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Poésie contemporaine
TheDreamer : Pot pourri
 Publié le 07/07/20  -  16 commentaires  -  758 caractères  -  303 lectures    Autres textes du même auteur

Sonnet fragile.


Pot pourri



La corbeille en rotin sur le vieux guéridon
S’ennuie au beau milieu du meuble qui la porte.
La senteur délicate à celle la plus forte
S’y mêle. Ici, tout semble offert à l’abandon.

L’horloge sonne l’heure en demandant : « Pardon ! »
La clé ne grince plus au verrou de la porte.
Mais, le silence sait… la vieille dame est morte !
Sans elle, la maison paisible a le bourdon.

Le facteur ne vient plus en disant : « Une lettre ! »
Les rayons du soleil traversent la fenêtre,
Mais, reste une présence étrange : les parfums !

Elle aimait les lilas, la cannelle et les roses.
Le salon sait le bruit soyeux des biscuits fins
Et le temps fuit parmi le souvenir des choses.


 
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   Corto   
20/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Des sons et des parfums. Voilà qui suffit à créer une ambiance, un peu mystérieuse, un peu captivante.

J'aime bien les deux premiers vers qui nous introduisent finement dans cette maison.

"Mais, le silence sait… la vieille dame est morte !" est une très belle formule placée là, mine de rien mais néanmoins essentielle.

Ce rassemblement d'évocations choisies est séduisant et donne une impression de tableau fort bien travaillé.

Merci à l'auteur.

   Hananke   
20/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour

Classique non : parfums ne riment pas avec fins.
Mais il demeure un bien joli sonnet pour un instant tragique.

J'aime bien les 2 premiers vers avec ce vieux guéridon qui s'ennuie.
et toute le reste d'ailleurs qui créent une atmosphère spécifique
d'abandon par la locataire des lieux...mais il reste tant de choses.

Un bon texte dans son ensemble.

   poldutor   
20/6/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Bonjour,
J'ai bien aimé ce poème racontant en douceur la disparition d'une vieille dame qui était l'âme d'une maison.
De très beaux vers :
"La corbeille en rotin sur le vieux guéridon
S’ennuie au beau milieu du meuble qui la porte."
Le deuxième quatrain est vraiment très beau. (objets inanimés avez-vous donc une âme...)
le deuxième tercet est rempli de nostalgie.
Magnifique!

Sans être spécialiste de prosodie je pense que ce poème devrait se trouver en "néo classique", j'ai relevé quelques erreurs au niveau de la césure :3ème/5è/11è/ vers
d'autre part le 13ème vers présente une ambigüité : synérèse/diérèse sur : BRUIT
enfin je ne suis pas sûr que l'on puisse faire rimer : parfums et fins en classique (mais je peux me tromper).
Cela étant, je juge sur le fond et non pas sur la forme, aussi je vous dis : bravo
Cordialement.
poldutor en E.L

   Eclaircie   
21/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Un délicat tableau, que ce salon où a vécu "la vieille dame".
Présenté en classique, je ne sais pas dire si le poème répond bien aux critères de la catégorie. En lecture, l'ensemble est harmonieux, pas un vers n'accroche.

Quelques détails me gênent un peu :
Le vers "Le facteur ne vient plus en disant : « Une lettre ! »" construit sur le même modèle que le vers 5 manque d'élégance.
Et surtout, le thème ce "Pot pourri" n'ait pas mis en valeur, comme j'aurais pu l'attendre, au dernier vers du sonnet. De plus il est (ce dernier vers) assez banal et convenu avec son final "choses".
J'ai beaucoup aimé le premier quatrain.
Globalement, j'aurais aimé trouver des verbes plus originaux et un final plus percutant et en phase avec le thème.

Éclaircie

   Harvester   
22/6/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Peu au fait des règles de la poésie classique mes remarques ne valent que pour ce que dit ce poème et mon ressenti, rien d'autre.

Premier quatrain : je suis gêné par une redite (assez lourde et inutile à la compréhension et à l'atmosphère par ailleurs) entre le premier et le second vers.

Le premier vers expose très bien la situation : "La corbeille en rotin sur le vieux guéridon" nous met d'emblée en situation de "voir" la scène ce qui tue l'intérêt du second vers lequel nous dit que la corbeille s'ennuie "au beau milieu du "meuble" qui la porte". Quel est l'intérêt de cette redite ? Le guéridon était fort bien présenté, nous étions là et ayant la certitude qu'un guéridon est un article du mobilier domestique nous n'avons pas de nécessité que ce soit re-précisé ! Que la corbeille s'y ennuie soit, dites-le pour donner un peu d'âme à ladite corbeille mais évitez-nous cette précision parfaitement inutile.

Je suis également troublé par ce vers :

"La senteur délicate à celle la plus forte
S’y mêle."
Ici ce qui me gêne — mais vu mes connaissance nulles en prosodie c'est peut-être vous qui avez raison — est ce choix d'écrire "celle la" plutôt que "celle-la" ; je ne sais que dire pour donner à sentir ce qui me pose problème ici mais à la lecture à voix haute j'ai mieux senti le rythme avec cette forme.

Mais, le "silence sait"… la vieille dame est morte !

Je suis gêné aux entournures par ce "silence sait" qui certes peut passer à l'écrit mais devient bien embarrassant à l'oral. J'imagine que cette allitération est arrivée facilement sur le papier et vous à séduit mais je ne partage pas ce choix en lecture à haute voix.

"Le salon sait le bruit soyeux des biscuits fins"

Réutilisation du verbe savoir, plus haut c'était "le silence sait" et ici avec le "salon sait" quelque chose ne va pas pour moi.

On reprend un procédé allitératif un peu facile si j'ose, et ce "bruit soyeux" des biscuits fins, l'image ne me convient guère et me semble "forcée" voire fausse.

Un biscuit peut être décrit de mille façons et procurer beaucoup de sensations auditives et gustatives mais produire un "bruit soyeux" me semble inapproprié pour tout dire.

Après toutes ces remarques qui ne me sont que très personnelles, je dois dire que le sujet et la trame du poème sont vraiment bien agréables à lire et il y a un vrai contenu, on n'est pas dans le n'importe quoi pour le plaisir de la rime à tout prix.

J'aime beaucoup ce poème à l'exception des quelques particularités indiquées ci-dessus.

C'est joli mais pas encore assez travaillé pour mon goût. Il suffit de si peu !

Bravo et merci pour ce partage

Commenté en E.L

   Lebarde   
22/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
« La vieille dame est morte » et les choses, toutes les choses se souviennent de sa présence dans la maison, de l’époque où elle était là.
Qu’il est superbe ce joli sonnet, superbe de délicatesse, superbe de douceur, superbe de subtilité, superbe de poésie.
«La corbeille en rotin sur le vieux guéridon
Au beau milieu du meuble qui la porte »

Ces vers rappellent qu’il y a eu une vie ici, calme sans doute mais une vie quand même!
Bien émouvant tout cela
Magnifique.

Bien beau aussi le dernier tercet.
Une petite réserve sur le titre « Pot pourri »?
Bravo à l’auteur(e)
Merci c’est beau et j'apprécie beaucoup.

En EL

Lebarde ému

   Myo   
23/6/2020
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je pense qu'ici tout est dit...
On entre dans ce poème sans retenue, sans analyse, sans question.
Happé par cette ambiance toute particulière, on voit la vie qui s'arrête, le silence qui s'impose, un bout de passé se dessine.

Une qualité d'écriture sans faille pour un style que j'affectionne tout particulièrement.

Juste, pour le coulé de la lecture, le 3e et 4e vers heurtent un peu mais je pense que cela est voulu par l'auteur... pour se détacher, tant soit peu,d'une rigueur métrique.

Un grand bravo, c'est magnifique.

En EL Myo

   Provencao   
7/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'ai beaucoup aimé cet au-delà des sonorités et des fragrances autour de ce pot pourri.
J'y ai lu, j'y ai perçu en ces lignes le glissement qui permet de passer du temps qui fuit, au souvenir des choses.

Cette corbeille, cette horloge, ce facteur et ce salon ne dessinent-ils pas ce moment où les années passées font sortir la senteur délicate à l'abandon?

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Melorane   
7/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour,
La vieille dame est morte et sa maison, à présent vide s'est figée dans le temps. Les sons et les parfums créent une ambiance toute particulière à cette maison paralysée dans le silence de la disparition de son habitante.
J'apprécie particulièrement la formulation de ce vers : "Mais, le silence sait… la vieille dame est morte !".

Melorane

   Francois   
7/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Voici un sonnet fort bien écrit, plein de sensibilité, évoquant la disparation d'une vieille dame.

Sur un plan technique, quelque chose de curieux : les rimes des quatrains sont riches (guéridon/abandon)... et quand on arrive aux tercets, on trouve des rimes plus approximatives (lettre/fenêtre, parfums/fins)...

2ème vers : "meuble qui la porte" est un peu là pour la rime...
vers 4 : "tout semble offert à l'abandon" ne serait-il pas plus correct d'écrire "tout semble à l'abandon" ?

Le 2ème quatrain est excellent. "la maison paisible a le bourdon" est fort original.

Vers 11 : pourquoi une virgule après Mais ? Même remarque pour le vers 7.

Le second tercet est très bien, excellent dernier vers !

Quelques imperfections mais l'ensemble est agréable et évocateur.

   papipoete   
7/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour TheDreamer
Dans cette maison où le facteur, une lettre à la main, lançait son éternel refrain, le silence a envahi les lieux ; seule l'horloge que l'on ne songea pas à arrêter, semble s'excuser de sonner l'heure... la vieille dame est morte. Le soleil sans gêne, éclaire ce qui n'est plus qu'ombre solitaire.
NB nous suivons l'auteur, à pas compté, sans faire de bruit là d'où s'est enfui la vie ; chaque détail qu'il nous montre du doigt, évoque la tranquillité qui avait cour ici ; même les odeurs " d'avant ", parfum de Madame et senteurs des lilas nous viennent au nez, et comprenons que cette demeure " sans elle ait le bourdon " !
Les images concrètes comme celles suggérées ( le silence sait... ), sont plus parlantes qu'un film en super huit !
La seconde strophe est mon passage préféré ; un poème qui allie sérénité et mélancolie, non point infinie tristesse.
Un infime bémol pour cette jolie formule ( ... sait ) que l'on retrouve dans le second tercet ( le salon sait ) est-ce voulu ?
je vois des dodécasyllabes réguliers, si ce n'est que la rime " parfums/fins " qui ne semble pas correcte ?

   Donaldo75   
7/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour TheDreamer,

Ce que j'aime le plus dans ce poème, c'est sa tonalité. Est-ce lié au thème, je ne sais pas. Est-ce grâce aux images, une forme de polaroids ou d'instantanés de ce qui n'arrivera plus. Peut-être. Toujours est-il que la poésie prend toute son ampleur au fur et à mesure de ces vers bien découpés.

Bravo !
Merci pour le partage.

Donaldo

   Dugenou   
7/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour TheDreamer,

J'ai bien aimé l'idée de la maison qui "a le bourdon" tandis que l'horloge sonne...

En effet, nombre de vieilles horloges sonnent l'heure par un bourdon...
Comme pour marquer l'instant où "la vieille dame est morte".

Une pièce, un habitat figé dans le temps, où s'éteint une vie. Figée à jamais dans ce poème.

Merci pour cette évocation !

Dugenou.

   emilia   
8/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Une évocation récurrente d’un thème qui vous est cher, semble-t-il, d’un lieu hanté par l’absence et comme figé dans le souvenir, tandis que le temps continue de fuir… L’évocation « pot-pourri » peut surprendre, mais, s’agissant de parfums et d’essences odorantes qui se mélangent et qui réveillent les souvenirs fragiles et d’autant plus précieux d’une présence aimée dont il faut désormais parler à l’imparfait, à l’écoute du silence et du salon qui savent que la vieille dame n’est plus là…, l’on ne peut qu’apprécier la confidence délicate du narrateur partageant ses émotions…

   Davide   
8/7/2020
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour TheDreamer,

Dans ce sonnet, les objets de la maison, et la maison elle-même, pleurent en silence la disparition de cette vieille dame qu'ils aimaient tant... Le ton du recueillement susurre à nos oreilles attentives pour nous émouvoir.

J'ai juste quelques remarques à faire, toutes mineures :
v1 et v2 : les formulations "sur le vieux guéridon" et "du meuble qui la porte" font redondance ;
v3 : je trouve un peu dommage d'évoquer les senteurs dans le premier quatrain pour y revenir dans la dernière strophe (même si c'est avec des "parfums" plus délicats !) ;
v8 : le mot "paisible" est à double tranchant !
v9 : j'aurais écrit "en criant" au lieu de "en disant" (pour la sonorité et pour le sens).
v10 : "Les rayons du soleil traversent la fenêtre". Ah bon ? Si la vieille dame n'est plus là, les volets ne devraient-ils pas être fermés, plutôt ?

Ah ! J'ai beaucoup aimé la dernière strophe, son beau dernier vers résumant l'ensemble, et le "bruit soyeux des biscuits fins" (j'ai même l'impression de sentir ici la caresse de ces mains ridées).

   Miguel   
14/7/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Ce sonnet aux accents verlainiens me semble une bien jolie réussite. Ce règne du souvenir où les parfums flottent sur le silence, est une belle évocation de la permanence des choses. On se promène dans cette maison que le corps de la vieille dame a quittée mais où son âme demeure. Emotion retenue et nostalgie remplissent ce poème. Bravo.


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