Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie néo-classique
TheDreamer : Vis, puisqu'il faut bien vivre...
 Publié le 24/05/20  -  9 commentaires  -  776 caractères  -  239 lectures    Autres textes du même auteur

« Nous ne vivons que pour découvrir la beauté, tout le reste n’est qu’attente… » - Khalil Gibran, le sable et l’écume, 1926


Vis, puisqu'il faut bien vivre...



Vis, puisqu’il faut bien vivre ! Accroche-toi ! Résiste !
Si la douleur s’invite en toi, sois fort. Sois doux
Pour l’autre car chacun peut finir à genoux.
Pourquoi chercher l’orgueil de l’âme belliciste ?

Chagrins comme bonheurs viennent à l’improviste
Pour l’homme. Accueille-les et ne sois point jaloux !
Surtout ne hurle pas, homme, parmi les loups !
Es-tu heureux ? Souris ! Pleure, te voici triste !

Accepte ce qui vient ! Accepte ce qui part !
Chacun a de la vie en y songeant sa part !
Fais un enfant ! Bats-toi ! Rêve ! Lis un poème !

Sois fou ! Sois libre ! Oh sois celui que tu voudras !
Berce comme un enfant la vie entre tes bras
Et ne regrette rien, homme, mais, surtout... aime !


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anje   
28/4/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Néo-classique
Le deuxième vers se césure naturellement après "toi" donc à la huitième syllabe. Si le néo-classique admet la liberté de la césure, cela nuit au rythme de la lecture. Je ferai la même remarque pour le douzième vers qui césurerait naturellement à la quatrième syllabe mais dont l'arrêt imposé par le point d'exclamation est diffcile à exécuter.
Le fond me plait bien. Sans fatalisme, prenons la vie comme elle vient. Et surtout aimons. Mais j'ajouterai aimons pour aimer, pas "puisqu'il faut bien vivre".
Anje en EL

   Gabrielle   
4/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
Une époque tragique.

Un texte qui renvoie sur l'urgence de saisir l'essentiel dans une époque marquée par le trouble.

La vie, telle qu'elle se présente, doit être vécue (les instants de joie comme les instants de peine).

Chacun doit pouvoir jouir de ses libertés et surtout aimer...

Un texte néo-classique introduisant la tragédie en soulignant les fléaux touchant notre époque contemporaine.

   Hananke   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Bonjour

On ne peut guère reprocher à ce sonnet son manque d'injonctions
positives : il déborde de bonnes intentions.
Le style est alerte et vif comme un torrent de montagne.
Quelques bricoles pourraient être améliorées :

Je n'aime pas le " en y songeant" du vers 10, il fait remplissage.
J'aurais remplacé ce Oh du vers 12 par ou.
Deux fois le mot vie dans chacun des tercets.
Mais c'est surtout le second hémistiche du dernier vers qui manque
vraiment de puissance après ce bon : Et ne regrette rien.

Malgré ces petites imperfections, ce texte reste agréable à lire
par le message qu'il délivre et son écriture où l'alexandrin
rompt sa monotonie.

   sympa   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour TheDreamer,

Une philosophie de vie que je qualifierais de logique, c'est ainsi qu'il faut vivre:

Savoir profiter des instants de bonheur, mais aussi savoir accepter les chagrins, les douleurs , ces mauvais côtés de la vie.

Résister, être fort, garder son sang froid, rêver, s'évader à travers multiples activités.
Vous l'exprimez bien , tout est dit et bien dit.

Le vers 2 me semble être un trimètre, (je n'en suis pas certaine) autorisé je crois en classique aussi.

Un sonnet qui m'a beaucoup plu et qu'il faudrait relire quand le moral est au plus bas.

   papipoete   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
bonjour TheDreamer
" vis, puisqu'il faut bien vivre " et accepte ce qui vient, le bon et le mauvais, profite et si tu en veux à la vie, aime au moins !
NB l'auteur ne dit pas que son héros est atteint d'une infirmité, ou d'un mal le défigurant par exemple ( qui pourrait lui faire crier : je n'ai pas demandé à naître ! ) et subir de regards mauvais, de la part de qui n'a cure de blesser ! ( j'ai un ami dans ce cas qui pourrait lancer ce cri )
Donc, si le personnage que l'auteur met ici en évidence, n'est pas " élephant-man " il devrait accepter les teintes de la vie ; je ne suis point superstitieux, mais sais par expérience que bonheur et malheur jouent l'alternance... je suis heureux, mais je sais qu'il va m'arriver une tuile ! je suis en train d'en baver et me console en songeant à la joie qui va enfin se montrer !
Ainsi vois-je la vie pour l'être " normal ", alors que pour celui que le mauvais sort a affligé, ce n'est que la tuile qui sera son quotidien !
" chagrins comme bonheurs viennent à l'improviste ", heureusement ! si nous savions tout du lendemain, comment ferions-nous ?
Pour revenir au poème, si je modifiais cette fameuse ligne ( le titre en fait ), je trouve que le développement est bien mené, et tel un " gentil maître ", l'auteur secoue fort à propos celui pour qui la vie ne semble guère valable d'être vécue !
Je vois ainsi un " guide " dont les maximes sonnent juste, et donnent envie de marteler à celui dont les " bof, j'mennuie, j'me fais ch... " sont l'évangile !
le deuxième quatrain est mon passage préféré.
techniquement, un vrai " néo-classique " avec ce bémol de la ponctuation après un E à élider...

   Hiraeth   
24/5/2020
Pas facile d'évaluer ce texte. J'allais dire "rempli de bonnes intentions", mais cela supposerait que le résultat technique est raté, or ce n'est pas le cas. Mis à part quelques chevilles maladroites et tournures malheureuses à mon sens ("Pleure, te voici triste", ça fait bizarre ; il est vrai qu'un "Pleure, quand tu es triste" aurait contenu un hiatus, mais qui ne choque pas mes oreilles car très courant), l'art poétique est maîtrisé.

Ce qui me gêne, c'est le propos. Pas le propos en lui-même, même si je ne souscris pas forcément à certaines choses comme l'injonction à procréer ou à ne pas hurler avec les loups (je pense tout le contraire en fait, j'ai l'impression que hurler parmi les loups me ferait le plus grand bien, dommage que je n'en suis pas un d'ailleurs). Non, c'est surtout le caractère trop explicite et discursif du texte que je regrette ici : le poème semble se limiter à son message, qu'il se contente d'enrober d'alexandrins pour faire joli. Je n'aime pas en poésie ce type de leçons de sagesse que l'on pourrait retrouver sous la plume de n'importe quelle blogueuse adolescente, rimes et mélodie en moins. Ne vous inquiétez pas ceci dit, c'est un avis purement personnel et j'ai la même réaction quand Victor Hugo par exemple fait la même chose que vous.

J'attends toujours de lire le poème qui saura véhiculer le même message roboratif mais de manière indirecte, plus subtile et imagée. "Tell all the truth but tell it slant", dit Emily Dickinson. La poésie est un art de la déviation, de l'obscur, de la feinte et de la dissimulation pour paradoxalement mieux révéler la vérité.

"Pourquoi inventa Poppaea de masquer les beautés de son visage, que pour les renchérir à ses amants ?" Montaigne.

Je ne note pas donc, mais suivrai vos prochaines publications avec intérêt, car vous êtes attaché à la tradition poétique et cela me plaît.

   Provencao   
24/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu
"Accroche-toi....résiste " consiste bien â s'accrocher ou â résister aux événements de la vie, mais à mon sens sur cette vision objective du mot "accroche-toi ou resiste" s'insère une critique subjective.

Ce que vous nous présentez dans la perception, comme dans le ressenti, ce sont le bonheur, la douleur, le chagrin et la liberté....

J'aurais aimé lire en votre poésie tres philosophique, une recherche en lien avec la sublime citation apposée, sur la conscience accompagnant la découverte de la beauté non pas en acte, mais en expression par laquelle nous redonnons la pureté à nos pensées ..

Je suis désolée.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Eclaircie   
25/5/2020
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Bonjour TheDreamer

J'aime beaucoup le titre. Ce terme "il faut" (qui relève en communication (de je ne sais plus quel registre),un révélateur psychologique) suivant cette "injonction" : "Vis" donne envie de pousser la porte.

La forme néo-classique est bien en phase avec le registre de vocabulaire des deux premiers quatrains (un peu trop, même à mon goût, tant les auteurs de classique ont un langage classique et des thème classique, il me semble)

Le poème se démarque de la forme classique très classique, par l'abondance de ponctuation. Et de ponctuation surtout faite de points d'exclamation et d'interrogation. Choix que l'on peut apprécier ou pas, moi, pas trop j'avoue, car le texte est alors trop scandé, trop appuyé pour être "honnête" (comme si on m'invitait très fermement à adopter l'attitude décrite).
Et si j'adhère au fond, la (mise) forme choisie me laisse beaucoup moins enthousiaste.
Je trouve que le poème "enfonce un peu trop des portes ouvertes", par les moyens qu'il emploie pour nous le présenter.

Le soin apporté à l'écriture est un plus. J'ai aimé l'enjambement aux vers 5/6. par exemple.

Merci du partage,
Éclaircie

   Miguel   
27/5/2020
 a aimé ce texte 
Beaucoup
A part le "en y songeant" qui fait un peu cheville, tout me plaît dans ce texte : sa forme et son esprit classiques, sa fougue et son lyrisme positif (le lyrisme est si souvent larmoyant !) La tonalité fortement exclamative et les rejets contribuent à la dynamique du texte, dont se dégage une énergie qui en rend la lecture vivifiante. Le premier mot, "vis", et le dernier, "aime", énoncent à eux seuls tout un programme alléchant et apparaissent ainsi comme indissociables : aimer, c'est vivre. Simple et belle leçon qu'on prend plaisir à recevoir.


Oniris Copyright © 2007-2020