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Poésie néo-classique
TheDreamer : L'escargot
 Publié le 14/11/20  -  12 commentaires  -  760 caractères  -  215 lectures    Autres textes du même auteur

« D'argent cerclé d'azur, de veinules zébrées,
De noir, d'orange fauve et d'ambre clair tigré,
Merveilleuse demeure où gîte l'escargot,
Sa fragile maison s'enroule sur son dos. »

William Kian Seymour


L'escargot



Au bout du long sillon baveux qu’il a tracé,
Comme l’avait tracé devant lui son ancêtre,
L’escargot ce coureur, des coureurs le plus piètre,
Prend son temps redoutant peu d’être pourchassé.

Pauvre escargot ! C’est triste, oh, d’être mal chaussé
Et voir le bout du monde, à peine, au bout d’un mètre.
Aller sans avoir peur ni de l’éthylomètre,
Ni de pouvoir se dire un jour : « J’ai dépassé… ! »

Ne riez pas ! Courir au rythme où chacun traîne.
Philosophe, trouver la lenteur souveraine.
Voici de l’escargot, lecteur, le descriptif !

Se presser lentement. Courir après un rêve.
Aller plus doucement que, dans le tronc, la sève.
Courir après un rêve… Oh, être un fugitif !


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Miguel   
5/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Une belle idée, et quelques jolies trouvailles, comme ce verbe "courir", dans un ensemble un peu maladroit et parmi quelques chevilles comme le "oh" du vers 5.

   Myo   
5/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un écrit qu'il faut prendre le temps de lire lentement pour en découvrir toutes les subtilités.

Le premier quatrain me plait beaucoup sauf le dernier vers à l'hémistiche un peu bancale.
Je pense que c'est un choix de l'auteur d'éviter les césures marquées mais personnellement, cela me gêne à la lecture notamment du 2e quatrain. Est-ce pour cela le classement en néo-classique ?

Mais j'aime beaucoup les idées développées. Il y a de belles trouvailles et beaucoup d'originalité.

Bravo!

Myo en EL

   socque   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Je n'avais pas commenté ce texte en Espace Lecture parce que je croyais à tort en avoir identifié l'auteur ; même que je me réjouissais de trouver son nouvel opus meilleur que le précédent.

Car j'apprécie plutôt la vivacité de ces vers gentiment taquins envers le piètre coureur ainsi représenté. L'anthropomorphisme à l'œuvre ici (aucune raison raisonnable de supposer l'escargot regrettant de ne pouvoir filer plus vite) ne me gêne pas, il est l'expression d'une fantaisie rieuse. L'ensemble m'a paru sympathique, la rime mètre/éthylomètre m'amuse : je me demande si sa maladresse (rime entre deux mots dont l'un est un composé basé sur l'autre, comme si vous faisiez rimer « mettre » et « démettre ») est volontaire.

Mon bémol viendrait des chevilles que je crois identifier dans vos vers : « oh » en tampon entre « triste » et « d'être », « à peine », « lecteur », re-« oh ». C'est mieux à mes yeux que truffer un poème d'adjectifs redondants, mais ça fait un poil remplissage. Je trouve.

   Arsinor   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien
C'est plus ironique que véritablement drôle. Un gentil poème, pas facile à construire, c'est bien un sonnet. Philosophe, comme le Renard des raisins de La Fontaine, qui méprise ce qu'il ne peut atteindre.

   Eclaircie   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Copiant sur un commentaire précédent, ma raison de ne pas l'avoir commenté est que je n'ai pas eu le temps (parti trop vite de mon EL)
Je l'avais cependant lu, (amusée aussi que deux escargots se suivent en EL, comme ils se suivent en publication).

J'avais en première lecture apprécié avec réserves.
Le fait d'écrire clairement "philosophe" m'incite à trouver la métaphore trop appuyée (je pourrais avoir compris sans me le préciser aussi clairement) pareil pour "éthylomètre", à moins de croiser un escargot buveur de bière, mais ayant échappé à la méthode traditionnelle paysanne pour éloigner les escargots des salades et aussi "lecteur " -> clin d'œil, je suis lectrice, je ne devais pas lire - oh la vilaine féministe ?
Bref, l'ensemble me pose un peu problème. Il m'empêche quelque part de ne rien comprendre au texte, ce qui peut être parfois assez agréable et/ou surprenant.
Par contre, j'avais aimé la composition aux hémistiches bousculés sans "hâte", cependant.
J'avais beaucoup aimé le premier quatrain, à l'humour léger.
Mes impressions restent les mêmes à redécouvrir le poème ce matin
Merci du partage,
Éclaircie

   Hananke   
15/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

Un bon texte sur la lenteur en général et l'escargot en particulier.
Une ponctuation aléatoire, des chevilles qui n'ont rien
à faire là (les fameux oh), des répétitions et quelques inversions ne gênent pas la lecture.
J'aime bien la référence à l'éthylomètre et le courir après un rêve
même si la répétition de cet hémistiche ne s'imposait pas forcément.
J'aime bien également le bout du monde au bout d'un mètre.

Oui, dans son ensemble, un texte qui m'a bien plu même si
les bricoles relevées plus haut m'empêchent de lui accorder
une appréciation supérieure.

   fugace   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Au delà de la description de ce gastéropode insignifiant, il m'a semblé que ce poème a une dimension philosophique pleine de sagesse.
"Le long sillon baveux... comme l'avait laissé derrière lui son ancêtre": Toute la généalogie laissée derrière soi en une mince trace brillante.
Détachement des contraintes de la société actuelle prompte à la répression: "Aller sans avoir peur de l'éthylomètre..."
"Philosophe, trouver la lenteur souveraine": Parvenir à s'émanciper de toutes les obligations de rapidité que nous imposent la vie actuelle.
Quant à la dernière strophe elle est un modèle de principe de vie pour trouver la sérénité.
C'est un merveilleux escargot, "courir après un rêve...Oh, être un fugitif!". Je le soupçonne d'être d'origine asiatique, pays où l'on sait encore pratiquer ces valeurs fondamentales.

   papipoete   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour TheDreamer
Dans mon bestiaire onirien, je n'ai à ce jour glorifié l'escargot ; vous le faites aujourd'hui et de quelle façon !
Certes il peut à l'abri, se réfugier dans sa maison, genre camping-car au moindre danger ; mais déroulant derrière lui son ruban d'asphalte luisant, qui cherche à se mettre un gastéropode sous la dent, l'aura vite trouvé ! Il prend tout son temps, ( il est peut-être réglé sur 1 km/heure ? ) mais comme dangereux est son chemin pour ce si lent !
NB on lit votre poème à la vitesse minimum, pour s'imprégner de vos images sur papier collant ; on ne rit pas de voir ce furieux se hâter avec lenteur, mais sourit en particulier dans l'ultime strophe, dans cette comparaison de vitesse avec la sève dans un tronc !
Un bémol au premier quatrain : " redoutant peu d'être pourchassé " je pense plutôt que sa crainte doit être omniprésente ! ( entre le hérisson, le rapace et...l'homme pilleur d'escargots ! )
Mais l'ensemble est mené " bon train " et l'auteur nous régale de ses vers croustillants !
je vois des alexandrins bien chaussés de " 12 ", mais les césures aléatoires empêchent sûrement la forme " classique ? "

   Luz   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour TheDreamer,

C'est la saison des escargots. Hier, c'était plumette avec ceux qui "remontent les murettes" en octobre, aujourd'hui c'est l'escargot qui court moins vite que son ombre, et pourtant "ventre à terre"...
J'aime bien ce poème et en particulier la dernière strophe.
Merci.

Luz

   hersen   
14/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je ne peux m'empêcher de penser que ton escargot, c'est celui de l'épicerie de Luz, et qu'il se dit tout ça, sans avoir conscience de ce qu'il provoque.
Il n'a besoin ni de se presser, ni d'être triste !

Être un fugitif... captivant, vu la place de choix qu'on leur donne sur Oniris en ce moment :)))

Merci de la lecture.

   Robot   
15/11/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une description simple, une vision amusante et un peu de philosophie pour terminer.

"Et voir le bout du monde, à peine, au bout d’un mètre."
J'aime ce vers.

Cependant bien que le narrateur prétend que la bestiole redoute peu d'être pourchassé il a au moins deux prédateurs: La pie qui s'en nourri et l'homme qui s'en régale.

Le hasard nous donne aujourd'hui à lire deux regards sur ce gastéropode que l'on ne voit souvent que blotti dans une coquille farcie de beurre à l'ail pour les fêtes de fin d'année.

   Lebarde   
15/11/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J’ai eu à lire en EL , ces deux poèmes sur les escargots que le hasard de la publication avait placés en suivant.
Sur le moment je les avaient laissés vivre leur vie sans les commenter!
Ils étaient passés beaucoup trop vite pour que je réagisse!

J’y reviens aujourd’hui un peu tardivement, alors que tout a probablement déjà été dit sur cette forme néoclassique que j’affectionne toujours.
Pas d’erreur majeure de prosodie mais je regrette les répétitions inutiles et les « oh », chevilles faciles qui auraient pu être évitées.

Le sujet est bien sympathique et le ton humoristique bien plaisant même si la syntaxe et certaines expressions manquent de légèreté et de finesse.

« Courir après les rêves «, oui mais sans se hâter ni se désespérer.

Merci
Lebard


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