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Poésie contemporaine
VDV : Pour Virginie, mon aube d'Islande [Sélection GL]
 Publié le 02/09/19  -  9 commentaires  -  4450 caractères  -  71 lectures    Autres textes du même auteur

De simples mots d'amour pour une personne partie.


Pour Virginie, mon aube d'Islande [Sélection GL]



Les oiseaux chantent sous le ciel du mois de mai,
C’est la belle saison, le monde qui renaît ;
Contre-nature, mon âme n’est pas rieuse
Devant la beauté des jacinthes et muguets.
Le cœur tiraillé par des douleurs caverneuses,
Le cœur meurtri par des plaies insidieuses,
Il est des maux dont pas un signe ne paraît :
Juste un cœur éteint à la nature enjôleuse…

Ton rire éveillait seul encore la douceur
Et les ardeurs de mon amour froid qui se meurt.
Après les adieux nous voulons garder mémoire ?
Il est des vains espoirs et faible est ma lueur !
Les plus beaux souvenirs ont des échappatoires ;
Le temps effacera tes yeux de mon histoire
Et mon image se perdra dans les vapeurs :
Loin des yeux, les amours deviennent dérisoires.

Oh ! Je t’ai regardée partir sans dire un mot,
Le regard détaché mais le cœur en sanglot !
Pourquoi faut-il toujours étouffer les romances
Sous l’artifice, les masques et les complots ?
Se dire adieu dans les abîmes du silence ?
Et le lendemain qui peut ôter l’existence !
Les mots venant du cœur sont de l’or en lingots ;
J’aurais dû honorer le don de ta présence.

Ton visage, ton corps, ton cœur et ton esprit
Étaient comme un soleil illuminant mes nuits.
Peut-être que j’en fais trop, que je nous abuse,
Tel un gosse ignoré voulant faire du bruit,
Mais aujourd’hui je fais de ta beauté ma muse ;
Il faut voir ton charme et ta gaieté qui amuse,
Et puis aussi comment ma gueule morne luit
Quand tu tends les bras à ceux que le monde accuse.

Toi qui donnes la main aux gens en désarroi,
Toi qui ravives le beau qui sommeille en moi,
Toi qui protèges la vie des tyrannies
En sacrifiant tes propres plaisirs par foi !
Je pense à ta voix, tes lèvres et tes manies,
À tes fesses aussi, aux temps des vilenies ;
Je pense à ces instants partagés avec toi,
Et je rêve parfois d’une cérémonie.

***

Je suis prêt à colorier
Mes nuits de blanc ou d’écarlate,
J’ai le cœur à fortifier
Les armements de ma frégate,
À répandre dans mes jardins
Le doux parfum des camomilles,
Si au moins mon sombre chemin
Suivait l’éclat de tes pupilles.

Ta main pour mes jours à venir,
Pour vaincre la mélancolie,
Vaincre les peurs et les soupirs
De mon âme qui se replie.
J’ai le cœur à devenir fort
Pour avoir soin de ta personne,
À nous bâtir un château-fort
Qui protège des vents d’automne.

Si j’étais tout l’or de tes yeux,
J’engagerais la résistance,
Je serais fidèle à des vœux
D’amour qui font les alliances,
Je ferais choix de l’équité
Même quand ça vaut cher à l’âme,
Je vouerais ma liberté
À sauver et porter nos flammes.

Je te dirais ce qui est vrai,
Je rendrais ma vie féconde,
Et à deux on se construirait
Un doux nid sur le toit du monde.
Je te livrerais mes secrets,
Je te ferais voir l’invisible,
L’amour caché dans les sommets,
Ce qui se dit dans l’indicible.

Non, je n’ai pas de biscoteaux,
Pas de quoi monnayer ma viande
Dans les kiosques à journaux,
Mais pour toi, mon aube d’Islande,
Je fuirais soleil d’outre-mer,
Caraïbes et Philippines,
Tremblant dans les matins d’hiver
Pour voir tes couleurs qui fascinent.

Oh ! Je ne vais pas te mentir,
Je ne t’obtiendrais pas la lune ;
Certains jours, tu verrais souffrir
Nos cœurs qui traversent les dunes.
Assoiffés par l’amour qui fuit,
Abîmés par le temps qui lasse,
Les cœurs sont comme des vieux puits
Secs où la poussière s’entasse.

Mais je garderais tes iris
Pour la prunelle de mes yeux ;
Dans nos déserts sans oasis,
Je chercherais de l’eau pour deux.
Tu ne vivrais pas l’abandon
De ceux qui partent dans le pire,
Et je demanderais pardon
Dans les guerres qui nous déchirent.

Dans les temps qui deviennent durs,
On redoublerait de tendresse ;
Quand les os percutent les murs,
On se couvrirait de caresses ;
Tu serais tout l’or de mes yeux,
Et dans les jours de défaillances,
J’irais renouveler les vœux
D’amour qui font les alliances.


 
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   Corto   
7/8/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément
Qu'elle est belle cette ode à l'amour, où Virginie est présente à chaque ligne, dans chaque image.
On sent un élan toujours présent vers la personne partie. Par des mots simples le narrateur nous entraîne avec lui, il veut nous montrer combien ces moments sont importants.
C'est un partage assoiffé qu'il exprime, avec l'être aimé et aussi le lecteur avec qui il veut partager son émotion.

Certaines phrases sont des moments de grâce: "Ton rire éveillait seul encore la douceur Et les ardeurs de mon amour froid qui se meurt", ou: "Les mots venant du cœur sont de l’or en lingots J’aurais dû honorer le don de ta présence."


La structure en deux parties, passant de 12 à 8 pieds est bien conçue. La première pleine de souvenirs et la seconde plus active prête à construire un avenir.

L'élan fougueux pour un futur improbable fait revenir les moments forts vécus dans l'enthousiasme. L'expression 'tout feu tout flamme' s'appliquerait bien à cette ambiance.

De très belles images, de belles formules rythment ce texte qu'on imagine déclamé sur une scène: "Après les adieux nous voulons garder mémoire ? Il est des vains espoirs et faible est ma lueur !"

ou plus loin: "Je te livrerais mes secrets, Je te ferais voir l’invisible, L’amour caché dans les sommets, Ce qui se dit dans l’indicible."

Amour fougueux pour toujours ?
C'est ce qui s'exprime au final:
"Tu serais tout l’or de mes yeux,
Et dans les jours de défaillances,
J’irais renouveler les vœux
D’amour qui font les alliances".

Grand bravo à l'auteur.

NB: l'utilisation du mot "vilenie" me semble regrettable, (remarque mineure).

   Eclaircie   
10/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas
Bonjour,

J'avoue avoir décroché en cours de lecture, pour revenir encore et laisser mes impressions sur ce long poème.
En fait je lis deux poèmes distincts que je verrai bien proposer en deux temps.
Le premier, en alexandrins plus ou moins réguliers, décrit les affres de cet amoureux abandonné. Il me semble à retravailler, à élaguer, à mon avis.
"Peut-être que j’en fais trop, que je nous abuse,", ne me paraît pas indispensable au texte.
"Ton rire éveillait seul encore la douceur
Et les ardeurs de mon amour froid qui se meurt" : le "qui" est de trop à mon avis.
"
Il faut voir ton charme et ta gaieté qui amuse,
Et puis aussi comment ma gueule morne luit
Quand tu tends les bras à ceux que le monde accuse."
Plutôt maladroit, d'autant que le changement de registre de vocabulaire heurte vraiment.
Le paragraphe suivant ne me semble pas non plus indispensable, n'étant pas très poétique et assez dispersé dans les propos.


Ensuite viennent les octosyllabes, là aussi à revoir, à mes yeux.
Les changements de registre de vocabulaire desserve les texte.
Et là aussi je verrai bien le poème resserré et allant à l'essentiel.

Bonne continuation,

Éclaircie

   Gabrielle   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien
Un très bel hommage rendu.

Le souvenir de l'être aimé est omniprésent soulignant la souffrance due à la disparition.

L'absence se lit dans chaque strophe et l'on touche du doigt le ressenti du narrateur.

Avec le temps qui fait son oeuvre, la douleur diminue d'intensité et ne restent que les meilleurs souvenirs déchargés de l'absence.

Bien à vous.

   Lebarde   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Long,très long, beaucoup trop long poème qui, à mon avis, a peu de chance de retenir ou de faire revenir Virginie à son soupirant éconduit, mais également assez peu de chance d'intéresser jusqu'au bout les lecteurs.
Cinq huitains en dodécasyllabes et huit en octosyllabes! Peut être y avait il matière à produire deux poèmes?

Le thème assez banal , est traité (c'est mon ressenti personnel bien sûr) de manière pesante et empruntée, sans élégance dans le vocabulaire qui peut même frôler la vulgarité (" Non je n'ai pas de biscoteaux/ Pas de quoi monnayer ma viande ...") et sans subtilité dans les images proposées, souvent galvaudées, confuses et puériles.
J'ai noté par ailleurs beaucoup de répétitions qui alourdissent le texte ( coeur: 8 ou 9 fois, amour: 5 ou 6 fois).

En ce qui concerne la forme, ce poème présente trop d'anomalies pour rester dans la catégorie néo-classique; les spécialistes jugeront: contemporain sans doute?

J'ai relevé en particulier, des rimes anarchiques et insuffisantes, des vers de 11 syllabes et des césures inacceptables malgré les petits mots de "calage" ( et, oh, si, etc..) et les diérèses/synérèses laissées à l'initiative des lecteurs!

Globalement je pense que ce sujet aurait mérité plus de rigueur et de clarté dans le traitement du fond et de la forme mais surtout un "élagage sévère" pour accrocher les lecteurs que les longueurs découragent souvent.

En dépit de ces commentaires quelque peu négatifs, j'ai trouvé dans votre poème certaines touches plaisantes qui justifient que je tempère mon appréciation.

En EL

Lebarde

   Robot   
12/8/2019
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Vraiment trop étiré. Il y a certes de la matière mais sans épaisseur dans un poème où tout se succède sans beaucoup de chaleur poétique. Pas séduit par les formulations, ni par la faiblesse des rimes qui ne s'accordent pas à la rigueur néo-classique et qui trop souvent mirlitonnent.

"Quand les os percutent les murs,
On se couvrirait de caresses ;" ???
Les os de qui, les os de quoi, pourquoi ils percutent les murs et font qu'on se couvrirait de caresses ???

"À tes fesses aussi, aux temps des vilenies ;"
(Qu'est-ce que le temps des vilénies a à faire avec les fesses à part rimer avec manies ?

Il y a quantité de propos de ce genre qui ne me parlent pas car je suis incapable de leur trouver une logique.

Le quatrième paragraphe est vraiment l'exemple de cet amas du discours qui semble mêlé dans un grand brouillon.

Il y a parfois des débuts de paragraphes prometteurs mais souvent réduit poétiquement à néant par les fins. Comme l'impression d'avoir voulu épuiser dans un seul long texte toute la matière de la poésie amoureuse déçue.

La partie en octo me semble meilleure. Mais l'ensemble ne m'a pas convaincu ni vraiment retenu.

   papipoete   
2/9/2019
 a aimé ce texte 
Un peu
bonjour VDV
En poésie versifiée, il y a le " court, le normal, et le long "
Opter pour " mini " est gageure surtout si le sujet est immense !
Choisir le " normal " demande précision et concision !
Laisser sa plume " s'échapper " expose le lecteur à l'oubli du début, ou à la lassitude !
Je me souviens d'un poème dont j'étais fier, mais mesurait des " kilomètres " ; quand je le montrai à notre maître de poésie, il ne le lut même pas ! " tu me le montreras quand tu l'auras sabré "!
la 3e strophe est belle, et put en supporter une autre ou deux, mais pas plus ! mais plus loin " il faut voir ma gueule morne " dépare complétement le joli vocabulaire employé plus haut !
" à tes fesses aussi, au temps des vilénies " je suis circonspect !
la première strophe en heptasyllabes est jolie, mais après la couleur des vers peu à peu se ternit !
Honnêtement, ce long texte put faire l'objet d'au moins 3 poèmes ( donc 3 parutions éventuelles à décrocher ! )
Je suis très embarrassé, car il y a du bon et du moins bon ! allez, pour la peine que vous eûtes à labourer, je vous donne une notation... ne m'en veuillez pas ?

   Provencao   
2/9/2019
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
"Ton rire éveillait seul encore la douceur
Et les ardeurs de mon amour froid qui se meurt.
Après les adieux nous voulons garder mémoire ?
Il est des vains espoirs et faible est ma lueur !
Les plus beaux souvenirs ont des échappatoires ;
Le temps effacera tes yeux de mon histoire
Et mon image se perdra dans les vapeurs :
Loin des yeux, les amours deviennent dérisoires."

Cet échappatoire dont vous parlez n'est jamais facile et aisé à vivre et à réaliser.

Il n’est jamais un point précis . Il semble être plutôt une espèce de ligne de fuite, une tension, une expansion, ce par quoi la subjectivité de chacun peut se définir.

J'ai bien aimé en votre longue poésie, cette attirance pour le vertige en vos mots, pour cet abîme de la perte totale de l'autre aimé.

"Oh ! Je t’ai regardée partir sans dire un mot,
Le regard détaché mais le cœur en sanglot !
Pourquoi faut-il toujours étouffer les romances
Sous l’artifice, les masques et les complots ?
Se dire adieu dans les abîmes du silence ?"
En chacun de ces vers, un sentiment de danger nous place devant un vide nauséeux ....

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   senglar   
2/9/2019
 a aimé ce texte 
Bien ↓
Bonjour VDV,


En voilà un qui a laissé partir sa belle et qui s'en repent.

Bon... on se dit dit que ça ne doit pas être chaud, une aube "d'Islande"... qui a de plus l'idée saugrenue de s'appeler "Virginie". Vais pas vous faire un cours d'étymologie hein !... Virginie c'est pas Joséphine quoi ! Pas le même genre de harnais...

Toujours est-il que le gars a des regrets.

Il n'a pourtant pas grand-chose à offrir :
"Non, je n'ai pas de biscoteaux"
(pas difficile pourtant à l'ère de la gonflette...)
Mais il aura la tendresse et la fidélité.
Je me dis que, si cela ne se confond pas avec l'opiniâtreté fadasse... Pourquoi pas ?

Virginie, à toi de choisir si tu veux lui tourner ou non les fesses. M'a tout l'air un peu collant ce mec...

Brel a fait beaucoup mieux dans le genre, pour une certaine Suzanne (qui a eu le bon sens de le rembarrer),... mais lui du moins était macho avoué, avéré. Et il a regretté, renié sa chanson.
Pauvre Jacques. Et génial en même temps?. Car Brel ! Quand même ! C'est quelque chose ! Et merde aux bourgeois des idées, du fric et de l'amour !

Ceci dit, aparté mis à part, votre profession de foi c'est pas mal hein.

Un éveil

Qui doit seulement faire gaffe à de pas être un réveil... de garnison. Pour la belle surtout.

Lol


Senglar

   Anje   
2/9/2019
Long, très long, trop long pour moi. Et je me perds dans les vers, entre les vers, mes yeux vont de travers. Quand c'est long comme çà, on trouve forcément du bon mais aussi du moins bon. Alors disséquer est un vrai travail, qui prend du temps. J'aurais préféré deux poèmes séparés. Virginie peut-être aussi...

La lecture ne fut pas désagrable mais ne m'en voulez pas, ni mon commentaire ni mon appréciation ne sauraient être objectifs.
Merci du partage.


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