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Poésie classique
TheDreamer : La montre
 Publié le 10/08/16  -  13 commentaires  -  788 caractères  -  999 lectures    Autres textes du même auteur

Présentation : un sonnet écrit en écoutant le tic-tac des mots de ceux qui m’ont précédé sur ce thème, Théophile Gautier, René Agnès, Paul Verlaine…


La montre



Dans un écrin de cuir vieillot et craquelé,
Abîmé par le poids des ans que tout emporte,
Une montre dormait, usée, elle était morte
D’avoir bercé son cœur de métal martelé.

Au velours cramoisi du boîtier éraflé,
Loin des goussets profonds que la main réconforte,
Elle ne trottait plus, le temps qui tout apporte
Avait cessé de battre au pas articulé.

Elle disait : « Tic-tac ! Tic-tac ! Tic-tac ! » sans cesse,
De sa voix de rivets, de vis et de métal.
Elle disait : « Tic-tac ! » jusqu’à l’instant fatal !

Toujours d’un pas précis même dans sa vieillesse
Et puis, un dernier souffle a brisé son ressort,
C’est ainsi que tout meurt et c’est là notre sort !



14.02.16 ©


 
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   Cristale   
27/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
Un sonnet d'une grande et belle nostalgie.
L'attachement pour cet objet animé qui cadence parfois toute sa propre vie est mis au grand jour, un peu comme une lettre d'amour pour ce petit coeur qui a cessé de battre.
J'aime le style, élégant, rythmé, le deuxième quatrain particulièrement, et l'originalité du positionnement des rimes des tercets, autorisé en sonnet dit irrégulier, ce qui change un peu des formes fixes habituelles.
Merci d'avoir fait vivre joliment par vos mots la mort de cette montre.
Cristale en EL

   papipoete   
31/7/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
classique
La vielle montre rendit son dernier " tic-tac ", usée d'avoir bercé son coeur de métal martelé .
Elle restera désormais dans son écrin de cuir, jusqu'à ce qu'un héritier de guerre lasse, s'en débarrasse ?
Même d'acier, un coeur battant un jour mourra ; tel est le propre d'une vie de ne durer qu'un temps ...
Je ne vois pas de faute technique .
NB tout juste le " pas " du 8e et 12e vers qu'un synonyme put remplacer ?
papipoète

   Hananke   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour.

Un sonnet classique sur le temps qui passe et son plus bel emblème :
la montre.

Je vais dire de suite ce que je pense être le moins bon :

Le choix de la rime 'orte" restreint fortement le champ d'expansion.
J'aurais mis deux points après ne trottait plus :
Le second hémistiche du dernier vers : et c'est là notre sort
me semble bien faible eu égard au début du vers.
La répétition du mot pas.

Ce que je préfère, maintenant :

Loin des goussets profonds ...
Avait cessé de battre...

Et le premier tercet dans son ensemble.

Mais après un long passage de disette, qu'il est bon de pouvoir
se mettre une poésie classique sous les yeux.

   Anonyme   
5/10/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour The Dreamer

La montre symbolise parfaitement le temps qui coule d’un pas régulier et doucement nous use.
Deux passages de votre sonnet ont accroché à haute voix. Le boitier éraflé et le pas articulé m'ont heurté l'oreille. Emporter et apporter viennent d’un même verbe , ce qui me semble non autorisé en classique.

A part ces détails, j’ai bien aimé votre sonnet

Cordialement

   Vincendix   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Un poème classique bienvenu, les « libres » occupent le terrain en ce moment et je suis frustré.
La montre, l’horloge, le sablier, ces instruments qui inlassablement ponctuent le temps sont souvent poétisés et c’est logique, ils ont tellement d’importance !
Cette montre s’est arrêtée, usée, fatiguée, probablement comme son propriétaire et ce sonnet nous relate la vie et la mort de ces inséparables.
J’apprécie (beaucoup) la forme et le fond, la qualité de l’écriture et la justesse du traitement.

   Robot   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Les puristes vous diront que votre sonnet est irrégulier puisque les rimes sont en CDD alors que la règle est CCD puis pour le second en CEE au lieu de EDE ou EED.
Mais qu'importe, l'essentiel est dans le récit et si cette "transgression" du pur sonnet classique apporte une fluidité et une poésie agréable je suis preneur.
Cette montre qui marque notre temps et souffle son dernier tic tac illustre bien par sa métaphore le temps de la vieillesse et de la fin.
J'ai vraiment beaucoup apprécié de lire et de dire votre poème.

   PIZZICATO   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
" La montre ". Voilà bien un objet (je n'en porte jamais) qui est là pour que l'on n'oublie pas " le poids des ans que tout emporte ".
Elle n'est utile, à mon sens, que pour rappeler nos contraintes et notre formatage.
Dire que d'aucuns la considèrent comme un véritable bijou et un signe extérieur de réussite sociale. Mais bon...

Elle non plus ne résiste pas à l'érosion du temps.
Des images intéressantes comme "Loin des goussets profonds que la main réconforte "
" Avait cessé de battre au pas articulé "

   Sodome   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Un peu
Salut !
Je suis mitigé.
D'abord, il y a de très belles choses, par moment de bons rythmes. Je pense à la "voix de rivets, de vis et de métal" ou au premier vers.
C'est très bien, très agréable !

Ensuite, je pense que la forme sonnet n'apporte rien (je veux bien que tu m'expliques) ; la pointe est toute molle. La pointe est un cadavre, complètement vide, que l'électrochoc de ton point d'exclamation essaye de ranimer (en vain).

Pour finir, c'est bien triste, mais la montre, le temps, ces deux thèmes d'un coup, c'est d'une banalité trans-séculaire !

   Anonyme   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour TheDreamer... Irrégulier mais pourtant classique tant par sa forme que par le thème, la fuite inévitable du temps qui passe...
Deux bémols concernant la ponctuation :
-Au premier quatrain après "usée" je verrais mieux un point ou tout au moins un point-virgule.
-à la fin du premier tercet une virgule me semblerait plus judicieuse que ce point d'exclamation et concernant le second tercet, une autre virgule après vieillesse.

Hormis ces détails j'aime beaucoup ce sonnet, une forme poétique parfaitement adaptée au sujet traité, tout comme j'apprécie le vers de chute et la métaphore qu'il introduit...
Un très agréable poème classique... Merci !

   MissNeko   
10/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Il est vrai que le thème n est pas des plus originaux mais ce poème est bien écrit. Le temps qui passe, l'amour... Font partie de ces thèmes sur lesquels on a écrit, on écrit et on écrira encore.
Bref, passé ce problème du thème abordé, je vois donc un texte efficace ou la montre est anthropomorphisée.
L'ensemble est agréable à lire et j aime particulièrement :

Une montre dormait, usée, elle était morte
D’avoir bercé son cœur de métal martelé.

Le passage du tic tac me fait penser au poème l horloge de Baudelaire dont voici un extrait
" remember, souviens-toi, prodigue, esto mémor
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or"

Une belle lecture

   Johannes   
11/8/2016
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Il s’agit assurément d’un beau sonnet, bien écrit.
Certes, le sujet traité ne mérite guère la palme de l’originalité, mais est-ce bien grave ? On l’a déjà fait remarquer : tout a été dit, nous ne pouvons plus que dire les mêmes choses, mais autrement.
Ce qui me gêne plus, c’est le côté assez banal de certaines images : « le poids des ans que tout emporte », l’assimilation du sommeil à la mort au troisième vers ainsi que « et c’est là notre sort ! », d’autant plus dommage qu’il s’agit de la fin du poème.
La partie que je préfère est le second quatrain.
Malgré les réserves que j’ai formulées, c’est avec plaisir que j’ai lu cette poésie.

   Miguel   
14/8/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une écriture classique pour un thème intemporel : quel beau mariage. Cette petite oraison funèbre d'une montre préfigure la nôtre, comme le dit si bien la chute. La tonalité mélancolique, les jolies images, tout fait de ce sonnet si bien ciselé une pièce touchante, à la fois lyrique et métaphysique. Je like, comme on dit maintenant.

   Anonyme   
20/8/2016
 a aimé ce texte 
Passionnément
Poème élégant et attendrissant, pour cet objet "La montre". Je l'ai visualisée, vous me l'avez si bien décrite. De plus, elle éveille l'imaginaire, des moments de vie, si bien rythmés par cette strophe :

" Elle disait : « Tic-tac ! Tic-tac ! Tic-tac ! » sans cesse,
De sa voix de rivets, de vis et de métal.
Elle disait : « Tic-tac ! » jusqu’à l’instant fatal ! "

Là, à cet instant précis, elle semble reprendre vie.

Texte très plaisant à lire, j'en ai aimé sa teneur, qui nous prône cette vérité d'une implacable évidence, bien soulignée par cette dernière strophe :

" Toujours d’un pas précis même dans sa vieillesse
Et puis, un dernier souffle a brisé son ressort,
C’est ainsi que tout meurt et c’est là notre sort ! "

Je n'ai pas manqué de faire plusieurs lectures de ce poème, attachant.


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