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Poésie néo-classique
TheDreamer : Foultitude des jours
 Publié le 26/10/19  -  9 commentaires  -  764 caractères  -  200 lectures    Autres textes du même auteur

Un peu de temps pour écrire sur le temps...


Foultitude des jours



Foultitude des jours. De nos larmes le temps
Égoïste se rit. Notre joie ? Elle passe !
Par instant, courageux, l’on se bat, l’on fait face,
Blessé par le chahut des rires éclatants.

Fort, l’on se croit, parfois, descendant des Titans !
On pleure. Lui le temps suit sa route ; tenace.
Foultitude des jours. L’on vit de guerre lasse,
Comme vivront toujours les hommes inconstants !

Du temps chaque chagrin nous vient. Par quelle ruse ?
Toujours inopiné. Vraiment le temps abuse !
Et l’on souffre tombant comme un oiseau blessé.

Chaque joie est si courte à notre âme rebelle,
Prisonnière du temps sans fin recommencé.
Et malgré tout cela, hommes, la vie est belle... !


 
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   cherbiacuespe   
6/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Accusé le temps, levez-vous et avouez vos crimes. Mais l'enfant de Gaïa et Hydros n'est pas maître de nos existence qui est ce que l'on en fait. Comme Chronos n'a pas de temps à perdre, jamais il ne s’arrête... Implacable!

Original parce que j'y décèle un peu d'ironie ou de moquerie dans le thème ("le temps abuse"), mais maintes fois traité. Seul reproche à ce texte. Cependant si l'on veut écrire de la poésie comment échapper à ce classique?

C'est bien écrit, agréable, cela se laisse lire, il me semble que la forme classique choisie est bien respectée, c'est un bon petit travail dans l'ensemble.

   Gemini   
11/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Le rythme haché du poème ne s’accorde pas, selon moi, au sujet. Pour moi, le temps, avec une régularité implacable, s’écoule avec la fluidité d’un sablier. Alors, cette succession d’enjambements, et la ponctuation excessive (je trouve un peu d’abus dans les points d’exclamation) ne me parait pas servir l’image d’un flux régulier.

L’emploi de l’article avec le "on" indéfini (sauf V6, pourquoi ?), me semble être réservé à l’évitement d’un hiatus. Je sais que "l’on", au départ, veut dire l’homme (utilisé ici au pluriel au v14), mais le départ est passé depuis longtemps. Tout au plus, ça peut donner un genre, mais je le trouve un peu précieux.

Les inversions « Fort, l’on se croit », « Du temps chaque chagrin » auraient pu être évitées. Elles n’ont aucune raison prosodique. Alors, quelle autre raison ?

Pour revenir sur la ponctuation, je crois qu’il manque quelques virgules. V6 j’aurais mis « Lui, le temps, » V9 « Du temps, chaque chagrin nous vient » V10, « Toujours inopiné, vraiment, le temps abuse » pour isoler "vraiment" et lui donner plus de force. Dans le dernier tercet V13/14 j’aurais plus vu une virgule qu’un point après « recommencé » mais là, je comprends que c’est peut-être la recherche du rythme qui a commandé ce point.
Enfin, les points de suspension, point d’exclamation, tiret à la finale me sont apparus comme un mélange surprenant et peu académique (pour du classique).

Répétition des mots "joie" V2, V12, "blessé" V4, V11, sans parler du mot "temps" : 5 fois sans compter l’exergue.

J’ai mis du temps(!) à saisir le V4 « le chahut des rires éclatants » ayant pensé à la "joie" des autres vivants, au départ. Je n’avais pas vu le temps « se rire » (V2) si fort.
Même métaphoriquement, celui qui se croit descendre des Titans doit avoir de sacrées chevilles.
« Chaque chagrin nous vient du temps » me semble être une vérité générale peu évidente et un peu assénée. Le temps est-il vraiment le responsable des chagrins ? (alors qu’on dit plutôt qu’il les efface.)

Le texte semble suggérer l’idée d’une vie où la joie et la peine seraient le tic/tac de l’horloge. Cela me semble assez sommaire. Le ton de la complainte glisse avec bienveillance : on peste contre le temps, tout en sachant qu’il nous est indispensable.

J’ai bien aimé l’excellente prosodie, l’emploi de "foultitude", mot peu commun et considéré comme un archaïsme, qui s'intègre parfaitement au thème, les bonnes rimes en « ace/asse », et j’ai bien aimé la qualification "d’égoïste" pour le temps, comme l’homme a tendance à accorder des sentiments aux divinités.

Foultitude des jours, la vie est belle !

   Provencao   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
" Fort, l’on se croit, parfois, descendant des Titans !
On pleure. Lui le temps suit sa route ; tenace.
Foultitude des jours. L’on vit de guerre lasse,
Comme vivront toujours les hommes inconstants !"

J'a i bien aimé cette idée de poser votre écrit sur le versant de l'ironie, qui
pose en effet le problème de l’existence humaine considérée comme une vie agissante, et presque inconstante.

De même que le chagrin, la joie ne nous sont pas entièrement transparents, nous ne sommes pas transparents à nous-mêmes.

J'ai trouvé fort cet équilibre que vous nous offrez, en cette façon de vous exprimer et de vous dire, vous jouez sur l’ambiguïté liée à nos âmes rebelles.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Hananke   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour

Encore un texte sur le temps diront certains avec justesse.
Ce temps qui passe et s'enfuit si vite qu'on ne le voit même pas passer.

Le style télégraphique de ce sonnet n'est pas inintéressant mais
il y a quand même quelques trucs qui m'interpellent :
5 fois le mot temps en 14 vers ça fait beaucoup tout comme
ces l'on dont on se passerait bien du l'.
Seul le on pleure échappe à l'article, un oubli, sûrement.

J'aime bien le vers :

Et l’on souffre tombant comme un oiseau blessé.

Dans sa formulation comme dans son rythme.

Au final, un sonnet pas déplaisant à lire mais un tantinet gâché
par toutes ses répétitions, le style d'écriture pouvant se confondre
à l'égrenage des secondes, minutes ou heures.

   Corto   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Une complainte.

Le temps si souvent répété est présenté ici comme un ennemi, ou au moins un piège "De nos larmes le temps Égoïste se rit".

Avec "l’on fait face, Blessé par le chahut des rires éclatants" le tableau d'une vie bousculée, accablée est complété. Sans oublier "Du temps chaque chagrin nous vient".

Cette complainte assoit la présentation d'une vie passive, d'une sorte de fatalité sous le signe d'un destin pourquoi pas manœuvré par une divinité ?
Ce thème est rebutant et les rimes ne le sauveront pas.

Quant à choisir un rapport au temps je préfère celui chanté par Michel Fugain:
"J'ouvre tout grand mon cœur
J'aime de tous mes yeux
C'est trop peu
Pour tant de cœurs
Et tant de fleurs
Des milliers de jours
C'est bien trop court
C'est bien trop court".

Chacun sa philosophie...

   troupi   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Le temps farceur ? oui pourquoi pas, il abuse un peu c'est vrai, on ne lui demande rien et lui il s'en va se proposer à d'autres nous laissant sans temps pour passer nos vieux jours. Vraiment il exagère.
les "l'" devant on m'ont paru désuets, peut-être pour nous faire voir que le temps vient de loin ?
Dans le dernier vers j'aurais remplacé "hommes" par "humains", sinon je suis d'accord avec l'auteur : la vie est belle.
Un poème plutôt agréable pour commencer la journée.

   papipoete   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
bonjour TheDreamer
Le temps avance sans regarder ce qu'il laisse derrière lui ; des joies mais des peines, que des " rires éclatants " rendent parfois si insupportables...
NB il fut un temps pour moi, où aucune joie ne parvenait à effacer la peine, au point que d'entendre le voisin, de bon matin siffler comme un merle, me rendait furieux !
Depuis, philosophe, je conçois la vie de peine et de joie, à l'alternance nécessaire ! ainsi quand une forte joie me charme, je sais qu'une peine attend son tour, tapie dans son coin... et réciproquement !
le second tercet va dans mon sens...

   Anonyme   
26/10/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Le temps.
Ce compagnon si impalpable et mystérieux de notre vie.
Il est traité, ici, de manière assez pessimiste.
" Du temps chaque chagrin nous vient ".
Certes, il nous réserve ses vacheries mais de belles choses aussi.

Bien sûr que " la vie est belle " ! Pour preuve, nous sommes tous angoissés de devoir l'abandonner un jour...

   ANIMAL   
4/11/2019
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Quatre strophes pour raconter une vie avec ses hauts et ses bas, ses humeurs plaisantes ou chagrines, une existence forcément rythmée par le temps.

J'aime beaucoup le fond de ce poème, le passage du temps, un jour apportant la joie, un autre la peine, et au final on le suit, on se laisse porter puisqu'il faut bien suivre ce chemin sans retour.

"Et malgré tout cela, hommes, la vie est belle... !"

Merci au temps de nous laisser le temps de la vivre.

Quant à la forme, elle est fort sympathique. La ponctuation fait pétiller les vers et emporte d'une traite jusqu'à la fin.

L'ensemble est léger et sautillant, rien de triste dans ce poème dont le dernier tercet a tout de même ma préférence.


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