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Poésie néo-classique
TheDreamer : Le modeste muret
 Publié le 13/12/18  -  13 commentaires  -  1001 caractères  -  218 lectures    Autres textes du même auteur

Un petit mur quelque part...


Le modeste muret



Il n’est pas grand. Il court ? Non disons qu’il arpente
Au bord du chemin sombre où s’élève la pente ;
Vaillant mètre après mètre en les couvrant, les lieux.
Il prend la ligne droite ou plus ambitieux,
Tordant son lent tracé pour l’approcher, la courbe
Où le sentier plus creux et plus profond s’embourbe.
Il marche. Ici pressé, filant avec ardeur,
Puis monte sans souci du talus, la raideur.
Non ce n’est pas le mur plein de son importance !
Le muret est petit, mais il tient la distance.
« Coureur ne cherche pas à le rattraper ! » « Stop ! »
Quoi qu’il arrive il fuit devant toi. « Hop ! » « Hop ! » « Hop ! »
Il ne sait rien du pouce et rien de la coudée
Et si parfois il fait d’un bond une embardée,
C’est qu’il cherche à tromper l’ennui. Aller toujours
Au long de soi, au long du temps, au long des jours
Tout là-bas, pour gagner l’horizon qui l’invite,
Le modeste muret dans sa course fait vite !


 
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   Gemini   
24/11/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Je pense techniquement juste, ce texte semble avoir été particulièrement soigné dans sa prosodie.
Le sujet est original, bien que, personnellement, je pense que l’association de « modeste » et « muret » cherche à attendrir le lecteur (ceci rajouté à l’exergue « Un petit mur », à « Il n’est pas grand » v1 et « Le muret est petit » v10).
Je débute par le vers 3 qui m’a été incompréhensible. J’ai du mal à croire, vu la suite, que ce vers soit là. Ou alors j’ai loupé quelque chose.
La personnalisation du muret qui s’auto-construit fait penser à une bande dessinée, et on comprend le besoin d’une personne tierce pour agrémenter le tableau. D’où l’apparition d’un coureur (avec ses singulières rimes en « op »).
En détail, le jeu de mots du premier vers est sympathique. Il manque des virgules après chaque « Non » v1, v9. Il m’a fallu relire pour distinguer le pronom de l’article défini dans « la courbe » v5. Bonnes rimes en « ourbe » et dée », peu communes. Recherche d’enjambement avec rejet et contre rejet. Trimètre.
J’aurais inversé « il fait » et « d’un bond » v14.
Le texte se lit assez aisément, on sent que l’auteur a voulu le rendre vivant, mais je trouve trop d’emploi de « être » v1,9,10,15 et beaucoup d’épithètes : modeste muret, chemin sombre, lent tracé, sentier creux et profond.
Bien, mais ce titre et ce vers 3 sont, à mon avis, à revoir.

   papipoete   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
bonjour TheDreamer
Je comprend, à lire ce poème, que l'auteur soit " le rêveur " qui se met dans la peau du mur ; et avec lui chemine à plat, en côte et jusqu'au bout de l'horizon où sa course semble disparaître !
Le petit muret, songeant peut-être à sa grande cousine de Chine, avance vaillamment, et rien ne lui fait peur, même pas ce sentier creux où s'embourbant, il repart comme le petit train d'Interlude à l'ORTF ...
NB le récit est truffé d'images, qu'un enfant suivrait comme celles d'un dessin animé, avec ce héros tout gentil qui ne joue pas les gros bras, mais jamais ne renonce, il tient la distance !
au 15e vers hiatus ( ennui/aller ) et au 16e vers hiatus ( soi/au ) sont sûrement la cause qui empêche la forme " classique " ?

   Vincendix   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Il court, il court le muret!
Il est passé par ici...
J'aime beaucoup ce texte, je longe ce muret qui chemine dans la campagne, borde les chemins, les vergers et les jardins en suivant un tracé immuable depuis des siècles, parfois droit, parfois en courbe...
Vincent

   Annick   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
"Il n’est pas grand. Il court ? Non disons qu’il arpente
Au bord du chemin sombre où s’élève la pente ;
Vaillant mètre après mètre en les couvrant, les lieux."

Je me demande ce que fait ce point-virgule à la fin du second vers, coupant en deux la phrase.

"les lieux" COD du verbe arpente est rejeté à la fin d'une longue phrase torturée par une grammaire...heu...innovante. J'ai du relire la phrase plusieurs fois pour la comprendre.

J'aurais mis une virgule après "non" au 1er vers, une virgule après "non" au 9ième vers et après "quoiqu'il arrive.

Ceci dit, ce poème m'a beaucoup plu. J'ai aimé ce muret, coureur pressé qui nous renvoie à nous même :

"Et si parfois il fait d’un bond une embardée,
C’est qu’il cherche à tromper l’ennui. Aller toujours
Au long de soi, au long du temps, au long des jours
Tout là-bas, pour gagner l’horizon qui l’invite,
Le modeste muret dans sa course fait vite !"

La ponctuation forte comme les points d'exclamation, le point d'interrogation, mais aussi les onomatopées, les traits qui rendent humains le muret (Vaillant, plus ambitieux, il marche, ici pressé, filant, monte), le discours direct : « Coureur ne cherche pas à le rattraper ! » « Stop !, les champs lexicaux...contribuent à donner une vraie dynamique à ce poème.
J'en suis toute essoufflée...

Exceptés les trois premiers vers alambiqués, entortillés, je trouve qu'il y a un vrai travail pour rendre ce muret si bien observé, vivant.

Bravo pour ces vers :

"Et si parfois il fait d’un bond une embardée,
C’est qu’il cherche à tromper l’ennui. Aller toujours
Au long de soi, au long du temps, au long des jours
Tout là-bas, pour gagner l’horizon qui l’invite,
Le modeste muret dans sa course fait vite !"

   sympa   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Voilà un poème original et que l'on sent travaillé soigneusement.
Il y a effectivement 2 hiatus :
(Ennui/ aller et au long de soi/au long du temps)
Ça n'enlève rien à la qualité de votre ecriture
Une agréable lecture.

   Corto   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce "muret" va se trouver bien honoré d'un tel poème ! Car bien humblement d'ordinaire "il arpente Au bord du chemin sombre où s’élève la pente". Cette ambiance m'a plongé dans les Causses du Quercy où sur des distances infinies les champs et les propriétés sont bordés de murets: ceux qu'on relève lorsque tombe une pierre mal ajustée, car des pierres indisciplinées il y en a partout.
Le muret sert aux habitants à sauvegarder la route minuscule taillée jadis à la dimension de la carriole qui rapportait les foins.
Vous avez raison avec "Non ce n’est pas le mur plein de son importance ! Le muret est petit, mais il tient la distance."
Bravo pour avoir trouvé les mots décrivant ces paysages.

   PIZZICATO   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le temps d'une lecture, j'ai suivi le chemin de ce muret, " modeste " mais parfois " plus ambitieux ".

"« Coureur ne cherche pas à le rattraper ! » « Stop ! »
Quoi qu’il arrive il fuit devant toi ". Original.

Les quatre derniers vers seraient-ils une allusion au cheminement d'une vie ?

Un tableau agréable.


" Vaillant mètre après mètre en les couvrant, les lieux " la construction grammaticale de ce vers me surprend.

   Miguel   
13/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Je crois reconnaître maint muret de ma connaissance, que je longe ou enjambe dans mes longues et nombreuses promenades campagnardes. Je suis en pays connu et en pays aimé. Que n'ai-je pensé moi-même, plus tôt, à chanter ces charmants compagnons de mes rêveries solitaires ! Mais je ne l'eusse pas mieux fait.

   Castelmore   
14/12/2018
Il est là à nos côtés. Il vit, il nous parle et nous conduit agréablement. Très belle balade .
Merci
Il ne nous montre cependant pas les paysages qu’il traverse...
à chacun les siens ...
le narrateur nous laisse choisir ...
de même que nous choisissons nos vies entre lignes droites, courbes, pentes ardues, embardées...

   domi   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne sais pas si on a droit à poster deux commentaires, mais je tiens à poster celui-ci "dès la première lecture" tant me semble important ce ressenti "immédiat" , à chaud :
j'adore !
c'est original, troublant...
à suivre pour la deuxième (voire plus) lecture :)

   Ioledane   
15/12/2018
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Un joli poème qui nous entraîne joyeusement à la suite de ce sympathique muret.

Quelques suggestions :
- au deuxième vers, je mettrais "Le bord du chemin sombre" (arpenter est transitif, non ?)
- au troisième, "en les couvrant, les lieux" me paraît un peu maladroit ; peut-être "en jalonnant les lieux" ? ou "en épousant les lieux ?" ...
- et surtout, la ponctuation, qui me paraît largement perfectible tout au long du texte. Par exemple :
"Non, disons qu'il arpente"
"Puis monte sans souci du talus la raideur"
"Non, ce n'est pas le mur plein de son importance !"
"Coureur, ne cherche pas à le rattraper".

J'aime bien l'effet des "Stop" et autres "Hop", ainsi que le trimètre "Au long de soi, au long du temps, au long des jours", qui viennent malicieusement bousculer le rythme coulant des alexandrins.

   Eki   
21/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien
D'un simple muret, vous avez fait un pan de poésie...

Pour le rythme, la joie et tout ce que raconte cet écrit, j'ai aimé ma lecture.

   Robot   
28/12/2018
 a aimé ce texte 
Bien ↑
La ponctuation hache un peu le texte. A la première lecture j'étais un peu perdu par les phrases à rallonge et les enjambements, mais quand on adapte la diction ça passe mieux à l'oral qu'à la lecture.
Suivre la course de ce muret a été agréable.


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