Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
TheDreamer : Vénus, ce marbre lisse...
 Publié le 09/12/17  -  10 commentaires  -  740 caractères  -  263 lectures    Autres textes du même auteur

« Je suis belle, ô mortels ! Comme un rêve de pierre... » – La beauté – Charles Baudelaire – Recueil : Les Fleurs du Mal, Spleen & Idéal (XVII), 1e édition, 1861.


Vénus, ce marbre lisse...



Vénus, ce marbre lisse en guise d’épiderme
Te fait une peau douce au souple velouté.
L’art t’a fait naître et par la virtuosité,
Il semble qu’un cœur bat caché sous ton sein ferme.

La vie exulte en toi, mais, la pierre l’enferme.
Aphrodite, il faut bien pour dire la Beauté
Que l’homme te condamne à l’immobilité
De la Création qui fait que l’Œuvre germe.

Il faut que de l’Esprit, le labeur imposant
Fasse jaillir la grâce au ras du roc pesant.
Pour te créer, il faut : la douceur et la force !

C’est la main qui caresse et c’est l’élan brutal
Du marteau sur la jambe et les bras et le torse,
C’est la sueur, c’est l’eau, le sang et le métal !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   BeL13ver   
20/11/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↓
Ecrire un sonnet classique, c'est délicat, et force est de constater que celui-ci n'est pas très réussi. Quelques bonnes idées, notamment le premier vers qui est très musical !
Manque surtout que la nature des mots change à la rime, car ce n'est à mon sens pas assez le cas.
Je n'aime pas du tout les deux tercets, qui manquent de travail, à mon sens, alors que c'est la partie la plus délicate du sonnet ; il est d'ailleurs préférable d'écrire la chute en premier et de bâtir son poème autour. Parce que le dernier vers manque de tonus et de verve. Il est, à mon sens, très poussif.
En tous cas, je vous encourage à continuer à vous essayer à cet art du sonnet classique.

   Mokhtar   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
J'aime bien les thèmes que vous retenez pour magnifier la sculpture : la peau et le marbre, le cœur qui bat, vie et immobilité. Sur ces bases il y avait de quoi faire.
Mais l'art du sonnet est ingrat, et vous avez choisi la difficulté.
On est un peu "saoulé" de majuscules, et, à mon avis, vous vous pénalisez avec la ponctuation.
Essayez une "," entre bat et caché. Supprimez la entre "mais " et "la pierre". Supprimez : "," et ":" et remplacez "!" par "." dans le dernier vers du premier tercet. Essayez à la fin : "C'est la sueur et l'eau, le sang et le métal".
Comme le souligne mon prédécesseur, le dernier tercet est un peu facile. L'utilisation des énumérations (...alouette) facilite la métrique et la rime. Mais la conclusion, la chute d'un sonnet, c'est ce qui donne son "cachet".
Je suis sûr que vous nous présenterez bientôt un peu mieux.

   Gemini   
8/1/2018
 a aimé ce texte 
Bien
Un sonnet que n'aurait sans doute pas renié Théophile Gauthier, critique d'art et auteur de "Parfois une Vénus".
Je trouve le sujet maitrisé et je trouve que le champ lexical employé reflète bien la "douceur et la force" (à mon sens l'expression clé du texte) Les quatrains exprimant la douceur (lisse, douce, Beauté) et les tercets la force (labeur, jaillir, roc etc...)
Un sonnet bien classique avec un goût d'époque. Le dernier vers (exclamatif) fait penser à un vers baudelairien.

Une petite remarque cependant ; si je comprends l'anaphore des quatre "c'est" du dernier tercet, je trouve qu'en les ajoutant aux quatre "et", la sonorité devient génante (mais il s'agit peut-être d'une assonance voulue ?)

   papipoete   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour TheDreamer
Merveille de marbre, Vénus tu sembles vivre, mais la pierre te fige ; c'est la rançon pour continuer de t'admirer, éternellement !
NB on voit bien celle qui fait rêver, " qu'un coeur bat caché sous ton sein ferme ", " à la peau douce au souple velouté " ; puis l'auteur nous rappelle que s'il fallut de la délicatesse ( un minuscule burin ) pour les détails les plus fins, il fallut aussi frapper fort du marteau " au ras du roc pesant " !
Il y a dans le regard du poète ce que ses yeux voient devant lui, et ce que sa pensée lui montre ; le cheminement est parfaitement ciselé !
au 3e vers, la césure me semble mal placée ( est-ce la raison du néo-classique ? )
Etait-il nécessaire d'écrire ; beauté, création, oeuvre,esprit, tel des noms propres ?

   Hananke   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour

Un sonnet qui se voudrait faire l'apologie de la beauté avec pour modèle l'incipit sur Baudelaire.
Mais n'est pas Baudelaire qui veut et l'ensemble de ces vers
me paraît bien heurté : ça ne coule pas, hélas, de source !

A part le premier vers, on trouve dès le deuxième, une trop grande
répétition du son "ou" : les échos ne sont guère appréciés dans les sonnets.
Un cheville apparaît (bien) dans le vers 2 du quatrain 2.
Un énoncé très mauvais du vers 4 du quatrain 2 avec ce qui que
bien mal venu.

Fasse jaillir la grâce au ras du roc pesant, ce ras n'est pas d'un
meilleur cru.

Et pour finir, personnellement, je trouve le dernier tercet à revoir.

Au final, une bonne idée, de bons matériaux, mais une main d'oeuvre qui fait que le texte est à refaire, pratiquement,
du tout au tout.

Désolé.

   Arthaume   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Bonjour,

Malgré mon peu d'expérience dans la poésie je vais quand même donner mon avis.
L'auteur de ce texte à tenter (et un grand respect à lui) de faire du Baudelaire. Mais comme d'autres avant moi l'on dit. On ne fait pas du Baudelaire aussi facilement, c'est un gros morceau.
Sur la forme, le sonnet classique est très strict et même parfois Baudelaire lui-même ne respectait pas toutes les règles. Pourtant votre sonnet est bien construit même si la césure du troisième vers n'est pas parfaite cela me fait penser à Verlaine dont les césures n'étaient pas toujours parfaites non plus.

Sur le dernier tercet que tout le monde n'apprécie pas forcément il est vrai que pour une chute elle n'est pas superbe. Même si je pense qu'avec quelques modifications, le tercet en lui-même aurait pu être pas si mal, mais pas placé en dernier tercet d'un sonnet (strophe la plus importante.)

Je n'ai pas spécialement aimé ce sonnet qui pour moi a beaucoup trop de répétitions de "et" mais aussi au dernier vers il y a peut-être un peu trop de virgules.

Après j'encourage vivement l'auteur à continuer de s'essayer au sonnet classique, car sur la forme il n'est pas si mal.

Voilà, ce n'est que mon humble avis, l'auteur en fera ce qu'il voudra.

   Vincendix   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour TheDreamer
J’avais évoqué ce sujet avec Déesse de l’amour (paru ici en octobre 2015) et je ne peux qu’apprécier votre texte.
Traité différemment, le vôtre va dans le même sens, avec un certain regard le marbre se revêt d’une peau douce, un cœur semble battre sous le sein gauche.
Vos tercets sont un hommage au sculpteur, capable de transformer, au prix d’effort et de patience un bloc de pierre, de métal ou de bois en un objet gracieux.
Vincent

   PIZZICATO   
9/12/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Il est vrai que l'allusion à Baudelaire, dans l'exergue, a peut-être desservi votre texte aux yeux des puristes.

Ce sonnet exprime surtout une attention à l'art de la sculpture.

Après un premier vers séduisant, le reste du texte n'a pas réussi à susciter un intérêt sensible.

   jfmoods   
14/12/2017
Ce sonnet en alexandrins est à rimes embrassées, suivies et croisées, suffisantes et riches, majoritairement masculines.

Je n'aurais pas mis de virgule après la conjonction de coordination du vers 5. Je ne comprends pas la virgule à l'hémistiche du vers 9. Grammaticalement parlant, le complément du nom antéposé ne saurait être séparé par une virgule du nom dont il dépend sans altérer le sens de la phrase.

Le poète s'adresse à la déesse de l'amour des mondes grec et romain (apostrophe : "Aphrodite", "Vénus", pronoms personnels compléments : "te" x 3, "t'", "toi"). Dans un discours enflammé, il rend hommage aux sculpteurs antiques qui ont si bien su donner à la divinité l'illusion de la vie (métaphore : "ce marbre lisse en guise d’épiderme", groupes nominaux laudatifs : "une peau douce au souple velouté", "le labeur imposant", diérèses : "virtuosité", "Création", modalisations : "Il semble", "Il faut" x 3, jeu nourri d'antithèses : "Un coeur bat" / "sous ton sein ferme", "La vie exulte" / "la pierre l'enferme", "grâce" / "roc pesant", "la douceur et la force", "la main qui caresse" / "l'élan brutal / Du marteau", majuscules électives : "Beauté", "Création", "Oeuvre", "Esprit", présentatif : "C'est" x 4, énumérations : "sur la jambe et les bras et le torse", "l’eau, le sang et le métal").

Merci pour ce partage !

   Anonyme   
18/12/2017
 a aimé ce texte 
Pas
J'ai pris le temps de lire et de relire cet poème.

Certaines sonorités ne sont pas du plus bel effet, "il faut bien, iil faut que, il faut" pas très loin l'un de l'autre, et puis dans la dernière
strophe cette succession de "c'est la main qui, c'est l'élan, c'est la sueur, c'est l'eau".
Vous accumulez des maladresses répétitives "Te fait, t'a fait",
"et" sont en très grand nombre (rien que quatre dans le dernier
terce.

Ce texte serait à retravailler entièrement, car l'idée ne manque pas d'être intéressante, mais ici l'écrit ne la met pas du tout en valeur.
Le phrasé n'a pas assez de relief et de profondeur.


Oniris Copyright © 2007-2018