebattu, est ici observé de manière originale.
La ponctuation placée avec précision donne un rythme qui fait corps avec le sujet et ajoute positivement à une lecture orale du récit. Les rimes longues et courtes assemblées participent aussi à la rythmique du texte.

   Anonyme   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Une fois la lecture de ce sonnet achevée, j'ai de suite pensé au sonnet "Artémis" de Nerval.

"La Treizième revient… C’est encor la première ; / Et c’est toujours la seule, ou c’est le seul moment ;"

Le vôtre en semble constituer - peut-être inconsciemment - une sorte de pendant, bien plus simple, bien plus accessible, qui expose sa certitude de la fatalité.

   Annick   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les cinq adjectifs des deux premiers vers pour qualifier le temps, (dont trois sont synonymes), sans compter le substitut "geolier", impriment leur marque indélébile :

"Pareil, identique et semblable à ce qu’il fut,
Le temps, geôlier sévère, est toujours implacable."

L'horloge personnifiée, indicateur sonore du temps qui passe, égrène chaque seconde, sans la moindre faille.
Les adjectifs en able du second quatrain (irrévocable, immanquable) font écho à ceux du premier : implacable impeccable.

L'horloge "obstinément", contrairement au temps "implacable", a une dimension humaine. Elle nous rappelle que notre temps est compté :
L’horloge obstinément nous répète : « Vivez ! »

Son aiguille se fait même compatissante face à notre sort :

« Tout ce qui fut sera… ! » nous dit l’aiguille oblique
De sa voix grave et tendre et si mélancolique
« … Mais le temps se tarit où vous vous abreuvez ! »

Quel beau dernier vers !

Merci pour ce beau poème sur le temps, celui où les horloges nous berçaient de leur tic tac et nous faisaient comprendre, plus que tout, la notion de durée, de ce qui est achevé, accompli, de la vie qui s'abrège...
Maintenant les horloges numériques sans âme ne nous parlent plus. Restent quand même les montres à aiguilles...

Merci.

   Francois   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Voici un sonnet évoquant de jolie façon le temps qui passe, thème souvent exploité, et où il est difficile de faire très original.

Quelques détails "techniques" me gênent un peu, dans les quatrains : une rime quadruple en "cable" uniquement sur des adjectifs (dont 3 en 3 syllabes), un peu lourde... Une rime moins riche aurait sans doute permis plus de diversité.
Par contre, les rimes en "ut" sont originales.
Etrange premier vers, avec 3 synonymes qui se suivent... mais pourquoi pas ?

Le premier tercet est excellent.

Le dernier tercet pourrait être amélioré : 3 adjectifs dans l'avant-dernier vers, et un vers final un peu... compliqué ?

   PIZZICATO   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Les trois synonymes de l'entame décrivent bien l'uniformité du Temps dans son éternité.
Seule l'horloge tente de le matérialiser - << J'avance >> - mais ce n'est qu'un leurre.

" Vivez ! " Ce temps qui est imparti à chacun de nous, tâchons de nous en servir au mieux.

Une façon plaisante de traiter ce sujet.

   erratum   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Cher Marcel,
J'apprécie énormément ce sonnet qui me fait penser à celui que j'ai composé sur le même thème et que je publierai probablement sur Oniris un de ces quatre...
Je n'ai rien à ajouter aux précédents commentaires : ton style est
quasi-parfait, la perfection n'étant pas de ce Monde, les images que
tu évoques sont très belles et le rythme est celui d'un coucou suisse.
Félicitations ! D.G.

   emilia   
24/10/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une figure de style appropriée dans le premier vers que cette énumération accumulative pour signifier et amplifier cette fuite en avant de l’écoulement du temps et son cycle inexorable : « tout ce qui fut sera… » et qui trouve un parallèle dans l’avant dernier ; la personnification de l’horloge « parlante » prend des airs de « rêve familier » dans le dernier tercet avec sa touche de mélancolie… (j’aurais peut-être vu une virgule après « sort ») ; merci à vous pour ce partage…


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