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Poésie classique
tome15545 : Trois lois [concours]
 Publié le 27/08/26  -  8 commentaires  -  1097 caractères  -  204 lectures    Autres textes du même auteur

À P. R., poète mort trop tôt.


Trois lois [concours]



Ce texte est une participation au concours n° 42 : La tolérance
(informations sur ce concours).





Sous des cieux différents s'étend un même monde,
Où des cœurs étrangers battent comme nos cœurs,
Vibrant à l'unisson dans une paix féconde.

Il n'est pire prison que la peur de l'ailleurs,
Quiconque y met les pieds y perd comme son aile
Et le pouvoir de s'envoler dans les hauteurs.

Qu'importe le drapeau, la langue ou la chapelle,
Toute âme peut s'ouvrir à l'hôte du chemin
Dont la gloire n'est pas ni guerre ni querelle.

Être simplement bon, juste tendre la main,
Savoir mourir ensemble aux pieds de la faucheuse,
Semant dès aujourd'hui des roses pour demain.

D'Idumée ou Pékin, de Rome ou de la Meuse,
Celui qui vient de loin partage d'autres voix,
Et rend la Terre riche, aimable et généreuse.

Aimer, Aimer, Aimer, ce sont les seules lois.


 
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Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Provencao   
12/8/2026
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour,

​"Qu'importe le drapeau, la langue ou la chapelle,
Toute âme peut s'ouvrir à l'hôte du chemin
Dont la gloire n'est pas ni guerre ni querelle"

De tels échos, s'affirmant à l'intérieur de la poésie, lui octroient son halo. Partout nous décelons les réciproques existants entre la guerre et la querelle , la libération et la prédilection....

Une pensée fondamentale se crée, se dessine, qui renvoie à mon sens ce qu' 'il y a de plus profond dans l' âme ...

J'aime beaucoup cette " tolérance"

Bonne chance pour le concours.

   rendu   
27/8/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
aime un peu
Bonjour

Après un premier joli tercet le second me gâche un peu la lecture : ses deux y ne me semblent pas donner la meilleure impression et même toute la formulation du vers est tarabiscotée comme le suivant d'ailleurs.
Le poème déraille dans ses formulations à partir de ce deuxième tercet, dommage. On dirait que l'auteur a perdu le fil de son texte d'un seul coup et n'a pas su le retrouver. Les images ne sont pas déplaisantes mais mal exprimées, c'est ce qui fait défaut.

   Boutet   
29/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Il a un message très fort sur la tolérance, l’ouverture aux autres et la paix sans être trop compliqué à comprendre. J’aime particulièrement " Il n'est pire prison que la peur de l'ailleurs ", qui est une très belle image et la répétition finale de Aimer, Aimer, Aimer donnant une vraie puissance au poème. Le thème du concours est respecté.

   Cristale   
29/8/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Bonjour,

Découvrant ce poème, ses propos généreux, ses espoirs utopiques, il m'est venu en mémoire ces vers de Victor Hugo :
"Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
Il est l'homme des utopies ;
Les pieds ici, les yeux ailleurs."

La tolérance est bien exprimée dans ce vœu d'amour universel.

Techniquement, les tercets s'enroulent parfaitement malgré quelques maladresses, notamment la formulation du vers 9.
Le quatrième tercet, précédé et terminé par un point final souffre de ses verbes à l'infinitif.
Petite redondance du mot "pieds".

Un joli trimètre que le vers 6 :
"Et le pouvoir de s'envoler dans les hauteurs."

Bravo pour votre participation et bonne chance pour le concours.

J'espère que les commentateurs viendront nombreux soutenir tous les candidats.

   Heloise   
3/9/2026
trouve l'écriture
perfectible
et
n'aime pas
La tolérance, c'est accepter l'Autre avec ses différences, et lui permettre de vivre selon ses différences, tant que les différences en question ne violent pas des droits et libertés fondamentaux. Je ne vois pas ce que l'amour fait là-dedans, à part pervertir la qualité noble qu'est la tolérance. Quant à mourrir ensemble ! C'est beaucoup demander, la barre est bien haute, et si être tolérante implique qur je doive en mourir, je préfèrerai cash l'intolérance.
L'ensemble me fait penser à certaines paroles de chansons religieuses, comme celles qui se chantent guitare en main autour d'un feu. Peu à voir avec la poésie. "Quiconque y met les pieds y perd comme son aile" : très prosaïque. Le "comme" est une cheville (sans jeu de mot).

"Dont la gloire n'est pas ni guerre ni querelle." Pas ni ni. Panini. Pas correct.

Aimer, une loi, c'est méconnaître soit l'amour soit les lois. Dans l'ensemble, j'éprouve l'impression d'un manque de matière et de réflexion profonde.

   Donaldo75   
3/9/2026
trouve l'écriture
convenable
et
aime un peu
Un poème positif, voici ce que j'ai lu. La forme est assez argumentaire, soutenant le fond, rentrant dans le thème. C'est propre mais je n'ai pas été emporté.

"Il n'est pire prison que la peur de l'ailleurs,
Quiconque y met les pieds y perd comme son aile
Et le pouvoir de s'envoler dans les hauteurs."

Peut-être que ce tercet se détache du reste, en termes de tonalité.

Le thème permet plus de "drive", je pense.
Dommage

   Cyrill   
9/9/2026
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Des assertions simples et un esprit généreux dans ce pronunciamiento. Un beau titre, que l’on ne comprend que dans le dernier vers, une bonne chute dans un poème dynamique. J’aime particulièrement « Où des cœurs étrangers battent comme nos cœurs », «  Qu'importe le drapeau, la langue ou la chapelle »… des évidences qui ne le sont pas forcément pour tout le monde.
J’aime moins : « Quiconque y met les pieds y perd comme son aile » : c’est mal dit, il y a un effet comique involontaire, un peu comme si vous disiez : ‘ la main de l’homme n’a jamais mis le pied ’. Bon, passons. Il y a aussi «Dont la gloire n'est pas ni guerre ni querelle », à la syntaxe un peu lourde. Passons aussi, j’arrive au dernier tercet suivi de son monostique qui je trouve concluent très agréablement ce manifeste. Merci pour le partage.

   LeChevalier   
20/9/2026
(Commentaire rédigé le 29 août mais publié après la fin du vote, tel quel.)

Décidément, pour ce concours n° 42, la terza rima a eu la vedette ! C'était donc logique que le premier texte publié soit dans cette forme. Avant de discuter du texte lui-même, par contre, je me sens interpellé par la dédicace à « P. R., poète mort trop tôt ». Pierre de Ronsard est mort à 61 ans, Pierre Reverdy -- à 70 ans... et je n'en connais pas d'autres ! Donc pour moi l'identité du dédicataire reste inconnue. On peut supposer qu'il ait été victime de l'intolérance.

La forme métrique est parfaitement bien tenue, chaque tercet est isolé par la syntaxe, ce qui permet de sentir le rythme de cette forme pas très naturelle. Le problème principal de la terza rima, à mon avis, c'est que chaque strophe se termine par une rime qui n'est plus attendue, car troisième avec la même sonorité. Ce défaut n'est corrigé que dans le vers final, dont la rime n'est pas triple.

Bon, lisons quand même. Je trouve que le premier vers est très bon car il fonctionne par antithèse. Le deuxième vers est bon par le parallélisme « coeurs étrangers / nos coeurs ». C'est simple et agréable. En revanche, le dernier mot du premier tercet est une catastrophe : cela fait penser à un accouplement procréatif, je trouve la rime forcée.

Le deuxième tercet s'ouvre sur le vers que j'aime le plus dans le poème : « Il n'est pire prison que la peur de l'ailleurs ». Par contre, les deux vers suivants n'ajoutent rien à cette idée, ils la paraphrasent un peu bêtement, en jouant sur les ailes/vol.

Le troisième tercet commence aussi plutôt bien, mais je trouve que « chapelle » comme synecdoque pour la religion est un peu bizarre. Je ne comprends pas ce qu'est un « hôte du chemin » et je n'aime pas l'accumulation de « pas » et les deux « ni ». Beaucoup de termes abstraits dans ce tercet -- il y en avait déjà avant, mais ici c'est le comble.

Le quatrième tercet mélange du « simplement » et du « juste » à l'évocation de la mort. Et ces roses... je ne sais pas, je trouve cela très hétéroclite.

Le cinquième tercet est très creux lui aussi, l'énumération de termes géographiques est plutôt bizarre (une région de la Judée et deux capitales ?). « Celui qui vient de loin partage d'autres voix » me semble trivial mais je n'arrive pas à expliquer pourquoi exactement. C'est un peu trop optimiste peut-être, trop abstrait et bien pensant (ça y, j’ai lâché le mot).

Le vers final est vraiment très bon et spirituel (trois fois la même chose pour justifier le titre) mais je ne vois pas comment cela s'accroche à tout ce qui a précédé, où il n'a jamais été question de lois, il me semble.

Au total, je suis plutôt étonné par cette conjonction d'une forme métrique exemplaire et un fond assez... naïf.


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