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Poésie classique
TheDreamer : Après-midi
 Publié le 26/03/17  -  23 commentaires  -  763 caractères  -  419 lectures    Autres textes du même auteur

Ô ! Le pas lancinant et terrible des heures.


Après-midi



L’après-midi s’ennuie au long des heures. – Tic !
Tac ! – L’horloge s’amuse à compter la minute
Et le temps de seconde en seconde culbute,
Comme un puissant alcool dans son vieil alambic.

La maison fait silence. Ô ! Le voilage est chic,
Dans l’encadrement clair des vitres. Et, la lutte
Du soleil et de l’ombre à la fenêtre chute
Et la vieille pendule au salon chante : « Clic ! »

Rien ne vient déranger tout ce qui se repose :
Dans la chambre : un buffet, dans un vase : une rose,
Ni, le lourd escalier navré des pas absents.

Ici, le calme parle avec la quiétude.
À la vitre, un rideau, sous des jeux caressants,
Flotte. Ce n’est qu’un chat… et que la solitude !


 
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   Ioledane   
3/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
J'adore ! Ce texte est un petit bijou de poésie classique, plein de fantaisie, avec des jeux sur les sonorités et le rythme, ainsi que des images bien trouvées ... malgré plusieurs imperfections.

Le premier quatrain tout entier est jubilatoire :
"L'après-midi s'ennuie au long des heures" : le e muet à la césure traîne et appuie sur la lenteur et l'ennui décrits. Mais voilà qu'un "Tic" vient surprendre : c'est l'horloge qui s'amuse ! Et le temps qui culbute, "Comme un puissant alcool dans son vieil alambic", excellent.

Pour le reste, j'aime beaucoup la vieille pendule qui chante son "Clic", les vers "Rien ne vient déranger tout ce qui se repose : / Dans la chambre : un buffet, dans un vase : une rose,", "le lourd escalier navré des pas absents" (belle image).
Egalement "le calme parle avec la quiétude.

Maintenant, quelques bémols (car j'en ai tout de même malgré ce coup de coeur) :
- le "ô" du vers 5, qui fait trop précieux et très cheville ;
- la lutte du soleil et de l'ombre qui chute à la fenêtre : je ne comprends pas très bien l'idée
- le "Ni" du vers 11 : que vient-il faire là ? J'aurais plutôt vu un "Et"
- la ponctuation, qui me paraît inadéquate à plusieurs reprises. J'aurais écrit par exemple :
"Dans l’encadrement clair des vitres. Et la lutte
Du soleil et de l’ombre à la fenêtre chute,
Et la vieille pendule au salon chante : « Clic ! »"
"Rien ne vient déranger tout ce qui se repose :
Dans la chambre un buffet, dans un vase une rose ;"
"Ni le lourd escalier navré des pas absents."
- enfin, le dernier vers à la tournure disgracieuse : "Ce n'est qu'un chat ... et que la solitude". Pour l'idée c'est excellent, mais pour la formulation il y avait sûrement mieux à imaginer.

Voilà, avec quelques corrections, ce serait excellentissime ! En attendant, je ne pensais pas mettre un jour un "Passionnément -", c'est désormais chose faite :)

   socque   
5/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Je trouve vraiment expressive cette manière de bousculer les alexandrins, de les faire déborder les uns sur les autres pour évoquer la bascule du temps.
Il (le temps) est aussi implacable que la mécanique classique à l'œuvre dans la prosodie, mais en même temps ces "débordements" m'évoquent sa fuite, le fait que nous courons toujours après, que nous ne pouvons l'immobiliser... Je salue cet accord entre fond et forme.

Selon moi, le dernier tercet casse un peu cette ambiance de frénésie immobile (immobilité dite dans le silence, le voilage, la lutte entre ombre et lumière : il est caractéristique pour moi qu'aucun être vivant ne se manifeste à part le chat, tout à la fin), il y a un apaisement avec la quiétude, les jeux caressants, le verbe "flotter", tout en douceur. Je ne comprends pas trop pourquoi cette intrusion de sérénité (même marquée de solitude), pour moi incongrue, mais bon, hein, puisque c'est ce que vous voulez...

Quelques moments que j'apprécie particulièrement :
Tic- !
Tac ! – L’horloge s’amuse à compter la minute
Comme un puissant alcool dans son vieil alambic.
Ô ! Le voilage est chic,
le lourd escalier navré des pas absents

   Antinoos   
6/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour,

Un sonnet intéressant, expressif, mais des soucis de ponctuation qui, une fois réparés, pourraient rehausser une note provisoire.

J'observe, au premier quatrain, comme une ombre de contradiction entre l'idée que je me fais d'un alcool puissant (qui vous enflamme, vous emporte, vous désennuie) et le pas monotone des heures qui passent.
Cela dit, j'aime bien l'idée de placer ce mot suranné, alambic, à la rime et de le faire rimer avec l'onomatopée "tic", puis plus loin "clic" : un brin de nonchalance là-dedans.

Je remplacerais l'incantation "ô !" inaugurant le second quatrain, par un "oh ! " plus adapté, je crois.
Il manque de la ponctuation en fin de vers 7 (un point virgule par ex.) et il faudrait supprimer la virgule après "Ni" et encadrer le vers 2 du premier tercet par des virgules.
J'ajouterais aussi une virgule après "un rideau".

La fin frémit d'un charmant mystère.

A.

   Miguel   
6/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Des rimes téméraires à la Rostand, des rejets et enjambements rimbaldo-verlainiens, une mélancolie parfois mallarméenne (quelle merveille que le vers 11 !) et à travers toutes ces réminiscences, une originalité de premier ordre, d'authentiques trouvailles, une mélodie et une fluidité envoûtantes. Un poème de l'immobilité qui ne rend la vie intérieure que plus intense. Un chef-d'oeuvre.

   Vincendix   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour,
Une construction qui pourrait dérouter mais qui finalement apporte une note supplémentaire à cette ambiance un peu surannée.
Un sonnet qui doit se lire d’un trait pour l’apprécier pleinement.
Les deux premiers vers du premier sonnet me plaisent beaucoup pour leur force et leur harmonie.
Je ne cherche pas de référence à un auteur connu, ce texte a sa particularité.
Vincent

   Anonyme   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Comme vous avez su l'arrêter ce temps. Malgré la pesanteur de l'atmosphère, cet escalier lourd et navré, le buffet, tout cela nous tombe desssus, est bien ancré dans l'immobilité immuable du temps absent, qui cependant passe, par le seul bruit mécanique que fait l'horloge.
Cependant parmi le bois, une touche de couleur, une rose.
Quel force s'échappe de ce sonnet, et ce rideau qui donne la respiration, qui donne un peu d'air, qui insuffle la vie, et me fait penser au soufflet pour attiser la braise, sauf qu'ici, il sert à éclairer le tableau, et l'empêche de sombrer dans l'ennui du temps que l'on ne maîtrise pas.

   papipoete   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour TheDreamer,
" Et la pendule qui dit ... je vous attends ", cette phrase vient à l'esprit quand je découvre cette maison, où fait tant de bruit le vacarme de la solitude ! " Ni, le lourd escalier navré des pas absents " ; c'est beau !
L'horloge en tintant égraine un peu de joie pourtant avec ses " tic, tac et son clic chanté ", mais ici, " le calme parle avec la quiétude " .
NB les enjambements ( 6e et 7e vers ) gênent un peu la lecture
au 13e vers, la virgule après " vitre " rend difficile l'élision du " e "

   Cristale   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Joli !

Vos rejets et enjambements mimant le temps et le mouvement me ravissent, entre-autres :
"L’après-midi s’ennuie au long des heures. – Tic !
Tac ! – ..."
Voici mon préféré :
"À la vitre, un rideau, sous des jeux caressants,
Flotte. ..."

Un poème tout de langueur et de silences, un tableau visuel et sensitif, d'une douce sonorité, que l'on touche avec les yeux pour ne rien déranger.

Concernant des petits détails techniques, j'aurais préféré le "Oh!" exclamatif plutôt que le "Ô" vocatif :
"La maison fait silence. Oh ! Le voilage est chic,"
J'aurais supprimé la virgule après "Ni" au vers 11 :
"Ni le lourd escalier..." et celles du vers 13 pour donner toute son ampleur au mouvement suspendu crée par l'enjambement :

"Ici, le calme parle avec la quiétude.
À la vitre un rideau sous des jeux caressants
Flotte. Ce n’est qu’un chat… et que la solitude !"

(Flotte. Ce n'est qu'un chat...ô morne solitude) ?

Atmosphère descriptive d'une ambiance qui me rend heureuse et mélancolique à la fois. Tout ce que j'aime !

Merci poète !

Cristale

   PIZZICATO   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
" L’après-midi s’ennuie au long des heures "
Plus qu'une poésie, un joli tableau de cette maison enveloppée de silence.
Seules " l'horloge " et " la vieille pendule " animent cette " quiétude ".

De belles images ; entre autres : " le lourd escalier navré des pas absents "
" Et, la lutte
Du soleil et de l’ombre à la fenêtre chute "

   Grange   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Tout est dit ou presque dans les commentaires qui précèdent et qui mieux que je ne puis le faire analysent ces magnifiques instants de poésie pure (on aurait presque envie de dire "enfin" tant c'est rare ici )

J'aime passionnément ce poème et je vous verrais bien assis sous l'ombre fraîche de quelque figuier devisant avec vos grands prédécesseurs.

Sinon, le thème récurrent de la fenêtre me fait irrésistiblement penser aux tableaux de Matisse. Allez savoir pourquoi...

   leni   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
un poème d'une sérénité exemplaire d'une sonorité qui va jusqu'au clin d'oeil au lecteur Avec des enjambements dignes d'un sportif chronométré TIC TAC Il faut oser en poésie VOILA qui est fait
ET
Rien ne vient déranger tout ce qui se repose :
Dans la chambre : un buffet, dans un vase : une rose,
Ni, le lourd escalier navré des pas absents.
eT cette belle trouvaille

LE calme parle avec la quiétudeSUPERBE
Salut cordial LENI

   archibald   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je reprends à mon compte les éloges qui ont été faits.
Traiter de l'ennui est une bonne idée ; c'est un thème peu exploité en poésie. On peut songer au premier poème des Fleurs du mal, mais l'approche de Baudelaire était métaphysique. Ici, c'est plus léger, comme le courant d'air qui joue avec les rideaux.
Il est vrai au demeurant que ce Ô suggère une emphase qui est peu en accord avec la tonalité du poème, et qu'il donne l'impression d'être là pour compter jusqu'à douze. Il y a d'autre part la répétition du mot "vitre", à éviter en classique, ainsi qu'un problème de composition : le second quatrain décrit un voilage, qui réapparaît au second tercet sous la forme du rideau.

Mais j'apprécie le traitement formel ; les rejets, les rimes rares...
J'ai lu ce texte avec grand plaisir

   Alexandre   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TheDreamer...
Ecriture classique sans faille, un plus pour les rimes en "ic", un moins pour les enjambements qui, à mon avis, ne facilitent pas la lecture.
Le Ô du vers 5, qui fait un peu cheville, est pompeux écrit sous cette forme.

J'ai bien apprécié le vers suivant...Ni, le lourd escalier navré des pas absents... mais j'aurais préféré Et à la place de Ni.

Au dernier vers, le "...qu’un chat… et que..." n'est pas non plus très heureux.
Je ne reviendrai pas sur la ponctuation qui me semble en effet à revoir... mais c'est vous qui voyez !

Merci et bonne continuation

   hersen   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Indéniable perfection d'un rendu de ce temps qui passe, de ce

"...tic !
tac !...

Il y a quelque chose de très reposant dans cette poésie, avec cependant un poids, inéluctable, des absents et de la solitude.

Mais dit avec élégance comme ce vers que j'aime beaucoup, entre autres :

"Ni, le lourd escalier navré des pas absents"

Merci de cette lecture,

hersen

   Ludi   
26/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Bonsoir TheDreamer,

Pour moi, en l’état, le texte est illisible. Il y a presque systématiquement une ou plusieurs fautes de ponctuation à chaque vers !! Parmi elles une phrase avec trois doubles points inutiles… Les règles typographiques indiquent qu'on doit « éviter, autant que possible, d'employer le deux-points deux fois de suite dans la même phrase. » Alors trois…
Quant aux grammairiens : GREVISSE « La présence dans une même phrase de plusieurs doubles points est gênante car elle disloque cette phrase et rend peu visibles les rapports logiques ». C’est particulièrement vrai ici, où le buffet semble être dans le vase, et le lourd escalier dans ce dernier, à côté de la rose.

Trois « et » mal coordonnés dans la même phrase du deuxième quatrain, dont un à l’entame…

Le Ô doit marquer l’interpellation emphatique et non la surprise ou l’étonnement, ce qui est le cas ici.

Même si le premier « Tic/tac » est plutôt bien trouvé, je compte un nombre trop important de rejets ou de contre-rejets qui désagrègent le texte en une succession incessante de cassures et de reprises. Je ne pense pas que le mouvement régulier de la pendule colle bien à celui des vers.

Sinon, lorsque le rythme n’est pas heurté, le poème est plutôt plaisant comme :
« Et le temps de seconde en seconde culbute,
Comme un puissant alcool dans son vieil alambic. »

La rupture du classique ne me semble pas ici assez maîtrisée pour en jouer efficacement.

Ludi
horloger déréglé

   David   
27/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TheDreamer,

Le rythme m'a beaucoup plu, et bouscule le thème comme j'aime le lire : des propos funestes sur un air enjoué, endiablé. La dextérité est évidente et fait plaisir, les vers du poème doivent utiliser la plupart des façons de mener un alexandrin, il y a le très sage 10ème ou le subtil 4ème, l'embrassade du 3ème, le faux plat du premier, le dernier qui semble nous prendre en chemin. Je ne saisis pas le 11ème, qui ne passe pas mal mais à la relecture, le "Ni" d'entrée de vers, marqué par la virgule qui suit, qu'est-ce que ça veut dire, j'en attendrais un second pour compléter le propos ?

Edit : je veux aussi mentionné les rimes des quatrains très vivantes, du U, du I, c'est très percutant avec bonheur.
Edit 2 : ça y est, j'ai pigé le "ni", le premier serait élidé en qq sorte un peu comme :

"Rien ne vient déranger (ni) tout ce qui se repose :
Dans la chambre : un buffet, dans un vase : une rose,
Ni, le lourd escalier navré des pas absents."

   emilia   
27/3/2017
Dans cette maison silencieuse, seul le tic-tac de l’horloge résonne de façon encore plus lancinante comme pour mieux narguer le narrateur à l’écoute du balancier qui rythme le déplacement de son regard entre le buffet de la chambre et la rose du vase… ; cette résonance accentue le vide de l’absence quand s’égrènent les heures ennuyeuses, à peine troublées par les jeux du chat qui se frotte au rideau, mais dont la présence n’arrive pas à distraire de son chagrin l’hôte de la maison…; une atmosphère bien rendue …(« l’après-midi s’ennuie/l’horloge s’amuse/la maison fait…/la pendule chante/l’escalier est navré/le calme parle ») … pour laquelle l’auteur prête des sentiments aux objets, soulignant ainsi le décalage entre les apparences du monde extérieur (calme, quiétude) et le ressenti personnel, en mettant en valeur certains mots lourds de sens ( culbute, chute) ainsi que par la technique de l’enjambement savamment orchestrée. La dernière locution restrictive et les points de suspension utilisés ne font que renforcer le manque de la personne absente et le triste constat de la solitude éprouvée… ; merci à vous pour ce partage…

   BeL13ver   
27/3/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Le premier vers est absolument génial ! Et le rejet du "Tac !" n'augure que du bon. La suite du premier quatrain est moins génial, mais reste de très bonne facture.
J'aime un peu moins le deuxième quatrain, mais la difficulté à trouver des rimes en ic et utte l'excuse amplement, et il reste très bon.
Le premier tercet est un chef d’œuvre. Notamment son troisième vers, qui pèse autant que l'ennui qu'il décrit : "Ni, le lourd escalier navré des pas absents." Sublime, tout simplement.
Le deuxième tercet est plus surprenant et peut être un peu moins réussi. Possible que je n'en aie pas saisi toutes les subtilités.
Belle réussite, j'aime beaucoup ce poème.

   jfmoods   
27/3/2017
Ce sonnet en alexandrins est composé de rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement féminines.

L'expressivité du poème est assurée par la variété de la ponctuation (tirets, points d'exclamation, deux points, guillemets, points de suspension) et par quelques procédés (rejets des vers 1-2 et 13-14, contre-rejet des vers 6-7, apostrophe du vers 5, reprise de la conjonction de coordination "et" aux vers 6 et 8. Quelques allitérations ("s" / "z" et "c") et assonances ("a", "an") marquent la lecture.

L'ambiance morne, qui s'étire, doit beaucoup au jeu filé des personnifications ("L'après-midi s'ennuie", "L'horloge s'amuse", "La maison fait silence", "la vieille pendule... chante", "le lourd escalier navré des pas absents", "Le calme parle avec la qui-é-tude"). La gradation ("heures", "minute", "de seconde en seconde"), le parallélisme ("Rien ne vient déranger tout ce qui se repose") ainsi que l'allégorie ("Le temps culbute") associée à une comparaison ("Comme un puissant alcool dans son vieil alambic") fixent l'inertie, l'ineffable l'encalminage. L'antithèse ("la lutte / Du soleil et de l'ombre... chute") suggère une inexorable indécision. Les deux négations ("ne", "ni") et la locution restrictive en deux temps ("Ce n'est qu'... et que") appuient sur la sensation d'abandon qui innerve le sonnet. Le double décompte ("L'horloge", "la vieille pendule") et l'insistance sur les ouvertures ("l'encadrement clair des vitres", "la fenêtre", "À la vitre") dessinent la perspective d'un ailleurs plus désirable.

Merci pour ce partage !

   luciole   
29/3/2017
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Une belle ambiance se dégage de ce poème. Le premier vers est très réussi. J'aime la comparaison du quatrième.
Joli également le 9ème.
Je ne comprends pas le "ni" du vers 11.
A mon avis, le dernier vers est à revoir.
Dans l'ensemble, j'ai aimé.

   Queribus   
3/4/2017
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bonjour The Dreamer,

Je crois que tout a été dit et écrit sur ce texte où, j'ai décelé, sauf erreur de ma part, l’influence très nette de Hérédia (rejets, contrerejets,...). Ce poème est une très belle réussite qui frôle la perfection malgré les quelques petites imperfections précitées (Ô du vers5, Ni du vers11,...) qui ne seront remarquées que par les ultra-spécialistes et un modèle à suivre (Il n'y en a pas tant que ça!). J'ai hésité, en ce qui concerne l’appréciation, entre beaucoup et passionnément; le vers "Ni le lourd escalier navré des pas absents" fait que je vote pour la première fois, sur ce site, passionnément (Je pensais que ça ne m'arriverait jamais).

Bien à vous.

   fried   
16/5/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Yes I know you are a dreamer,
Joli poème bien construit, je ressent bien cette ambiance de silence et solitude que seul vient troubler un chat et le temps qui passe par là.
Je pense un peu à la chanson de Brel et sa pendule qui dit oui, qui dit non, qui dit : Je vous attends. Pourtant ici personne n'est nommé tout est dans la description du temps qui passe, de la chambre, du lourd escalier.

   Absolue   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Ce poème me fait penser à la chanson "Les vieux" de Jacques Brel.
L'horloge est le "personnage" principal de cette scène ponctuée du tic-tac du temps qui passe... J'aime l'ambiance qui se dégage de ce texte et le silence est très bien rendu.
Il y a juste le "ni" avant le lourd escalier qui perturbe un peu ma lecture...
Je vous découvre avec plaisir!


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