Page d'accueil   Lire les nouvelles   Lire les poésies   Lire les romans   La charte   Centre d'Aide   Liens Web 
  Inscription
     Connexion  
Connexion
Pseudo : 

Mot de passe : 

Conserver la connexion

Menu principal
Les Nouvelles
Les Poésies
Les Listes
Recherche


Poésie libre
Ululo : Poignardé de vérité
 Publié le 18/10/08  -  10 commentaires  -  1328 caractères  -  31 lectures    Autres textes du même auteur

Je suis poignardé de vérité ; plus rien n'est beau, tout est trop vrai.


Poignardé de vérité



Je suis poignardé de vérité ;
Je n’en peux plus
De tous ces hommes
Trop réels
Qui s’entre-mangent la haine sur le dos.

Je suis poignardé de vérité ;
Le mensonge s’écoule en flots
Insipides de la plaie
Sur ma peau ; le rêve et l’espoir
Sont bannis de moi et du monde.

Les couleurs ne sont plus
Qu’elles-mêmes ; l’or et l’argent ont cessé
De scintiller ; j’ai recherché en vain
Au fond de tes yeux le violet magique
Dont je me souvenais.

Je suis poignardé de vérité ;
Ne parviens pas à saisir en vol
Une bouffée de naïveté
Parmi le fier empilement de cubes
Semblables et gris de notre société.

Je suis poignardé de vérité ;
Je veux partir, avec toi,
Rejoindre un pays libéré du vrai,
Où le ciel reflète la terre
Et vice-versa.

Je suis poignardé de vérité ;
Je n’ai plus le droit
De songer à ce monde
Où l’on marche sur du bleu
Et vit sous du vert.

J’arrache
Violemment
Le poignard
Planté
Dans ma chair.

Je suis délivré
De ce joug infâme et précis ;
Je ne veux emporter que quatre planches de bois
Et un bout de soleil ; je crois
Que ça nous suffira.


©Ulysse Lojkine


 
Inscrivez-vous pour commenter cette poésie sur Oniris !
Toute copie de ce texte est strictement interdite sans autorisation de l'auteur.
   Anonyme   
19/10/2008
 a trouvé ce texte 
Très bien
Quel souffle!

   Anonyme   
18/10/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
J'ai eu peur en début de lecture d'être en prise avec un poème qui serait lyrique et montrerait précisément du doigts les travers de la société, j'ai eu peur de m'ennuyer. Mais j'ai eu tord car c'est une bien jolie poésie, pas facile à écrire et en effet il a fallu du souffle. Tout est exprimé avec pudeur et concision, il n'y a pas d'effet inutile, rien ne déborde. C'est pudique, rebelle et délicieusement vagabond.

   ristretto   
18/10/2008
 a trouvé ce texte 
Très bien
ma première lecture c'était arrêtée à la première strophe, et ce pour la même raison que salamandre
puis j'y suis revenue ce soir
et ..oh ! superbe


merci

   Doumia   
19/10/2008
 a trouvé ce texte 
Très bien +
J'aime beaucoup ton monde à l'envers. C'est malheureusement si vrai.

   Anonyme   
19/10/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
o Ululo, un texte très abouti. Et ces derniers vers, une merveille!

"Je ne veux emporter que quatre planches de bois
Et un bout de soleil ; je crois
Que ça nous suffira."

Ce nous surgit de nulle part et qui change toute la lecture...
Bravo

   Anonyme   
19/10/2008
Superbe. Je ne serai pas très constructive dans mon commentaire, parce que je ne trouve rien à redire à cette poésie sensible et forte.

Certaines images sont de toute beauté.

Oh, si je dois chipoter - mais c'est vraiment pour avoir l'air de dire quelque chose d'utile - je regretterai seulement la phrase "Rejoindre un pays libéré du vrai" qui me parle moins. "Libéré du vrai" me semble un tout petit peu maladroit et banal. Mais c'est vraiment pour chercher le mircrobe !

Bravo Ululo.

   belaid63   
19/10/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
j'aime bien la dernière strophe
la répétition du titre fait penser à une chanson rap
beau poème

   Flupke   
20/10/2008
 a trouvé ce texte 
Bien +
Pas mal du tout Ululo !
La vision est joliement décrite. Bravo

   Factum   
21/3/2009
 a trouvé ce texte 
Très bien
Salut Ulysse ! :)
Un poème rythmé qui contient de belles images et une fin très soignée. Bravo ^^

   shanne   
17/11/2009
 a trouvé ce texte 
Très bien
Bonjour,
Il arrive, par moment que le mental souffre trop et nous ne voyons plus que les choses négatives: ces hommes qui s'entre mangent, le mensonge qui s'écoule, les couleurs qui perdent leur éclat. L'envie de partir semble la seule solution. Le corps réagit, il fait mal comme si, il avait reçu un coup de poignard, il nous faut encore avoir la force de l'arracher, quelle souffrance!
J'aime beaucoup la description, la présentation, la répétition de je suis poignardé de vérité donne une force à ce poème. La dernière strophe est superbe, oui, la délivrance...

 

Oniris Copyright © 2007-2010 | Oniris est une propriété de l'association « Oniris - AILA »  | Support Xoops  | Thème inspiré de 7dana.com |  référencement