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Poésie néo-classique
TITEFEE : L'orage
 Publié le 07/06/08  -  4 commentaires  -  1486 caractères  -  115 lectures    Autres textes du même auteur

Il vient et s'en va... et laisse juste l'odeur de son passage.


L'orage



J’ai vu, au jardin en fouillis, s’ouvrir la première rose
Qui, en sa robe de taffetas rouge incarnat, oppose
Cette couleur violente au ciel soudain en pleurs.
Les plantes giflées croulent sous l’insolente douleur
Que leur infligent les gouttes de cette pluie orageuse.
Les lilas mauves, détrempés et fanés, se décolorent.
L’averse ploie les plantes, sous sa brutalité ravageuse.
Le nez, collé aux carreaux embués, je regarde encore
La cour, peu à peu se transformer en lac moiré et brillant.
Beau est mon jardin sauvage, que l’ondée surprend,
Tandis qu’un moineau, résigné, s’abrite sous le houx,
L’œil aux aguets, guettant mon chat blanc et roux.
Mais celui-ci, précautionneusement, essuie ses flancs
Et lisse son pelage, maintenant bien à l’abri sous l’auvent.
Monte du sol une acide odeur d’ozone titillant les narines
Quand au loin, l’orage apaisé voit sa fureur qui décline.
Le silence se fait dans les allées jonchées de pétales.
Le ciel, couleur d’encre, prend les teintes du soir.
Une pie jacasse très haut devant le chat qui détale.
Je ferme les rideaux, la lampe allumée chasse le noir


Pour écouter l'orage... c’est ici ou ici (Fichier : 0rage.mp3)


 
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   Anonyme   
7/6/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Une description difficile à commenter. Quelques beautés, mais quelques interrogations aussi comme :

"brutalté ravageuse" que je trouve pas très beau, on est pas loin d'un pléonasme ! En fait, si je n'ai pas été foudroyé par ton poème, j'en ai pas moins ressenti un mélange de fraîcheur et de ravissement !

   David   
9/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour TITEFEE,

Un tableau de mots, je dirais impressionniste...j'ai bien aimé "les plantes giflées..." et ce chat qui semble avoir peur des oiseaux.

   Anonyme   
18/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Je trouve ça bien.
On ressent l'orage en lisant.

   Anonyme   
29/6/2008
 a aimé ce texte 
Bien ↑
On dirait que la nature peine à se laisser apprivoiser. Je me suis retrouvée dans ces observations : j' ai aussi quelques roses et autres fleurs dans mon jardin. J' ai été désolée maintes fois lorsque l' orage saccageait tout. Ce poème inspire la sagesse et la résignation : laissons nous dompter, acceptons les caprices de la nature, nous ne sommes pas, nous, humains, maitres de toutes choses. Il suffit d' accepter nos echecs à maitriser les éléments. Et découvrir la bauté du saccage ( ça me fait penser au sacre du printemps, Gabriel faure )
Une invitation à être sage et modeste, voire admirative, devant les éléments qui nous dominent.
Dommage que la poésie ne sois pas plus aérée, ou disons, qu' elle ne s' affranchisse pas des contraintes de la versification.
Je crois que j' aurais préféré une écriture en prose, sans un allé à la ligne obligatoire.
Ici, ce qui m' a retenue, c' est le message, le clin d' oeil aux amoureux transis de notre maitresse à tous : la nature.


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